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EAN : 9782367934839
253 pages
L'Atalante (23/02/2018)
3.46/5   25 notes
Résumé :
Nouvelles de la mère patrie est un recueil de textes écrits à l'origine pour la presse russe, car, avant même d'être romancier, Dmitry Glukhovsky est journaliste. Et rien ni personne n'échappe à sa plume acerbe, à commencer, bien sûr, par le numéro 1 (qui échange parfois sa place avec le numéro 2), le Leader de la Nation, suivi de près par les strates corrompues de l'administration, les mafieux reconvertis en hommes d'affaires, les nouveaux riches, les gens modeste... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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ninamarijo
  02 janvier 2020
Seize nouvelles composent ce livre, ce sont des écrits de science-fiction, des récits de l'absurde, des métaphores satiriques dénonçant le pouvoir et ses élites corrompues mais aussi le fonctionnement de la société et la manipulation des foules. En fait Dmitry Glukhovsky est dans la droite lignée de ses pères mais lui, n'est pas passé par le Goulag ! Et c'est ce qui m'a plu.
Les sujets abordés sont divers, Dmitry Glukhovsky dénonce :
- la corruption des oligarques et ce à tous les étages du pouvoir.
- le trafic d'organes…
- le pouvoir omnipotent et prêt à tout pour contrôler les informations qu'il juge inquiétantes : il fait taire les opposants, les séquestre ou même n'hésite pas à aller jusqu'au crime… et Il n'exagère peut-être pas vraiment !
- Il évoque aussi des mafieux reconvertis en hommes d'affaires et en hommes politiques tout- puissant et peu scrupuleux, ce sont créatures odieuses et inquiétantes qui font régner la terreur.
- il nous parle d'extraterrestres qui débarquent en Russie mais, l'aveuglement et le non discernement du pouvoir empêche la presse de divulguer cette nouvelle !
- Il évoque aussi avec humour et dérision le couple Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev numéro 1 et numéro 2 interchangeables.
Assurément on passe un bon moment même si ces récits sous effrayants, ne l'oublions pas, la plume de Glukhovsky est très aiguisée et diablement perçante.

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Cacha
  03 septembre 2020
Cet auteur de SF russe ne ménage pas son pays ni ses (surtout son) dirigeants actuels.
Dans cette série de nouvelles fantastiques ou plus réalistes, il montre l'absurdité d'un monde post-soviétique qui a conservé la structure politique d'autrefois.
L'humour est aussi bien présent, dans la même veine de causticité.
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Le_chien_critique
  30 avril 2018
Inadmissible ! Révoltant ! Ecoeurant ! Déplorable !
Alors que la Russie rayonne dans la géopolitique mondiale, se saisit de la question des Droits de l'Homme partout où elle est en danger, qu'elle pourfend les dictateurs suçant le sang de leurs concitoyens, qu'elle fait preuve d'une intransigeante transparence dans l'utilisation des fonds publics, que ses politiciens sont tous d'une irréprochable honnêteté, qu'elle a une économie profitant au plus grand nombre, que les questions sociétales sont au coeur de sa politique, Monsieur Dmitry Glukhovsky, écrivaillon de troisième zone se permet de cracher dans la soupe de celui qui le nourrit.
J'avais déjà lu ses romans qui, bien que pouvant se lire de manière ambigüe, m'avait beaucoup plus. Et maintenant, après avoir vendu quelques millions de ses livres, il se permet de commettre des pamphlets contre le grand et valeureux Vladimir Poutine, de passer de la sous littérature qu'est la science fiction pour fabuler comme un journaliste corrompu sur cette grande patrie. le voilà qu'il se complet dans la satire, dans l'humour noir et grinçant.
A ses yeux, les élites seraient toutes corrompues, la bienveillante idéologie communiste à la solde du capitalisme libéral. Il ose même comparer les leaders du peuple à de grands dinosaures en voie d'extinction, ou, plus révoltant encore, à les faire apparaitre comme des envahisseurs aliens.
Les grandes infrastructures routières de ce pays ne valent pour lui qu'à d'incessants embouteillages et pollution, alors que l'écologie est une question farouchement défende par les élites et le peuple. Peuple qui serait d'après lui insignifiants, alcooliques ou nazis, alors que les minorités sont une priorité du gouvernement démocratique russe.
