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EAN : 9782330153083
384 pages
Actes Sud (18/08/2021)
4.2/5   337 notes
Résumé :
Hiver 1956. Dans les Ardennes, François, un jeune homme de vingt-deux ans, s’enfonce dans la neige, marche vers les bois à la recherche d’un village. Croisant une voie ferrée qui semble désaffectée, il grimpe sur un wagon oublié… Quelques heures plus tard une enfant découvre François à demi mort – corps en étoile dans la poudreuse, en partie calciné.
Quel sera le destin de ce blessé dont les médecins pensent qu’il ne survivra pas ? À quelle épreuve son ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (118) Voir plus Ajouter une critique
4,2

sur 337 notes

ninosairosse
  18 janvier 2022
♫Elle revient toujours, la colère
Chaque jour depuis des millénaires
Elle revient toujours la colère
Chaque jour sur un bras de mer
Elle revient toujours, la colère
Chaque nuit comme en plein coeur
Je crois qu'elle vient de la douleur
Chaque jour, même les plus ordinaires
Elle revient toujours la colère♫
-Gaëtan Roussel-2021-
---♪---♫----😡---👤---😡---♫---♪---
1956, C'est l'hiver
Ma ladie ou myster2 Winter
Abbé Pierre Vs Caténaire
Un corps s'arque au-dessus du wagon
Où va le blanc quand la neige fond ?
Indubitable Mousse que terre...
Ebloui par la nuit
A coup de lumière mortelle
Il ne reste presque rien
Que tes cendres au matin...
Triste réalité devenue cruelle
Presque Pas mort !
Sans l'indispensable envie !?
Démonstration par A + B virgule
Dire tout haut
Ce que les prothèses
Précieuses parfois ridicules
Ça n'empêche point à la ligne
Réel ou vrai,( les membres fantômes
Quasi maux d'os?
(tiens v'là du Hugo, ça c'est cadeau !!)
Oulipo dirait Tic
Appareillage, symptôme,
c'est pas automatique
Refus net, catégorique
ferme et, les parents taisent)

Style Oulipo, multiplie phonèmes
pour valider un digne phénomène
Il rassure le langage des outils
Well done Goby Valentine
Avec cet accent à la Jane Birkin
Une encre circule dans l'écrit veine
Interstices entre tes lignes
Tu te faufiles comme ton roman Anguille
Maintenant te voilà Promue Reine
Pro- Murène CQFD

Un merci aussi Omar Sy
Ton appareillage mieux vo s'y faire
Elle revient toujours ta colère
Depuis que t'as Plus d'bras,
L'effroi souffle lait chaud qu'aux las !
On meurt pas en une seule fois
Doigt te projeter pour deux mains
Un avenir à petits pas
Ne plus pouvoir baisser les bras
J'aimerais lever mon verre à pied
A ceux qui n'en ont pas.
Un hommage à celui qui fut mon P'pa
A pareil âge,18 ans, section Art Taire fait Morale
Redoutable le temps
Infirme à M'man...
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sebastolivre
  19 mars 2020
Oser plonger pour retourner à l'eau, la grande matrice. S'il veut survivre, il devra nager. S'il veut devenir un homme, ce sera un poisson. Depuis ses vingt-deux ans, François n'a plus de bras, jusqu'aux moignons. L'image de la murène, animal hideux aux mouvements gracieux, nichée dans des profondeurs insoupçonnées, pleines d'une humanité révélée, justifie le titre de roman éblouissant.
Une étreinte oubliée : celle de Nine dans ses bras. le choc de l'accident lui fera perdre une partie de sa mémoire, notamment celle, tactile, qu'il ne retrouvera jamais. de son coma, il se réveillera amputé.
«  La caresse brûlante de l'arc électrique qui traverse la chair, enflamme les tissus, projette le corps à plusieurs mètres  ». de son accident et de sa lente guérison, aucun détail ne nous sera épargné. Mais le plus dur reste à venir, car comment vivre sans pouvoir attraper un objet, s'habiller, manger, marcher droit ? Comment vivre sans ne pouvoir plus pisser seul ? Comment vivre sans ne plus jamais rien pouvoir toucher de ses mains ?
