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EAN : 9791090090002
Steinkis Editions (11/05/2011)
3.73/5   74 notes
Résumé :
Lorsque Sarah Glidden entreprend son tour d'Israël dans le cadre du Taglit (programme mondial organisant des séjours de 10 jours en Israël pour les jeunes juifs qui ne l'ont jamais visité), elle s'attend à un voyage de propagande. Mais une fois arrivée à destination, elle découvre que les choses ne sont pas si simples...

Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins) retrace à la fois le voyage en Israël de Sarah Glidden et le parcours émotionnel qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Presence
  30 décembre 2014
Il s'agit d'un récit autobiographique sur la découverte d'Israël en 10 jours par une jeune femme. Sarah Glidden a 27 ans quand elle décide de profiter d'un programme de découverte d'Israël financé par des donateurs pour faire découvrir le pays à de jeunes juifs du monde entier (programme appelé Taglit). le principe est le suivant : sous réserve que l'individu puisse justifier de son judaïsme (au moins culturel par un parent juif), il bénéficie d'un séjour en groupe avec guide de 10 jours, tous frais payés. le récit commence le jour du départ, avec les derniers objets à mettre dans la valise, puis les retrouvailles avec sa copine Melissa à l'aéroport et la prise en charge au sein du groupe. Sarah Glidden met en scène un compte-rendu des différents déplacements du groupe, des commentaires des différents guides, des lieux visités, de ses réactions par rapport à ce qu'elle voit, ce qu'on lui raconte et les individus qu'elle rencontre. le récit se termine le lendemain de son départ d'Israël.
Sarah Glidden joue la carte de la sincérité tout au long de ce récit. Elle explique rapidement dans quel état d'esprit elle s'est inscrite à ce programme : des convictions politiques plutôt de gauche (la gauche américaine, tout est relatif), une culture juive peu approfondie (elle ne semble pas pratiquante) et un a priori négatif envers l'état d'Israël qui pratique une politique agressive vis-à-vis de ses voisins. le récit est linéaire, il suit les différentes étapes du voyage : un kibboutz, le plateau du Golan, le lac de Tibériade, Tel Aviv et Jaffa, le camp des Bédouins et Massada, et pour terminer Jérusalem avec ses différents quartiers et le Mur des Lamentations. À chaque fois, Glidden retranscrit les discours du guide et des intervenants, ainsi que ses propres réactions par rapport à ses connaissances et par rapport à ses émotions.
De fait cet ouvrage comprend quelques éléments historiques limités sur Israël, limités parce que l'objectif de Glidden n'est pas de transformer son récit en cours magistral. Sont ainsi évoqués les destructions du Temple de Jérusalem, la Guerre des Six Jours, la création de cet état en 1948, l'installation des premiers pionniers au début du vingtième siècle (l'aliyah laïque à partir de 1881, la poésie de Rachel Bluwstein Sela), le sort des peuplades bédouines, le mandat britannique de 1917 à 1948, l'instauration de l'hébreu comme langue vivante, etc.
Sarah Glidden a composé les souvenirs de son voyage en une découverte didactique du pays. le lecteur la suit en compagnie de sa copine Melissa, en train d'absorber ce qu'elle voit et de s'interroger sur certains des éléments. Ce récit est agréable pour plusieurs raisons. Tout d'abord, Sarah Glidden n'est pas blasée et elle ne souhaite pas donner une leçon à son lecteur ou le convaincre à tout prix. Elle prend bien soin d'adopter une narration qui ne laisse pas de place à l'interprétation : c'est son expérience de voyage qui n'a pas de vocation à être universelle. Ensuite elle prend le temps d'écouter ce que les autres lui disent sans être contre par principe. Elle émet régulièrement des réserves liées à la partialité de ses interlocuteurs, mais elle prend chaque témoignage comme une pièce supplémentaire dans une situation complexe, en le présentant comme un point de vue lié à l'expérience de la personne qui s'exprime. Elle ne se focalise pas sur les figures historiques de l'état d'Israël, mais sur la vie des habitants et sur la manière dont l'histoire a façonné leur cadre de vie. Elle insère des éléments historiques et culturels qui prennent parfois le pas sur les découvertes, mais qui évitent de rester au niveau du tourisme de masse. Et elle donne envie d'en savoir plus (même à un individu comme moi pour qui l'histoire reste une corvée fastidieuse). Les 2 cases consacrées à l'hébreu comme langue vivante suscitent des questions sur les modalités pratiques de son instauration. Et elle évite les questions de religions, la plupart du temps (heureusement parce que ses explications sur la fondation du Temple de Salomon ont dû mal à intégrer la dimension religieuse sans la rendre risible).
