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EAN : 9782367934136
726 pages
L'Atalante (25/09/2015)
4.05/5   207 notes
Résumé :
L'action de FUTU.RE se déroule dans un avenir lointain où l'humanité a su manipuler son génome pour stopper le processus de vieillissement et jouir d'une forme d'immortalité. L'Europe, devenue une gigapole hérissée de gratte-ciel où s'entasse une population qui avoisine le trillion de personnes, fait figure d'utopie car la vie y est sacrée et la politique de contrôle démographique raisonnée. La loi du Choix prône que tout couple qui souhaite procréer doit déclarer l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
4,05

sur 207 notes

Kittiwake
  01 juin 2016
Bonne pioche! Tout ce que j'aime dans l'anticipation : un univers imaginaire qui a des allures de vraisemblable, en filigrane une analyse sociale qui renvoie clairement aux travers de notre époque, des personnages en équilibre entre fatalité et révolte, des questions philosophiques que l'étrangeté du décor nuance, permettant au lecteur de faire un pas de côté pour y réfléchir.
Nous sommes en 2455. le monde civilisé est planté serré de tours de mille étages où vivent plus ou moins haut selon leur rang social trois trillions d'humains (cent-vingt milliards rien qu'en Europe). Autant dire que seuls quelques privilégiés s'offrent le luxe de contempler le ciel t le soleil. Des splendeurs passées ne restent que quelques monuments sous cloches sous les constructions de composite.
Une avancée médicale a modifié l'équilibre de la démographie : cela fait plus de trois cents ans qu'il est possible de ne pas vieillir et de ne pas mourir. Mais c'est donnant donnant. Une vie pour une vie : si un enfant est conçu, son père ou sa mère sera « injecté », il recevra l' « accélérateur », qui le transformera en quelque années en vieillard chevrotant , puis en macchabée à recycler.
Quant à l'enfant il sera confié à un internat et formaté pour devenir un milicien garant de l'ordre public et du respect des lois sur la natalité.
C'est le cas de Jan, matricule 717, qui, malgré les années d'humiliation, de sévices et de lavage de cerveau a du mal à faire taire en lui le petit enfant qui rêvait devant les premières images d'un vieux film imaginant sa vie dans un jardin de Toscane. Ce n'est pas pour autant un doux idéaliste et quand un riche sénateur lui propose d'éliminer un adversaire politique, il n'hésite pas. sauf que la compagne de la cible est présente lors du raid, et que tout ne se passe pas comme prévu…
Cette contre-utopie fait la part belle à la violence : immortels ou pas les hommes trouvent toujours de bons alibis pour s'entretuer. Et malgré les pilules de la sérénité, les instincts les plus ancestraux servent d'arguments pour passer à l'acte.
Le roman pioche également son inspiration dans une thématique bien actuelle, celle des migrants, qui s'entretuent dans les bas-fonds de Barcelone : hindous contre pakis, chassés de leur contrée d'origine rendue inhabitable par une catastrophe écologique. Caricature certes, mais oh combien plausible!
il n'empêche qu'il difficile de lâcher le roman, pourtant un joli pavé. L'écriture et le scénario sont très efficaces et convaincants. C'est un peu l'ambiance de 1984 ou de le meilleur des mondes, mais en plus réaliste et donc plus effrayant. J'ai la certitude qu'il ne sombrera pas de sitôt dans ma réserve personnelle des romans sitôt lus-sitôt oubliés.
challenge Pavés Babelio 2015-2016
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Shan_Ze
  21 janvier 2019
Au XXVe siècle, la Terre est surpeuplée, des milliers de milliards d'humains vivent amassés dans des tours à plusieurs milliers d'étages. L'homme a trouvé le secret de l'immortalité et en paye le prix. Les gens s'entassent dans des immeubles vertigineux. Jan, matricule 717, partie de la Phalange, ce groupe de miliciens qui traquent les contrevenants à la loi et doivent faire le choix, leur vie ou celle de l'enfant. Un jour, on lui donne un ordre différent, celui d'arrêter une personne qui lui permettra de monter en grade...
Un sacré morceau ! Tant en termes de dimensions de l'ouvrage que par son contenu. J'ai mis 3 ou 4 chapitres à rentrer dans l'histoire. J'ai compris qu'il n'y avait qu'un seul narrateur mais des allers-retours entre passé et présent. Jan est un sacré personnage, son enfance n'a pas été simple, il est élevé à la dure dans des centres. Il fait son travail sans se poser de questions, jusqu'il fasse connaissance avec Annelie.
Jan est très bavard, ça donne de longues réflexions sur lui, le monde, sa place, ses excès de colères... Parfois un peu difficile à rester concentrée sur le sujet mais Dmitry Glukhovsky y arrive de belle façon. Les voyages en Italie et en Espagne donnent un aperçu de ce monde futuriste.
On parle d'amour,du désir de maternité, de surpopulation, de l'immigration... avec une recherche implicite sur son enfance. Ce Jan, on le hait pour ces décisions parfois violentes ou haineuses et pourtant, on espère toujours... Un roman parfaitement construit, on imagine facilement un tel monde même si on aurait pu trouver une façon plus simple et moins violente pour empêcher la population de grandir toujours plus...
Dmitry Glukhovsky m'a tout de même scotché avec son roman qui monte doucement en puissance et je pense lire ses autres romans !
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BurjBabil
  01 juillet 2020
