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EAN : 9782841726257
416 pages
L'Atalante (21/02/2013)
3.9/5   169 notes
Résumé :
25 juillet 806

Deuxième jour de traque. Depuis le départ du château, la pluie n'a pas cessé de tomber. Je profite d'une roche en surplomb pour abriter le journal et écrire ce premier compte-rendu. Arrivés sur les alpages, nous avons suivi la crête pour trouver des indices. Rien ne nous avait préparés à ce que nous avons trouvé là. Un autre campement avait été édifié à cinquante pas à vol d'oiseau du premier et tout indique qu'alors que nous pensions n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
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HordeDuContrevent
  23 décembre 2021
Le Père Noël a-t-il le sang bleu astucieusement caché grâce au rouge coquelicot de sa longue cape à capuche ?
La question vaut la peine d'être posée, surtout pour les lectrices et lecteurs de ce premier tome de la saga « le sang des sept rois ». le sang bleu, littéralement bleu, non pas signe d'une descendance noble comme nous l'entendons mais de particularités hors normes pour celles et ceux qui l'ont…longévité exceptionnelle, santé que nulle peste ne peut entamer, force sans égale, vitesse, pour certains don de clairvoyance, pouvoir qui permet à son détenteur de sentir son environnement comme une seconde vue indépendante des yeux, et encore plus rare, dons de magie permettant d'agir sur les choses sans même les toucher. On parle alors de résurgents. Oui le Père Noël est un résurgent, j'en suis maintenant convaincue. Qu'en penses-tu Éric, toi qui m'a donné envie de sortir de ma zone de confort pour cette saga de sept tomes (400 à 500 pages chaque tome) de pur fantasy ?
Bien m'en a pris, j'ai déambulé avec l'attachant Orville dans un paysage médiéval dans tout le royaume à la recherche de rebelles ayant kidnappé deux enfants de paysans, cet incident rompant un certain équilibre dont nous découvrirons les tenants et les aboutissants au fur et à mesure de notre quête. Au début, nous errons et ne comprenons pas, comme Orville nommé pour cette quête capitaine-ambassadeur-militaire (le titre suprême), pourquoi cette mission revêt une telle importance, le road trip débutant avec juste quelques éléments tels des pièces de puzzle : deux bourses de monnaie retrouvées sur les lieux du rapt, deux fois douze monnaies à l'intérieur, des pièces de deux métaux l'or et l'argent, sept ravisseurs, deux enfants de deux sexes.
Peu à peu les pièces s'imbriquent et la lumière se fait, et à ce moment-là le roman devient terriblement addictif.
Qui est Orville ? Redoutable, rusé, solitaire, débrouillard, charmeur, je me suis énormément attachée à lui. Un héros que Régis Goddyn a su rendre passionnant…tour à tour cabotin charmeur, chasseur redoutable, combattant époustouflant, roi d'un rocher perdu, nous découvrons peu à peu ses dons et ses qualités qui ne manquent pas de nous interpeller et s'il s'agit avant tout d'un guerrier, ces qualités pour organiser la vie et gérer l'île du Goulet dans lequel il a été contraint à l'exil sont tout aussi épatantes.
« À six, ils n'ont pu venir à bout de toi. Tu les as détruits, démembrés un à un… tous en même temps semblerait plus approprié. L'assaut n'a duré que quelques poignées de secondes. le temps d'arriver, c'était fini. Ils étaient morts et tu étais à genoux. J'ai sorti mon épée pour te tuer, puis j'ai renoncé. Je ne tue pas ce que je ne peux comprendre. Jamais je n'avais vu quelqu'un combattre ainsi. Qu'es-tu donc, Orville ? (….) Je t'ai rattrapé dans les crêtes et je t'ai suivi jusqu'ici. Pourquoi es-tu vivant après ce que tu as vécu ? Pourquoi tous tes compagnons sont-ils morts, pourquoi tes ennemis sont-ils morts, pourquoi es-tu en vie ? Tu n'as pas même une coupure. Es-tu le diable ? »
J'ai aimé dans ce livre la quête dans ce décor médiéval. Nous sommes en 806 mais non 806 après Jésus-Christ mais après un événement sanglant bâtissant la légende dont il est question ici. N'empêche, nous sommes en plein Moyen-Âge avec ce que cela comporte en termes de maladies, de violence, d'hygiène, de croyances…Les croyances sur ce sang bleu notamment sont bien entretenues afin que celui-ci soit éradiqué parmi la paysannerie pour pouvoir continuer à la contrôler.
