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EAN : 9782754820592
232 pages
Éditeur : Futuropolis (08/03/2018)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 52 notes)
Résumé :
"Profession du père" est le roman le plus secret et le plus autobiographique du reporter de guerre Sorj Chalandon. Ici, il s'agit de raconter une guerre sournoise contre la peur du père, et la quête d'une paix intime face au chagrin et à l'amertume d'une relation manquée.

Sébastien Gnaedig a déjà raconté la faiblesse des hommes et la province lasse et perverse. Il nous invite ici dans l'intime de ce trio familial délétère, accroché au fil de la mémoir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  17 juillet 2018
23 avril 2011. Au crématorium de Lyon, Émile et sa maman se recueillent devant le cercueil d'André, père et mari de ces derniers, avant l'incinération. Aucune effusion, aucune larme. Personne à part eux dans cette immense salle vide...
Septembre 1959. Émile n'a jamais su réellement la profession de son père. Aussi, lorsqu'il a fallu remplir la fiche de renseignement à l'école, ce dernier lui disait de noter aussi bien fonctionnaire, agent secret que sans profession. L'année d'après, le petit garçon apprit, par une bien étrange circonstance, qu'il était à l'origine des Compagnons de la Chanson. En effet, sa maman s'étant rendue à l'un de leurs concerts avec une amie, trouva porte close lorsqu'elle rentra. Elle dut alors passer la nuit sur le palier, Émile ne devant en aucun cas lui ouvrir, quelques baffes le dissuadant ouvertement. C'est alors que son père lui expliqua que c'était lui qui eut l'idée de cet ensemble vocal mais sa voix étant trop brillante et supérieure aux autres, il dut quitter le groupe, non sans avoir, au préalable, conseillé à Édith Piaf d'assister à l'un de leurs galas. L'année suivante, André, alors agent secret, se met en tête d'assassiner De Gaulle, entraînant son fils dans son délire...