Après avoir échangé un message avec une amie babéliote (merci !), je me suis procuré ce pavé qu'est FUTU.RE. Une tête de Méduse en couverture et la promesse d'une dystopie intéressante sur le thème de l'immortalité en ces temps d'épidémie mondialisée.
Dans l'Europe du roman, le plus bel endroit du monde où passer une longue existence (vaine souvent), les êtres humains sont maintenus en vie éternellement, et s'adonnent à différentes activités dans des immenses tours qui occupent tout l'espace, l'Europe historique étant reléguée au sous-sol de ces tours monstrueuses. On s'est en passant enfin débarrassé de la nature et de ses inconvénients : moucherons qui salissent les pare-brises des autos, ces dernières justement qui polluent et permettent d'aller où on veut sans demander une permission (serait-ce une forme de liberté?), moustiques et autres araignées brrr. le problème de l'immortalité : il n'y a plus de place pour tous. La peur de la sur-surpopulation a fait mettre en place une loi, la loi du Choix, où un parent-1 européen doit déclarer son éventuelle grossesse et doit choisir qui des deux (avec parent-2) doit vieillir et mourir s'ils vont au bout de celle-ci pour laisser la place au petit rejeton illégal (le mieux dans cette société est clairement de ne pas procréer, c'est un peu logique, une bouche de plus à nourrir est-ce bien raisonnable ?). Lorsque cette loi n'est pas respectée, interviennent les Phalanges, bras armés du parti des Immortels, organisés en décades et centuries qui la font appliquer à coup de LBD, de Taser et de seringues délivrant un doux produit vieillissant (serait-ce un coronavirus adapté ?)
Dmitry Glukhovsky a une vraie plume originale. Il ose nous bousculer assez violemment. Il est Russe et je ne sais pas quelle influence cela a sur son oeuvre mais il n'hésite pas à nous envoyer des piques sur nos certitudes (enfin, pas pour tous, certains s'interrogent quand même non ?). Vraiment le meilleur des mondes ici ?
A part la panamérique qui apparaît brièvement, les autres grands ensembles ne sont pas décrit (une suite possible ?)
Ses personnages ont des personnalités assez inhabituelles, pas très prévisibles, parfois même assez dérangeantes pour nos habituels schémas mentaux et c'est justement ce qui est intéressant. C'est noir avec ascendant glauque.
Son écriture est simple et incisive, toujours à la limite du supportable. Un seul bémol, certaines phrases m'ont semblé bizarres ou mal traduites (l'auteur parle français mais il écrit en russe).
Son univers est suffisamment bien construit pour y croire, même si des petits trucs nous font tiquer : les chiffres de la population, la taille et la proximité des tours... pas grave, il n'insiste pas trop et on avance dans le récit : La Cathédrale de Strasbourg et Barcelone la rebelle valent le détour...
Il est vrai que c'est long, qu'il pouvait raccourcir sans doute. Mais il interroge tout : la religion, la parentalité, notre rapport à l'occupation de la terre, la technologie, les valeurs morales, la résistance . . .
Le final est très cinématographique :
Un très bon livre de SF dont le style original détonne dans cet univers décidément en constant renouvellement.
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mylena
  19 mars 2022
Un excellent roman de Science-Fiction qui réunit beaucoup de qualités. Dans le désordre les points forts sont l'univers futuriste créé, l'intrigue, le personnage central, les thématiques abordées. L'histoire se passe au milieu du XXVème siècle, depuis 300 ans l'humanité a trouvé le moyen d'être immortelle, il y a trois trillions d'humains sur la planète, tout est bétonné, l'Europe (plus de 120 milliards d'habitants) est une mégalopole couverte d'immeubles de 1000 étages. Ces chiffres sont bien sûr invraisemblables mais les descriptions, elles, sont crédibles : les gens vivent dans des cases de quelques mètres cubes, il n'y a plus de nature, le ciel n'est pratiquement visible de nulle part, les villes du passé sont toujours là, sous les villes modernes, partout des parois reconstituent des apparences de visions supportables voire agréables, l'alternance du jour et de la nuit. Cet univers est déjà visuellement oppressant, Dmitri Glukhovsky arrive à nous donner à percevoir un univers aérien aussi fermé que l'univers de Métro 2033, d'autant que le héros souffre un peu de claustrophobie (surtout dans les ascenseurs). Certains sont particulièrement bien décrits : les bas-fonds de Barcelone, les usines robotisées à viande, l'établissement de bains «La source», la cathédrale de Strasbourg, …
Evidemment qui dit remède contre le vieillissement conduisant à l'immortalité dit surpopulation. La Terre du futur est partagée entre différentes entités géopolitiques sur lesquelles en dehors de l'Europe, l'auteur s'étend peu. L'essentiel à retenir est que l'utilisation du remède immortel n'est pas régulée partout de la même manière. La Russie l'a inventé mais ne la propose pas à sa population dont l'espérance de vie est très basse (curieusement il semble que ses dirigeants ne vieillissent guère!), Panam prône l'égalité des chances, et le remède n'est fourni qu'à ceux qui ont le moyen de se le payer, le prix augmentant de plus en plus au fil des générations. La Chine est plutôt dans l'expansion territoriale, en Sibérie (dont les ressources ont été complètement épuisées) et en Inde (ravagée par une guerre nucléaire). Pour les autres régions du monde, hors Europe, le reste de l'humanité cherche à rentrer en Europe, car celle-ci propose l'égalité d'accès de tous ces citoyens à