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ISBN : 2367934134
Éditeur : L'Atalante (25/09/2015)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 67 notes)
Résumé :
L'action de FUTU.RE se déroule dans un avenir lointain où l'humanité a su manipuler son génome pour stopper le processus de vieillissement et jouir d'une forme d'immortalité. L'Europe, devenue une gigapole hérissée de gratte-ciel où s'entasse une population qui avoisine le trillion de personnes, fait figure d'utopie car la vie y est sacrée et la politique de contrôle démographique raisonnée. La loi du Choix prône que tout couple qui souhaite procréer doit déclarer l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  01 juin 2016
Bonne pioche! Tout ce que j'aime dans l'anticipation : un univers imaginaire qui a des allures de vraisemblable, en filigrane une analyse sociale qui renvoie clairement aux travers de notre époque, des personnages en équilibre entre fatalité et révolte, des questions philosophiques que l'étrangeté du décor nuance, permettant au lecteur de faire un pas de côté pour y réfléchir.
Nous sommes en 2455. le monde civilisé est planté serré de tours de mille étages où vivent plus ou moins haut selon leur rang social trois trillions d'humains (cent-vingt milliards rien qu'en Europe). Autant dire que seuls quelques privilégiés s'offrent le luxe de contempler le ciel t le soleil. Des splendeurs passées ne restent que quelques monuments sous cloches sous les constructions de composite.
Une avancée médicale a modifié l'équilibre de la démographie : cela fait plus de trois cents ans qu'il est possible de ne pas vieillir et de ne pas mourir. Mais c'est donnant donnant. Une vie pour une vie : si un enfant est conçu, son père ou sa mère sera « injecté », il recevra l' « accélérateur », qui le transformera en quelque années en vieillard chevrotant , puis en macchabée à recycler.
Quant à l'enfant il sera confié à un internat et formaté pour devenir un milicien garant de l'ordre public et du respect des lois sur la natalité.
C'est le cas de Jan, matricule 717, qui, malgré les années d'humiliation, de sévices et de lavage de cerveau a du mal à faire taire en lui le petit enfant qui rêvait devant les premières images d'un vieux film imaginant sa vie dans un jardin de Toscane. Ce n'est pas pour autant un doux idéaliste et quand un riche sénateur lui propose d'éliminer un adversaire politique, il n'hésite pas. sauf que la compagne de la cible est présente lors du raid, et que tout ne se passe pas comme prévu…
Cette contre-utopie fait la part belle à la violence : immortels ou pas les hommes trouvent toujours de bons alibis pour s'entretuer. Et malgré les pilules de la sérénité, les instincts les plus ancestraux servent d'arguments pour passer à l'acte.
Le roman pioche également son inspiration dans une thématique bien actuelle, celle des migrants, qui s'entretuent dans les bas-fonds de Barcelone : hindous contre pakis, chassés de leur contrée d'origine rendue inhabitable par une catastrophe écologique. Caricature certes, mais oh combien plausible!
il n'empêche qu'il difficile de lâcher le roman, pourtant un joli pavé. L'écriture et le scénario sont très efficaces et convaincants. C'est un peu l'ambiance de 1984 ou de le meilleur des mondes, mais en plus réaliste et donc plus effrayant. J'ai la certitude qu'il ne sombrera pas de sitôt dans ma réserve personnelle des romans sitôt lus-sitôt oubliés.
challenge Pavés Babelio 2015-2016
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Shan_Ze
  21 janvier 2019
Au XXVe siècle, la Terre est surpeuplée, des milliers de milliards d'humains vivent amassés dans des tours à plusieurs milliers d'étages. L'homme a trouvé le secret de l'immortalité et en paye le prix. Les gens s'entassent dans des immeubles vertigineux. Jan, matricule 717, partie de la Phalange, ce groupe de miliciens qui traquent les contrevenants à la loi et doivent faire le choix, leur vie ou celle de l'enfant. Un jour, on lui donne un ordre différent, celui d'arrêter une personne qui lui permettra de monter en grade...
Un sacré morceau ! Tant en termes de dimensions de l'ouvrage que par son contenu. J'ai mis 3 ou 4 chapitres à rentrer dans l'histoire. J'ai compris qu'il n'y avait qu'un seul narrateur mais des allers-retours entre passé et présent. Jan est un sacré personnage, son enfance n'a pas été simple, il est élevé à la dure dans des centres. Il fait son travail sans se poser de questions, jusqu'il fasse connaissance avec Annelie.
Jan est très bavard, ça donne de longues réflexions sur lui, le monde, sa place, ses excès de colères... Parfois un peu difficile à rester concentrée sur le sujet mais Dmitry Glukhovsky y arrive de belle façon. Les voyages en Italie et en Espagne donnent un aperçu de ce monde futuriste.
On parle d'amour,du désir de maternité, de surpopulation, de l'immigration... avec une recherche implicite sur son enfance. Ce Jan, on le hait pour ces décisions parfois violentes ou haineuses et pourtant, on espère toujours... Un roman parfaitement construit, on imagine facilement un tel monde même si on aurait pu trouver une façon plus simple et moins violente pour empêcher la population de grandir toujours plus...
Dmitry Glukhovsky m'a tout de même scotché avec son roman qui monte doucement en puissance et je pense lire ses autres romans !
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Dixie39
  13 juillet 2018
Voici un roman de SF qui a su posé son univers : un FUTU.RE où la quasi-totalité de l'humanité est devenue immortelle. le prix à payer : faire le deuil des enfants à naître ou offrir sa propre vie en échange de celle de sa descendance. le choix est cornélien et certains essaient de se soustraire à cette obligation. La traque commence alors… C'est là que Jan, alias 717, intervient.
"Les hommes du rang sont rarement gâtés. Mais essayez donc de trouver un autre boulot qui donne du sens à votre vie. Parce que dans une vie éternelle, le sens fait sacrément défaut. Sur cette terre, un trillion d'individus jouent des coudes dans le petit bain de l'éternité et, dans leur grande majorité, ils ne peuvent se vanter de faire quelque chose d'utile : tout l'utile a été fait il y a pas loin de trois siècles. En revanche, ce que nous faisons sera toujours d'actualité. Non, on ne démissionne pas d'un poste comme ça. Personne ne nous laisserait partir, de toute manière".
