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EAN : 9782375681169
255 pages
Editions du chat noir (20/05/2019)
3.98/5   24 notes
Résumé :
A la rentrée de septembre de Westbridge High, Erika Schmidt est bien déterminée à faire de cette année scolaire 1997-1998 la meilleure de sa vie : de bonnes notes, de bons moments avec ses deux meilleures amies, et une place dans la rédaction du journal du lycée, voilà tout ce qu’elle désire. C’était sans compter sur Scott Peterson, qui est devenu hyper craquant en l’espace d’un été, et tous les déboires qui s’ensuivent quand on est plutôt timide avec les garçons et... >Voir plus
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Je remercie Babelio ainsi que la maison d'édition le Chat Noir pour la réception et la lecture de ce titre. Il fait partie de la collection du chat blanc, une nouvelle collection de cette maison d'éditions qui a décidé de s'ouvrir à un nouveau thème. La couverture reste simple, attire l'oeil avec ces différentes couleurs et que dire de ces 011000101010101010101 caractéristique de l'internet ? Elle est efficace, de plus au toucher elle est très douce avec des reflets sur le titre, le nom de l'auteur et bien entendu le chaton.

Lorsque je l'ai reçu, j'étais en pleine lecture de thrillers en tout sens. Ce livre est doux, permettant de passer à autre chose en prenant son temps (même si sincèrement je l'ai lu en 2 heures tellement je voulais savoir la fin). Une pause bien méritée, un retour en arrière. 1997/1998, je me souviens très bien encore où j'étais (à l'IUT)! Pas de téléphone portable partout comme maintenant, pas de réseaux internet chez tout le monde, mais plutôt dans des salles spécialisées, bref j'ai une très bonne mémoire de ce temps où les gens de 20 ans utilisaient le courrier, ou le téléphone standard pour communiquer, les jambes aussi pour aller voir quelqu'un... bref je m'égare.

Erika a 16 ans, est au lycée et coup de chance une de ses amies a obtenu le permis et a le droit de conduire un véhicule plutôt atypique, mais il signifie la Liberté ! La liberté de ne plus être obligé de prendre le bus comme les autres élèves. Cela fait un peu enrager sa petite soeur Emily, 11 ans, mais finalement cela passe tout seul. le jour de la rentrée, Erika, Chris et Marissa prennent leurs marques de nouveau. le regard de Erika se perd sur le physique de Scott, un élève qu'elle connaît depuis pas mal d'années. Lui qui était plus proche du fil de fer se retrouve avec un physique plus imposant. Il suffit d'un regard pour que les repères s'évaporent. Erika en est à cette constatation lorsqu'elle va comprendre qu'il est entré dans le groupe des basketteurs. Des changements importants pour un lycée qui voit ses élèves séparés par des idées (comme dans la plupart des lycées, les intellos, les sportifs, les joueurs, etc, etc) C'est leur dernière année entre ses murs, une année c'est long à l'école, mais lorsque l'on a un emploi du temps comme celui de Erika et ses amies, les mois risquent de passer bien plus vite que prévu.

C'est amusant de lire une histoire qui ressemble beaucoup à ce qui peut se passer dans la réalité. le retour dans le passé m'a beaucoup plu, avec toutes les explications et les sous-entendus de l'auteur sur l'internet. Ce prodige qui peut rassembler des foules et détruire une vie. Je revois mon oncle utiliser le minitel et donc couper la ligne téléphonique pour y accéder, je nous revois marcher pour aller voir si quelqu'un allait bien ou juste pour un rendez-vous parce que le téléphone n'était pas partout (surtout chez ma grand-mère). Une copie conforme de cette époque où nous étions mieux dans un sens. Moins de jalousie, moins de regards, moins de m'as-tu-vu. L'histoire est bien appliquée à notre passé. le lycée, ce microcosme où se côtoient bon nombre d'éléments différents. Les sportifs qui mangent à une table bien précise avec les cheerleaders ici, les fameux nerds, les solitaires, les copieurs. le livre est établi sur l'année scolaire complète sans pour autant aller trop loin dans certains détails.

