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ISBN : 2841728862
Éditeur : L'Atalante (24/01/2019)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 13 notes)
Résumé :
[ÉPREUVES NON CORRIGÉES]

Novembre 2016. Ilya rentre à Moscou après sept années de détention dans la zone – une de ces régions de Sibérie peu peuplées où la Russie installe des camps pénitentiaires –, bien décidé à tourner la page et à reprendre une vie normale.
À peine arrivé, il est confronté à la mort de sa mère, à une fin de non-recevoir de la femme qu’il aimait et à un monde qu’il ne reconnaît plus. La nuit même de son retour, l’esprit embr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Floyd2408
  09 janvier 2019
C'est une masse critique Babelio qui m'a fait découvrir cet auteur et ce roman Dmitry Glukhovsky et son Texto, je remercie encore L'Atalante et Babelio pour cette merveilleuse pépite, ce joyau russe, la Russie ombre de beaucoup d'ouvrage, soleil écarlate d'un peuple slave narré par beaucoup d'âme torturé, un pays perdu dans des traditions profondes au coeur même de leur chair, une administration débordante d'absurdité humaine, Texto est un kaléidoscope moderne d'une Russie à la poupée russe, empirique de ses adages historiques.
Dmitry Glukhovsky est un auteur russe, originaire de Moscou, ayant fait des études en relations internationales à Jérusalem, vagabond terrestre, il parle plus de six langues, il a travaillé pour les chaînes Russia Today, EuroNews et Deutsche Welle, il se consacre pleinement à l'écriture, il a notamment travaillé et continue encore de publier des articles pour le journal Novaïa Gazeta où travaillait la journaliste Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006. Dmitry Glukhovsky a marqué de son empreinte le monde littéraire avec Métro 2033, publié en 2005, un roman anti-utopiste comme 1984 de Georges Orwell et plus récemment La servante écarlate de Margaret Atwood en 1985. Ce roman enfantera une suite avec Metro 2034 et Métro 2035, une trilogie dystopie post-apocalyptique, couronné par un jeu vidéo du même titre, explosant des records ventes. Outre cette trilogie, Dmitry Glukhovsky a écrit d'autres romans comme Sumerki, traduit et publié en 2014, FUTU.RE en 2015 et dernièrement Texto.
Texto est un roman actuel, moderne, perçant la Russie moderne à travers la chevauchée tumultueuse d'un jeune étudiant sortant de prison après une peine de sept ans de prison pour détention de drogue. Une vie s'entrecroise, s'entremêle, se diffuse, s'étiole, s'effrite, se consume, s'évapore, se dédouble entre cet étudiant piégé par un jeune flic fougueux et surtout véreux, par le téléphone portable de ce dernier, tombé dans les mains de la victime, la vie intime du téléphone sera une voix nouvelle pour ce jeune banlieusard de Moscou, résidant à Lobnia.
Ce préambule est une petite friandise sublime, Texto est comme une architecture d'un trompe l'oeil, un édifice au coeur double, comme pouvait le faire plus simplement Stefan Zweig, narrant ses histoires à y travers le récit d'une tierce personne ou d'une lettre comme Lettre d'une inconnue, Texto tisse sa toile au fil de la mémoire d'un téléphone avec celle maladroite du tueur de son propriétaire, Moscou trône sa majestueuse grandeur au côté de tous ses personnages rongés par la société de corruption russe.
Moscou semble être une terre promise, une ville en mutation, au vestige passé oeuvrant sa force vitale dans une croissance vertigineuse, les périphériques sont surchargés, au contraire de Lobnia, statique sous les yeux de notre héros, Ilya, libéré de prison, dite la Zone, au bout de sept ans, son regard innocent perce la mutation de cette ville et de sa banlieue. Dmitry Glukhovsky entraine le lecteur dans une intrigue moderne d'une Russie contemporaine où navigue comme un écho, l'esprit critique de sa patrie, comme tant d'autres, Moscou et ses habitants piégés dans une caste absurde. Ce Moscou est la vision de celui qui le visite et de son guide, Moscou vibre de sa mutation, toujours une linéarité Moscovite trébuchante.