Émile Choulans, alias Sorj Chalandon, a connu une enfance et une adolescence pour le moins mouvementées et assez terribles. Entre les histoires aussi incroyables qu'improbables que lui racontait son père, pour ne pas dire des affabulations, et les coups ou les menaces qu'il recevait, le petit Émile a vécu sous le joug d'un père tyrannique, paranoïaque, violent, mythomane et schizophrène. Une violence aussi bien physique que psychologique dont Émile et sa maman faisaient les frais. Tantôt agent secret, tantôt en contact avec l'OAS ou encore anti-gaulliste qui veut renverser le Général, André Choulans entrainera son fils dans ses délires. Adapté du roman éponyme de Sorj Chalandon, cet album émeut tout autant qu'il agace ou perturbe. La tension est palpable, le climat sournois. Au stylo plume spécial et tout en noir et blanc, ce récit importe non sur la forme mais sur le fond, Sébastien Gnaedig reconnaissant n'être pas un grand dessinateur. Cette adaptation, à la narration linéaire et au ton d'une grande justesse, est bouleversant et poignant.
Une plongée très personnelle et un peu folle...
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blandine5674
  08 septembre 2019
La préface de Sorj Chalendon est bouleversante. Je cite : Alors voilà : Profession du père. Et l'émotion que j'ai ressentie à la découverte de la mère, du père et du fils vus par un autre que moi. « Mon Dieu, le pauvre gosse ! », j'ai murmuré en tournant ces pages.
La BD, en noir et blanc, est fidèle au roman. Au fur et à mesure de ma lecture, les folies du père me revenaient. Une belle réussite de rappel. Puissant !
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jamiK
  19 février 2020
Ce père est un personnage vraiment tordu, haut en couleur, mythomane, manipulateur paranoïaque et loser pathétique, il est parfaitement décrit, dans sa relation avec son épouse, soumise et résignée, et son fils, plus victime que complice. le rythme du récit monte crescendo, nous amène dans ce délire pourtant si feutré, dans une vie ou la relation aux autres est faussée. On entre complètement, grâce au talent du récit, dans cette famille étrange, dans cette vie, c'est superbement bien raconté.
Maintenant, j'attends en général d'une adaptation d'un roman en bande dessinée, autre chose qu'un simple suivi du roman, et je trouve que le travail de Sébastien Gnaedig reste trop en retrait, discret, simple, mais sans parti pris, sans audaces, beaucoup trop timide. L'ambiance ne fonctionne que grâce au rythme de la narration, c'est à dire ce qui se trouve déjà dans le roman. J'ai pris du plaisir avec cette lecture, j'ai aimé l'histoire, mais je ne suis pas du tout convaincu de l'intérêt de l'adaptation.
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Bazart
  08 août 2018
"Dans ma ville de Lyon, Sébastien a interrogé les fantômes et les rues. Il s'est emparé de mon histoire. »
Sorj Chalandon, l'auteur de Mon traitre ou , le jour d'avant, on adore ce qu'il fait mais on avait hélas raté à sa sortie son roman probablement le plus personnel et le plus autobiographique.
L'occasion de se rattraper avec cette adaptation de Sébastien Gnaedig. était donc idéale d'autant que l'adaptation est aussi brillante que fascinante ...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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sevm57
  29 mars 2019
Ayant adoré Profession du père pour des raisons que j'expose dans ma critique de ce livre, j'avais très envie de découvrir son adaptation en BD.
Néanmoins, j'avoue avoir eu un doute en découvrant la couverture, qui ne me plaisait pas du tout.
Après avoir lu l'album, j'ai totalement changé d'avis et ce dessin très simple en noir et blanc est exactement celui qu'il fallait pour illustrer l'histoire écrite par Sorj Chalandon.
Comme celui-ci l'écrit dans sa préface en parlant de Sébastien Gnaedig, "Son trait était celui qu'il fallait pour chuchoter les maux. Difficile, de montrer un enfant battu. Trop de réalisme le violenterait une deuxième fois. Alors l'artiste a choisi la pudeur. Tout est là. Désarroi, chagrin, pitié, terreur. Mais tout cela gagne en légèreté.".
L'adaptation est par ailleurs très fidèle au roman.
Une réussite totale et un album bouleversant à conseiller en complément de la lecture du livre.
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critiques presse (2)
ActuaBD   12 juillet 2018
A la mort de son père, Emile se remémore son enfance à Lyon, entre un père brutal et une mère impuissante à le protéger. L’adaptation magistrale d’une tragédie familiale.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LeJournaldeQuebec   16 avril 2018
Alors que la bande dessinée puise depuis plusieurs années déjà dans la littérature, aucune adaptation n’a réussi à ce jour à surpasser l’extraordinaire Rapport de Brodeck de Manu Larcenet d’après Philippe Claudel. Profession du père risque bien de changer la donne.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BazartBazart   07 août 2018
En écrivant Profession du père, je n’avais en tête que mon visage d’enfant. Malgré le masque d’Émile, je ne pouvais m’empêcher de plaquer mes traits sur chaque mot. Croyant m’éloigner de mon enfance, j’y replongeais. Comme Émile, je n’ai jamais su la profession de mon père. Comme lui, j’ai eu une famille qui confondait mensonge et vérité. Comme lui, ce chaos m’a laissé sans socle, sans amour, sans mémoire. […]

Difficile, de montrer un enfant battu. Trop de réalisme le violenterait une deuxième fois. Alors Sébastien Gnaedig a choisi la pudeur. Tout est là. Désarroi, chagrin, pitié, terreur. Mais tout cela gagne en légèreté. Dans ma ville de Lyon, Sébastien a interrogé les fantômes et les rues. Il s’est emparé de mon histoire. » Sorj Chalandon in préface de l'album
+ Lire la suite
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LysetteLysette   30 mars 2019
Alors voilà : profession du père. Et l'émotion que j'ai ressentie à la découverte de la mère, du père et du fils vus par un autre que moi. "Mon dieu, le pauvre gosse!", j'ai murmuré en tournant les pages. Le dessinateur avait donné vie à Emile. Tout en protégeant le gamin que j'étais.
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NinaaluNinaalu   05 avril 2018
Qu’est-ce que ça peut leur foutre, ma profession ? Écris la vérité : agent secret. Ce sera dit. Et je les emmerde.
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AproposdelivresAproposdelivres   26 février 2020
- Écris la vérité : agent secret. Ce sera dit. Et je les emmerde.
- Ou alors tu écris fonctionnaire ?
- Et puis quoi encore ? Manœuvre sur un chantier ? !
De quel droit ils demandent ça ? Qu'est-ce que ça peut bien leur foutre, ma profession ?
- Et si tu disais : sans profession ?
- Sans ?
- Ben oui, sans profession, et on n'en parle plus !
- Tu sais que tu es loin d'être conne, la vieille ! Sans profession !
+ Lire la suite
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