Nous sommes en 1956. A cette date, la prise en charge des grands brûlés et des handicaps qui peuvent en découler n'en est encore qu'à ses balbutiements. Cantonnés aux mutilés de guerre, les handicapés civils sont ignorés. C'est cette histoire que nous propose de suivre Valentine Goby dans ce roman particulièrement émouvant.
Cependant, vous n'y trouverez rien de voyeuriste, juste la description minutieuse, quasi clinique, d'un être humain désemparé :«  six litres de sang très rouge irriguent parfaitement son corps de vingt-deux ans, pulsent à travers cent mille kilomètres de vaisseaux  ».
De son infirmière dévouée, Nadine, à l'attention sensible et salvatrice ; de sa mère anglaise qu'il appelle Mum, à laquelle les médecins n'auront qu'un seul conseil : «  aimez-le sans relâche  », vous n'y trouverez rien de pathétique. Juste la lente reconstruction d'un homme à l'«  anatomie lacunaire  ». Ses membres atrophiés le feront entrer dans une nouvelle espèce d'humanité. le deuil de son corps d'homo sapiens sera sa seule porte de sortie.
Valentine Goby connaît l'art du kintsugi, cette méthode ancestrale d'origine japonaise consistant à réparer des vases brisés pour en créer de nouveaux. François trouvera sa résurrection dans l'eau. Puisant dans cette force aquatique, François nous amènera sur des terrains et des concepts qui n'existent pas encore, dans cette France d'après-guerre - jeux paralympiques, handisport -, posant habilement la question sociale du handicap et de sa reconnaissance personnifiée par la renaissance d'un homme :
«  C'est un combat, et le premier champ de bataille est celui de nos corps  ».
Passionnée par la mémoire et sa transmission, Valentine Goby nous offre dans ce treizième roman, un récit de mutilation étincelant d'humanité, car «  seules les fêlures laissent passer la lumière  ».
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Cancie
  04 novembre 2019
Février 1956, un hiver sibérien sévit à Paris. François Sandre, un grand et beau jeune homme de vingt-deux ans a la vie devant lui. Il vient de rencontrer Nine et ne rêve qu'à la serrer dans ses bras. Il rejoint ce jour-là, Porte de Clichy, Toto, un camionneur qui doit le conduire dans une scierie près de Charleville-Mézières, dans les Ardennes, pour aider Georges, un cousin. Mais le camion se retrouve immobilisé sur la route gelée et François part dans la neige chercher de l'aide. Toto attendra en vain... le corps de François est retrouvé inanimé au pied d'un wagon désaffecté au lieu-dit hameau de Bayle, près des rails d'une voie ferrée, sous une caténaire. Grièvement brûlé, il ne devra sa survie qu'à l'amputation de ses membres supérieurs.
Magnifique écriture de Valentine Goby qui réussit à nous faire entrer dans la tête de François et à nous faire ressentir les souffrances de ce corps mutilé, à une époque où la chirurgie et la médecine en étaient encore à leurs balbutiements de même que les appareillages et prothèses, même si, avec les guerres, des progrès avaient été faits. Elle brosse également un très beau portrait de cette infirmière Nadine qui saura accompagner chacun de ses gestes de paroles lors de son hospitalisation.
Puis, ce sera le retour à Paris, chez ses parents. François va devoir combattre pour affronter cette nouvelle vie où " Il ne pourra plus se brosser les dents, boutonner une chemise, se raser, cirer-lacer-délacer ses chaussures, enduire un mur, pincer la joue de Sylvia, boire une chope, attraper un ballon, écrire une lettre, sculpter un bâton, glisser la clé dans la serrure, déplier le journal, rouler une cigarette, tirer la luge, décrocher le téléphone, se peigner, changer un pneu de vélo, ceinturer son jean, se torcher, payer à la caisse, couper sa viande, se suspendre aux branches, tendre un ticket de métro, héler le bus, applaudir, mimer Elvis à la guitare, signer, serrer une fille contre lui, danser avec une fille, donner la main à une fille, passer les cheveux d'une fille derrière son oreille, dénouer un ruban, toucher l'oreille d'une fille, la cuisse d'une fille, le ventre d'une fille, le sexe d'une fille, son sexe à lui, se pendre, s'ouvrir les veines, se tirer une balle, même se foutre en l'air il ne peut pas." Terrible, bouleversant, les mots me manquent pour exprimer ce que j'ai ressenti à l'évocation de l'avenir qui lui est réservé.