Les médias sont forcément à la solde du grand communisme, pas d'échappatoire à l'idéologie dominante. Ce serait bien vite oublié que si Vladimir est sur tous les supports, c'est qu'il s'occupe énormément de son peuple. Pour preuve le grand raout annuel où Vladimir pourfend à la demande de ses citoyens quelques édiles locaux qui se sont égarés sur le chemin glissant de la corruption. Mais le Leader de la Nation veille !
Tous les fonctionnaires et politicards seraient corrompus, usant de leurs positions pour soutirer bakchichs et faveurs, le pire serait celui à la tête de ce grand pays. Alors que ce vénérable monsieur, adorant la pèche comme n'importe qui d'autre, redresse son pays comme un sacerdoce.
Allez, trêve de second degré, ce recueil de 16 nouvelles acerbes sur la Russie d'aujourd'hui se lit sans mal, fera sourire ceux qui suivent de loin l'actualité internationale. Pour les amateurs de SF, le bilan sera beaucoup plus noir, à part quelques renvois à nos thématiques, ce n'est clairement pas le sujet des textes. En outre, même si le plaisir de lecture est présent, les nouvelles sont loin d'être inoubliables.
Lorsque j'ai vu ce livre dans les parutions de L'Atalante, je me suis dis chouette, un nouveau Dmitry Glukhovsky, pour de suite déchanter : en lisant la quatrième de couv', je me rends compte qu'il s'agit d'un recueil d'articles écrits pour la presse.
Quelques temps plus tard, mon camarade Lecture42 publie son billet sur ce livre qui s'avère être un recueil de nouvelles, mais parues dans la presse ! Alors je ne sais pas si cela vient de moi, ou de l'éditeur, mais méprise il y a.
Si vous désirez savoir à quelle époque ces textes ont été écrit, dans quels journaux et à quelle occasion, j'espère pour vous que vous savez lire le russe, l'édition de l'Atalante ne s'attardant pas sur ces frivolités...
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PostTenebrasLire
  21 novembre 2021
Des nouvelles écrites par Dmitry Glukhovsky avec une bonne pincée de fantastique.
Soupçon de fantastique qui saupoudre un grand saladier de réalité. de cette réalité qui fait plus vrai que nature.
Dans ce pays imaginaire, on traite avec les enfers pour exporter du gaz naturel.
On construit des tours pour vendre les organes des accidentés du travail. Il suffit juste de bien choisir une ethnie qui ne boit pas n'est pas ?
Aucun pays, entreprise, oligarque réels ne seraient autant prêt à tout pour un enrichissement aussi indécent… non ? s Dans ce pays fictif, les riches sont riches seulement de façon un petit peu plus obscène.
Les médias délaissent le scoop du millénaire, car… le Président est en visite quelque part, car… il faut équilibrer par des sujets sur le Premier ministre ensuite.
L'alcool coule à flots, car c'est presque une nécessité nationale. le citoyen de cet État imaginaire, une fois à jeun devrait faire face à une réalité bien trop misérable.
Une belle collection d'histoires tantôt caustiques, tantôt sordides.
Des nouvelles d'un univers parallèle juste séparées du nôtre par une très mince couche de fantastique.
À la fin, il ne reste en dehors de toute cette corruption, qu'une campagne profonde, immuable et autarcique.
Et on en vient à penser que se tenir loin des « élites » dévoyées est la seule solution.
Ça ou la révolution ?
Note
Les nouvelles ne sont pas datées (dommage).
Certaines font référence aux États-Unis sous Obama.
Lien : https://post-tenebras-lire.n..
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Hale_Bopp
  06 octobre 2019
Si le style n'égale ici franchement pas Sumerki du même auteur, ce recueil ne m'en a pas moins beaucoup plu.
C'est en partant dans des histoires souvent farfelues, menées par des personnages hauts en couleurs que Gluhovski s'amuse à taper sur la société russe actuelle. Un vrai régal d'humour.
Ce livre ne se prend vraiment pas au sérieux, ne vous attendez pas à des histoires réalistes, non, vous y découvrirez les Enfers, croiserez un extra-terrestre qui attend son interview etc. Mais sous cette couverture, les problèmes de la société russe actuelle sont bien présents : l'exploitation des richesses, le fossé qui se creuse entre riches et pauvres, le remplacement des arts et de la culture par la consommation et la technologie chez les nouveaux riches, l'alcoolisme, les médias pas vraiment libres, la corruption, le racket exercé par les fonctionnaires, l'immigration, les élections truquées, la religion, etc.
