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Jean Tardieu (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070327353
Éditeur : Gallimard (22/01/1993)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 22 notes)
Résumé :
ÉLÉGIE DE MARIENBAD ET AUTRES POÈMES [1993], trad. de l'allemand par Jean Tardieu . Édition de Jean Tardieu. Édition bilingue illustrée de dessins de Goethe, 120 pages, ill., sous couv. ill., 108 x 178 mm. Collection Poésie/Gallimard (No 266), Gallimard -poés. ISBN 9782070327355. 8,60 €


Résumé
« Devant une œuvre exceptionnelle comme cette Élégie, je ne voulais pas me borner à la "traduire" selon l'usage habituel, c'est-à-dire en in... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Wozniaksandy
  04 octobre 2018
Un jour de septembre à la fin de l'été, Goethe voyage de Carlsbad à Weimar. En route, il compose son premier et dernier poème dans lequel il révèle son amour pour une jeune fille de 17 ans. Il essaie de faire face entre le dernier amour non accompli et sa jeunesse perdue. L'Élégie de Marienbad est le plus grand poème d'amour de Goethe. Malgré une traduction très moyenne, j'ai pu apprécier les sonorités, l'élégance des poèmes de Goethe. Moi qui découvre Goethe avec ce texte, j'aurais aimé une traduction axée sur le sens du texte, quitte à faire des compromis sur la longueur des vers, les rimes etc. Je recommande l'Élégie mais pas dans cette traduction.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   26 juin 2014
L'AMANT TOUJOURS PROCHE ( Autre poème )

Je pense à toi quand le rayon solaire
Brûle les flots ;
Je pense à toi quand la lueur lunaire
Se peint sur l'eau.

Tu m'apparais quand monte de la route
Un poudroiement
Ou bien la nuit, quand le passant redoute
Le pont tremblant.

J'entends ta voix quand la vague s'éveille,
Meurt et renaît.
Je vais souvent au bois prêter l'oreille,
Quand tout se tait.

Si loin sois-tu, l'espace ne sépare
Jamais nos pas !
Le soir descend, l'étoile se prépare,
Que n'es-tu là !

NÄHE DES GELIEBTEN

Ich denke dein, wenn mir der Sonne Schimmer
Vom Meere strahlt ;
Ich denke dein, wenn sich des Mondes Flimmer
In Quellen malt.

Ich sehe dich, wenn auf dem fernen Wege
Der Staub sich hebt ;
In tiefer Nacht, wenn auf dem schmalen Stege
Der Wandrer bebt.

Ich höre dich, wenn dort mit dumpfem Rauschen
Die Welle steigt.
Im stillen Haine geh ich oft zu lauschen,
Wenn alles schweigt.

Ich bin bei dir, du seist auch noch so ferne,
Du bist mir nah !
Die Sonne sinkt, bald leuchten mir die Sterne.
O wärst du da !
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PiatkaPiatka   25 juin 2014
J'ai voulu retrouver, en français, la tonalité à la fois souveraine et bouleversante du texte original.
Un ton de gravité, où les regrets et le recours à l'énergie consolatrice alternent avec la méditation et la désillusion. Un ton pareil à celui du violoncelle, quand l'archet fait résonner lentement ses notes basses, comme un requiem où la douleur est surmontée.

Extrait de l'avant-propos de Jean Tardieu également traducteur.
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PiatkaPiatka   28 juin 2014
Le désir d'être aimé s'était éteint,
Évanoui, comme la faculté d'aimer,
Lorsque le goût d'espérer me revint
Et les projets joyeux et décidés.
Amour ! Si tu nous donnes la ferveur,
De tes présents j'ai reçu le meilleur.

War Fähigkeit, zu lieben, war Bedürfen
Von Gegenliebe weggelöscht, verschwunden,
Ist Hoffnungslust zu freudigen Entwürfen,
Entschlüssen, rascher Tat sogleich gefunden !
Wenn Liebe je den Liebenden begeistet ;
Ward es an mir aufs lieblichste geleistet ;
+ Lire la suite
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lauravanelcoyttelauravanelcoytte   26 juin 2009
Trilogie de la passion


Élégie de Marienbad — Elegie
Élégie de Marienbad





Et si l'homme devient muet dans son martyre,
Un dieu m'a donné de dire ce que je souffre.