Je ne vous en dirais pas plus afin de ne pas vous ôter le plaisir de découvrir cette histoire bien ficelée, somme toute un scénario assez réaliste de ce qui pourrait se produire face à l'immortalité des hommes et la question cruciale qui en découle : celle de la surpopulation. Comme aujourd'hui : tous les êtres humains naissent libres et égaux en droit ; en pratique, c'est une autre histoire…
"Moi aussi j'aurais dû naître fainéant, insouciant, dans ce jardin paradisiaque, tenir les rayons du soleil pour acquis, ne pas voir les murs ni en être effrayé, vivre libre, respirer à pleins poumons ! Et au lieu de ça…
J'ai commis une seule et unique erreur – je suis sorti du ventre de la mauvaise mère – et maintenant je le paye toute mon interminable vie".
Mais cela ne s'arrête pas là : Dimitry Glukovsky développe une réflexion pointue et pertinente sur cette société FUTU.RE qui n'est, au final, pas si loin de nous et de ce qui pourrait advenir dans un avenir guère si lointain…
Seul petit bémol, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer vraiment dans le récit. J'ai trouvé quelques longueurs et c'est l'intérêt que je portais au sort de Jan et au fonctionnement de cette société que je découvrais au fur et à mesure, qui m'a fait ne pas l'abandonner. Et je ne le regrette pas, car passer les 200 premières pages, je ne l'ai plus lâché…
"Nous avons besoin de la mort ! Nous ne devons pas vivre éternellement ! Nous sommes trop bêtes pour l'éternité. Trop égoïstes. Trop présomptueux. Nous ne sommes pas prêts à vivre sans fin. Nous avons besoin de la mort, Jacob. Nous ne savons pas vivre sans."
Lien : https://wordpress.com/post/p..
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Maks
  04 mars 2016
Un récit de SF exceptionnel, il est vrai que c'est un roman très dur voir hyper violent pour certaines scènes mais c'est aussi un roman très riche qui ne fait pas 726 pages pour rien.
Je vous avouerais que au début j'ai eu un peu de mal avec l'écriture, c'était difficile de tout comprendre, de par les mots utilisés mais aussi a cause de flashback sous forme de souvenirs mais aussi de rêves, finalement une fois habitué après quelques chapitres on rentre vraiment dedans et c'est génial.
Notre personnage principal 717 est un homme dur, violent, sanguin et un peu antipathique, c'est déjà un bon point car c'est vrai que des romans ou les personnages principaux sont tout beau tout gentil il n'y à pratiquement que ça ces derniers temps.
Ici il lui arrive plein de péripéties que le mène à réfléchir, à se prendre la tête à changer. A changer oui car personne n'est parfait et il se rend compte que sa vie n'a pas de vrai sens, l'amour s'immisce en lui sans qu'il s'y attende.
Je ne vous en dit pas plus sur l'histoire sinon cela vous gâcherait le plaisir, on ne peut pas en dire trop sans spoiler.
Pour ce qui est de l'environnement on est dans de la pure anticipation, il y à sur Terre 170 millards d'humains, ils sont immortels. Notre histoire se déroule en Europe qui est devenue une ville, une "Gigapole" de 70 milliards d'âmes ou la verdure n'existe plus, le ciel n'est pas visible, l'horizon non plus si ce n'est que par les très très riche habitants des penthouse en haut des buildings qui jouissent de jardin privatif sur les toits.
Car l'Europe cette Gigapole est remplie d'immeubles, de tours et de building allant de 1 à 2 kilomètres de hauteur, en bas se trouvent les pauvres, au milieu les classes moyenne vivent dans des petites boite de 2 mètre sur 2 pour une personne seule et les riches on le haut et toute la place qu'ils veulent.
J'ai littéralement été absorbé par cette histoire, un livre à vraiment découvrir, pour ma part il fini dans mes coups de coeur de 2016 (le premier), je suis certain que je me souviendrais longtemps de cette histoire et que je vais repensé à des détails et des scènes souvent.
Attention aux personnes sensibles, c'est un roman de SF noir, très noir, cru, cash, réaliste avec des scènes choquantes par moment, ce n'est vraiment pas un livre pour les plus jeunes, même pour les fan de dystopie jeunesse je pense qu'il faut être assez mûre pour s'attaquer à ce pavé.
Pour les autres, si vous aimez la SF et les romans noir, allez y sans hésiter.
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BlackWolf
  05 octobre 2015
Résumé : J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui, certes, peut se révèle dérangeant devant le ton violent, trash et sans concession qu'il montre, mais qui nous propose une intrigue nerveuse, efficace et sans temps morts ainsi que de nombreux points de réflexions que ce soit sur l'acceptation des autres ou encore sur la jeunesse éternelle. L'Europe développée par l'auteur se révèle être un monstre de bétons, ou les gens vivent dans des tours qui touchent le ciel, où des milliards de personnes s'entassent dans des logements d'à peine quelques mètres carrés. le pouvoir se retrouve concentré et façonné dans les mêmes mains depuis des années. La perfection et la superficialité sont devenues des normes et y déroger revient à se retrouver rejeter complètement de cette humanité ; les vieux et les parents deviennent ainsi ostracisées. le personnage principal est un pur produit de cet époque, égoïste, violent, xénophobe et il est difficile de s'attacher à lui, pourtant on fil des pages il nous accroche que ce soit dans les flash back qui, à défaut de nous le faire aimer le rendent humain, mais aussi par ses évolutions et ses changements qui vont apparaitre au fil de ces rencontres. Alors après, c'est vrai, quelques longueurs se font parfois ressentir, surtout vers la fin, mais rien de non plus bien méchant tant l'ensemble se révèle captivant. La plume de l'auteur se révèle efficace, percutante entrainante et nous happe assez facilement. Je lirai sans soucis d'autres écrits de l'auteur.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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critiques presse (2)
Telerama   28 octobre 2015
Si ce gros livre, écrit avec fougue par un passionné de jeux vidéo, n'évite pas toujours les caricatures, il se dévore avec enthousiasme.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   25 septembre 2015
Cette contre-utopie trash et inquiétante prend place dans un futur lointain, alors que l'Homme a réussi à devenir immortel.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   07 septembre 2016
p.520.

