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Les héritiers d'Higashi tome 2 sur 3
EAN : 978B08FJ4LVXL
141 pages
Editions du chat noir (12/08/2020)
4.29/5   19 notes
Résumé :
L’union entre Kaito Odai et Yin Daisen, orchestrée par leurs clans respectifs, paraît renforcer plus que jamais la mainmise de la dynastie des renards sur Higashi. Pourtant, dans l’ombre, la résistance s’organise. Ayané, ses origines enfin révélées, porte tous les espoirs de ses amis, mais tandis qu’elle voyage vers le Sud avec Yoriko et Tadashi, le fardeau de son héritage s’alourdit de jour en jour.

Loin dans les forêts de l’Est, un trio improbable s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Lu dans le cadre du Hanami Book Challenge, j'ai retrouvé avec enthousiasme la suite des aventures de mes Bakemono préférés en pleine préparation d'un affrontement avec les Kitsune. L'intrigue se complexifie et laisse entrer de nouveaux personnages tandis que les principaux protagonistes gagnent en profondeur. Un deuxième tome bien mené dont il me tarde de connaître la suite…

Mon avis :

Une intrigue qui se complexifie

Pour ce nouvel opus, Clémence Godefroy divise l'action en trois récits qui nous apportent chacun un éclairage différent sur l'histoire et nous font voyager dans le royaume des Bakemono. Il s'agit donc d'un roman choral.

Avec Ayané, nous verrons la construction d'une alliance entre les différents bakemonos pour contrer les renards roux (Nogitsune). le périple d'Ayané chez les Tanukis (chiens viverins) ne se fera pas sans heurts et révélera bien des secrets sur elle-même ainsi que sur son compagnon de route, Tadashi le Sauvage. Il permettra aussi au lecteur de s'immerger dans les coutumes des différents clans Tanukis qui rappellent un peu celles des clans tribaux.

Avec les chats (Nekomata) Shunpei et Jinyu, nous irons dans les forêts de l'Est dans une quête insensée pour faire alliance avec le Oni vert, le grand démon de l'Est, invisible depuis des siècles, et qui serait bien utile contre les Nogitsune. Malheureusement, tout comme pour Ayané, le périple sera dangereux d'autant que dans l'ombre agit un chasseur de yokais et bakemonos aux intentions malfaisantes. On y retrouvera un personnage discret, aperçu dans le premier tome qui les aidera dans leur quête.

Enfin, Clémence Godefroy nous plongera au coeur des intrigues politiques du Palais des Mille Flammes, fief des Nogitsune, avec l'introduction d'un nouveau personnage : Midori de la famille des Orochi (serpents), destinée à épouser Ren Ishiga, meilleur ami du Prince. A travers ses yeux, nous découvrirons l'étendue du complot politique qui se noue autour du Prince Kaito Odai par Yin Daisen, mais aussi l'arrivée de moines espagnols au Japon. Devenue malgré elle la confidente et le jouet des manipulations de Yin Daisen, elle va vite comprendre que la cour est un panier de crabes où sa survie est en jeu.

Malgré la multiplicité des personnages et la division de l'action en trois quêtes, l'auteure nous propose un récit rythmé, complexe au niveau de l'intrigue et pourtant facile à lire. Elle nous fait aussi découvrir avec brio la mythologie des esprits et créatures japonaises sous un autre jour : chaque bakemono a une face humaine et une face animale, corrélés à deux pouvoirs. le fait que les personnages ignorent l'origine de leurs pouvoirs et ce qui y est associé permet au lecteur de réaliser lui-même son enquête. C'est intéressant et astucieux.

A noter que contrairement au premier tome, un lexique/index des personnages avec leur traduction en français du japonais est disponible en fin d'ouvrage, ce qui permet d'identifier les différents animaux/esprits rencontrés et les clans auxquels ils appartiennent. Je l'ai trouvé très intéressant notamment concernant le clan des Jorogumo (araignées), présenté dans le premier tome, dont j'ignorait totalement à quel animal il faisait référence. Me voilà éclairée.

