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ISBN : 2070347109
Éditeur : Gallimard (23/08/2007)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Je voulais aller loin. Je dois y être. Douala m'arrête. La moiteur m'enveloppe. Mes jambes ne me portent plus. C'est donc ici ? Ici que je dois être ? Yves Kermarec, je m'éloigne de toi. Mon Dieu, faites que ce soit pour toujours.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
NathalC
  22 février 2018
Un voyage au coeur du Cameroun dans les années 50, avant l'indépendance de ce pays d'Afrique. Un voyage à travers les yeux d'une française immergée dans un pays en transition.
Vision d'une femme blanche face à ce pays en plein mouvement politique, mais aussi en pleine transition sociale. Elle accompagnera le changement de vie de quelques jeunes femmes, neutre, sans vouloir imposer de concepts, juste en leur donnant la possibilité de faire et avec énormément d'amour. Ce personnage dans ce roman est fortement inspiré de Charlotte Michel qui a, inconsciemment, laissé sa trace à Douala.
Ici, Valentine Goby se sert du journal de Charlotte Marthe qui nous relate ses années au Cameroun, comme un journal intime.
Le temps d'une lecture, on se retrouve à Douala, dans ce collège, face aux possibilités et aux difficultés, entre 2 cultures (la métropole et le Cameroun), entouré de personnes ayant une énergie positive, sans a-priori, juste parmi eux...
Ce livre n'est pas une explication histoire, juste un état de la situation de Douala dans les années cinquante.
L'écriture de Valentine Goby est nette, précise, juste et en même temps poétique. Elle arrive à nous faire ressentir les choses comme si nous étions là-bas... Elle nous emmène dans cette histoire-témoignage-souvenir.
Pas d'explications, pas de morale, pas de conclusion, juste ce présent dans ce passé... Un très bel hommage.
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zabeth55
  04 août 2015
Basé sur une histoire vraie, ce roman retrace l'histoire d'une jeune femme qui, par dépit amoureux, s'exile au Cameroun où elle deviendra directrice d'une école de filles.
La vie en Afrique, le sort des filles, l'évolution de la vie sociale et politique au Cameroun….. tout est minutieusement décrit.
Certes, c'est parfaitement documenté, mais j'avoue m'être parfois ennuyée, non du fait de l'histoire elle-même, mais peut-être à cause d'une certaine froideur et du détachement apparent avec lequel Charlotte Marthe raconte ses douze années de vie africaine dans des carnets.
Si Valentine Goby a bien su raconter comment elle a réussi, contre vents et marées, à imposer son école et faire reconnaître le droit à l'enseignement pour les filles, elle n'a pas su, à mon goût, rendre toutes les émotions que l'on aurait pu attendre de cette vie peu commune.
Cela reste cependant un bel hommage à la réelle Charlotte Michel et un bon document sur le Cameroun.
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Accalia
  25 octobre 2014
Ce livre a été choisi dans le cadre du Club des Lectrices. Il répondait au thème « école ». Je ne connaissais l'auteure que de nom, notamment grâce à son roman « Kinderzimmer » qu'elle a écrit l'année dernière et qui a fait pas mal de bruits.

Franchement, je me suis mise à cette lecture à contre-coeur, je n'en avais pas vraiment envie. le thème ne me disait rien du tout.

Et bien ce roman n'est pas passé loin du coup de coeur pour moi! C'est vraiment – je trouve- un excellent roman et il m'a rendu curieuse des écrits de cette auteure que je découvrais.

L'écriture est très agréable, lire ce roman fut un plaisir.

C'est sous forme de journal intime que Valentine Goby nous dévoile les pensées de Charlotte Marthe.

Et Charlotte Marthe a bien existé. Son véritable nom était Charlotte Michel et elle a en effet été directrice durant de longues années de ce collège à Douala, qui deviendra dans les dernières années également un lycée. Grâce à elle s'est créée une sorte d'élite féminine du Cameroun et un très grand nombre de jeunes filles ont été capables de faire des études supérieures.


Et pourtant, quand elle arrive, rien n'était joué. Non seulement elle a dû se battre contre la population locale, qui n'a pas envie plus que cela de voir les femmes devenir indépendantes et faire de longues études (le brevet était considérée comme une étape finale à la dot de la jeune fille, donc une fois en poche, elle retournait chez elle pour se marier), mais en plus, elle se met à dos l'administration de l'empire colonialiste qui la prend pour une folle stupide et ne cesse de lui mettre des bâtons dans les roues. Et avec cela, le manque de nourriture et de matériel, la difficulté de trouver des enseignants (et de faire régner la paix entre eux!), la paye qui n'arrive pas, le paludisme…bref, que du bonheur!