Pour moi, toutes les nouvelles ne se valent pas dans le recueil, mais je suis sans aucun doute passée à côté de nombreuses références tant ma culture de la Russie est mauvaise (à l'inverse je me suis amusée à voir des erreurs culturelles quand l'auteur parle de la France). Ce qui n'empêche que ce bouquin, ce panorama peu flatteur de la Russie m'a bien amusée (j'ai ri franchement sur la chute extraordinaire de Deus ex machina) tant l'auteur préfère lui-même en rire et offre un propos totalement décalé ou exagéré. C'est un vrai moment de détente, trop sérieux s'abstenir.
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critiques presse (1)
Syfantasy   17 août 2021
Nouvelles de la Mère Patrie est une vision sombre, édifiante et profondément sarcastique de ce que pourrait devenir la société russe dans un futur proche. Bien qu’il est parfois difficile de juger de la qualité d’un recueil de nouvelles, celui-ci est à recommander aux fans de l’auteur, mais aussi à ceux qui veulent s’essayer à la dystopie et la science-fiction politique et sociale !
Lire la critique sur le site : Syfantasy
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
PostTenebrasLirePostTenebrasLire   04 décembre 2021
On nous a dit et répété que la vie humaine n’avait pas de prix. C’est absolument faux. Tout a un prix. Quelle brillante idée vous avez eue de monétiser ce capital ! On m’a préparé une note… (Il feuilleta son carnet.) Dans les pays développés, au Japon ou aux États-Unis par exemple, un rein coûte en moyenne cent mille dollars et, pour une raison qui m’échappe, deux reins identiques vont chercher dans les deux cent cinquante mille. Pour un foie, c’est entre cent cinquante et trois cent mille dollars ; pour un cœur, les prix grimpent jusqu’à trois cent cinquante mille dollars. Viennent ensuite la rate et les autres organes. On additionne et on obtient… disons, un minimum de six cent mille dollars pour un lot complet, si tout est livré rapidement et sans dommage.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   19 novembre 2021
— Savez-vous ce qui a causé la chute de l’Union soviétique ?
— Non, répondit honnêtement le Président.
— C’est la sobriété générale, fit amèrement l’homme en noir. J’avais prévenu Andropov que l’homme russe retourne à l’état animal sans vodka… Sans elle, il a une conscience aiguë du vide existentiel… Il s’éveille du sommeil magique dans son studio minuscule aux papiers peints déchirés et au canapé défoncé…
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   30 avril 2018
Il faut ressusciter et moderniser le patriotisme. Redonner du sex-appeal à la Patrie. Déterminer ce que ce terme peut signifier dans un monde à l’ère d’Internet, à l’époque du village global. Je veux que le mot « Patrie » ne stimule pas seulement les centres nerveux des porte-étendards de l’orthodoxie ou des atamans cosaques. Je veux que la Patrie soit trendy. Que le centre d’art contemporain de Moscou organise des happenings patriotiques de son propre chef, et qu’en même temps, les retraités ne se sentent pas étrangers à cette Patrie-là… (Il guillotina un cigare et, avant de l’allumer, plongea son regard pénétrant dans celui de Goldovsky.) Bien entendu, ce nouveau concept de patrie devra plaire à tout le monde, et tout particulièrement à ceux qui allouent et signent les budgets.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   26 novembre 2021
Mikhaïl Semenovitch Stein était en proie à une profonde insatisfaction. Il avait choisi la science pour devenir un grand homme, pour que ses découvertes révolutionnent le monde. Cependant, l’ensemble de ses réussites ne lui vaudraient guère plus de deux lignes dans l’encyclopédie. Et s’il venait à mourir prématurément, les ânes immortels de l’Académie des sciences iraient piétiner sa tombe et s’arrangeraient pour faire retirer l’entrefilet le concernant dans l’édition suivante. Putain d’ennemis !
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   21 novembre 2021
Les noms des personnages, des organisations, des entreprises et des États mentionnés dans le présent ouvrage sont le pur fruit de l’imagination ; toute similitude avec des noms de personnes, d’organisations et d’États existant ou ayant existé serait purement fortuite.
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Dmitry Glukhovsky : maître de la dystopie.
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