Que dois-je maintenant espérer du revoir,
De la fleur close encore de ce jour ?
Le paradis et l'enfer te sont ouverts ;
Que d'émotions changeantes dans ton âme ! —
Plus de doute ! Elle s'avance aux portes du ciel,
Et t'attire dans ses bras.

Ainsi tu fus reçu au paradis
Comme si tu t'étais rendu digne de la vie éternellement belle ;
Nul vœu ne te restait à former, nulle espérance, nul souhait,
Là était le but de tes intimes tendances,
Et dans la contemplation de cette unique beauté,
Se tarit presque la source de tes ardentes larmes.

Comme le jour agitait ses ailes rapides,
On eût dit qu'il poussait les minutes devant lui !
Le baiser du soir, un gage fidèle :
Il en sera de même au soleil prochain.
Les heures dans leur tendre cours se ressemblaient
Comme des sœurs, mais nulle n'était semblable à l'autre.

Le baiser, le dernier, affreusement suave, déchirant
Un splendide tissu de voluptés entrelacées —
Maintenant le pied se hâte, il trébuche, évitant le seuil
Comme si le chassait de l'intérieur un chérubin flamboyant.
L'œil découragé se fixe sur le sentier obscur,
Il se retourne : la porte s'est fermée.

Et désormais il se referme en lui-même comme s'il ne s'était,
Ce cœur, jamais ouvert, comme s'il n'avait jamais goûté
Auprès d'elle des heures bienheureuses splendides,
À faire envie à toutes les étoiles du ciel ;
Et le chagrin, le repentir, le souci l'oppressent
Désormais dans une atmosphère étouffante.

Le monde ne reste-t-il donc pas ? la cime des montagnes
N'est-elle plus couronnée d'ombres saintes ?
La moisson ne mûrit-elle plus ? un verdoyant pays,
Semé de bois et de prairies, ne longe-t-il donc plus le fleuve ?
Et l'immensité ne se voûte-t-elle pas,
Tantôt vide, tantôt riche de formes ?

Légère et charmante, tis
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WozniaksandyWozniaksandy   06 octobre 2018
Sur la vague scintillent
Mille étoiles flottantes,
Les brumes moelleuses boivent
Les hautes masses des lointains alentour ;
La brise du matin volète
Sur les bords de la baie ombreuse,
Et dans le lac se reflète,
Mûrissante, la moisson à venir.
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Videos de Johann Wolfgang von Goethe (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Johann Wolfgang von Goethe
Wim Wenders : "Les cinéastes sont des gentils gangsters" .Les dernières réalisations de Wim Wenders nous ont, dans l?ensemble, déçus. Raison de plus pour se replonger dans la première période du cinéaste allemand - sa meilleure ? grâce la reprise en salles de six films impeccablement restaurés: L?angoisse du gardien de but au moment du pénalty (1971, d?après le roman de Peter Handke), Faux mouvement (1974, une adaptation contemporaine de Goethe), les superbes road-movies Alice dans les villes (1973) et Au fil du temps (1975), le polar L?ami américain (1976, où tous les personnages de gangsters sont interprétés par des cinéastes !) et L?Etat des choses (Lion d?or à Venise en 1981, que le réalisateur présentait comme « l?ultime série B »). On y retrouve sa cinéphilie partageuse (avec de multiples hommages à John Ford et Fritz Lang), sa fascination pour l?Amérique, son goût du voyage et sa passion pour le rock. Wim Wenders était cette année le parrain de Toute la mémoire du monde, le festival international du film restauré organisé à la Cinémathèque française du 7 au 11 mars 2018. C?est là que qu?il s?est livré, avec beaucoup d?humour et d?émotion, à notre ludique interview sur papiers colorés. Entretien Samuel Douhaire Réalisation Pierrick Allain Télérama.fr - Mars 2018
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