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ISBN : 2072496322
Éditeur : Joëlle Losfeld (17/04/2014)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Helen, dix ans, et Flora, sa baby-sitter pour l’été, se trouvent toutes deux isolées dans la maison familiale en passe de tomber en ruine, tandis que le père d’Helen est absorbé par une mystérieuse mission. À trois ans, Helen a perdu sa mère, et sa bien-aimée grand-mère, qui l’a élevée jusque-là, vient également de mourir. Cette enfant à l’imagination affûtée veut à tout prix garder intacte la demeure, avec tous les fantômes qui en font la légende. Flora, prête à fo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  07 octobre 2014
Etre la baby-sitter de sa propre baby-sitter...
Quand son père part travailler au loin pour l'été, Helen, 10 ans, doit accepter à contrecoeur d'être "gardée" par sa cousine Flora, jeune femme émotive, "simple d'esprit et simple de coeur".
Naïve, candide, peu sure d'elle, angoissée pour un rien, l'aînée fait honte à la cadette, qui la traite en sarcasmes et condescendance.
Au cours d'un été plein d'ennui, la cohabitation est tendue dans une maison décrépite et isolée, en dépit des efforts de la jeune femme qui cherche sans succès à se faire apprécier par une gamine malade de solitude, rageuse et assez peste, une gamine qui vit dans son propre monde de fantômes et de fantasmes existentiels.
Helen, devenue âgée, est la voix narratrice des souvenirs de cet été 1945, entre remords et désir de rédemption avec en toile de fond le contexte de la guerre, de la crainte de la poliomyélite et du racisme.
J'ai eu un peu de mal à apprécier ce livre sous tension. Il possède des atouts indéniables de mystère et de quête identitaire. le huit-clos est crédible, on en attend le dénouement qu'on imagine difficile sinon dramatique. le contexte interroge sur l'enfance sans parents, qu'ils soient absents ou perdus, sans repères adultes pour grandir et se construire.
Comme d'autres Babeliotes, j'ai souvent pensé à Expiation de Ian McEwan pendant cette lecture; on y retrouve les thèmes du désir d'intrusion dans l'univers des adultes, de la jalousie, de l'erreur de jugement de l'enfance, de la culpabilité tardive. Mais le roman n'en a pas la brillance et la dramaturgie.
En dépit du beau personnage de Flora, je ne suis pas arrivée à entrer dans la psychologie générale un peu énigmatique, dans l'atmosphère délétère et la platitude de l'intrigue.
Tant pis!

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palamede
  27 octobre 2015
La vieille dame repense à cet été 1945, dans la grande maison peuplée des fantômes, seule avec sa cousine Flora venue s'occuper d'elle. Entre remords et culpabilité, les souvenirs affluent et la hantent. Elle se remémore la prévenance et la gentillesse de la jeune femme face à la cruauté de la petite fille de dix ans, manipulatrice et perverse. Une enfant encore sous le choc de la disparition de Nonie, sa grand-mère bien-aimée qui avait comblé la cruelle absence d'une mère trop tôt décédée. Car la sensible et un peu naïve Flora, dont elle se sentait supérieure, ne méritait pas son mépris né du rapport de force défavorable à l'adulte vis à vis de l'enfant qu'elle était. Elle le sait aujourd'hui que Flora n'est plus là.
Flora ou un très beau roman sur l'expiation qui passerait par la contrition.
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Bazart
  15 août 2014
Un joli roman, récit iniatique qui plaira autant aux jeunes lectrices qu'aux adultes d'une auteur de 75 ans qui a publié 14 romans mais dont peu ont été traduits en français. Helen, la narratrice, revient sur l'été 1945, une période très particulière de sa vie, l'été de ses onze ans, qui a bouleversé son existence. Helen a perdu sa mère à l'âge de trois ans et, plus récemment, Nonie, sa grand-mère paternelle, qui occupait une place essentielle dans sa vie.
Helen vit donc seule avec son père, le proviseur du lycée, qui chaque été doit quitter sa région pour se rendre à Oak Ridge et participer à une mission secrète liée à l'effort de guerre. Les années précédentes, Nonie, la grand-mère, gardait Helen mais cette année, comment faire ? Pas question de laisser la fillette seule dans cette maison isolée en haut d'une colline. le père fait donc appel à une cousine de son épouse décédée, Flora, qui a maintenant vingt-deux ans et veut devenir enseignante.