Les femmes à l'honneur

Déjà présentes dans le premier tome, les personnages féminins forts deviennent plus nombreux dans ce deuxième tome, avec des personnalités plus complexes qu'il n'y paraît. Un joli tour de force quand on sait que d'habitude ce type de récit d'aventures met plutôt des hommes en avant.

De disciple de la Main pure dans le premier tome, Ayané passe au statut de renégat après sa fuite et la découverte de ses origines. Dans cet opus, elle essaiera de maîtriser ses pouvoirs et aura ses premiers émois amoureux. Elle gagnera aussi en maturité. Derrière la guerrière un peu impulsive, on découvrira une jeune fille fragile, désemparée par ses origines et sa puissance et surtout fort timide face à un potentiel soupirant.

Présentée au début comme froide et hautaine, la princesse Numié Dayut va se montrer plus brave et plus sage que son amie Ayané. La faute à son histoire d'amour interdite ou à son amitié envers Ayané? Toujours est-il que la Louve blanche va s'adoucir et prendre la décision de se séparer de Ayané pour faire avancer leur combat contre les renards roux, en attendant une réponse positive à sa demande en mariage. Elle m'a fait penser au personnage de Yuri dans la trilogie de Morgan of Glencoe : La dernière geste, dans sa manière de prendre en main son destin.

Midori Uzawa, jeune fille de bonne famille du clan Orochi arrive dans ce jeu d'échecs auquel elle est étrangère, mais dans lequel elle va devoir s'impliquer. de constitution fragile, elle est très érudite et dotée d'un esprit critique. Très précautionneuse face à la dangereuse Yin Daisen, elle va s'efforcer de porter un masque et de jouer le jeu de la cour alors qu'intérieurement elle critique son fonctionnement. Elle incarne la femme captive des convenances qui épouse un homme pour sauver son statut et celui de sa famille, alors qu'elle en aime un autre. En secret, elle pourrait s'avérer une alliée intéressante pour les renégats, encore faut-il qu'elle ait assez de courage pour les aider.

Enfin Yin Daisen est la méchante par excellence de l'histoire. Promise au Prince Kaito Odai, du même clan que lui, la renarde rousse est d'une lignée tellement pure qu'elle est plus puissante que toute la famille réunie. Bien déterminée à transformer le prince en pantin pour régner à sa place, elle ne recule devant rien pour précipiter son mariage et faire valoir son statut de future souveraine, quitte à tuer…Elle cache un secret effroyable sur ses origines. Instrument de sa famille en tout état de cause, on sent qu'elle pourrait avoir des sentiments pour le prince : preuve malgré tout d'un coeur derrière sa façade de glace ? On peut s'interroger sur sa personnalité, proche de la folie, qui pourrait être dûe aux attentes de sa famille.

Bien mises en avant dans le premier tome Okami-Hime, Numié et Ayané passeront au second plan ici, au profit de Yin Daisen et Midori. J'ai trouvé que cela était très astucieux de la part de l'auteure car cela permet de déplacer l'action dans de nouveaux lieux de l'univers et de comprendre la complexité du combat qui s'annonce.

Par ailleurs, j'ai noté que les relations amoureuses des personnages féminins sont également difficiles à concrétiser et que l'auteure s'amuse à diversifier les cas de figure : amour interdit pour des raisons politiques, mariage de raison, alliance politique, amour caché, amour non-réciproque… J'espère des dénouements heureux pour certaines dans le prochain tome.

Derrière la fiction, un peu d'Histoire du Japon

Si l'on enlève la partie magique du récit et que l'on se concentre sur son aspect politique, on peut y voir quelques liens avec l'Histoire du Japon, sur plusieurs époques, à l'instar d'un Trône de Fer nippon. Loin de connaitre sur le bout des doigts toutes les époques, j'ai réalisé quelques recherches et fait quelques suppositions.