« Rosa était une jeune fille d'une quinzaine d'années dont il avait fait brûler la mère. Cette femme était possédée par le démon et il n'avait pas pu faire autrement. Un jour de menstrues, une tâche bleuâtre s'était étendue sur sa jupe et des voisins étaient venus parler pour elle. Quand quelques mois plus tard les bruits se firent trop forts pour qu'il ne les entende pas, il procéda à l'arrestation. La femme était alors enceinte et Lambret décida d'attendre la naissance pour laisser sa chance à l'enfant qui ne naîtrait pas nécessairement damné. Rosa était donc née le jour où elle perdit sa mère dans les flammes du Suprême. La fillette était rose et son sang était rouge ».
Au-delà de la quête et du côté fantastique du récit, j'ai particulièrement aimé l'ambiance distillé dans ce road trip. Il y fait froid, les maisons sont inhospitalières, la crasse partout présente, les montagnes impitoyables, les hommes rustres, les femmes à leur merci. Et lorsque nous sommes sur l'île du Goulet, une ambiance à la Robert Merle ou à la Stevenson se dégage en effluves marins, de quête médiévale à travers forêts et montagnes, nous passons à une robinsonnade matinée d'embruns , de goémons et de mouette.
« La côte à tribord semblait aussi haute qu'elle était loin. La montagne émergeait de la mer pour se poursuivre à la verticale sur des hauteurs insensées. Orville n'y vit que roches et neige. Un désert vertical de pierre d'une grise et sublime beauté, stérile et inhospitalière. À bâbord, une multitude d'aiguilles rocheuses sortaient de l'eau. Ce dédale d'îles évoquait à Orville une forêt de sapins sur une plaine, une forêt impénétrable qui barrait l'horizon d'est en ouest ».
Soulignons enfin un style d'écriture très fluide, sincère et pédagogique qui m'a permis de me laisser porter par l'histoire alors que je ne suis pas le public habituel de ce genre d'histoire. Certains passages techniques liés aux maniements des armes par exemple sont expliqués avec beaucoup de douceur et de fluidité, nous comprenons tout, tout en n'étant pas assommé !
J'ai vraiment hâte de découvrir les autres tomes. Et pour savoir si le Père-Noël est de sang bleu, je vous promets je ne mettrai nul piège contondant près de la cheminée demain. Joyeux Noel à toutes et tous !!
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Eric76
  17 février 2018
A l'égal de Lorn (Haut-Royaume) ou de Fitz Chevalerie (L'assassin royal), Orville fait désormais partie de mes héros de fantasy préférés. Solitaire, arrogant, redoutable, rusé, cabossé, fringant, Orville va défier les puissants de son monde, revenir de plus loin que l'enfer pour épouser une cause perdue d'avance. Et gagner au bout du compte ! Mais une victoire en trompe-l'oeil. Une victoire sans joie et sans panache. Une victoire éreintante dans la poussière et la sueur. Une victoire amère car elle abandonne derrière elle des amis morts, un amour perdu, et des rêves à jamais disparus.
Quand je vous dis qu'il est le petit frère de Lorn et de Fitz !
Orville est un personnage complexe aux multiples facettes. Vous le verrez reitre ricanant ne songeant qu'à la gaudriole, chasseur implacable d'inquiétants kidnappeurs d'enfants, proie affolée, prisonnier dans un cul-de-basse-fosse, roi d'un rocher perdu dans les océans… Une longue quête qui lui permettra de découvrir ses immenses pouvoirs (comme j'aimerais disposer de ce don d'outre vision), et d'approcher ceux dont le destin lui commande de combattre.
Un roman moyenâgeux où les montagnes sont rudes et le froid sec ; où l'on boit une bière à la lueur d'une chandelle ; où les demeures sont humides et inhospitalières ; où les flèches sifflent et les épées s'entrechoquent.