C'est la relation entre Helen et Flora, entre perversité et admiration réciproque, qui est au coeur de ce fort joli roman sur l'enfance, sur le fil ténu qui sépare l'innocence de la cruauté.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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chriskorchi
  27 mai 2014
Comme beaucoup de récits à la première personne, cette histoire est racontée par une vieille femme, Helen, en regardant en arrière sur son enfance: en particulier l'été 1945. Les lecteurs sont avertis de la première page que l'été se termine dans la tragédie.
Ce livre, qui est situé dans une vieille maison calme hanté par la grand-mère récemment décédée d'Helen «C'était le meilleur des temps, c'était la pire des époques, c'était l'âge de la sagesse, c'était l'âge de la folie …»A 10 ans Helen, ces mots sonnent vrai. Vivant dans la Caroline du Nord à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Helen est dévastée par des pertes – la mort précoce de sa mère, la mort soudaine de sa grand-mère bien-aimée Nonie, le diagnostic d'un ami atteint de poliomyélite, le déménagement d'un autre ami, et la décision de son père à aller à Oak Ridge à s'engager dans le travail de la guerre secrète.
Les relations des personnages sont crédibles, et leurs interactions souvent amusantes à lire. L‘écriture et le dialogue sont solides, j‘ai aimé l'utilisation des lettres de la grand-mère afin de montrer une autre facette de son personnage. Globalement, un bon livre, c‘est court et bien écrit. Helen est une personnage attachant, une enfant farouchement imaginative qui se sent une parenté extraordinaire avec la défunte (et aussi hautaine) grand-mère, qui et qui a une relation spéciale avec la femme de ménage, qui croit dans les messages de l'au-delà. Ce qui se passe provoque Helen à perdre son innocence . À cet égard, le roman m'a rappelé expiationde Ian McEwan. Il ya certainement des similitudes entre Helen et Briony; ils partagent un talent pour l'écriture et leurs réactions enfantines déclencher des événements qui ne peuvent pas être annulées, les actions pour lesquelles ils se sentent le remords et la nécessité d'expier. L'intrigue de ce roman n'est pas bourré d'action, mais il ya beaucoup à méditer sur la nature humaine.
L'écriture de Godwin est superbe et elle peint une vue pittoresque sur ses principaux personnages, brillamment racontée et profondément atmosphérique, Flora est un déchirant, roman inoubliable.
VERDICT
Un bien beau roman qui séduira le plus grand nombre, un grand roman que vous pouvez offrir , lire.
Lien : https://lilacgrace.wordpress..
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VanilleBL
  18 octobre 2014
"Helen, dix ans, et Flora, sa baby-sitter pour l'été, se trouvent toutes deux isolées dans la maison familiale en passe de tomber en ruine, tandis que le père d'Helen est absorbé par une mystérieuse mission. À trois ans, Helen a perdu sa mère, et sa bien-aimée grand-mère, qui l'a élevée jusque-là, vient également de mourir. Cette enfant à l'imagination affûtée veut à tout prix garder intacte la demeure, avec tous les fantômes qui en font la légende. Flora, prête à fondre en larmes à la moindre occasion, est déterminée à choyer Helen. La férocité de leur relation et ses conséquences continueront de hanter Helen pour le restant de ses jours…"
Helen, la narratrice du roman, nous ramène à l'été 1945, une période particulièrement marquante de sa vie, l'été de ses onze ans, trois mois qui ont bouleversé son existence à jamais. Orpheline de mère depuis l'âge de trois ans, Helen vient de perdre Nonie, sa grand-mère paternelle qui occupait une place essentielle dans sa vie, tout à la fois figure féminine, protectrice, confidente... Elle se retrouve donc seule avec son père, proviseur de lycée, qui doit s'absenter de chez lui pour participer à l'effort de guerre à Oak Ridge. Nonie n'étant plus là pour s'occuper de la fillette, il est évidemment hors de question que celle-ci reste toute seule dans la maison isolée en haut d'une colline. le père fait donc appel à une cousine de son épouse décédée, Flora, jeune femme de vingt-deux ans qui se prépare à devenir institutrice. Au coeur de ce roman, c'est donc la relation entre Flora et Helen qui se joue, parfois curieuse, parfois drôle, parfois tendue.
