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EAN : 9782070128044
144 pages
Gallimard (05/01/2010)
3.49/5   36 notes
Résumé :
« Elle imagine possible un mari fidèle, pour ça elle est prête à faire sa fille des rues, sa prostituée, sa courtisane. Tout plutôt que ça : qu'il couche ailleurs. Elle dit tout, elle pense tout, elle l'aime à se tuer. »
Deux femmes en résistance contre la fin du désir amoureux. À un siècle d'écart leurs chemins se croisent, se confondent, se séparent : l'une tente l'impossible pour reconquérir l'homme qu'elle aime, l'autre imagine une rupture radicale. Tout... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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NathalC
  03 septembre 2019
Valentine Goby. Il faut se laisser le temps de rentrer dans son écriture. Puis le rythme survient. Et on le suit, naturellement, sensuellement, voluptueusement...
J'avoue m'être laissée transportée par cette écriture, voire même perdue ! Car l'histoire de ces 2 femmes, leur ressenti face à cette perte de l'amour, je n'ai pas accroché, je n'ai même pas tout compris !
C'est ici le 4ème roman que je lis de Valentine Goby, et c'est celui que j'ai le moins aimé.
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rabanne
  21 décembre 2016
J'ai assez bien apprécié ce roman choral, au rythme narratif original (un mot de jonction reliant chaque histoire), et à la plume ciselée.
J'ai néanmoins déploré un manque de respiration à certains moments, et aussi cette impression de déjà vu /lu. 153 pages, un format donc largement suffisant.
Deux femmes, deux époques ; deux amours, deux destins. Des attentes et des désirs contrariés.
La passion comme un leurre. Face au doute, à l'inconnu, à la souffrance, le corps qui lutte, refuse de se taire, se débat, résiste comme il peut...
Un récit fortement introspectif, qui dissèque le couple et l'amour conjugal au scalpel : reconnaissance, estime de soi, passion, jalousie, désir, sexualité, maternité, frustration, désenchantement. (...)
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Annette55
  10 août 2015
Voici un roman oú deux destins se mêlent et s'entrecroisent à un siècle d'intervalle. Celui de Claire, spécialisée dans le montage des pianos de luxe, mére d'une petite fille Kay, mariée à Alex. Celui de Henriette Caillaux, en1914, qui voit son époux lui échapper. Il la délaisse au profit des bras de ses maîtresses. Henriette et Claire, deux femmes parisiennes, à deux époques différentes avec un dénominteur commun: "l'amour éteint".Henriette refuse de s'avouer vaincue. Elles vivent avec une même intensité douloureuse et stupéfiante, la fin de leur histoire d'amour.....
Valentine Goby, talentueuse, avec des mots précis et une langue parfaitement ciselée nous conte ces moments - clés de la vie de ces deux femmes avec une délicatesse sans pareille, sans pathos. le lecteur est happé par cette transition belle et difficile.
Le pouvoir dévastateur de la passion amoureuse à son paroxysme est mis à nu avec habileté .....
Cet ouvrage est passionnant pour la partie historique revisitée , décrivant les faits politiques par le biais d'un point de vue sensuel, charnel et féminin.....
Claire et Henriette refusent de faire taire leur corps....Valentine Goby, audacieuse, féline,tisse les deux récits avec un même bonheur: l'une souffre d'être trahie, l'autre ne peut faire le deuil d'une vie" plus grande que ça ", comme elle l'avait rêvé.Elle lutte contre l'angoisse atroce d'être finie. Ces femmes n'acceptent pas de mettre leur corps en "silence"... Elles ont besoin de cette union physique et sentimentale pour exister .....
Au final, deux femmes en résistance contre le désir amoureux.
Un bel exercice de style, un ouvrage passionnant, original, plutôt féminin.....
Ah! L'amour !
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Epictete
  16 mai 2018
L'auteur nous offre ici deux destins parallèles, deux destins des femmes séparées par quelques décennies.
Elles se sentent toutes les deux abandonnées par l'homme qu'elles aiment, à qui elles ont tout donné.
C'est d'abord Claire, jeune personne dynamique, spécialiste des pianos de luxe et sa fille Kay qui hésite à rentrer chez elle après une brouille avec son mari. Celui-ci la délaisse de plus en plus au profit de conquêtes réelles ou supposées.
Elle se retrouve de nos jours dans le décor impersonnel des tours de la Défense.
C'est ensuite l'occasion de reprendre l'affaire Caillaux
Henriette Caillaux qui en 1914 va assassiner Gaston Calmette, directeur du Figaro qui avait orchestré une campagne de dénigrement de son mari, député, le faisant s'éloigner d'elle.