l'immortalité. Avec, bien sûr, une contrepartie : si l'on veut un enfant, l'un des deux parents doit offrir sa vie (par un vieillissement accéléré en dix ans). le choix est cornélien, et en cas de naissance non déclarée, les enfants sont enlevés et élevés dans un orphelinat terrible où ils sont coupés du monde, éduqués à penser que leurs parents sont des criminels, endoctrinés pour devenir les « Immortels », ceux qui traquent justement les parents fraudeurs. le thème de la surpopulation est peu abordée dans la SF récente, comme si c'était devenu tabou. Il faut dire aussi que Dmitri Glukhovsky est russe et qu'en Russie fantastique et SF sont depuis longtemps un bon moyen de dénoncer pas mal de chose en contournant la censure. Quand on sait que la Russie est plutôt en butte avec une dénatalité et une dépopulation, pas étonnant que l'auteur n'y aille pas de main morte sur ce thème ni que le lecteur trouve une richesse thématique qui dépasse largement ce sujet.
L'intrigue est bien ficelée, avec une histoire qui se tient, du suspens, des surprises, des rebondissements et retournements. Un vrai thriller avec un bon équilibre entre action, souvent très cinématographique et réflexion. Les thématiques abordés sont variés : l'attitude d'une société par rapport à ses personnes âgées, ce que pourrait donner une société sans enfants, la religion, la gestion des migrants (avec le choix de Barcelone comme point d'entrée en Europe), les conflits interethniques qui se poursuivent en dehors des terres d'origine, les magouilles géopolitiques et les dirigeants qui se sentent l'égal de dieux.
Le narrateur, Jan Nachtigal 2-T, ou 717 (et divers alias : Jacob, Eugène, …) passe sans prévenir du récit du présent à des récits de souvenirs, ce qui demande au lecteur un temps d'adaptation et au début du moins, pas mal d'attention. Ce personnage est le reflet de sa société : égoïste, violent, pas très sympathique. Pourtant, au fil des pages, à force de découvrir ses souvenirs dans des flash back le lecteur commence à le comprendre et à le trouver humain. On comprend d'où lui viennent sa rancoeur, sa haine des femmes, mais il reste en lui quelque chose du petit garçon qui s'était imaginé une autre vie dans un jardin de Toscane grâce aux premières images d'un vieux film. le personnage est crédible. Et puis il évolue, il est attiré par Annelie (on saura bien plus tard ce qui a déclenché cette attirance), peu à peu en tombe amoureux, remet en cause des tas de choses, une évolution très progressive jusqu'aux décisions finales qu'il prend. Au début sa vision de la femme n'est pas terrible, dominée par des femmes-enfants et des femmes-objets, avec beaucoup de violence, puis cette vision évolue, parallèlement à l'évolution de Jan, en particulier avec la scientifique prix Nobel et la médecin de la Croix Rouge, et puis on s'aperçoit que parmi les couples qui choisissent d'avoir un enfant, le renoncement à l'immortalité est assez bien partagé entre père et mère (sauf évidemment quand le père s'est barré). L'ensemble est très sombre, avec peu de personnages vraiment positifs (Annelie, la famille hindoue) mais quelle fin ! de la science-fiction de haute volée, vraiment intelligente.
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basileusa
  15 mai 2019
Un excellent roman de SF comme je les aime !
Presque cinq siècles après nous, le remède contre la mort est trouvé et diffusé en Europe via l'eau courante . Les européens sont donc immortels, alors que sur les autres continents le remède n'est offert qu'à certains. Mais il y a un prix pour les européens : c'est l'immortalité ou 1 enfant ! Si l'on a un enfant on se fait injecter un virus qui enlève l'immortalité et ne laisse que 10 ans de vie au maximum.....Et pour contrôler tout ça , il y a l'armée des Immortels et leur masque d'apollon , qui font régner la justice à coup d'injection de virus . Jan est l'un d'eux et, à travers lui, on découvre ce futur un peu glaçant : les injections pour les contrevenants à la condition de l'immortalité, le principe des internats et les effets de l'immortalité sur la société , qui dépasse l'ennui avec une bonne gorgée de pilule du bonheur ! Ce que j'ai particulièrement appréciée c'est qu'on a un peu tous les points de vue, toutes les situations présentées et on peut donc se faire son propre avis sur cette société européenne futuriste. Jan va d'ailleurs découvrir à ses dépends que l'immortalité a un prix : une histoire qui a multiples rebondissements ,fluide , passionnante , qui vous laisse un peu chaos à la fin ! Il y a un peu des Monades urbaines de Silverberg et un peu de Carbone modifié de Richard Morgan mais l'auteur de Métro 2033 réussit à se démarquer et à faire un roman original et formidable , qui marque, qui nous fait passer par pleins d'émotions, nous fait réfléchir ! J'ai eu un petit coup de coeur pour ce pavé alors merci à Sarahbarbier de l'avoir sortie de ma PAL !!
Pioche dans ma PAL mai 2019
Challenge Mauvais genre
Multi-défis 2019
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critiques presse (2)
Telerama   28 octobre 2015
Si ce gros livre, écrit avec fougue par un passionné de jeux vidéo, n'évite pas toujours les caricatures, il se dévore avec enthousiasme.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   25 septembre 2015
Cette contre-utopie trash et inquiétante prend place dans un futur lointain, alors que l'Homme a réussi à devenir immortel.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   07 septembre 2016
p.520.