Ainsi, l'évocation d'une guerre antérieure et le maintient de la paix par un gouvernement d'une famille de guerriers évoque l'époque de Kamakura (1185-1333) qui a constitué au Japon la première partie de son Moyen-âge. Les bakemonos ne sont finalement que des guerriers inspirés en partie de la mythologie japonaise qui souhaitent renverser le pouvoir en place.

La vie à la cour du Palais des Mille Flammes, ainsi que les mariages arrangés pour créer des alliances politiques, le développement culturel de la cour, évoquent la cour impériale japonaise à l'époque de Nara (VIIIe siècle). le fait que Midori ait accès a autant de livres et écrive de la poésie n'est pas anodin à une époque qui le permet. La confrérie de la Main Pure évoque un ordre religieux chinois versé dans les arts-martiaux. Si elle est tolérée pour son érudition et son service de garde du corps, sa médecine est plutôt vue avec suspicion à la cour impériale. Elle rappelle les délégations chinoises au Japon de la dynastie Tang toujours à l'époque Nara, le côté martial en moins.

Pour finir, la venue d'étrangers espagnols et l'ouverture du pays à l'étranger rappelle l'ère Edo, avec le commerce et le regard que portent les étrangers sur la culture japonaise, et celui des japonais sur les autres pays. Ceci s'incarne à travers le personnage de Joaquin de Mendès qui découvre la cour impériale, sa littérature et ses légendes, le commerce de métal flottant et qui surtout éprouve des difficultés à communiquer dans une langue très complexe pour lui. de son côté, Midori porte un regard différent sur sa propre culture suite à sa rencontre avec Joaquim, remettant en cause sa vision du monde.

En conclusion : Plus complexe que le premier tome, plus intéressant aussi, ce deuxième opus des Héritiers d'Higashi nous entraîne dans une aventure peuplée de mythologie et d'Histoire japonaise sous couvert de magie, avec des réflexions contemporaines sous-jacentes sur l'amour et la politique. Un joli bonbon nippon à découvrir, que vous soyez néophytes vis à vis de cette culture ou non.
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La sublime couverture du tome 1 des Héritiers d'Higashi m'avait bien vite convaincue (celle-ci n'est pas en reste), puis, je m'étais laissée prendre par l'univers et les personnages de Clément Godefroy, cette incursion dans une fantasy teintée de mythologie japonaise avait été une réussite puisque j'avais eu un coup de coeur pour Okami-Hime. Je me suis donc précipitée (ou presque) sur Bakemono-San, armée du résumé fait par Summaries Books et du petit lexique de fin de livre (répertoriant les principaux termes mythologiques) qui m'a été bien utile, et que j'avais regretté dans le premier tome. Pourtant, contre toute attente, et malgré l'année écoulée, je me rappelais étrangement bien des événements du premier opus (quelques noms mis à part).
Je ressors un petit peu frustrée de ma lecture, l'auteure nous laissant sur les révélations pour le moins intrigantes et sur un suspense angoissant (le fameux message finira-t-il par être transmis ?). Je me demande comment tout va se démêler en un seul petit tome ^^ car il s'agit, il me semble, d'une trilogie.
Clémence Godefroy ne dévie pas dans son intrigue, nous sommes immergés dans une mythologie japonaise chatoyante, enchanteresse et facile d'accès. de quoi permettre aux amateurs (comme moi), de découvrir sa richesse sans être submergé ni perdu. Les personnages sont toujours très nombreux (quelques nouveaux faisant leur apparition en plus de la galerie déjà rencontrée), et prennent des chemins différents; nous nous retrouvons donc à suivre plusieurs bouts d'histoire, passant d'un groupe à l'autre. Ceux-ci n'ont aucun moyen (ou presque) de communiquer entre eux et ne savent donc pas comment et dans quel sens la mission des autres évolue… de plus, il est un groupe en particulier dont nous n'avons aucune nouvelle, et certains personnages prépondérants dans Okami-Hime sont plus effacés ici (notamment Kaito et Ren). Nous découvrons d'autres peuples, d'autres conséquences de la guerre sur leur mode de vie et leur volonté de rester caché.
Parmi les nouveaux personnages, j'ai beaucoup aimé Midori, cette jeune érudite à la santé fragile, quelque peu naïve et en manque de reconnaissance, qui se retrouve, avant de pouvoir s'en rendre compte, dans une bien fâcheuse position. Elle fait ressortir le côté manipulateur d'un personnage toxique, à la beauté trompeuse. J'ai également apprécié découvrir l'histoire de Tadashi, et celle de sa soeur. Peu importe leurs origines, tout comme dans notre monde, certains sont fondamentalement bons et veulent faire changer les choses, d'autres ambitieux et sans scrupules, d'autres encore désespérés et prêts à tout.
Si le résumé en dévoile peut être un peu trop (on a l'impression d'à peine être entré dans l'histoire qu'elle se termine déjà), il est le reflet de la complexité de l'intrigue, de la pelote emmêlée au sein de laquelle nous évoluons, tirant sur l'extrémité pour découvrir d'autres secrets. En mettant bout à bout les différents découvertes/révélations, nous ne pouvons qu'envisager le pire pour la suite. En effet, aux jeux de pouvoirs découverts précédemment, vient d'ajouter une menace venant d'ailleurs. Car l'intrigue de Bakemono-San s'étend au delà d'Higashi et les manipulations semblent aller bien plus loin que ce que l'on peu imaginer. Nos "héros" devront être sur tous les fronts.
La plume de Clémence Godefroy est tout aussi agréable et entraînante que dans Okami-Hime mais j'ai un petit peu moins aimé ce tome. Peut-être parce que certains personnages m'ont manqué ou alors parce qu'on est coupé au moment où tout devient extrêmement prenant. J'ai en tout cas hâte de découvrir la fin, tout en l'appréhendant un peu.
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Lorsque je me suis procuré à la Foire du livre de Bruxelles ce second tome, c'était dans l'optique de le lire peu de temps après le premier. Deux mois pour le sortir de ma PAL relève presque du miracle vu mon aptitude à m'éparpiller en commençant une multitude de séries les unes après les autres.