Une histoire agréablement lente ponctuée de coups de sang. Orville y règne en maître, tour à tour paillard, cynique, redoutable et vulnérable. Un monde plein de périls s'offre à lui. Il peut tout perdre ou tout gagner, mais il ne laissera pas passer l'occasion.


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CasusBelli
  14 décembre 2021
Décidément la littérature fantasy n'en finit plus de m'enchanter, une infinité d'univers et de contextes, une découverte à chaque fois ou presque, et parfois une alchimie particulière qui nous offre une lecture parfaitement addictive, de celles qui vous font lire en marchant.
Evidemment je m'emballe alors qu'il ne s'agit que du premier tome d'une série de sept, mais ce premier tome est particulièrement réussi à tous les niveaux.
Premièrement cela démarre très vite, on va donc apprendre en avançant dans le récit sans trop savoir où l'on va, on avance avec Orville qui va s'avérer être un personnage particulièrement intéressant et attachant, un guerrier qui a une histoire et des états d'âme que l'on va prendre un grand plaisir à suivre, côté psychologie et contexte l'auteur assure comme rarement.
L'histoire commence par une traque pleine de mystère, les poursuivants reçoivent des directives surprenantes qu'ils devront suivre sans discuter car issues d'un protocole royal venu du fond des âges, il y sera question de sang bleu entre autres choses que nous découvrirons en cours de poursuite avec avidité, le scénario est d'une belle complexité et d'une inventivité retorse, un régal !
De la pure fantasy d'un très bon niveau, intrigues haut de gamme et pouvoirs occultes seront au menu et ne seront dévoilés qu'avec parcimonie.
Je suis étonné que cette saga ne soit pas plus connue, d'autant que les auteurs français ne sont pas légion dans ce genre pourtant très prolifique, sans présumer de la suite je dis d'ores et déjà bravo Mr Régis Goddyn, ne serait-ce que pour ce premier opus rien moins que génial selon mon ressenti.
Bon ben me voilà reparti pour une belle série ;)
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Dionysos89
  01 avril 2014
Après l'avoir rencontré à la 25e Heure du Livre du Mans 2013, il était grand temps de découvrir la première saga de Régis Goddyn, le Sang des Rois, avec ce premier tome chez L'Atalante.
Régis Goddyn nous propose un road trip, une sorte de roman en marche, où nous suivons le sergent Orville à la poursuite de ravisseurs d'enfants. Ce dernier, nommé capitaine-ambassadeur-militaire, a vocation à devenir un héros dont les actions prendront de l'ampleur au fil des sept tomes prévus pour ce cycle de fantasy. Dès le premier chapitre, justement nommé « L'Envol », l'auteur nous happe à la gorge pour nous plonger la tête première dans le mystère d'un enlèvement collectif très bien préparé. L'ensemble pourrait paraître très simple, au fond, mais l'intérêt est de se laisser emporter comme est obligé de le faire le personnage principal.
Et de ce point de vue-là, l'auteur sait laisser couler son écriture pour faire aller son histoire comme un fleuve tranquille, malgré les cahots de la route empruntée par Orville. Avec son rythme lent, l'auteur nous fait même croire qu'il va enchaîner les descriptions à rallonger, mais avance en fait par à-coups et finit par faire suffisamment progresser son histoire en évitant de donner à ce premier tome l'aspect d'une simple introduction. Malgré tout, les dernières pages sont uniquement faites pour construire la principale intrigue du tome suivant (avec, en particulier, un personnage supplémentaire d'envergure), ce qui est évidemment compréhensible. Finalement, même si nous posons énormément de bases politiques et historiques, notamment dans les chapitres se déroulant à la capitale du Premier Royaume (les appellations de ce monde de fantasy ne vous perdront pas une minute), c'est surtout un homme que nous suivons, dans sa mission d'information, dans son envie d'aventure, mais aussi dans sa quête d'identité.