Sarah Glidden a choisi un graphisme très personnel pour mettre en image son périple à travers ce pays. Elle utilise un style qui évoque la ligne claire pour les individus et les visages. Chaque personne est reconnaissable malgré le peu de traits distinctifs. Par exemple pour distinguer Sarah de Melissa, il suffit de savoir que l'une est souvent coiffée avec une petite queue de cheval et porte un vêtement vert, et l'autre porte des lunettes et un vêtement violet. Cet aspect simpliste facilite la projection du lecteur dans ces personnages qui ne présentent pas beaucoup de traits distinctifs. Les décors sont également rendus dans des formes simples, mais toutefois assez détaillée pour l'on puisse distinguer un endroit d'un autre et reconnaître les lieux plus ou moins touristiques. de ce fait l'immersion en terre israélienne est complète, sans pour autant tomber dans les cartes postales touristiques. le dispositif graphique qui permet de contourner l'écueil du simplisme et des images naïves et enfantines, réside dans le choix de la mise en couleurs. Glidden a indiqué elle-même dans des interviews qu'elle a eu du mal à trouver la technique qui permettrait d'apporter les nuances nécessaires aux illustrations. Elle a finalement opté pour l'aquarelle dont les teintes pâles se marient parfaitement au style des dessins, tout en leur apportant une subtilité liée aux variations de teintes dans une même nuance. du coup les illustrations sortent du registre amateur et enfantin pour retranscrire les jeux de lumière et les ambiances de chaque site.
Sarah Glidden a réussi à m'intéresser à ce voyage organisé, renforcé par des éléments d'histoire et de géopolitique auxquels je suis généralement hermétique. Son récit bâti sur des scènes prosaïques maintient une forme de suspense quant à l'évolution du positionnement idéologique et moral de sa narratrice. Et elle évite l'écueil de la donneuse de leçon, ainsi que celui du voyage organisé superficiel. J'ai beaucoup apprécié de découvrir avec elle une partie des aspects de ce conflit complexe et j'ai même été recherché des renseignements complémentaires pour voir une vision plus complète de certains éléments.
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simoncailloux
  26 juin 2021
Sarah Glidden a voyagé avec Tiglit en Israël en mars 2007. Elle avait alors 26 ans et 9 mois, la limite d'âge pour en bénéficier. Tiglit est une association financée par des donateurs privés auquel le gouvernement d'Israël ajoute un soutien financier.
Sarah Glidden est une jeune dessinatrice juive formée à New-York, partant dix jours en Israël tout frais payé par le programme Tiglit, avec l'intention de reproduire au plus près son voyage en bande dessinée.
Avec le programme, elle a visité une exposition sur le plateau du Golan et la guerre des six jours, on lui a expliqué l'histoire des pionniers venant d'URSS, qui ont défrichés les terres et installés des Kibboutzim, sorte d'agriculture collective ; visité la salle de l'indépendance à Tel-Aviv ; Jérusalem avec l'esplanade du temple symbole où se côtoie le religions juive, chrétienne, islamique ; le Saint Sépulcre, Yad Vashem, le musée de l'holocauste d'Israël en mémoire de six millions de juifs qui ont péri sous le nazisme, le Kibboutz Sde Bokker dans le Néguev, et Massada où 900 juifs se sont donnés la mort pour ne pas périr sous l'offensive romaine.
Sarah Glidden est une personne curieuse de tout, une personne fort relationnelle. Elle a ses idées, aime les partager mais pose des questions soucieuse de l'avis des autres. Elle vient des Etats-Unis d'Amérique et découvre Israël, les juifs d'Israël et les arabes palestinien. le titre du livre commence par « comment » ce qui matérialise l'esprit curieux de Sarah.
Sarah et son groupe Tiglit visitant la salle de l'indépendance apprend des tas de choses de la bouche d'un guide mis à la disposition du groupe. Parmi les informations, il y a :
- Nous victimes juives sous l'holocauste, n'avions nulle part où aller ! Nous n'avions aucune chance de survivre en Europe ! La vision des immigrés était de fonder une communauté sur des valeurs juives vivant en paix avec ses voisins arabes.