Erika, Chris et Marissa sont de très bonnes amies, s'avouant tout enfin presque. Elles sont solidaires, complètement différentes, ne se jugent pas et ont chacune une très bonne écoute. Une amitié forte, solide que l'on voit peu, mais qui existe. Si l'une d'entre elles est attaquée, les deux autres sortent les griffes. J'adore leur fonctionnement. Les premiers émois amoureux, les premières bases (il faut lire le livre pour comprendre ce terme :p), et puis la découverte de l'internet et de ce que cela peut apporter. Erika découvre une histoire, celle des sorciers de Bellwood (un brin harry potter pour ne citer que cette saga), qui est prenante. Nous avons un livre dans un livre, avec des extraits de ces tomes entrecoupés de la vie de Erika qui suit un peu ce qui lui arrive. La découverte donc des fanfictions, des lieux où des gens aiment la même chose et en parlent sans que ce soit dans une bibliothèque miteuse, mais plutôt dans un sous-sol (désolée, je ne pouvais pas ne pas la faire celle-ci). L'envie pour cette jeune fille d'en savoir plus sur les personnages, sur la suite de leurs aventures. L'imagination de Erika est débordante.

Qui dit lycée dit également la jalousie, celle qui fait mal en faisant croire des choses, en s'amusant à aller jusqu'au harcèlement. C'est aussi le soutien de certains, le professeur qui raconte un pan de sa vie pour faire comprendre que c'est arrivé à tout le monde, mais qu'il ne faut pas s'arrêter à cela. Les racontars, les mots de trop, tout cela ne doivent pas être un frein à l'épanouissement. L'auteur apporte ne touche de fraîcheur avec Emily la petite soeur de Erika et aussi avec les comportements de certains. Je pense aux cousins qui sont vraiment dans l'âge bête, il n'y a pas d'autres mots et les parents qui tentent de comprendre leurs enfants. le lycée est une véritable jungle pour les adolescents.

J'ai beaucoup aimé la façon dont la fanfiction de Erika intercepte sa propre vie. Ses émotions, ses désirs, ses pensées évoluent au fil du temps, tout comme son écriture. Cela donne envie de reprendre de vieilles histoires et de les remettre à flot juste pour le plaisir. Erika, Chris et Marissa ont chacune leur histoire, même si le livre tourne plus autour de Erika. Ses deux amies ont un rôle important et par-dessus tout, elles aussi ont des besoins, des envies et des secrets. Leur trio amical est vraiment fort, car même lorsque l'une d'entre elles cache quelque chose, les deux autres tendent des perches pour l'aider à en parler, jusqu'à même laisser couler avant d'avoir le fin mot de l'histoire. Il y a d'autres personnages, comme ce Scott avec sa nouvelle plastique, à force de s'entraîner, il a enfin une place dans l'équipe de basket. Il ne change pas sa manière d'être, il fait plus attention à son intimité et préfère ne pas dévoiler ce qu'il ressent. Entre lui et Erika, il y a beaucoup de jeux de regards, de non-dits et de pertes de temps. Il se passe quelque chose, mais l'auteur ne s'attarde pas sur cette "romance". Au contraire, elle parle de tout, du manque de confiance en soi, de ne pas savoir comment réagir face à certaines situations, du poids des secrets, de la nouveauté.

Par contre j'aurai aimé avoir la confirmation de qui est Hannah, j'ai bien un doute, mais sans plus. J'avoue que je n'aurai pas été contre un peu plus de détails, connaître la suite, savoir ce qu'ils vont devenir. Il est clair que je me suis attachée à eux.

En conclusion, j'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Erika. le lycée est un lieu qui peut à la fois être convivial et sauvage. L'amour au balbutiement d'internet tout en douceur.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/love-in-56k-clemence-godefroy-a166225074
Lien : http://chroniqueslivresques...
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'amour est souvent au coeur des romans de Clémence Godefroy. Dans Love in 56K, il en sera question mais pas seulement : amitié, problèmes d'adolescence et quête de soi seront également au rendez-vous. Bienvenue dans les années 1998 !

Bienvenue dans un lycée américain
J'ai commencé ce livre sans jeter un oeil au résumé. Ce qui m'a surprise le plus pendant les premiers chapitres, a été la sensation de lire un roman se déroulant en France, jusqu'à ce que des détails viennent perturber l'intrigue : aucun lycéen français ne possède de voiture pour se rendre en cours avec ses amis !

Clémence Godefroy est française, mais elle a recrée avec brio cette ambiance lycée américaine qui regroupe pas mal de clichés, et qu'on retrouve dans certaines séries tv. Cependant, elle y a ajouté sa touche personnelle pour que ces clichés ne nuisent pas à la qualité de l'intrigue.

Par exemple, au niveau des personnages, on retrouve les différents groupes typiques : les nerds du club d'informatique, l'équipe de sport (basket, football), les pom-pom girls populaires, la peste de service, la bande de copines intellos, le meilleur ami gay.