Pour parler rapidement du style de Régis Goddyn, ce qui est toujours intéressant quand nous abordons un premier roman, il faut signaler la douceur avec laquelle il tisse son histoire ; il s'agit vraiment de se laisser porter et de faire confiance (en espérant, évidemment, ne pas être déçu par la suite, c'est toujours l'inconvénient de ces sagas en construction). Notons surtout que nous retrouvons dans ce roman une certaine verve professorale à travers quelques passages furtifs comme l'entraînement aux armes ou l'enseignement des lettres. Dans ces passages-là, nous sentons bien l'enseignant passionné, prêt à raconter les moindres détails de son histoire en glissant ça et là quelques bons conseils, tel son délicat « c'est en enseignant qu'on apprend le mieux ». C'est cette impression de sincérité et d'apport de l'expérience qui donne un goût particulier à cette lecture.
Le premier tome du Sang des Rois nous fait découvrir un auteur français plutôt agréable à lire du moment que nous lui laissons le soin de nous emmener sur des chemins aventureux. le deuxième tome devrait déjà réunir certaines intrigues se déroulant relativement loin les unes des autres pour le moment.
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Alfaric
  08 octobre 2013
Visiblement tout le monde a apprécié ce roman sauf le site de référence qui a pris un malin plaisir à le dévaloriser.
David Weber avec "La Guerre des dieux" avait composé un chouette revival héroïc-fantasy, Régis Goddyn avec "Le Sang des 7 Rois" nous gratifie d'un chouette revival low fantasy : avec leur bonne connaissance du genre, les 2 auteurs aborde leur sujet avec générosité et humilité. On est vite plongé dans une ambiance qui rappelle les bonnes vieilles sagas médiévales littéraires ou télévisées (c'est triste de devoir rappeler à certains que G.R.R Martin n'est pas le seul auteur autorisé à piocher chez Maurice Druon et consorts).
L'histoire commence à la page 1, et c'est ça c'est bien. J'ai un temps soupçonné l'auteur d'appartenir au courant de la Fantasy poétique, mais non en fait. Si le héros narrateur d'alignement loyal neutre ne se laisse pas facilement cerner, il n'y a pas de distanciation qui empêche l'empathie avec celui qui constitue le principal protagoniste du roman.
J'ai pensé à Corwin d'Ambre (Roger Zelazny), le personnage blasé qui devient un super révolutionnaire humaniste. J'ai pensé à Djeeb Scoriolis (Laurent Gideon), un personnage emphatique et empathique qui ne laisse pas indifférent.
Certains rageux ont dénoncé, je cite, un roman « poussiéreux » (sic). Mais les vrais amateurs parleront d'agréable odeur de patine. Orville au Goulet c'est Edmond Dantès sur "L'Île mystérieuse" : on s'inspire de Verne et Dumas, mais parfois j'ai aussi retrouvé le parfum de René Barjavel et de Robert Merle.
Là où le Lorn Askarian du "Haut Royaume" de Pierre Pevel marchait dans les pas du "Comte de Monte-Christo", Orville suit d'autres traces que celle d'Alexandre Dumas : tout ce qui se construit autour de la vengeance du pigeon contient une plaisante dose d'humour qui se termine par un très sympathique clin d'oeil aux héros de Fritz Leiber
L'ensemble reste assez hétérogène :
La 1ère partie est centrée sur la mission d'Orville qui se transforme en survival montagnard de plus en plus intimiste quelque part entre "Randonnée pour un tueur" et "Cliffhanger". Cette presque dommage de ne pas être allé plus loin dans cette voie, car si les scènes d'action sont peu nombreuse elles sont bien troussées et tirent l'ensemble vers le haut. Dans les cols et les crêtes dotés de forts jolies descriptions assez immersives, notre capitaine-ambassadeur commence sa lente transfiguration physique, physiologique et psychologique.
Certains rageux ont trouvé à ce stade du roman l'usage du journal insupportable. Je n'ai pas ressenti cela bien au contraire. L'alternance des techniques narratives permet de donner du rythme et de la fluidité à la quête d'Orville qui sans cela aurait été trop lente et trop longue, bref trop monotone.