Mais une métamorphose, une mutation profonde va s'opérer lorsque, grâce à l'Amicale sportive des mutilés de France, il va pouvoir profiter de séances en piscine. Il faut dire que lors d'une visite à l'aquarium avec sa soeur Sylvia, la rencontre derrière une vitre, d'une murène, cette silhouette grossière, sans écailles ni nageoires pectorales et ventrales, d'apparence monstrueuse mais si gracieuse va le happer. À la suite de cette vision, il n'aura de cesse d'apprendre à nager. Cette murène va en quelque sorte lui réinventer un avenir. le sport va être pour lui l'occasion de se dépasser bien sûr, mais aussi de rencontrer d'autres gens, de discuter, de se trouver un travail... Ce sera une voix de salut, l'eau lui permettant de découvrir une nouvelle forme de sociabilité, ce sera une véritable renaissance. Il va de nouveau vivre, c'est à dire adhérer à l'existence.
Valentine Goby, à travers ce roman va retracer tous les balbutiements du handisport, un pari incertain pour ces sportifs, avec toutes les difficultés rencontrées pour être crédibles, jusqu'aux jeux paralympiques de Tokyo en 1964. Cette dimension historique contribue beaucoup à la force de ce roman.
Si ce roman est une totale fiction, Valentine Goby que j'ai eu la chance de rencontrer aux Correspondances de Manosque dit avoir été frappée par la beauté insolite de ce nageur chinois Tao Zheng triomphant aux jeux paralympiques de Rio en 2016. C'est cette image qui a tout déclenché !
Quel magnifique roman que Murène ! C'est un roman très riche, d'une grande sensibilité, d'une grande justesse de ton, dans un style dense et puissant sur un sujet pas facile qui sait nous faire partager la moindre émotion, le moindre découragement, le moindre espoir de François. C'est un roman qui continue à m'habiter, même une fois achevé.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Fandol
  07 novembre 2019
Quel roman extraordinaire !
Je sors de cette lecture passionnante et émouvante complètement bouleversé. de la première à la dernière page, Valentine Goby que j'avais déjà appréciée dans Un paquebot dans les arbres, m'a fait vivre une histoire d'une importance primordiale pour celles et ceux qui se disent valides et j'ajoute que ce roman est aussi essentiel – une formidable bouffée d'oxygène – pour celles et ceux qui souffrent d'un handicap.
Avec François Sandre, grand jeune homme, sportif, amoureux, qui adore l'escalade, j'ai vécu des moments si intenses que j'ai de la peine à trouver les mots justes, ces mots que l'auteure a si bien su agencer et faire vivre avec un souci de la documentation d'une précision remarquable.
Tout débute au cours du terrible hiver 1956 dont je me souviens. L'intérieur des fenêtres était complètement gelé malgré les couvertures et les protections installées par mes parents… François part de Paris, passager d'un camion qui l'emmène chez un cousin, dans les Ardennes. Tombés en panne sur une route déserte, le chauffeur du camion l'envoie chercher du secours. François part, suit des rails, trouve des wagons immobilisés par le gel, grimpe sur l'un d'eux pour tenter de voir où il peut trouver de l'aide et une déflagration électrique le propulse sur le sol, un arc de 25 000 volts depuis la caténaire qui aurait pu le tuer ! C'est une fillette qui trouve ce corps brûlé au deuxième et au troisième degré. Un bras est carbonisé complètement, l'autre presque autant.