Les nuances interviennent dans la construction des personnages. Ainsi, dans l'équipe de basketball, Scott est aussi un geek qui a du mal à s'intégrer; dans le club informatique, on compte une future diplômée de grande université très sûre d'elle, … Chacun n'est pas celui qu'il semble être et c'est ce qui fait la richesse de ce récit.

L'auteur aborde plusieurs sujets sur cette période charnière de Première-Terminale propres aux américains : les fêtes entre élèves, le souci d'aller s'inscrire ou non dans une université après la remise des diplômes, les virées au centre-commercial, les jobs d'appoint, le sous-sol aménagé en antre d'ado, le fait d'avoir ou non une voiture, et surtout la sexualité naissante.

Tout contribue à recréer cette époque de liberté surveillée, de désir d'émancipation, de rêves à venir de ces adolescentes américaines mais qui s'étend aussi aux françaises sur certains points comme la sexualité.

Premiers émois amoureux dans la vie d'une lycéenne
Erika est le personnage principal de cette histoire. cette année, elle a décidé avec sa bande de copines qu'elle se montrerait plus adulte. Mais voilà, elle a développé une passion pour une saga littéraire empruntée à sa petite soeur. C'est un secret honteux qu'elle préfère garder pour elle. Et il est d'autant plus honteux car elle écrit de la fanfiction dessus ! Ses amies ont aussi des secrets, mais on les découvrira plus tard…

Clémence Godefroy sait évoquer avec finesse, à travers le portrait de ces trois amies, les interrogations sur ce qu'est grandir, les expériences sexuelles et amoureuses, le bouillonnement intérieur hormonal, la métamorphose de son corps, la peur d'être soi face au regard des autres et les hobbys honteux.

A travers l'histoire d'Erika surtout, elle propose une ode au courage d'être soi, la volonté d'aimer et de vivre ses passions, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Car le lycée est impitoyable : on abordera le harcèlement scolaire, la timidité amoureuse et ses maladresses, la jalousie maladive.

Le seul bémol que j'ai pu trouver est une fin de roman qui m'a semblée un peu abrupte ou du moins, j'aurais apprécié un récit plus long.

Une ode à la fin des années 1990

Ce roman est destiné à deux publics : l'adolescent lambda qui découvre des sujets qui le touchent mais dans le contexte de la fin des années 90. Mais aussi, l'adulte qui a vécu cette période et se remémore la saveur de certains détails (ce qui est mon cas).

L'auteure a parfaitement réussi, par petites touches à nous plonger dans la vie d'un ado de cette période. On aborde le style musical très pop, la mode un peu flashy par moments, les débuts d'internet et des connexions incertaines, les cours d'éducation sexuelle foireux, les boybands, le coût important d'un ordinateur, la quasi absence des téléphones portables, et surtout la saga des sorciers de Bellwood qui ressemble un peu à celle d'Harry Potter.

Le plus gros clin d'oeil réside dans les forums de fanfiction, véritable refuge pour les timides, nerds, intellos de l'époque, où l'on peut échanger autour d'un sujet qui vous passionne sans être jugé et retrouver des gens intéressés par les mêmes centres d'intérêts. Pour certains, c'est aussi un moyen de développer leurs talents d'écrivain.

En conclusion : un roman Young adult mode d'emploi sur comment avoir le courage d'être soi au lycée, qui traite également avec finesse le sentiment amoureux. Un petit bijou à découvrir autant pour les ados que pour les nostalgiques de la fin des années 90.
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Merci aux Éditions du Chat Noir ainsi qu'à Babelio pour l'envoi de ce roman, grâce à la Masse Critique. Et merci aussi pour leur patience car j'ai eu de retard pour rendre cette chronique.

Pour ce qui du livre, je suis un peu mitigé, car pas mal de points mon beaucoup plus, mais d'autres m'ont vraiment déçu. Je vous explique tout ça!

Alors pour les points positifs tout d'abord:

J'ai beaucoup aimé replonger dans un univers vintage. Certaines choses m'ont rappelé mon enfance et ça c'était vraiment sympa. Ça change vraiment des romans qui sont souvent soit à notre époque soit dans le futur.

Ensuite j'aime beaucoup le personnage principal qui est Erika, je me suis un peu retrouvé en elle. Une jeune fille timide, qui a du mal à s'intégrer dans son lycée et qui se réfugie dans les bouquins.