"Flora était une compagne facile, prompte à me louer et toujours prête à combler mes désirs. […] Mais elle avait tendance, de façon gênante, à faire étalage de ses défauts, si bien que pour la première fois, je me sentais supérieure à une adulte. Certes, cela me procurait des moments de satisfaction, mais s'accompagnait aussi de tourments. Flora maîtrisait moins bien ses émotions que certains enfants de ma connaissance, et elle fondait en larmes de façon spontanée. Nonie, ma grand-mère, cette maîtresse du langage à tiroirs, disait souvent que Flora possédait le 'don des larmes'. Pour ce que je pouvais en juger, Flora n'utilisait qu'un seul tiroir. Son être semblait entièrement contenu en un même réceptacle ouvert à tous." Flora est à la fois admirative et décontenancée devant l'intelligence et la précocité d'Helen alors que la fillette pense que la jeune femme est à la fois faible et simple d'esprit, et ne se prive pas de la manipuler. "Je me sentais gratifiée de voir mon influence sur une personne ayant le double de mon âge." "Je compris alors que je pouvais la maîtriser avec un simple regard de dédain." "Je savais très bien m'énerver, faire pleurer Flora et obtenir une satisfaction immédiate, mais je devais à présent me contenir pour voir quels bénéfices, j'en tirais."
Sans pitié pour sa jeune baby-sitter, Helen se montre d'abord méfiante puis méprisante et parfois cruelle, malgré quelques rares instants de complicité lorsqu'elle invente un jeu de rôles pour préparer Flora à son métier d'institutrice. La maison qui sert de cadre à ce huis clos est isolée, difficile d'accès, bientôt mise en quarantaine lorsque surgit la menace de la polio et surtout peuplée de tous les fantômes du passé, non seulement Nonie mais aussi tous les Convalescents qui y ont séjourné et ont laissé leur nom aux diverses chambres de la bâtisse. Les récits de la grand-mère sont enchâssés dans le fil du récit. Helen parlait si souvent avec Nonie que sa voix résonne encore à son oreille, qu'elle a l'impression de l'entendre la guider encore et influer sur ses jugements.
L'emploi de la première personne aurait pu – aurait dû – permettre au lecteur de s'identifier à Helen, de vivre l'histoire avec l'intensité de son ressenti et pourtant... Malgré le très joli style de l'auteure, de la pertinence dans l'analyse des sentiments et l'instauration d'une certaine tension dans le récit, un je-ne-sais-quoi empêche le lecteur de s'attacher au personnage, de se passionner pour l'évolution de leurs relations et les événements auxquels ils sont confrontés, comme si tout nous restait un peu extérieur, un peu (trop) lointain et indifférent. Comme si nous aussi nous disions : "nous n'avons pas besoin de leurs fantômes, les nôtres nous suffisent."
Lien : http://paroles-et-musique.co..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BazartBazart   06 août 2014
– Flora est simple d'esprit, vous devez l'avoir compris maintenant.
– Dans ce cas, moi aussi, parce que je n'ai pas compris ça. Je pense que vous confondez simple d'esprit et simple de cœur.
–Je ne suis pas sûre de connaître la signification de simple de cœur.
– C'est quand on n'a pas une once de méchanceté dans le cœur. C'est pour ça que Flora est si rare : elle offre son cœur à nu.
– On dirait que vous êtes amoureux d'elle, remarquai-je d'un air méprisant
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MIEL21MIEL21   05 janvier 2015
Que dire sinon que je me suis ennuyée... Je n’ai pas été passionnée sur l’évolution de ces relations et des événements auxquels les personnages se sont confrontés. J’ai pu comprendre que le contexte interroge sur l'enfance sans parents, sans repère, mais je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages ni à m'intéresser à l'intrigue. Ni Hélène, peu sympathique et manipulatrice, ni Flora émotive et jalouse ne m’ont attirées par leur personnalité. C’est un récit fade, l’ambiance y est étouffante dans une maison isolée (hantée par la grand-mère), des connaissances qui vont et viennent pour occuper leurs journées et puis cet été qui n’en finit pas !
Pourtant le sujet de cet épisode sur l’enfance est intéressant, dommage, il manque une certaine lueur dans la romance.
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motspourmotsmotspourmots   03 octobre 2014
Nonie était une conteuse née. Ce n'est guère étonnant que je passe ma vie à raconter des histoires, et que je la gagne même de cette manière. Mais il y avait des dangers et des inconvénients dans sa façon de dire et de ne pas dire. Et peu à peu, j'en suis venue à me demander à quel point ses méthodes avaient déteint sur les miennes.
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Mymimiam95Mymimiam95   01 juin 2015
"Puis elle se lève, pose sa coupe de champagne intacte et quitte la soirée. Le lecteur sait qu'elle aime cet individu depuis l'âge de dix ans, que depuis lors, elle a mesuré chaque homme à l'aune de son souvenir. Mais au fil des années, elle a aussi acquis le cynisme de son père et elle s'est suffisamment endurcie pour ne pas chercher une fin romantique"
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BazartBazart   06 août 2014
Flora était une compagne facile, prompte à me louer et toujours prête à combler mes désirs.
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