Si c'est tiré d'une histoire vraie, je ne sais pas par contre à quel point Valentine Goby a romancé son roman.

C'est le portrait d'une femme forte, j'ai adoré la suivre dans ses errements, ses réussites, ses joies et ses peines. D'abord partie pour se remettre d'une histoire d'amour, elle a réussi à créer durant une dizaine d'année une école incroyable et à améliorer grandement le sort des femmes dans ce pays.
C'était vraiment quelqu'un d'extraordinaire et pourtant, je n'en avais jamais entendu parler avant ce livre, comme c'est le cas d'une multitude de héros anonymes qui se contentaient de faire de leur mieux.

Alors que son seul but est le lycée, elle ne cessera d'être utilisée (elle et le lycée) par la politique (l'Empire colonialiste fier de montrer que grâce à leur présence sur le sol camerounais, ils améliorent la situation de la population, les indépendantistes pointant du doigt qu'on tente de transformer les jeunes camerounaises en gentilles petites noires formatées..), mais elle s'en moque, tant qu'elle arrive à rester debout et à emmener « ses filles » jusqu'au brevet, voir même jusqu'au bac et plus loin. Un véritable combat féministe et humanitaire.

Quand on pense au colonialisme, on se sent forcément coupable. On opprimait un pays, on lui volait ses richesses, on les sous-estimait en tant qu'être humain. Notre génération est très sévère à l'égard des colonialistes, de ses blancs d'Afrique et ce de manière très juste. Mais cette femme-là en faisait partie de ses blancs d'Afrique. Et ça, il ne faut pas l'oublier. Tous n'étaient pas des monstres d'égoïsme, sans considération pour la population locale. Ce roman m'a peut-être permis d'être moins radicale dans mes futurs propos.
——————————————————
Un excellent roman, que je ne peux que vous conseiller et que je suis ravie d'avoir découvert! Un grand merci au Club des Lectrices!
Lien : http://writeifyouplease.word..
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nilebeh
  10 février 2015
Douala, 1949. Charlotte Marthe atterrit sur l'aéroport de la deuxième capitale camerounaise et se sent immédiatement fondre de chaleur et d'humidité. La vie ici sera difficile, elle le sait tout de suite. Pourtant, elle a voulu ce voyage vers l'Afrique coloniale, le voyage comme un remède à la désillusion, la fuite pour oublier la douloureuse blessure d'amour infligée par Yves Kermarec, ce Breton qui l'a entraînée sur les sentiers de Savoie, a vibré avec elle de l'ivresse des montagnes et qui, tout simplement, lui annonce qu'il se marie. Mais avec une autre.
Alors, elle devient Madame la Directrice du collège de jeunes filles de Douala. Un collège hors norme, qui accueille des filles noires et blanches, un collège où l'on enseigne aux filles à se prendre en mains, à regarder lucidement la façon dont on traite la femme en Afrique, comme un bien qui doit rapporter à ses parents (heureusement, une fille va interroger sur les pratiques occidentales qui privilégient le « bon » parti, riche, s'entend). Charlotte a existé, sous le nom de Charlotte Michel et elle a bien développé le collège-lycée de New Bell. C'est à un engagement total que nous assistons, ni vie privée, ni repos, ni loisirs : Charlotte est une militante féministe à sa façon qui parie sur l'intelligence des « ses filles », les poussent au BEPC puis se bat pour qu'elles intègrent le lycée et enfin obtiennent une bourse pour étudier en France et devenir, finalement, les professeurs de leur propre pays.
Jolie époque où on ne soupçonnait pas chaque Noir de vouloir s'établir en France pour y devenir un assisté, où on faisait confiance à la soif d'apprendre et à la fierté de servir son pays. Elles sont devenues professeurs, infirmières, puéricultrices, secrétaires, comptables, les « Antilopes » de Charlotte et vivent encore aujourd'hui, fières de leur « marraine ».
Tragique époque que celle de la colonisation, où il faut lutter contre l'administration centrale et sa mollesse, contre les traditions locales, contre la morgue des colons et leur insupportable prétention.
Exaltante et terrible époque, où on assiste à l'épanouissement du peuple camerounais qui réunit ses deux composantes, anglophone et francophone, dans un même désir d'indépendance.