Commence alors une période terrible tellement bien racontée par Valentine Goby, avec des déferlantes de mots, de phrases qui prennent aux tripes. Il faut vraiment lire tout ça ! Je dois tout de même révéler que François s'en sort, revient dans sa famille qui tient un atelier de couture mais il n'a plus de bras. Nous sommes à la fin des années 1950 et l'appareillage qu'on lui propose, il ne le supporte pas.
Lui qui est très attiré par l'eau – quelle scène dans ce lac du col de la Loze, au-dessus de Méribel, où le Tour de France 2020 arrivera pour la première fois !… - découvre une murène, poisson sans nageoires, lors de la visite d'un aquarium en compagnie de Sylvie, sa soeur. Au passage, il faut que je salue Mum, sa mère, anglaise, qui fut d'une admirable patience durant son hospitalisation.
Insensiblement, j'ai découvert les débuts de ce que nous appelons aujourd'hui le handisport, mal vu, pas accepté au début des années 1960. Ce qui était, au début, en France, réservé aux mutilés de guerre, s'étend peu à peu. C'est en regardant les Jeux Paralympiques de Rio, en 2016, que l'auteure a été épatée par Zheng Tao qui bat le record du monde du 100 m dos. Depuis 1960 et Rome, que de chemin parcouru !
Hommage vibrant s'il en est, Murène est un livre qui fait honneur à la littérature française, un livre qui redonne dignité et humanité à toutes celles et à tous ceux qui souffrent dans leur corps et trouvent dans le sport, à condition qu'on regarde comme des sportifs, une occasion de se sublimer et d'oublier leur différence.
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Jeanfrancoislemoine
  17 septembre 2019
Un roman que l'on peut aimer ou non mais qui , en tout état de cause ne peut laisser personne indifférent. Personnellement , j'avoue en avoir eu une approche favorable dans la mesure où j'ai déjà lu et apprécié certains ouvrages de Valentine Goby et où j'ai suivi avec intérêt son interview par Marina Carrère d'Encausse dans le magazine de la santé sur la 5 . Enfin , les critiques des ami(e)s babeliotes et des chroniques dans des revues spécialisées ont levé mes derniers doutes ( d'autant plus facilement que je n'en n'avais aucun .... mais le dire ajoute à votre curiosité , non ? )
Bon , pour la présentation, c'est fait .
Passons aux choses sérieuses : François , 22ans , beau mec , toute la vie devant lui ....le drame , la perte des membres supérieurs, à pleurer, à se dire que , parfois , la " faucheuse " est d'une cruauté diabolique , parce que , vivre sans bras ....il aurait mieux valu que....
Il y a l'hôpital , le retour à la maison , les humiliations de la dépendance, l'amour maladroit des proches , l'amour , l'autre , qui s'en va ...Terrible.....Émouvant...A pleurer....
L'enfermement dans un ghetto où chacun observe l'autre , le jalouse ou le plaint , les rencontres , valorisantes ou ...désespérantes, l'alcool.....
Et puis des projets , des projets fous en 1962 , retrouver une dignité , envers soi , tout d'abord ..... car il est là le gros problème...la résilience....
Le parcours de François m'a ému comme rarement , je n'ai pas pleuré comme certains , mais j'ai revu des images , des situations . Dans ce roman , vous irez déjeuner dans un restaurant avec François et un ami qui mange ...avec ses pieds .Une image que j'ai vécue dans un restaurant de Limoges il y a une vingtaine d'années...On nous a placés plus loin....nous n'avons pas demandé une table plus proche....J'ai revu aussi cette voiture garée sur le seul accès possible aux handicapés alors que le parking était quasi vide...Evidemment , une jeune femme en fauteuil roulant s'est présentée...elle n'a pas pu rejoindre ses ami(e)s au gymnase voisin ....( depuis , la municipalité a interdit le stationnement à cet endroit , suite à notre coup de fil ...) et on doit aujourd'hui menacer de 135 euros d'amende ....Tout ça , on le retrouve , on le devine dans ce roman sans pathos mais humaniste , un roman fort , très bien écrit et très bien documenté, mêlant habilement espoir et désespoir, insistant sur l'importance ,humaine et matérielle ,d'un environnement pas toujours disponible et souvent égoïste et maladroit......