Ce livre est une analyse fouillée de la psychologie de la femme aimante, passionnée. On vit véritablement leur souffrance.
Ce roman bien construit, relativement bien écrit est plein de sensibilité et de violence retenue
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ASAI
  12 avril 2021
Autant d'emblée l'écrire, je n'ai pas du tout adhéré, mais pas du tout. Surprenant si je considère que j'ai lu une douzaine de livres de cette auteure. Etonnant puisque j'apprécie l'auteure et ses livres, pour la plupart. La plupart, mais pas celui-là. Et surtout pas celui-là car je l'ai abominé.
Alors, maintenant que cela est dit, je dois argumenter.
Allons-y.
L'écriture... systématiquement faite de mots juxtaposés les uns aux autres pour faire croire à une émotion, je n'adhère pas.
Les sortes d'énigmes des personnages, une espèce de mystère qui les entourerait, je n'adhère pas.
Le chassé-croisé entre une histoire du début du siècle vraie et une autre histoire montée de toute pièce au début de l'autre siècle, le suivant, je n'adhère pas, facile, factice, aucun intérêt.
Les deux personnages Kay et sa mère, actuels, sont d'une insignifiance à pleurer.
Quant à la vraie histoire, celle d'Henriette Caillaux, si j'avais apprécié d'autres romans de Valentine Goby naviguant dans l'histoire, les histoires et L Histoire, là, j'ai été très déçue, car il aurait fallu a minima, reprendre le procès d'Henriette. Certes elle a été acquittée, mais au prix de collusions, de traficotages, de carembouillages, de déni de l'indépendance de la justice et j'en passe.
Donc je me résume, l'écriture m'a agacée car systématique et sans sens, d'abord et ensuite, l'histoire réelle a eu des conséquences autres qui sont occultées dans ce rapide roman.
Désolée pour son auteur que j'ai appréciée très très souvent..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
rabannerabanne   20 décembre 2016
C'est fini. Le présent est une mort lente, irréversible de l'amour, il suffit d'attendre, il se répand en flaque sale à leurs pieds, il s'évapore (...), ce sera pareil jusqu'à la fin du corps, et cette éternité a le goût du lait rance, et sa puanteur.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   18 août 2012
C'est fini. Le présent est une mort lente, irréversible de l'amour, il suffit d'attendre, il se répand en flaque sale à leurs pieds, il s'évapore, bientôt il faudra apprendre à vivre autrement, l'espérance à sec, ce sera pareil jusqu'à la fin du corps; et cette éternité à la goût du lait rance, et sa puanteur. Henriette se dit qu' à force de vomir son corps va sortir retroussé, retourné, par sa bouche
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NathalCNathalC   02 septembre 2019
Etre seule. Etre d'accord pour avoir mal. En ressentir la densité nue. Ne pas boire tout de suite, ne pas fumer, ne pas avaler de somnifère, pas même un morceau de sucre ; n'appeler personne. Ne se laisser distraire ni apaiser par rien. S'asseoir sur le sol dur, sentir les os frotter la peau, l'irriter. Renoncer au lit où enfouir son visage, à toute matière molle, souple, enveloppante, substitut de corps, d'amour, texture consolante. Ne pas baisser les stores. Le soleil cru, les murs blancs, les prendre, tout traverser. Ne pas atténuer la gravité des faits, leur brutalité, leurs conséquences, accepter le dos endolori, les muscles qui tirent sur les cuisses, la tête lourde et la migraine, lancinante, les larmes aux pointes d'aiguilles sous les paupières, l'envie de vomir à force de contracter la gorge, la tentation, par moments, de mourir. Franchir chaque strate du chagrin en conscience, sans protection. S'abandonner à la sensation pure, vivante, de la brûlure, en finir.
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rabannerabanne   17 décembre 2016
Elle repousse l'évidence qui s'impose, l'amour comme la peau, comme les plantes, comme les utopies, comme les chiens, promis au pourrissement, crevés au bout du compte.
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ZephirineZephirine   16 août 2020
Henriette a chaud, maintenant, avec son manteau, son chapeau noir, son manchon. Elle ne peut enlever le manchon à cause du pistolet qui glisse dans sa main en sueur, ni le manteau, à cause du manchon, alors les gouttes de transpiration coulent à ses tempes, imbibent son foulard, et elle ne les essuie pas, les mains liées au pistolet
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Avec Valentine Goby, autrice de L'anguille (Thierry Magnier), titre sélectionné pour les Pépites du Salon du livre et de la presse jeunesse - France Télévisions.
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