Nous suivons la vie quotidienne de Charlotte, au travers de son journal et avec elle celle des Camerounais de l'époque coloniale. C'est intéressant, émouvant, révoltant. Pour connaître un peu ce pays où j'ai plusieurs fois séjourné, je retrouve avec bonheur les quartiers de Douala, la construction du pont sur le Wouri, les ethnies dominantes et rivales mais aussi les si difficiles relations Noirs-Blancs, où rien n'est jamais acquis, où la réserve reste la règle et l'amitié si difficile à construire.
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MissG
  16 novembre 2014
En 1949, Charlotte Marthe quitte la France pour le Cameroun où elle va y diriger pendant de nombreuses années un collège de jeunes filles.
Mais à la petite histoire de Marthe se mêlera la grande, elle restera pourtant oubliée de tous et ce roman sert en quelque sorte à lui rendre hommage.
Car si Charlotte Marthe est un personnage de fiction, il est librement inspiré de Charlotte Michel, une Française qui a effectivement dirigé un collège de jeunes filles Camerounaises qui ont été baptisées les Antilopes.
Valentine Goby a comblé à sa façon les trous dans l'histoire de Charlotte Michel avec son personnage de Charlotte Marthe, permettant ainsi de mettre en lumière le travail réalisé par la "vraie" Charlotte.
Si l'idée de départ du livre m'a séduite je dois dire que je ressors quelque peu mitigée de cette lecture.
Ce roman est écrit sous forme de journal intime, ce qui permet d'être au plus proche du personnage et de son quotidien, mais aussi de ses pensées intimes.
Ainsi, je n'ai pu m'empêcher de trouver que le personnage de Charlotte Marthe tombait un peu dans le stéréotype de la femme blanche partant vivre dans une colonie Africaine : elle quitte la France pour une peine de coeur, elle s'auto-proclame laide et en déduit donc qu'elle doit s'investir dans son travail à hauteur de sa laideur : "Je suis infatigable parce que je suis laide. Exceptionnelle à la hauteur de ma laideur.", elle rencontre des hommes qui la troublent, et elle ne vit, en dehors de ses élèves, que dans un microcosme de Français expatriés comme elle.
Où est la découverte de l'Autre ? D'une culture différente ? D'un mode de vie différent ?
J'attendais de ce roman autre chose qu'une blanche expatriée en Afrique qui reste confinée ou presque dans son établissement.
Finalement, la narratrice se décrit assez bien : "J'ai quarante ans. Je suis une vieille fille tranquille, faiseuse d'Antilopes au fin fond de l'Afrique noire. Et de l'autre côté de la mer, qui suis-je ? Une vieille fille un peu dingue qui s'occupe des Noirs près d'un bidonville, tandis que les banlieues de métropole se transforment elles-mêmes en bidonvilles.", ainsi que le gouffre de plus en plus important entre elle, sa vie en Afrique, et la France.
J'ai également aimé le fond historique de ce récit, où l'on sent que toutes les colonies Françaises sont en train, les unes après les autres, de réclamer leur indépendance, c'est tout un pan historique et culturel de la France qui s'écroule.
J'attendais également de ce récit beaucoup plus d'authenticité, une part plus grande consacrée aux anecdotes de la narratrice, à ses élèves.
Au final, les élèves ne sont qu'évoquées, contrairement aux difficultés rencontrées par la narratrice dans la gestion quotidienne de ce collège, je trouve cela quelque peu dommage car j'aurais aimé en apprendre un peu plus sur ces jeunes filles qui font la fierté de la narratrice.
Cela n'empêche pas ce récit de contenir de très beaux moments, de belles évocations et finalement de présenter toute la fierté ressentit par Charlotte Marthe, et par ricochet Charlotte Michel, vis-à-vis de son travail et de ce futur qu'elle offre à toutes ces jeunes filles : "Je disparais peu à peu du monde qui compte. J'élève une centaine de filles noires, sur un tout petit point de la carte d'Afrique où le coeur de la France bat moins fort qu'ailleurs.".
Charlotte Marthe ressort de cette expérience en n'étant plus vraiment Française mais pas vraiment non plus Africaine, c'est une déracinée pour le restant de ses jours.
Quant au style de Valentine Goby dont je lisais une oeuvre pour la première fois, il est dans l'urgence, ponctué de phrases courtes pour faire ressortir le dénuement dans lequel se trouve Charlotte Marthe et les mille choses auxquelles elle a à penser avant elle-même.
Je ressors de ma lecture de "L'antilope blanche" de Valentine Goby avec une impression en demi-teinte quant au contenu, je crois surtout qu'au lieu de lire la vie romancée de Charlotte Michel à travers le personnage de Charlotte Marthe j'aurais préféré que l'auteur me raconte la vraie vie de Charlotte Michel, sans chercher à en combler les blancs par de l'invention.
