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EAN : 9782204078061
356 pages
Le Cerf (28/04/2005)
2/5   1 notes
Résumé :
" L'âme humaine, dit Claudel, est une chose capable de prendre feu. Elle n'est même faite que pour cela. Ce feu porte un nom, il s'appelle la joie ou encore l'enthousiasme puisqu'il vient de Dieu. Ce feu invite l'homme à vivre le drame de la vie dans toute son intensité et à convertir toute expérience - voyages, rencontres, succès, défaites, passion amoureuse, mariage - en occasion de se grandir. Cette joie, depuis la révélation de Noël 1886 à Notre-Dame, Claudel en... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
simoncailloux
  07 janvier 2022
La vie et l'oeuvre de PC peut être divisée en quatre, comme les quatre journées dans « le soulier de satin ». La première de 1865 à 1886 montre une naissance à l'autre, la venue au monde jusqu'à la conversion. La deuxième de 1886 à 1906, le fleuve claudien creuse son lit. Ce sont les années de luttes de tumulte intérieur. La troisième journée de 1906 à 1927. En pleine possession de ses moyens, Claudel crée de toutes parts. La quatrième de 1927 à 1955. En création PC passe de la création artistique au commentaire biblique.
Dans le chapitre « claudications », nous pouvons lire :
 Claudel écrit dans son journal : « Ma soeur, quelle existence tragique. A trente ans, quand elle s'est aperçue que Rodin ne voulait pas l'épouser, tout s'est écroulé autour d'elle et sa raison n'y a pas résisté.
 A l'occasion de l'exposition Camille Claudel organisée au musée Rodin en novembre-décembre 1951, PC déclare : « L'oeuvre de Camille est tout entière l'histoire de sa vie. »
 PC exprime la proximité qui existe entre sa soeur et lui. « Je suis comme ma soeur Camille, d'un caractère violent, orgueilleux et peu sociable ».
Dans le chapitre : « A quoi employer les mains », l'auteur reprend les paroles de PC énoncées après sa conversion à N.D. de Paris. « J'étais debout dans la foule […] En un instant mon coeur fut touché et je cru …
PC a écrit deux versions de jeune fille Violaine, trois devrait-on dire car l'annonce faite à Marie en est un nouveau prolongement.
Il n'est pas aisé de comprendre les pièces de PC. L'auteur explique fort bien l'Annonce faite à Marie. Il ajoute, l'histoire est un décalque de l'histoire sainte. Des fils invisibles relient l'humanité souffrante aux évangiles.
En Chine, le Consul PC parachève le travail commencé à Notre Dame et y approfondit sa formation religieuse.
Dans le chapitre « L'amour couronné par son impossibilité », il est bien entendu question de sa rencontre de Rosalie Vetch sur le bateau qui relie Marseille à la Chine. PC fait de Rosalie Vetch, jeune femme mariée avec quatre enfants, sa maîtresse. Elle a même vécue quelques temps dans sa vaste demeure de Fou-tcheou. Cet amour insensé est coulé dans l'écriture de « Partage de midi » où Claudel est Mesa et Rosalie Ysé.
le chapitre « Prendre Dieu au mot » couvre la quatrième période mentionnée en début de chronique où Claudel pratique de l'exégèse biblique.
« Puis-je rendre aux autres un peu un peu de cette joie dont je suis rempli », écrit Claudel à Gide. Cette joie de Claudel, j'avoue avoir difficile à la saisir. Emmanuel Godo, en tous cas, l'associe au titre de son livre.
Le livre d'Emmanuel Godo est riche en diverses facettes de l'homme Claudel mais également en approche de ses oeuvres littéraires et ses nombreux écrits après lectures de passages bibliques. C'est donc un livre riche en renseignements dans lequel il est intéressant de se replonger. Cependant, je n'ai pas beaucoup aimé la façon dont l'ensemble du contenu est présenté. Beaucoup de renseignements constituent une soupe pleine de morceaux indigestes. Synthèse et commentaires en sont rendus très difficile.
Le livre se termine par une brève anthologie, une chronologie de la vie de PC et une bibliographie reprenant vingt et un ouvrages référencés.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
simoncaillouxsimoncailloux   27 août 2021
Avant de poser son bâton, le pèlerin professionnel achève son tour du monde. Après l’Amérique, Bruxelles. […]. Le Claudel bruxellois est un homme qui vieillit. Il se rase la moustache, manière d’inaugurer la vieillesse, la vraie. Sa surdité va croissant. Avec elle resurgit la grande hantise de Claudel ― d’être séparé, coupé des autres, du monde. A quoi s’ajoutent des problèmes d’anémie. Heureusement ses relations avec le roi Albert Ier sont très amicales. A sa mort en février 1934, Claudel pleure un ami. Autre source de joie ; sa rencontre avec les peintures flamandes et hollandaises ; Rubens, Vermeer. Il aime que chez les flamands la question de l’existence de Dieu soit pour eux si forte, qu’ils la posent à chaque élément de la création. Leur foi s’exprime non pas en tant que pieuse reproduction de la nature, mais en ce que chaque imitation, chaque figuration opère comme une humble interrogation de ce monde qui en cache un autre.
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simoncaillouxsimoncailloux   26 août 2021
De retour en France en 1905, Claudel cherche le repos auprès de sa sœur Louise. Il écrit « Partage de midi », avec la sensation d’être parvenu au tournant majeur de sa vie, à ce qu’il appellera, dans ses « Mémoires improvisées », un changement de versant. Il écrit à Francis Jammes : « Vous savez que je fais un drame qui n’est autre que l’histoire un peu arrangée de mon aventure. Il faut que je l’écrive, j’en suis possédé depuis des années, et cela me sort par tous les pores. D’un autre côté je me demande s’il convient à un chrétien de peindre des passions coupables. »
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simoncaillouxsimoncailloux   27 août 2021
« Avant, dit Claudel, j’essayais de donner jour à mon drame intérieur, comme je le pouvais, tandis que là je le domine et lui impose une forme. » Le thème de l’héroïsme y domine toujours, même si ceux de la famille et de la terre font leur apparition. La dimension religieuse reste prépondérante, quoique perpendiculaire. Pensée de Coûfontaine, née aveugle, est le symbole de l’amour eucharistique : « Tout chrétien a des rapports avec Dieu, des rapports d’aveugle, somme toute, puisque nous avons des rapports intimes avec Dieu, aussi intimes qu’ils peuvent l’être puisqu’il s’agit d’une véritable assimilation et, cependant, ces rapports d’amour se font dans la nuit la plus complète.
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simoncaillouxsimoncailloux   27 août 2021
Une légende japonaise prétend que la grande île repose sur un poisson qui se débat de temps à autre : « L’homme d’ici est comme le fils d’une mère très respectée, mais malheureusement épileptique. » Le 1 er septembre 1923, cette mère épileptique a une crise d’une violence inouïe. La terre tremble à Yokohama. La maison de l’ambassadeur est détruite. […]. La terre a tremblé, le feu a pris. Arbres exfoliés, terre noircie, maisons détruites, blessés affreusement mutilés, cadavres. Le séisme fait plus de deux cents mille morts. Une jeune femme prend entre ses mains une grosse cigale et murmure qu’elle ne chante plus.
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