« la terre moscovite ne voulait pas être aplanie »
Ce n'est pas comme l'a fait Alexandre Soljenitsyne avec son roman vérité L'Archipel du Goulag. 1918-1956, essai d'investigation littéraire, parlant du Goulag et monde du travail forcé, juste une parenthèse sur le monde carcérale et de sa sous-culture, une plongé timide de Ilya brisé d'avoir été lancé en pâture par un jeune flic, aux dents longues, dans cet univers à l'animalité de survit, celle de la loi du plus fort et de l'argent, avoir en soi le silence absurde d'une hiérarchie enclavant toute éducation sociétale, devenir le jouet des autres et attendre la libération au prix trop lourd à survivre, vivre de cette Zone non humanisme. Tiraillé entre deux clans s'opposant, la zone libère sa loi, les blatnoy, les mouchards, les matons, tous s'affrontent dans une guerre de pouvoir, même l'administration est corrompue, l'argent domine la société russe, pour avoir une libération anticiper il faut toujours donner quelque chose en échange, Ilya ne cédera pas à cette hiérarchie de la corruption, refusant de sortir six mois plus tôt, refusant de dénoncer à tort celui qui l'a pris sous son aile, le protégeant de l'animalité malsaine de la prison, refusant de se pervertir , Ilya résiste à la zone pour être celui qui l'anime au plus profond de son être.
Ilya est le miroir de la société Russe, son regard va de corruption en corruption, même devant la télé, la propagande contre la démocratie à travers des jeux animés par des bobos, les apparitions du chef de l'état avec son discours ficelé, les informations relatant la force de la Russie face aux nations jalouses, même le passeport est un tour de magie administratif vénale, payer pour obtenir une liberté perdue dans cette zone pour un sachet de drogue dissimilé par une jeune flic véreux, sept d'une vie pour de la drogue qu'il n'avait pas, sept à perdre son amoureuse, sept à survivre, sept sans sa mère, morte deux jours avant sa libération, cet héros comme la plupart des russes narré par Dmitry Glukhovsky se perd dans la vodka, mais s'aspire dans des monologues sans fin sur sa condition. La vodka perce une Russie dans les méandres de ce breuvage festif et collectif, les vapeurs solitaires annihilent l'esprit et le corps, l'âme Russe navigue dans ses eaux troubles mais la cocaïne fissure peu à petit cet héritage.
Ce roman à la trinité des sons, la mémoire du téléphone, les pensées d'Ilya et la narration des événements, cette triple voix bouscule le lecteur à naviguer dans les ruissellements de cette rame dramatique. Dmitry Glukhovsky avec son personnage principal Ilya, entraine l'intrigue dans une schizophrène folle de notre jeune repris de justice, tirailler entre la vie de sa victime, le jeune flic l'ayant fait arrêté, et sa propre vie, ce dédoublement aspire le lecteur dans une entrainante cascade d'événement multiple, scénarisé comme un film, ou les personnages annexes, des figurants sont présents de leur voix, un couple dans la rue bavardant, des jeunes dans un bar, tous sont éphémères et inertes à l'intrigue mais participe à ce roman multiple.
Ilya se noie petit à petit dans la vie du jeune flic Petia Khazine, entre ses parents, sa petite amie Nina enceinte, ses contacts et sa hiérarchie, mais aussi sa propre vie, avec la mort de sa mère encore à la morgue, désirant partir de la Russie en obtenant un passeport, devoir gagner de l'argent grâce business de trafiquant de drogue pour s'enfuir. Cette trame s'étire avec beaucoup de puissance, un vertige des sens où le final se fait cabotin, un roman policier, critique d'une Russie gangrénée de toute part, une Russie sur son piédestal de ses dirigeants trompeur et truqueurs, une Russie se métamorphosant dans un capitaliste ou le rêve se vend à prix d'or, une Russie contemporaine s'axant vers une destinée nouvelle, gardant son despotisme légendaire avec un Poutine ultra présent.
Ilya sera-t-il faire face à cette dualité, survire à sa vie, jouer la comédie de la vie d'un autre, perde contact avec ses convictions, aller s'enfuir dans un éden lointain en oubliant ses racines et ses convictions, Dmitry Glukhovsky fera de son héros un martyr Russe tel jésus ou un Juda de sa propre vie, venez-vous perdre dans Texto et vous évaporer dans une intrigue fort réaliste.