- Après la première guerre mondiale, les britanniques prirent le contrôle de la Palestine et chassèrent les ottomans.
- Il y eu des tensions entre juifs et arabes à Jaffa car de plus en plus de juifs y cherchaient l'asile.
- Des intellectuels poètes, artistes en tous genres s'installèrent à Tel-Aviv pour fuir le nazisme
- Les Etats-Unis ont installé des quotats pour l'immigration des juifs en 1925
- Les Nations Unies proposèrent une partition du territoire en deux Etats, un juif et un arabe. Les arabes ne voulaient pas de cette partition. Juif et arabe combattirent. Les britanniques au milieu ne pouvant assurer l'ordre décidèrent d'abandonner leur mandat et de partir.
- L'Etat d'Israël appartient aux juifs dans sa globalité ― c'est aussi votre pays, était-il dit à ce groupe Tiglit. Vous êtes venu ici parce que vous êtes chez vous. Vous êtes ambassadeurs de l'Etat d'Israël.
Sarah est une émotive. Sa réflexion est : « Comment puis-je me sentir liée à une terre qui cause tant de souffrance ? » Ce voyage qu'elle a même préparée par des lectures avant de partir, elle le vit avec ses tripes.
Une autre réflexion de Sarah : « Les guides Tiglit racontent un aspect de l'histoire d'Israël, les Palestiniens ont la leur.
Un mot à présent de la BD. La plupart des BD sont produitent en équipe car elles comprennent de nombreuses étapes : scénario, planification de la mise en page, crayonnage, encrage, coloriage, lettrerage.
J'ai l'impression que Sarah a franchi les étapes seule. Bravo Sarah ! Il y a quelques imperfections ― on travaille mieux en collaboration d'équipe.
Je pense que pour le scénario, il y a trop de détails de son souvenir de voyage qui en réalité brisent et occultent le but du voyage qui vise à apprendre à ces jeunes ce qu'est l'Etat du point de vue des israéliens.
Planification : Il y a trop de cadres par page qui rendent le texte petit et difficile à lire.
Le crayonnage : En mon humble avis il y a problème pour certains personnages vues de dos.
BD à qualifier d'assez bonne malgré tout. Il semblerait pour Sarah que le nombre de BD sorties dans le temps est faible ce qui peut confirmer qu'elle fait beaucoup seule, ce qui augmente le mérite du travail mené à son terme.
Si vous voulez apprendre l'histoire d'Israël, les livres le permettant sont excessivement nombreux. Vous avez le choix. Informez-vous pour ne pas être déçu.
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Vexiana
  18 juin 2019
Une BD intéressante, aux accents de carnets de voyage, sur Israël à travers les yeux d'une femme Juive américaine.
On embarque avec elle dans ce périple et on découvre avec elle la problématique de cet état, un peu de son histoire et les questionnements de la narratrice au sujet de la légitimité-ou non- de l'etat d'Israël.
C'est intéressant mais je suis un peu restée sur le côté. Cette lecture a vraiment été laborieuse, j'ai trouvé la narration assez poussive et les dessins, presque enfantins, n'ont pas trop aidé à mon immersion dans cette histoire qui a pourtant pas mal de mérites.
Une lecture en demi-teinte pour moi.
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alouett
  16 janvier 2013
En mars 2007, Sarah Glidden embarque pour un voyage d'une dizaine de jours dans le cadre d'un séjour organisé par le Taglit. Destination : Israël !
Pour cette jeune juive non pratiquante, et farouchement décidée à soutenir la cause palestinienne, c'est l'occasion de mieux comprendre la situation au Proche-Orient.
« Elle s'attend à un voyage de propagande. Mais une fois arrivée à destination, elle découvre que les choses ne sont pas si simples… » (Extrait de la fiche éditeur).
-
Cet album est un journal de bord, proche du carnet de voyage, retranscrit sous forme de bande dessinée. C'est aussi pour moi l'occasion de découvrir Sarah Glidden, jeune auteure de mini-strips et grande voyageuse. Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins) est son premier récit complet.
Le voyage démarre très rapidement. A quelques pages à peine du début du récit, Sarah Glidden relate l'interrogatoire réalisé par un policier juste avant l'embarquement. L'échange touchera presque exclusivement des questions religieuses… de quoi refroidir quelques ardeurs.