- On dit que, si les fourmis étaient capables de transmettre aux générations futures leur connaissance du monde, la planète leur appartiendrait et il n’y aurait pas de place pour l’homme. L’humanité a été jadis semblable à ces fourmis. Tout ce que créaient, pensaient et ressentaient des centaines de milliards d’individus a disparu sans laisser de trace, tout était vain. Nous apprenions toujours les mêmes leçons, nous construisions la tour de Babel avec du sable sec. Seule la jeunesse éternelle nous a transformés, nous les fourmis, en êtres humains. Les compositeurs des temps anciens perdaient la tête ou l’ouïe à peine avaient-ils compris la nature et les secrets de l’harmonie. Les penseurs retombaient en enfance, les peintres devenaient aveugles sans avoir eu le temps de composer leurs plus grandes œuvres. Les soi-disant gens simples, poussés par la vieillesse et la mort dans le cycle infernal de l’enfantement et de la multiplication, n’avaient pas le temps de réfléchir au sens de la vie, de découvrir leur véritable talent et de le développer. La peur et la mort faisait de nous des bêtes de somme. La vieillesse nous privait d’intelligence et de force, à peine avions-nous commencé à accumuler de l’expérience. Nous ne pouvions penser à rien d’autre qu’à la vitesse à laquelle filait la vie et, prisonniers de nos œillères, nous tirions le joug auquel était attachée notre pierre tombale. Cela étant ainsi… il n’y a pas si longtemps.
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okkaokka   08 septembre 2016
p.652-3.