- On dit que, si les fourmis étaient capables de transmettre aux générations futures leur connaissance du monde, la planète leur appartiendrait et il n’y aurait pas de place pour l’homme. L’humanité a été jadis semblable à ces fourmis. Tout ce que créaient, pensaient et ressentaient des centaines de milliards d’individus a disparu sans laisser de trace, tout était vain. Nous apprenions toujours les mêmes leçons, nous construisions la tour de Babel avec du sable sec. Seule la jeunesse éternelle nous a transformés, nous les fourmis, en êtres humains. Les compositeurs des temps anciens perdaient la tête ou l’ouïe à peine avaient-ils compris la nature et les secrets de l’harmonie. Les penseurs retombaient en enfance, les peintres devenaient aveugles sans avoir eu le temps de composer leurs plus grandes œuvres. Les soi-disant gens simples, poussés par la vieillesse et la mort dans le cycle infernal de l’enfantement et de la multiplication, n’avaient pas le temps de réfléchir au sens de la vie, de découvrir leur véritable talent et de le développer. La peur et la mort faisait de nous des bêtes de somme. La vieillesse nous privait d’intelligence et de force, à peine avions-nous commencé à accumuler de l’expérience. Nous ne pouvions penser à rien d’autre qu’à la vitesse à laquelle filait la vie et, prisonniers de nos œillères, nous tirions le joug auquel était attachée notre pierre tombale. Cela étant ainsi… il n’y a pas si longtemps.
+ Lire la suite
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okkaokka   08 septembre 2016
p.652-3.