Certes , je vous l'accorde , certains passages peuvent sembler un peu longs , voire un peu techniques mais peut - on reprocher à l'auteure d'avoir " fouillé " un sujet dont il est encore bien difficile de parler sereinement? Pour ma part , je suis sorti " lessivé " de ce roman lu pratiquement d'une traite . François m'a profondément marqué et au moment où je clos mon modeste propos , je l'imagine l' écrivant ....avec le pied ....Vous auriez ce courage , vous ? Moi , sûrement pas ...Mais l'être humain a de telles ressources...
Un coup de coeur , assurément.
+ Lire la suite
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critiques presse (2)
Culturebox   22 octobre 2019
Murène est le treizième roman de Valentine Goby, qui a déjà obtenu de nombreux prix littéraires. D'une écriture dense, épique et poétique à la fois, elle nous emmène sans jamais verser dans le voyeurisme dans un sujet ardu qu'elle traite de manière universellement humaine.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaCroix   17 octobre 2019
Valentine Goby dépeint la lente reconstruction d’un jeune homme victime d’un gravissime accident, à la suite duquel il a été amputé des deux bras. Le sujet est grave, le roman lumineux.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (176) Voir plus Ajouter une citation
SeraphitaSeraphita   27 juillet 2022
Ils sont là vos nerfs, avec leur potentiel de prolongement mais l’extension n’existe pas. Ils contiennent la possibilité du bras, en quelque sorte, sa possibilité seulement. C’est le principe de la synecdoque, voyez-vous, qui confond la partie et le tout. […] ce que vous sentez au bout de vos nerfs sectionnés, c’est une synecdoque d’ordre physiologique, on pourrait dire. Je vous emmerde avec mes synecdoques, hein… Ça vous fait mal ?
+ Lire la suite
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SeraphitaSeraphita   27 juillet 2022
Ce ne sera pas une souffrance, l’amnésie sauve du venin de la perte. Mais un gâchis abominable. Le monde est lourd d’infimes apocalypses, et qui sait ce que pèse, dans les mélancolies sans nom qui parfois nous assaillent, tant de magie vaincue.
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SeraphitaSeraphita   27 juillet 2022
Les mots de l’infirmière forment dans le tympan de Mum une somme de phonèmes encore indolores, o-pi-tal-é-ta-grav-il-vo-drè-mieu-ve-nir, une menace circonscrite que la parole va dégoupiller, c’est sûr. Elle tient encore, droite et vide, croyant neutraliser le pouvoir des mots – la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil, écrit René Char.
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SeraphitaSeraphita   27 juillet 2022
Où va le blanc quand la neige fond ? songe Shakespeare, ce blanc indubitable des flocons, de la neige tassée. Si sûr et soudain aboli. Où vont les souvenirs quand l’oubli les dévore, en vide le cerveau sans y laisser la moindre empreinte, pas même l’infime trace calcaire dont la neige signe son passage, elle, après s’être évanouie.
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SeraphitaSeraphita   27 juillet 2022
François fait grève par amour plus que par conviction et c’est égal, nos vies sont tissées de mille glissements de l’un vers l’autre, un tuilage invisible à l’œil nu. L’amour peut être une déroute, une chance de métamorphose.
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Videos de Valentine Goby (64) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valentine Goby
Le festival Livres dans la Boucle organise « le Prix de l'Homme debout », un prix d'écriture et expression orale, sur un thème cher à Victor Hugo (né à Besançon !). Ce prix te permettra d'exprimer par écrit tes idées sur un sujet et de les présenter oralement devant un jury.
Valentine Goby sera la marraine de cette première édition ! Dans cette vidéo, elle te donne des conseils pour rédiger ton texte.
Plus d'informations ici https://www.livresdanslaboucle.fr/le-...
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