J'ai aussi apprécié de découvrir la passion qu'Erika a eu avec la découverte d'une saga littéraire fantasy, et de la voir se mettre à écrire sur des forums sa propre histoire inspirée de la saga. Cela m'a tellement fait penser à moi, lorsque j'étais ado et que j'écrivais des Rôle Play sur des mangas ou des séries. J'adorais ça! C'est d'ailleurs grâce à cela que j'ai étoffé « ma plume ».

J'ai adoré la police pour les numéros des chapitres et ceux en bas de pages, c'est une très bonne idée, et des détails que j'aime beaucoup regarder.

Des petits points négatifs maintenant:

Dans le roman, l'auteure a choisi de nous mettre des passages des romans qu'Erika lit. Et j'avoue ne pas avoir accroché avec ça. Un livre dans un livre c'est pas ma tasse de thé, c'est difficile de suivre l'histoire et ça m'a dérangé… Peut-être que l'idée n'a pas été assez abouti ou je ne sais pas, mais en tout cas, ça n'a pas eu l'effet escompté sur moi.

Ensuite j'ai trouvé que certaines expressions n'allaient pas du tout avec le contexte du roman. Je m'explique, nous sommes plongés dans le passé en 1997/1998, et à cette époque nous n'utilisons pas les mots: Date pour un rendez-vous amoureux ou XXXX (je suis désolé mais impossible de remettre la main sur mon autre exemple, je vais continuer de chercher, et quand je trouverai je ferai un UpDate), se sont plutôt des expressions que les ados de maintenant utilisent, donc je trouve que niveau concordance ce n'est pas terrible.

J'ai aussi relevé quelques coquilles, mais bon ça à la limite ça arrive souvent dans n'importe quel roman, et l'auteur n'y est pour rien on ne pas tout voir. Puis bon soyons réaliste, ça n'empêche pas de comprendre l'histoire.

Bon, comme vous pouvez le constater les points négatifs ne sont pas énorme non plus, mais bon je trouve normal de vous le dire aussi. Apres l'histoire de fond quant à elle m'a beaucoup plus. Si d'ailleurs nous enlevons tous les passages sur l'autre histoire, pour ce concentré sur la principale, et que du coup l'auteure aurait rajouté quelques pages supplémentaires, il aurait été pour moi un coup de coeur ou presque!

L'auteure aborde aussi plusieurs sujets importants comme le harcèlement scolaire ou la pression que les étudiants américains subissent pour avoir plusieurs activités extra scolaires et ainsi avoir un meilleur dossier pour pouvoir rentrer dans les universités qu'ils souhaitent.

Avis complet :
Lien : https://mummybooks.wordpress..
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Nous sommes en septembre 1997, et Erika Schmidt fait sa rentrée à Westbridge High. Elle espère beaucoup de cette rentrée : de bonnes notes, de bons moments avec ses meilleures amies, pouvoir avoir une place à la rédaction du journal du lycée, et – peut-être – se rapprocher de Scott Peterson.
Tout ne se passe pas forcément comme prévue, et Erika va trouver une échappatoire dans la lecture d'une nouveau série de roman : Les Sorciers de Bellwood. Cette lecture va lui ouvrir les portes d'un nouveau monde, car en attendant la parution du prochain tome, elle va trouver un forum de fans sur Internet, où non seulement elle va pouvoir dialoguer avec des personnes partageant sa passion, mais aussi lire et partager des fanfic sur ses personnages préférés. Sa connexion 56K va être son lien le plus cher avec le monde, son réconfort et sa place d'appartenance, loin d'un monde extérieur où elle peine à trouver sa place.
Je suis toujours très intéressée par les éditions du Chat Noir, qui publie un certain nombre de petites pépites. Et Love in 56K ne dérogent pas à la règle !

(Voir mon avis complet sur mon blog.)
Lien : http://chezlechatducheshire...
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Cette lecture était pile ce qu'il me fallait ! J'aimais bien Érika, et l'histoire n'était pas prise de tête ni trop profonde tout en abordant des thématiques de la construction adolescente. Pour tout vous dire, à 16 ans, j'aurai sans aucun doute eu un coup de coeur pour cette lecture ! D'autant plus qu'il y a deux points que j'ai particulièrement aimé. le premier est ce vibe des années 90, puisque l'histoire se déroule en 1997, il y a vraiment cette pointe nostalgique du début de l'ordinateur accessible à chacun.e. Et en plus de cela, Érika dévore la série Bellwood, on trouve dans ce récit vraiment toutes les émotions de quand on dévore une saga… que l'on soit ado ou adulte ! Je me suis vraiment revue entrain de découvrir Harry Potter ! Enfin, j'ai fait un petit parallèle avec la communauté littéraire a un moment donné. Il y a dans ce roman cette notion d'isolement dans notre microcosme, alors qu'à grande échelle, on est tant à vibrer pour une même passion ! C'est ce que me permet cette chouette communauté ! J'ai vraiment beaucoup aimé, c'est un roman à offrir à nos ados, mais moi… je vais le garder !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
– Pas avant que je prenne la traditionnelle photo de rentrée ! s’exclame mon père, son appareil photo à la main.