-Je le lui ai dit et je te le répète : nous avons besoin de la mort ! Nous ne devons pas vivre éternellement ! Nous sommes trop bêtes pour l’éternité. Trop égoïstes. Trop présomptueux. Nous ne sommes pas prêts à vivre sans fin. Nous avons besoin de la mort, Jacob. Nous ne savons pas vivre sans.

[…]

- J’ai cessé de m’accrocher à la vie, c’est vrai. La mort m’a rendue libre. Je n’ai rien à perdre, Jacob. Tu ne peux rien me faire. Ni toi, ni ton parti, ni Jesus. Tout ce que je voudrais, c’est que mon enfant voie ce monde, dit-elle en se tournant vers la paillasse.

- Béatrice ! crie-t-on d’en bas. Béatrice, tout va bien ?

- Cent vingt milliards de personnes vont mourir ! Qu’est-ce que ça va changer ?

- Tous, ils auraient dû mourir. Ce qui est vivant doit mourir. Nous ne sommes pas des dieux. Nous ne pouvons pas le devenir. Nous sommes dans une impasse. Nous ne pouvons rien changer parce que nous sommes incapables de changer nous-mêmes. L’évolution s’est arrêtée avec nous. La mort apportait le renouveau, la remise à zéro. Nous l’avons interdite.
+ Lire la suite
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AunryzAunryz   03 février 2016
- Merci d'être venu.
- Merci à vous d'avoir fait appel à moi, dis-je avec un sourire.
Quand Dieu parle gentiment à un boucher c'est que ce dernier sera prochainement sacrifié sur l'autel plutôt qu'invité à rejoindre les rangs des apôtres.
Et qui mieux que le boucher jouant à Dieu avec le cheptel est en mesure de comprendre cela ?
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Shan_ZeShan_Ze   31 décembre 2018
Cette tour est vieille. Si vieille qu'à l'époque de sa construction on n'avait pas encore vaincu la maladie d'Alzhaimer, et, de toute évidence, ses dernières victimes furent les architecte d'Hyperborée. L'entrelacs des couloirs et l'empilement des niveaux forment un chaos innommable. Il n'y a rien de standard dans leur dessin, ni même de régulier. Chaque étage a sa distribution particulière ; les nomes de secteurs donnent l'impression d'être le fruit d'une génération aléatoire ; entre les niveaux d'habitation, il y a des niveaux techniques non indexés : quant aux panneaux avec des numéros vissés aux portes des appartements, ils ont du être attribués par tirage au sort.
+ Lire la suite
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KittiwakeKittiwake   29 mai 2016
Au début du XXIe siècle, la population de cette planète comptait sept milliards d’individus, et vers la fin quarante milliards. Par la suite, elle a doublé tous les trente ans jusqu’à ce que le prix d’une vie soit une autre vie.
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Dmitry Glukhovsky : maître de la dystopie.
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