Il n'en reste pas moins que "L'antilope blanche" est un livre intéressant à découvrir, j'invite donc chacun à se faire sa propre opinion sur ce roman.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 juin 2006
Lecture jeune, n°118 - Cameroun : 1949-1960. A travers son journal, Charlotte Marthe nous fait découvrir sa vie d’enseignante à Douala. A son arrivée en 1949, elle est surtout « une femme qui part » : elle fuit la Savoie et un premier amour qui l’a repoussée. Jeune directrice de collège, ignorante de l’Afrique, elle en découvre progressivement les réalités. Il faut se battre avec détermination contre une administration française incohérente, le non paiement des salaires, l’indifférence et le mépris pour les élèves africaines et leurs professeurs. C’est là, dans ce collège, qu’elle bâtit sa vie, avec pour ambition de faire de ces jeunes filles soumises au droit coutumier, des femmes autonomes. Cela passe par l’obtention du BEPC qui ne doit plus avoir seulement valeur de dot, mais ouvrir à d’autres études, à des bourses professionnelles en France. Cela passe aussi par les succès de sa merveilleuse équipe sportive, les Antilopes. Un petit noyau d’amis la soutient dans un Cameroun où la misère et la corruption se développent aussi vite que l’industrialisation internationale. Toujours taraudée par sa frustration amoureuse, elle ne renonce pourtant pas à son combat, jusqu’aux violentes émeutes contre la France. La confiance que lui accordent les habitants ne protège pas le collège : elle doit quitter ses Antilopes. Des années plus tard, nous la retrouvons en Provence, où Valentine Goby reconstitue son histoire et remonte la filière des Antilopes devenues, comme Charlotte Marthe l’avait souhaité, enseignantes, juges, médecins, ministres… Un style fluide, une grande puissance d’émotion et d’évocation sont au service d’une très belle histoire empreinte de nostalgie. « Nous n’avons pas été assez nombreux à donner le meilleur de nous-mêmes », regrette Charlotte Marthe. Mais cette femme combative, cette célibataire autonome aura finalement eu sa victoire… et les enfants dont elle rêvait. Ecoutez l’adieu que lui avaient fait les jeunes Africaines : « Retourne dans ton cher pays, la France, mais dis aux Français que tu ne leur rapportes que ton corps car tes filles à jamais gardent ton coeur et ton esprit.» Réseau : A voir absolument, le documentaire Sisters in Law de K. Longinotto (2005), mise en scène du travail que mènent actuellement au Cameroun deux femmes, l’une juge, l’autre procureur._ Michelle Brillatz
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
NathalCNathalC   18 février 2018
Un Noir de Gold Coast, le docteur Aggrey, affirme : "Instruisez un garçon, vous aurez éduqué un homme ; élevez une fille, vous aurez civilisé une famille."
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NathalCNathalC   16 février 2018
La montagne est, comme Dieu, une chose immense et mystérieuse qu'on ne doit approcher qu'avec humilité, nous qui ne sommes qu'atomes. Moins que des atomes. Poussières.
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NathalCNathalC   19 février 2018
Cet homme croit en l'homme. Nous ne sommes pas seuls. Le nombre procure ce sentiment étrange, et peut-être infondé, de se tromper moins.
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MissGMissG   16 novembre 2014
Je disparais peu à peu du monde qui compte. J'élève une centaine de filles noires, sur un tout petit point de la carte d'Afrique où le cœur de la France bat moins fort qu'ailleurs.
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MissGMissG   16 novembre 2014
J'ai quarante ans. Je suis une vieille fille tranquille, faiseuse d'Antilopes au fin fond de l'Afrique noire. Et de l'autre côté de la mer, qui suis-je ? Une vieille fille un peu dingue qui s'occupe des Noirs près d'un bidonville, tandis que les banlieues de métropole se transforment elles-mêmes en bidonvilles.
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Videos de Valentine Goby (56) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valentine Goby
Chronique de Pascale Frey sur onlalu à propos de l'ouvrage "Un paquebot dans les arbres", de Valentine Goby, paru aux éditions Actes Sud en août 2016.
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