Je me tiens les bras ballants devant la porte en espérant qu’il va faire vite pour une fois, mais comme d’habitude, les secondes s’écoulent lentement entre le moment où il ouvre le volet, écrase son nez contre le boîtier avec une grimace horrible – pourquoi est-ce qu’il est incapable de faire une photo sans ouvrir la bouche ? – et appuie enfin sur le bouton. Il allèrent ravi, mais moi je sais de quoi j’aurai l’air : légèrement embarrassée, mes taches de rousseur trop apparentes, mon nez luisant avec le flash, et mes cheveux que j’ai pris le tant de temps et de peine à lisser d’une femme bizarrement pyramidale. Le supplice du 1er septembre.
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Comment se peut-il qu’une personne aussi lointaine, une personne que je ne rencontrerai jamais, puisse me parler ainsi à travers ses histoires, comme si elle avait lu dans mes rêves? Ce qu’elle éveille en moi brille comme un trésor que ni ma famille, ni mes amies n’ont jamais découvert.
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– Ce qu’il fait la différence entre une suite de mots et des phrases et une œuvre, c’est la sincérité. Sans cela, ça sonne faux. Demandez-vous toujours si ce que vous lisez ou écrivez sonne faux ou sonne juste –tapotez avec votre esprit pour en entendre le son, comme vous le feriez avec un verre pour vérifier si c’est du cristal. Et c’est valable pour n’importe quel genre, a-t-elle insisté.
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Moi j'ai plutôt l'impression de faire un saut dans le vide. Si seulement j'avais appris comment réagir et quoi dire, je pourrais être parfaitement sûre de moi et impressionner Scott, comme toutes les filles dans les comédies romantiques dont le maquillage et la coiffure restent impeccables alors même qu'elles s'abandonnent et qui semblent savoir quoi faire de leurs mains à tout moment.

Profitant du fait que personne ne regarde la télé au sous-sol et que j'ai la permission Internet de 2h, je me rends ce soir-là sur le site Moonbeam. Je clique sur ma propre fanfic (sept chapitres, soixante-trois commentaires) et relis la scène où Hazel et Silas s'apprêtent à enfin céder à leur passion mutuelle.
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- Merci pour l'info, mais la prochaine fois, garde ça pour toi, ça ne m'intéresse pas, je marmonne entre mes dents.

- Désolée, je pensais te rendre service.

Elle sait très bien que je n'y crois pas une seule seconde, mais c'est comme ça que Heidi fonctionne : que des coups par-derrière, et toujours avec le sourire. Est-ce qu'elle a aussi un faible pour Scott, ou alors se contente-t-elle de protéger la hiérarchie absurde dont elle dépend ? Ce n'est pas la première fois que je me pose la question, mais de toute façon le résultat est le même. Je n'ose pas lever les yeux vers Scott pour voir sa réaction et je remercie le ciel quand monsieur Hicks arrive dans la salle, un donut à la main.
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Videos de Clémence Godefroy (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Clémence Godefroy
Clémence Godefroy vous parle de son dernier roman : Love in 56k paru aux éditions du chat noir (collection chat blanc) !
Résumé : A la rentrée de septembre de Westbridge High, Erika Schmidt est bien déterminée à faire de cette année scolaire 1997-1998 la meilleure de sa vie : de bonnes notes, de bons moments avec ses deux meilleures amies, et une place dans la rédaction du journal du lycée, voilà tout ce qu?elle désire. C?était sans compter sur Scott Peterson, qui est devenu hyper craquant en l?espace d?un été, et tous les déboires qui s?ensuivent quand on est plutôt timide avec les garçons et plutôt vue comme une nerd par les élèves populaires du bahut. Heureusement, Erika vient de commencer une nouvelle série de livres, Les Sorciers de Bellwood, qui lui fait oublier ses problèmes. En attendant le prochain tome, elle trouve sur Internet un forum de fans, puis des sites de fanfic, et bientôt sa connexion 56K est à la fois son seul réconfort et son secret le mieux gardé?
la fiche du livre : https://www.editionsduchatnoir.fr/catalogue/chat-blanc/love-in-56k/
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