Dans la 2e partie cela se diversifie, d'un côté nous suivons Orville et les exilés du Goulet traité avec un 2e degré subtilement assumé, d'un autre côté, nous avons quasiment de l'héroïc-fantasy avec Rosa et les compagnons du Verrou (ces passages ont un côté David Gemmell assez agréable à lire).
La candeur de Rosa, qui pense comme une proie, tranche avec la violence qui l'entoure mais aussi avec un Orville qui pense de plus en plus comme un prédateur. J'ai hâte d'assister à la rencontre de ces 2 représentants d'une humanité nouvelle confrontés à des méchants très méchants à la Gemmell : impossible de ne pas penser aux paladins noirs SS style de "Renégats", c'est-à-dire des blonds aux yeux bleus obsédés par la pureté raciale (mais pas que)…
Mais je me demande si le récit n'aurait pas gagné à développer dès le départ une structure en POV faisant alterner des chapitres consacrés à Orville et des chapitres consacrés à Rosa avec des interludes sur les intrigues des Gardiens et des rebelles. Car en l'Etat des éléments arrivent trop tôt ou trop tard dans l'histoire : tout cela aurait encore pu gagner en fluidité.
Le worldbuilding a été volontairement épuré et c'est tant mieux. Certains rageux ont dénoncé la flemmardise de l'auteur, mais moi je préfère la simplicité à un naming inutilement compliqué à base de trémas et d'accents circonflexes (quand je pense que les mêmes ne trouvent rien à redire sur un méchant millénaire nommé Xhum Y'Zir…). Comme souvent je renvoie à la satire de Boulet : http://www.bouletcorp.com/blog/2010/05/21/fantasy/.
Le magicbuilding a été volontairement épuré et c'est tant mieux. On part de talents liés au sang qui rappellent les univers de Brandon Sanderson (difficile de ne pas songer à celui de "Fils-des-Brumes"), pour développer les Pouvoirs Extra Sensoriels des univers de David Gemmell. Mine de rien c'est assez élégamment fait. Gageons que sang bleu, sang rouge, Gardiens, Clairvoyants et mages nous réserve encore pas mal de surprises.
On nous laisse dans le schwartz pas mal de temps au niveau des intrigues et des mystères. On a un triumvirat monarchie, théocratie, Gardiens optimates en opposition à des rebelles populares. Mais chaque faction a son idéologie et ses objectifs, sauf que dans les rebondissements difficile de savoir qui trahit qui avec ces plans cachés et ces gens infiltrés. Ainsi l'empressement des méchants contrastent avec leur emphase à faire des plans sur plusieurs générations.
Certains éléments arrivent trop tôt, d'autres trop tard. L'un d'événement majeur du roman est traité hors-champ avec une ellipse et il faut attendre l'opposition entre Orville et son alter-ego pour comprendre de quoi il retourne vraiment.
Reste le gros WTF du coup de foudre d'Orville pour Armine… Gageons que l'auteur nous réserve une surprise !
Mais c'est contrebalancé par des thématiques politiques et sociales intéressantes. Cette opposition entre sang bleu et sang rouge, entre noblesse qui est puissante et veut le rester et petit peuple qui demande qu'on lui la paix, rappelle cette bonne vieille lutte des classes (qui pour certains n'existent pas que d'autres déclarent qu'ils sont en train de la gagner).
Dans une veine similaire, dans la construction du 8e royaume on retrouve les utopies sociales du XIXe siècle comme le Phalanstère de Charles Fourier.

Il ne se passe finalement pas tant de choses que cela dans ce tome 1, et pourtant cela se lit et vite et difficile de s'ennuyer tant l'auteur ne ménage pas ses efforts pour amener de la variété sur le fond comme sur la forme. du classique peut-être, mais assurément du solide. Si vous cherchez un cycle familier et différent à la fois, "Le Sang des 7 rois" est fait pour vous n'en déplaisent aux blasés d'en face...
Lien : http://www.chemins-khatovar...