Comme dans Okami-hime nous avons plusieurs intrigues. Ayane et Tadashi se rendent dans la forêt d'Anbaru d'où le tanuki a été banni. Jinyu et Shunpei traquent l'Oni vert pour rassembler tous les yokai. Ils tombent sur des bandits dont les actes dévoilent un terrible secret. Enfin, un nouveau personnage entre en scène. Midori, une orochi promise à Ren Ishiga rejoint le Palais des Mille Flammes et devient la dame de compagnie de Yin Daisen.

Si j'ai apprécié replonger dans l'univers des Héritiers d'Higashi, j'ai un peu trop distingué les fils de la narration sans pour autant voir le dessin de la toile finale que ceux-ci forment. On sent que c'est un tome de transition dont le rythme se calque sur le précédent : une mélodie contemplative au départ qui monte en crescendo vers la tension.

Mis à part l'importance des unions mixtes et la puissance de l'amitié, peu de thèmes y sont développés. On les effleure juste par le biais de quelques personnages dont le nombre a commencé à me peser pour la longueur du roman. En effet, je pense que j'aurais mieux accroché si l'autrice s'était fixée sur deux narrateurs plutôt que quatre. Ici, j'ai vu l'utilité des scènes, mais l'émotion m'a manquée la plupart du temps.

Je vais prendre en exemple la relation entre Midori et Yin Daisen. Vu le portrait que l'on faisait de la deuxième dans le premier tome, on sait qu'elle la manipule, mais les interactions sont si limitées et les sous-entendus si absents, que ça enlève du piquant.

Ayane connaît une crise identitaire à la suite de la révélation de son passé. J'ai trouvé que cet aspect n'était pas assez approfondi et n'impacte pas assez son parcours vers Anbaru.