Au préalable, Sarah Glidden avait consacré le mois précédent son départ à la lecture de témoignages, de documentaires… tout ce qui pouvait la préparer à ce qu'elle va découvrir et surtout, un moyen de se protéger contre l'endoctrinement. Car l'auteur est convaincue que son tour-opérateur cherche à rallier les jeunes juifs à la cause israélienne, chose que Sarah Glidden refuse à tout prix.
Par la suite, durant tout le séjour, nous la verrons lutter jusqu'à s'épuiser, à la recherche permanente du moindre propos attestant l'obstination aveugle des israéliens à nier la situation palestinienne.
« En conflit avec une judéité qui à ses yeux ne semble avoir pour conséquence que le malheur des palestiniens, elle vient avec un regard en alerte, un esprit tendu vers les détails pour déceler ce qui la tromperait, lui cacherait une vérité que n'oseraient s'avouer les israéliens. Mais ce qu'elle va découvrir est une réalité extrêmement complexe dont elle va rapidement percevoir les contradictions, mais aussi les richesses » (source : chronique du9).
Au delà de la découverte d'un pays, ce témoignage contient une réflexion universelle sur l'identité. le titre de l'ouvrage promettait au lecteur d'y voir un peu plus clair sur la situation mais pour l'auteur, ce séjour détruit une grande partie de ce qu'elle avait construit. La narratrice est tiraillée entre ses valeurs et la réalité telle qu'elle l'observe, ses certitudes sont ébranlées. Si initialement, Sarah Glidden pensait que ce séjour renforcerait ses convictions et sa motivation à soutenir la cause palestinienne. Mais elle est déstabilisée par le fait de côtoyer des civils israéliens, de constater qu'ils n'ont pas de sentiments haineux et que beaucoup aspirent à vivre en paix avec leurs homologues palestiniens. Cela provoque chez l'auteur une forte remise en question. Elle ne pensait pas que ce voyage en Terre Sainte déclencherait chez elle une quête identitaire de cette ampleur.
La narration n'hésite pas à revenir sur les faits historiques marquants. Mais ce récit didactique n'est pas rébarbatif. La présence régulière de dates et d'événements enrichit les propos de l'auteure qui en offre au passage une lecture parfois personnelle mais non jugeante. La lecture est fluide et agréable. Sarah Glidden a su trouver un équilibre, le rythme narratif est dynamique.
(...)
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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Marti94
  08 mars 2015
Bon, ça y est j'ai enfin compris la différence entre un roman graphique et une bande dessinée avec « comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins) » de Sarah Glidden.
C'est la première fois que je n'ai pas l'impression de lire une BD alors qu'il y a des dessins. Je viens de lire « L'arabe du futur » de Riad Sattouf (que j'ai adoré !) mais c'est, pour moi, plus une bande dessinée qu'un roman graphique. Ici, dans ce livre, c'est différent, le texte prend beaucoup de place. Tout ça pour dire que je suis septique.
Sarah est américaine et elle profite du Taglit, qui est un programme mondial organisant des séjours en Israël pour les jeunes juifs qui ne l'ont jamais visité, pour voyager avec sa copine Melissa. Elle ne veut pas être une touriste ordinaire, elle souhaite comprendre les relations israélo-palestiniennes pour se faire sa propre opinion.
C'est une autobiographie, un carnet de voyage très détaillé, peut-être trop détaillé. On tombe un peu dans les descriptions systématiques comme quand on montre ses photos de vacances aux copains, au bout d'un moment ça lasse si on n'y a pas été.
Enfin, j'ai quand même appris plein de choses mais j'ai été très gênée par la police de caractère car comme c'est un roman graphique il y a beaucoup de texte mais écrit tout petit. La lecture est donc laborieuse.
Au final, je dirai que c'est un livre à conseiller à ceux qui prépare un voyage en Israël.
Lu en mars 2015

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critiques presse (3)
NonFiction   30 septembre 2013
Sarah Glidden prend le soin de se faire avocat des deux parties, pour et contre le discours tenu par le guide pendant son voyage.
Lire la critique sur le site : NonFiction
BulledEncre   05 décembre 2011
[Sarah Glidden] sert son histoire autobiographique d’un trait simple et efficace, porté par une aquarelle certes encore perfectible, mais soutenant très habilement les sentiments la traversant et les lumineux paysages méditerranéens. Son récit initiatique nous embarque, et l’on suit cette jeune reporter graphique dans tous ses pas, parsemés avec un certain bonheur d’humour et d’émotion.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Du9   14 juin 2011
Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins) est un album inédit en bande dessinée sur ce sujet, dans le sens où il n’est pas celui d’un reporter, il n’est pas celui d’une personne en séjour professionnel pour plusieurs mois, ni celui de quelqu’un appartenant à une organisation humanitaire ou autre pour dénoncer ou au contraire faire l’apologie de la politique israélienne.