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critiques presse (2)
Elbakin.net   14 août 2014
Il s’agit d’un tome de développement qui ne lève pas le voile sur les points clés du récit mais qui ouvre de nouvelles perspectives et insuffle du rythme à l’intrigue. Les amateurs de la série devraient donc retrouver les ingrédients qui leur ont plus au sein des premiers volumes.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   08 mars 2013
L’histoire est plutôt bien ficelée et de chapitre en chapitre, le héros qui nous laissait plutôt indifférent gagne en sympathie, si ce n’est en charisme. [...] cette fantasy-là a des chances de s’imposer si le second tome transforme l’essai et si l’aventure ne traîne pas trop en longueur.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   21 février 2014
Gente dame, veuillez considérer que votre mari n’est responsable ni de son corps débile ni de son esprit cruel et limité qui le fait enfermer les vrais hommes, ceux qui pourraient lui faire de l’ombre auprès de vous. Notez qu’ils sont fort nombreux et que pour ce faire, toutes les prisons du royaume n’y suffiraient pas. Il n’est pas faux de prétendre que votre beauté est si grande qu’elle répand la lumière et que nous pourrions nous passer de torche en ces lieux conformes en tout point à l’âme de leur propriétaire. Non point qu’il n’ait de l’esprit, ma dame, mais il l’a si corrompu qu’il enferme dans ce cul-de-basse-fosse l’envoyé du roi. C’est un acte qui lui coûtera la vie, soyez en certaine et gardez espoir, vous serez alors délivrée de ces froides étreintes qui hantent vos nuits quand le désir le saisit. Je vous prendrai alors pour moi en pleine lumière comme il m’exhibe à vous en ces lieux sombres.

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Dionysos89Dionysos89   14 février 2014
Ces périodes de peste étaient propices aux affaires. non que les denrées fussent aisées à trouver en ces temps troublés, mais la désorganisation facilitait la mobilité des richesses. Les domestiques profitaient souvent du désarroi de leurs maîtres dont la famille se clairsemait pour délester le logis de quelque objet facilement négociable, afin de financer leur fuite. On retrouvait en général leur dépouille au bord d'un chemin, détroussée par quelque bande que l'on verrait un jour se balancer au bout d'une corde. Ainsi vont les gens et les choses.
+ Lire la suite
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HordeDuContreventHordeDuContrevent   21 décembre 2021
Dans cette nuit sans nuages, les étoiles scintillaient doucement et Orville aurait pu oublier cette mission, ces semaines de poursuite et de souffrance, si ce n’était cette étoile qui n’était pas à sa place. Peu de choses en fait, mais dans un monde idéal les étoiles élisent domicile dans le firmament du ciel. Celle qui occupait actuellement son attention se détachait de la masse sombre de la montagne, non loin d’un sommet qui lui faisait face. Comme les autres étoiles, elle scintillait lentement dans cette nuit d’été finissant. Contrairement aux astres lointains, elle ne se détachait pas sur l’immensité sombre du ciel, mais sur la dense et lourde matérialité de la montagne. Elle s’éteindrait au matin avec le départ de celui qui l’alimentait en bois pour se réchauffer.
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HordeDuContreventHordeDuContrevent   19 décembre 2021
Ces périodes de peste étaient propices aux affaires. Non que les denrées fussent aisées à trouver en ces temps troublés, mais la désorganisation facilitait la mobilité des richesses. Les domestiques profitaient souvent du désarroi de leurs maîtres dont la famille se clairsemait pour délester le logis de quelque objet facilement négociable, afin de financer leur fuite. On retrouvait en général leur dépouille au bord d’un chemin, détroussée par quelque bande que l’on verrait un jour se balancer au bout d’une corde. Ainsi vont les gens et les choses.
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Eric76Eric76   10 février 2018
C'est étrange comme certains bruits ressemblent plus au silence que le silence lui-même. Le sifflement du vent sur le relief lissait si bien la vie qu'il enduisait ce lieu de néant. Un néant de pierre.
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Videos de Régis Goddyn (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Régis Goddyn
A l'occasion du festival "Imaginales" à Epinal, rencontre avec Régis Goddyn autour de son ouvrage "L'ensorceleur des choses menues" aux éditions Atalante.
Retrouvez l'ouvrage : https://www.youtube.com/edit?ar=3&o=U&video_id=L4jPlW2X9WY
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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