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Jean Tardieu (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070327353
Éditeur : Gallimard (22/01/1993)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 21 notes)
Résumé :
ÉLÉGIE DE MARIENBAD ET AUTRES POÈMES [1993], trad. de l'allemand par Jean Tardieu . Édition de Jean Tardieu. Édition bilingue illustrée de dessins de Goethe, 120 pages, ill., sous couv. ill., 108 x 178 mm. Collection Poésie/Gallimard (No 266), Gallimard -poés. ISBN 9782070327355. 8,60 €


Résumé
« Devant une œuvre exceptionnelle comme cette Élégie, je ne voulais pas me borner à la "traduire" selon l'usage habituel, c'est-à-dire en in... >Voir plus
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   26 juin 2014
L'AMANT TOUJOURS PROCHE ( Autre poème )

Je pense à toi quand le rayon solaire
Brûle les flots ;
Je pense à toi quand la lueur lunaire
Se peint sur l'eau.

Tu m'apparais quand monte de la route
Un poudroiement
Ou bien la nuit, quand le passant redoute
Le pont tremblant.

J'entends ta voix quand la vague s'éveille,
Meurt et renaît.
Je vais souvent au bois prêter l'oreille,
Quand tout se tait.

Si loin sois-tu, l'espace ne sépare
Jamais nos pas !
Le soir descend, l'étoile se prépare,
Que n'es-tu là !

NÄHE DES GELIEBTEN

Ich denke dein, wenn mir der Sonne Schimmer
Vom Meere strahlt ;
Ich denke dein, wenn sich des Mondes Flimmer
In Quellen malt.

Ich sehe dich, wenn auf dem fernen Wege
Der Staub sich hebt ;
In tiefer Nacht, wenn auf dem schmalen Stege
Der Wandrer bebt.

Ich höre dich, wenn dort mit dumpfem Rauschen
Die Welle steigt.
Im stillen Haine geh ich oft zu lauschen,
Wenn alles schweigt.

Ich bin bei dir, du seist auch noch so ferne,
Du bist mir nah !
Die Sonne sinkt, bald leuchten mir die Sterne.
O wärst du da !
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PiatkaPiatka   25 juin 2014
J'ai voulu retrouver, en français, la tonalité à la fois souveraine et bouleversante du texte original.
Un ton de gravité, où les regrets et le recours à l'énergie consolatrice alternent avec la méditation et la désillusion. Un ton pareil à celui du violoncelle, quand l'archet fait résonner lentement ses notes basses, comme un requiem où la douleur est surmontée.

Extrait de l'avant-propos de Jean Tardieu également traducteur.
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PiatkaPiatka   28 juin 2014
Le désir d'être aimé s'était éteint,
Évanoui, comme la faculté d'aimer,
Lorsque le goût d'espérer me revint
Et les projets joyeux et décidés.
Amour ! Si tu nous donnes la ferveur,
De tes présents j'ai reçu le meilleur.

War Fähigkeit, zu lieben, war Bedürfen
Von Gegenliebe weggelöscht, verschwunden,
Ist Hoffnungslust zu freudigen Entwürfen,
Entschlüssen, rascher Tat sogleich gefunden !
Wenn Liebe je den Liebenden begeistet ;
Ward es an mir aufs lieblichste geleistet ;
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lauravanelcoyttelauravanelcoytte   26 juin 2009
Trilogie de la passion


Élégie de Marienbad — Elegie
Élégie de Marienbad





Et si l'homme devient muet dans son martyre,
Un dieu m'a donné de dire ce que je souffre.



Que dois-je maintenant espérer du revoir,
De la fleur close encore de ce jour ?
Le paradis et l'enfer te sont ouverts ;
Que d'émotions changeantes dans ton âme ! —
Plus de doute ! Elle s'avance aux portes du ciel,
Et t'attire dans ses bras.

Ainsi tu fus reçu au paradis
Comme si tu t'étais rendu digne de la vie éternellement belle ;
Nul vœu ne te restait à former, nulle espérance, nul souhait,
Là était le but de tes intimes tendances,
Et dans la contemplation de cette unique beauté,
Se tarit presque la source de tes ardentes larmes.

Comme le jour agitait ses ailes rapides,
On eût dit qu'il poussait les minutes devant lui !
Le baiser du soir, un gage fidèle :
Il en sera de même au soleil prochain.
Les heures dans leur tendre cours se ressemblaient
Comme des sœurs, mais nulle n'était semblable à l'autre.

Le baiser, le dernier, affreusement suave, déchirant
Un splendide tissu de voluptés entrelacées —
Maintenant le pied se hâte, il trébuche, évitant le seuil
Comme si le chassait de l'intérieur un chérubin flamboyant.
L'œil découragé se fixe sur le sentier obscur,
Il se retourne : la porte s'est fermée.

Et désormais il se referme en lui-même comme s'il ne s'était,
Ce cœur, jamais ouvert, comme s'il n'avait jamais goûté
Auprès d'elle des heures bienheureuses splendides,
À faire envie à toutes les étoiles du ciel ;
Et le chagrin, le repentir, le souci l'oppressent
Désormais dans une atmosphère étouffante.

Le monde ne reste-t-il donc pas ? la cime des montagnes
N'est-elle plus couronnée d'ombres saintes ?
La moisson ne mûrit-elle plus ? un verdoyant pays,
Semé de bois et de prairies, ne longe-t-il donc plus le fleuve ?
Et l'immensité ne se voûte-t-elle pas,
Tantôt vide, tantôt riche de formes ?

Légère et charmante, tis
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coco4649coco4649   21 avril 2018
Imite donc ma joyeuse sagesse…


Imite donc ma joyeuse sagesse.
Droit dans les yeux regarde le moment.
Cours le trouver et sois-lui bienveillant
dans l’action, l’amour et l’allégresse.
ainsi, candide et maître du possible,
Tu seras tout, tu seras invincible.
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Vidéo de Johann Wolfgang von Goethe
Retour en images sur l'exposition "L'Allemagne Romantique" ! Plongez dans la période romantique chez les artistes germaniques au travers une sélection de 150 ?uvres jamais encore montrées au public. Le Petit Palais présente pour la première fois en France une sélection de 140 dessins, provenant de la riche collection des musées de Weimar en Allemagne. Ces feuilles d?exception, alors choisies par Goethe (1749-1832) pour le Grand-Duc de Saxe-Weimar-Eisenach mais aussi pour sa propre collection, offrent un panorama spectaculaire de l?âge d?or du dessin germanique de 1780 à 1850 environ.
Dans la catégorie : Poésie allemandeVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Poésie allemande (73)
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