Le personnage qui m'a le plus impressionné est Yoriko qui acquiert une sagesse et une détermination remarquable. Dommage qu'elle soit peu présente. J'ai adoré la manière dont elle se rapproche d'Ayane et Numie.

Les points que je vais essentiellement retenir de Bakemono-san concerne l'exploitation de la mythologie nippone et le féminisme. On découvre de nombreuses créatures folkloriques et leur rapport au monde. Midori incarne l'érudition féminine qui souffre de son statut de femme. À travers sa relation avec Joaquim, on perçoit sa passion pour les connaissances et sa peine d'être si peu considérée pour son intelligence.

En bref, Bakemono-san fut une lecture satisfaisante. La multitude de points de vue apporte une richesse au récit, mais m'a empêchée de ressentir l'émotion des relations qui se sont avérées trop superficielles la plupart du temps pour me toucher. Néanmoins, j'attends le dénouement de l'histoire qui je l'espère sera fantastique.
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J'avais découvert le tome 1 de cette saga lors du Plib 2020 et je l'avais tout simplement adoré. le tome 3 vient d'être annoncé pour ce premier semestre 2021, et j'ai donc sorti le tome 2 de ma pile à lire pour pouvoir enchainer à sa sortie ! Ce tome 2 est plutôt court, et en commençant le roman et en voyant toutes les trames narratives développées, j'étais vraiment étonnée que tout puisse tenir dans ce tome 2, mais Clémence l'a fait ! La couverture signée Anato Finnstark est une nouvelle fois splendide, donnant envie de plonger au coeur de ces terres ancestrales et magiques.

Numié veut faire parvenir sa réponse à la demande en mariage de Kaito, mais comment faire alors que son père, seigneur d'Higashi,vient de mourir et qu'il a maintenant dû prendre sa place sur le trône? Il est devenu inaccessible et fiancé par devoir à la très puissante bakemono Yin. Avec ses amis et l'aide de Yokais, Numié va élaborer un plan. Sur ces réjouissances plane cependant une grande ombre, celle d'une guerre imminente et inévitable. Nos protagonistes vont devoir s'y préparer, qu'ils le veuillent ou non. A cette histoire se trouve mêlée Midori, une jeune noble à la santé fragile mais aux grandes connaissances, fiancée à Ren et invitée au palais. Elle va devenir la confidente de Yin, mais est-ce vraiment une place enviable ?

J'étais un peu triste que le duo Ayané/Numié soit séparé au début du tome, pour partir chacune vers une mission bien particulière : Numié pour rejoindre son peuple et le rallier à la cause, Ayané pour accompagner Tadashi chez les tanukis et tenter également de les convaincre de rejoindre leur camp. Si on ne sait rien du périple de Numié dans ce tome, j'ai adoré voyager dans les campagnes, sur l'eau, avec Ayané et ses compagnons. On s'enfonce de plus en plus dans l'arrière-pays et on se rend compte que des choses qu'on croyait disparue ont survécu ici, à l'abri des regards. Un monde nouveau avec ses traditions, ses coutumes et sa magie.

J'ai aussi adoré suivre Midori. Alors qu'on avait découvert l'arrière du décor du palais avec Yoriko, on marche avec Midori dans les jardins, sous les feux des projecteurs, et on assimile les règles de la noblesse. Un monde de faux-semblants et d'hypocrisie, dans lequel les apparences font tout. Midori, par sa discrétion et son talent d'observatrice, va sans le vouloir prendre une place d'honneur aux côtés de la fiancée du seigneur.

On suit un troisième groupe, duquel je me souvenais un peu moins : une troupe de bakemonos qui pistent l'Oni vert. Ils vont faire diverses rencontres, certaines qui vont les aider, et d'autres plus néfastes… On les laisse à la fin de ce tome dans une situation des plus critiques : ils ont découvert un sombre secret, mais ont payé le prix fort…

Je regrettais dans le tome 1 qu'il n'y ait pas un lexique pour les gens (comme moi) un peu moins à l'aise avec les termes et éléments culturels japonais. Ce qui a été préparé pour ce tome 2, merci ! On a donc à la fin du roman un mémorandum avec les différentes lignées de bakemono, un petit lexique avec les descriptions de diverses créatures du folklore japonais, et un rappel du sens des suffixes de politesse. j'ai grandement apprécié !