-Je le lui ai dit et je te le répète : nous avons besoin de la mort ! Nous ne devons pas vivre éternellement ! Nous sommes trop bêtes pour l’éternité. Trop égoïstes. Trop présomptueux. Nous ne sommes pas prêts à vivre sans fin. Nous avons besoin de la mort, Jacob. Nous ne savons pas vivre sans.

[…]

- J’ai cessé de m’accrocher à la vie, c’est vrai. La mort m’a rendue libre. Je n’ai rien à perdre, Jacob. Tu ne peux rien me faire. Ni toi, ni ton parti, ni Jesus. Tout ce que je voudrais, c’est que mon enfant voie ce monde, dit-elle en se tournant vers la paillasse.

- Béatrice ! crie-t-on d’en bas. Béatrice, tout va bien ?

- Cent vingt milliards de personnes vont mourir ! Qu’est-ce que ça va changer ?

- Tous, ils auraient dû mourir. Ce qui est vivant doit mourir. Nous ne sommes pas des dieux. Nous ne pouvons pas le devenir. Nous sommes dans une impasse. Nous ne pouvons rien changer parce que nous sommes incapables de changer nous-mêmes. L’évolution s’est arrêtée avec nous. La mort apportait le renouveau, la remise à zéro. Nous l’avons interdite.
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AunryzAunryz   03 février 2016
- Merci d'être venu.
- Merci à vous d'avoir fait appel à moi, dis-je avec un sourire.
Quand Dieu parle gentiment à un boucher c'est que ce dernier sera prochainement sacrifié sur l'autel plutôt qu'invité à rejoindre les rangs des apôtres.
Et qui mieux que le boucher jouant à Dieu avec le cheptel est en mesure de comprendre cela ?
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KittiwakeKittiwake   29 mai 2016
Au début du XXIe siècle, la population de cette planète comptait sept milliards d’individus, et vers la fin quarante milliards. Par la suite, elle a doublé tous les trente ans jusqu’à ce que le prix d’une vie soit une autre vie.
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Shan_ZeShan_Ze   31 décembre 2018
Cette tour est vieille. Si vieille qu'à l'époque de sa construction on n'avait pas encore vaincu la maladie d'Alzhaimer, et, de toute évidence, ses dernières victimes furent les architecte d'Hyperborée. L'entrelacs des couloirs et l'empilement des niveaux forment un chaos innommable. Il n'y a rien de standard dans leur dessin, ni même de régulier. Chaque étage a sa distribution particulière ; les nomes de secteurs donnent l'impression d'être le fruit d'une génération aléatoire ; entre les niveaux d'habitation, il y a des niveaux techniques non indexés : quant aux panneaux avec des numéros vissés aux portes des appartements, ils ont du être attribués par tirage au sort.
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Vidéo de Dmitry Glukhovsky
Dmitry Glukhovsky nous parle de son livre Futu-re à la librairie Mollat (Bordeaux).
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