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Maks
  11 février 2019
Dmitry Glukhovsky est un de mes auteurs préférés, et surtout il a écrit mon roman préféré « Futu.Re » ainsi que le « monde » très étendu de « Métro 2033 » en écrivant 3 romans et en y intégrant plusieurs jeux vidéos ainsi que des romans d'autres auteurs (amateurs) qu'il publie enfin d'étendre encore cet univers. Tout cela pour dire que j'attendais beaucoup de ce nouveau roman, même sachant que ce n'était pas de la science-fiction, nous sommes ici dans un thriller, et malheureusement je suis déçu de ma lecture, cela me laisse un goût amère et me fait espérer un prochain roman plus dynamique.
Ce que je reproche à « Texto » n'est autre qu'une énorme lenteur qui s'installe après 150 pages et qui reste jusqu'au bout. Je me suis ennuyé malgré un sujet intéressant, jusqu'à me forcer à lire pour le finir (en me disant à chaque fois : mais mince pourquoi, pourquoi Dmitry Glukhovsky à donné ce rythme à son livre…).
Il y a une autre chose avec laquelle j'ai eu du mal, c'est « Ilya », le personnage principal de l'histoire, il est juste insupportable, j'avais envie de le secouer, de lui dire mais réveille toi, dans quel monde tu vis, bouge toi. En plus j'ai trouvé ses réactions assez spéciales. Alors je lui laisserai le bénéfice du doute sur son mental car il sort de plusieurs années de prison dans laquelle il à été placé jeune, et en plus en étant innocent. Il n'empêche qu'il est complètement à coté de ses pompes.
Aller, une bonne chose, le scénario.
Dmitry Glukhovsky sort cette histoire de sa tête d'un coup de baguette magique, toujours aussi inspiré que pour ces précédents romans, c'est ici vraiment le point positif de cette synthèse, si seulement il y avait mis plus de rythme et un personnage moins agaçant nous aurions pu avoir encore une fois un chef d'oeuvre comme pour Métro 2033 ou Futu.Re. C'est dommage car le potentiel était là.
Sur le blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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Mouchemike
  13 février 2019

Glukhovsky est un auteur particulier dans mon coeur, il est celui qui m'a fait découvrir que j'aimais lire, autant vous dire que je ne louperai pour rien au monde la sortie d'un de ces nouveaux livres. Je n'arrive pas à être vraiment négatif sur lui, son écriture est à part et je suis toujours surpris.
Pour ce qui est de TEXTO, j'ai aimé ce livre, pas adoré ni surkiffé, mais j'ai aimé lire ce nouveau thriller psychologique. L'auteur nous emmène dans un Moscou cru et sans tabou, un Moscou dont on ne parle pas à la télé mais qui est tellement réaliste que nous français on peut se poser des tas de questions.
Nous suivons Ilya un jeune homme de 27 ans tout juste sorti de prison et qui va vouloir se venger, il va se faire passer pour l'homme qui l'a arrêté arbitrairement 7 ans auparavant et qui a ruiné sa vie. Notre personnage principal va donc se faire passer pour lui, une fois ce dernier mort, en utilisant tout ce que peut révéler son téléphone, Mails Sms Enregistrements pour pouvoir faire croire que ce policier est toujours vivant et trouver du temps pour se sortir de ce piège dans lequel il c'est enfermé. Il va se rendre compte que la vie qu'il [a prise n'était pas si simple et qu'il n'est pas facile de se faire passer pour autre.
Un bon livre, un peu long par moments, quand on rentre dans certaines lectures d'échanges de textos ou de messages autres. Mais sincèrement je suis quand même resté accroché à ce livre avec l'envie de savoir comment Ilya allait s'en sortir.
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Jarry03
  03 février 2019
Aussitôt annoncé, ce nouveau livre du Stephen King russe me mettait déjà l'eau a la bouche. le pitch, un homme tue la personne qu'il l'a condamné et prend son portable pour faire croire a son entourage que la-bas tout va bien. Que disais-je, intéressant ?