Lire la critique sur le site : Du9
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
lunchlunch   24 février 2013
Pourquoi raser les maisons des gens ? Et continuer à construire des colonies ? Ça ne fait qu'empirer les choses !
_ Écoute, je suis ce qu'on appelle un Israélien de gauche, mais c'est plus compliqué que tu ne le crois. Personne ne rase des maisons pour le plaisir. Et puis, tu ne vis pas ici. Quel est le problème ?
_ Pff, c'est assez confus... Je suis juive donc ça veut dire que je suis censée soutenir Israël quoi qu'il arrive, n'est-ce pas ? Mais pour certaines personnes, soutenir les Palestiniens, ça veut dire que je ne suis plus pour Israël. D'un autre côté sur le plan politique, je suis de gauche, progressiste. Et quand on est progressiste, on est censé être anti-Israël... Toute sympathie pour Israël signifie qu'on ne soutient plus les Palestiniens. Tu vois ? Je suis coincée ?
_ Intéressant... mais je ne comprends pas comment on peut être à la fois « progressiste » et « anti » quelque chose !
_ Oui... c'est bien vu, en effet.
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lunchlunch   24 février 2013
Je ne sais pas. Tu vas me prendre pour une folle. Je croyais savoir ce que je pensais de ce pays et me voilà complètement paumée.
Je sais que parfois les Palestiniens ont tort. Mais... j'ai toujours cru qu'Israël avait encore plus tord en monopolisant le pouvoir.
Et maintenant tous ces gens qui me disent qu'ici c'est chez moi ? Mais peut-être que je ne le veux pas !
Si je suis venue ici... c'est que je voulais être sûre que c'était bien Israël le méchant, je crois. Je voulais savoir que je pouvais faire une crois dessus pour de bon.
Mais je ne sais plus. Je ne suis plus sûre de rien. Je vois bien pourquoi Israël a fait certaines choses. Vous êtes des gens bons. Du moins, certains d'entre vous.
Ou alors c'est juste que je suis victime de bourrage de crâne comme tout le monde me l'avait dit.
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alouettalouett   16 janvier 2013
Quand on apprend que l’armée israélienne a envoyé des troupes pour raser une maison ou capturer un militant, c’est de ces gamins-là qu’on parle ? Ou est-ce qu’il y a des soldats de métier pour faire le sale boulot ? Est-ce qu’ils ont peur d’aller à l’armée ou est-ce qu’ils l’acceptent ?
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okkaokka   24 septembre 2018
p.115.
Nous avons été dépossédés de nos terres. Israël nous a relocalisés dans ce petit triangle qu'on appelle le Syag, autrement dit « l'enclos ». il ne représente que de 2% du Néguev et même sur cette fraction-là, nous n'avons pas accès à la propriété. Les Israéliens ont voulu que nous nous installions dans les villes nouvelles construites par l'État, que nous devenions des citadins assimilés. La moitié d'entre nous a gagné ces villes pauvres et sans économie viable et a abandonné la tradition bédouine. Mais les autres ont préféré rester dans les villages traditionnels. Ce sont eux que les Israéliens appellent les « illégaux ». et ils refusent de fournir à ces villages les équipements humains les plus élémentaires comme l'électricité ou le système sanitaire. Et comme ce sont des « illégaux », le gouvernement a le droit – et il ne s'en prive pas – de démolir leurs foyers, de pulvériser des pesticides sur leurs récoltes et de confisquer leur bétail à tout moment.
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alouettalouett   16 janvier 2013
En progressant vers les sommets, il était très impressionné par le courage des troupes syriennes dans leurs bunkers. Malgré de nombreuses victimes, jamais elles ne se rendaient. Ce n’est qu’en pénétrant dans les bunkers que mon père a fini par comprendre. La plupart des soldats étaient soit morts soit blessés et ils ne pouvaient pas abandonner leurs postes parce qu’avant de partir, les officiers les avaient enchaînés à leurs bunkers par le pied
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Video de Sarah Glidden (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sarah Glidden
Pénélope Bagieu présente la bd Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins) de Sarah Glidden.
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