Un second tome tout aussi réussi que le premier : un plongeon dans le Japon ancestral, peuplé d'esprits de la nature et de créatures magiques, trois narrations qui nous emmènent au coeur de mystérieux complots et au bord d'une guerre imminente. La fin du voyage risque d'être mouvementée, et j'ai vraiment hâte de lire la conclusion de cette trilogie envoutante !
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La petite histoire
Les différents représentants bakemono qui s'étaient réunis vont partir aux quatre coins du Royaume d'Higashi pour convaincre et rassembler les clans afin de lutter contre une menace bien dangereuse et des complots qui les visent tous.

Mon avis
Une intrigue qui s'étoffe avec des personnages secondaires (Midori, Joaquim...)mis en premier plan qui permettent de mieux voir les rouages en action et de mieux connaître les différentes familles de bakemono. On suit toujours avec plaisir Ayané qui est partie en binôme avec Tadashi à la découverte des peuples Tanuki. En parallèle l'on accompagne Jinyu et Shunpei qui forment un trio atypique avec la jeune Jorogumo. Beaucoup d'émotions avec ces trois personnages flanqués de l'irrésistible Bombori. Nous découvrons de nouvelles familles de Yokai poursuivis par le Chasseur.
Yin, la Nogitsune perfide place ses pièces sur le grand échiquier du palais des Mille Flammes. Tout s'imbrique pour un final qui retient notre souffle. Vivement la suite qui ne saurait tarder.
De l'action, de la stratégie, des coups bas et de l'émotion dans un récit qui s'intensifie après un premier tome plus introductif.
Un plaisir de parcourir cet univers et j'ai hâte de retrouver Numié, Yoriko et les nouveaux protagonistes aux destins liés par les événements qui se précipitent.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Les jours qui suivirent, Midori s’efforça de parler davantage à Ren, ce qui n’était pas chose aisée. Les discussions de politesse semblaient le mettre mal à l’aise, et il n’était pas non plus intéressé par les domaines que Midori maitrisait, l’histoire et la littérature. De même, elle ne connaissait strictement rien à l’art de la guerre ni aux subtilités du combat au corps à corps. Comment était-elle censée convaincre cet homme de l’épouser au plus vite s’ils n’avaient rien en commun?
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– La victime punie à la place du criminel, remarqua Yoriko d’un ton amer. Quel destin horrible.
– Regarde autour de toi, neko-san. Ce n’est pas que la loi des tanuki qui fait les choses ainsi, mais la loi du plus fort qui règne partout, chez les hommes comme chez les bakemono.
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Vidéo de Clémence Godefroy
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Résumé : A la rentrée de septembre de Westbridge High, Erika Schmidt est bien déterminée à faire de cette année scolaire 1997-1998 la meilleure de sa vie : de bonnes notes, de bons moments avec ses deux meilleures amies, et une place dans la rédaction du journal du lycée, voilà tout ce qu?elle désire. C?était sans compter sur Scott Peterson, qui est devenu hyper craquant en l?espace d?un été, et tous les déboires qui s?ensuivent quand on est plutôt timide avec les garçons et plutôt vue comme une nerd par les élèves populaires du bahut. Heureusement, Erika vient de commencer une nouvelle série de livres, Les Sorciers de Bellwood, qui lui fait oublier ses problèmes. En attendant le prochain tome, elle trouve sur Internet un forum de fans, puis des sites de fanfic, et bientôt sa connexion 56K est à la fois son seul réconfort et son secret le mieux gardé?
la fiche du livre : https://www.editionsduchatnoir.fr/catalogue/chat-blanc/love-in-56k/
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