Dmitry Glukhovsky a ici le talent d'écrire tout en finesse, sans délaisser une miette de l'histoire, sans etaler sur des pages un blabla interminable (ce qui faisait légèrement défaut à la trilogie Metro). Tout est juste, tout est comme il faut. La seule crainte que j'avais en découvrant ce livre est qu'il ait un côté "teenager", un côté trop branché technologie et réseaux sociaux. Et c'est tout l'inverse, le téléphone pourrait même être un prétexte pour comprendre la psychologie du personnage.
Car encore une fois, après Artyom et Dmitry (Sumerki) l'auteur ne s'intéresse pas intégralement a l'action et au cadre (même si il en profite pour dresser un portrait acerbe de la Russie contemporaine et de la corruption au plus haut niveau), mais surtout a son personnage, Ilya, et a sa façon de vivre les événements qu'ils l'entourent. Et ca marche, on plonge la tête la première dans la galère du protagonniste, on angoisse avec lui et on portage sa folie. le personnage se confond avec sa victime et nous aussi.
Au final, on regrette que le livre ne fasse pas 50 pages de plus pour revenir et compléter certains points de détail. Mais ca, c'est pas un vilain défaut.
Dmitry Glukhovsky est l'étoile montante de la littérature contemporaine (et ce depuis sa première oeuvre), et il démontre son talent encore ici. Il n'a plus rien à prouver, la trilogie Metro est un succès aussi bien littéraire que vidéoludique (et bientôt cinématographique), le reste de son ouvre est plaisant, et Texto est en voie pour devenir un bon film. Et ca fait du bien d'avoir un auteur Russe qui perce dans ce monde dominé par la culture Anglo-saxone.
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zarline
  12 février 2019
Texto est le nouveau roman de l'auteur russe Dmitry Glukhovsky, plus connu pour sa série apocalyptique Metro. Je n'ai pas lu cette dernière et cela a probablement joué un rôle positif pour cette lecture: ce roman ne ressemblant a priori en rien aux écrits précédents de l'auteur, je n'ai pas été déstabilisée ou déçue comme pourraient l'être des fans de Metro.
Loin d'un monde futuriste, Texto est au contraire bien ancré dans la Russie et la société d'aujourd'hui. On y parle de Poutine, de Trump, de WhatsApp, de Telegram et du dernier smartphone à la mode, objet devenu indispensable à notre fonctionnement, au point qu'il devient un miroir de notre vie et de notre personnalité. C'est ce que va découvrir Ilya: lui qui avait cru se débarrasser de Petia, va au final pénétrer si profondément dans l'intimité de son ennemi qu'il va risquer de s'y perdre complètement.
Le smartphone comme fil rouge, c'est l'idée de base originale de Texto qui permet à Dmitry Glukhovsky de sonder l'âme d'un jeune officier de police pourri dans un Moscou où la corruption est partout. Un fil rouge qui résulte toutefois également sur quelques lenteurs: Ilya passe beaucoup de temps sur son smartphone à écrire des textos plutôt que se bouger, rendant parfois le récit répétitif et stationnaire surtout dans sa première partie - quelques centaines de pages tout de même à lire avachi le contenu du téléphone de Petia, ses textos, ses photos, ses emails.
Lent, Texto l'est un peu, oui, même si le rythme s'accélère petit à petit. Mais Texto est aussi un roman sombre qui joue pleinement de ses ambiguïtés: d'Ilya ou de Petia, qui est le bourreau, qui est la victime? Entre dégoût, pitié, colère, difficile de se positionner pour le lecteur qui peine ainsi à "juger" les protagonistes de ce roman où tout le monde tente au final de survivre à sa façon.
Au final, ce qui lie tous les romans russes lus jusque ici, c'est cette noirceur sublimée. La Russie de Glukhovsky est loin d'être toute rose, comme si derrière le faste et la fête des boîtes de nuit moscovites, elle contenait déjà la pourriture qui la mènera à ses récits apocalyptiques. Texto se résume ainsi à une éloge funèbre à la beauté de la ville de Moscou. Une découverte pour sortir des sentiers battus!
Lien : https://unmomentpourlire.blo..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
YuyineYuyine   07 février 2019
Il pensait avoir bien fait les choses, mais malgré ça il irait en enfer. La vie sur Terre était ainsi organisée que tout le monde allait irrémédiablement en enfer. Surtout en Russie.
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Dmitry Glukhovsky nous parle de son livre Futu-re à la librairie Mollat (Bordeaux).
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