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EAN : 9782246855736
352 pages
Éditeur : Grasset (29/03/2017)
3.57/5   43 notes
Résumé :
La Villa Kérylos
La Villa Kérylos, c'est une célèbre maison de la Côte d'Azur, construite au début du XXe siècle par Théodore Reinach, le frère de Joseph et Salomon. J, S, T. Je Sais Tout. Ces trois inséparables frères, aussi moustachus que savants, ont fait de cette maison tout entière décorée en style grec, la caverne aux trésors de l'érudition française. Elle a permis à Achille de sortir de son milieu. Il découvre ainsi un monde de rêve et de poésie.
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Dossier-de-l-Art
  06 juillet 2017
Roman historique, récit d'apprentissage ou fiction artistique, ce livre
est aussi difficile à saisir que l'oiseau de la mythologie, le fabuleux
« kérylos », qui donna son nom à la villa du banquier Théodore Reinach.
Telle une hirondelle blanche, cette demeure construite en 1908 par
l'architecte Emmanuel Pontremoli, aujourd'hui propriété de l'Institut de
France, surplombe toujours la Méditerranée, entre Nice et Monaco. Elle
est la véritable héroïne du dernier ouvrage d'Adrien Goetz, même si
plusieurs personnages s'y croisent, tels des fantômes d'un passé révolu :
celui où le grec et le latin étaient non seulement les langues ordinaires de
l'érudition mais aussi celles de l'ascension sociale des jeunes clercs de
la Troisième République. L'un d'entre eux est le narrateur du livre, adoles
cent fantasque, qui deviendra un peintre à succès. L'auteur l'a évidemment prénommé Achille. Moins bien né que son homonyme homérique, le jeune garçon est le fils de la cuisinière de Gustave Eiffel, qui finit ses jours sur la Côte d'Azur. Achille apprend le grec sous la férule des frères Reinach, les accompagne dans leurs expéditions et leurs croisières, surveille le chantier de Kérylos et finit par être l'aède de cette villa, qu'il considère un peu comme la sienne.
Dans ce roman « vrai », tout est exact. Théodore Reinach fut bien un banquier numismate, musicologue, mathématicien et juriste, ainsi qu'un helléniste distingué, comme ses deux frères Joseph et Salomon. Mécène fastueux, il expertisa en toute bonne foi l'un des plus célèbres faux de l'histoire de l'art, la tiare en or de Saïtapharnès, à présent déposée dans les réserves du Louvre. Il fut encore un archéologue à l'envers, qui au lieu de fouiller, préféra construire une villégiature grecque fantasmée, à la pointe de la modernité technique de 1900. le mobilier, les mosaïques, les frises, les statues, les colonnes, les pavements, le décor peint et jusqu'au piano Pleyel de la maîtresse des lieux, Fanny Reinach, ont ainsi été conçus « à la grecque » grâce à de minutieuses reconstitutions qui tiennent autant du fantasme que de la restitution.
À la fin du livre, la fiction reprend ses droits. le vieil Achille revient à Kérylos comme le chantre désabusé d'un monde englouti, que l'on avait cru un nouveau siècle de Périclès et qui ne fut que celui des destructions. L'atmosphère élégiaque des derniers chapitres, dans lesquels le héros pleure ses amours passées, évoquent parfaitement le luxe et le charme ambigus du monde méditerranéen. On pourrait les lire soi-même sous le péristyle de Kérylos que tout un chacun peut visiter pour mieux en goûter les charmes et en accepter les augures. Dans la mythologie, l'oiseau kérylos est porteur de bonnes nouvelles : ce fut le cas pour l'auteur, élu peu après la parution de son roman à l'Académie des beaux-arts. Pour le lecteur, qui pénètre avec ce texte dans le monde de l'otium antique, c'est le gage d'un loisir estival à la fois délectable et studieux.
Par Christine Gouzi, critique parue dans L'Objet d'Art 536, juillet-août 2017
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Verdure35
  31 octobre 2017

Ce livre est une parenthèse érudite et raffinée entre deux gros »Blockbuster » si j'ose m'exprimer ainsi.
Adrien Goetz est féru d'art , hellénique en particulier, d'après la lecture de ce roman, qui en fait est plutôt un parcours initiatique ,la trame romanesque étant assez mince.
La Villa Kérylos ( traduire par » alcyons » , oiseaux qui ont la folie de bâtir leur nid sur l'eau) est l'exemple même de ces superbes maisons construites au début du XXe sur la Côte d'Azur ; Celle ci se trouve à Beaulieu, et a germé dans la tête d'un des frères Reinach , Théodore.
Ces familles extrêmement riches , instruites et raffinées,dont les Rothschild , les Ephrussi, les Camando, passaient là , dans leur maison les hivers ,avec énormément de discrétion.
C'est un peintre septuagénaire, Achille (le bien nommé) qui revient visiter incognito cette maison devenue musée . Il est le fils de la cuisinière de G.Eiffel, illustre voisin des Reinhar.
Pris en amitié par Théodore, il a passé sa jeunesse dans la villa, traité de la même manière que les enfants de la famille.Plus tard, il pensera quand même avoir été dupé par ses protecteurs. Mais dans cette famille, la civilisation grecque fait partie de la respiration, et Achille comme les autres s'attellera au grec ancien.Il est le témoin principal de la construction de la villa,et autant dire que la lecture terminée, on rêve en grec(ou du moins ce qu'il en reste) .
Cette lecture est très agréable, et bien qu'en fait la construction du roman semble un peu nébuleuse, elle nous emmène bien loin de notre dite modernitè .
Je pense quand même que des « Humanités » même lointaines ou un amour immodéré pour la Grèce Antique est nécessaire pour apprécier vraiment ce texte.
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Squirelito
  03 décembre 2019
Au mont Ida, il y avait trois déesses, à la Pointe des Fourmis, il y avait trois frères : Joseph, Salomon et Théodore, ironiquement surnommés J.S.T. Je Sais Tout. Théodore Reinach est celui qui a fait construire la Villa Kérylos au début du XX° siècle sous la conduite de l'architecte Emmanuel Pontremoli. Un somptueux palais en hommage à la Grèce antique et où les hirondelles de mer peuvent aller se poser… Mais qui dit histoire grecque, dit mythologie. Et qui dit mythologie, pense Homère. C'est donc un vaillant Achille, parfois en colère, qui nous ouvre les portes de la Villa lors d'un retour sur les lieux de son enfance. La scène est montée, l'opéra littéraire peut commencer. Rideau.
Sensation étrange dès les premières pages lues, celle de vouloir fermer les yeux pour s'offrir un mirage de beauté : humer les effluves méditerranéens, entendre la voix de la mer, sentir la pierre comme si sa main se posait sur une divinité, écouter battre l'histoire, suivre le héros, Achille, qui semble dérouler un long fil, non pas jusqu'à Naxos ou sur l'île de Dia, mais dans l'antre d'une demeure où ses amours semblent s'être perdues avec Ariane.
Mais qui est Achille, qui est ce bouillant Achille ? Il est le fils de la cuisinière des voisins de la villa, dont le nom est celui d'une dame de fer. Oui, Eiffel, Gustave Eiffel qui va permettre au jeune Achille de pénétrer dans le cénacle des Reinach, en particulier celui de Théodore qui va lui faire découvrir l'art et lui apprendre le grec ancien. Bouillonnant d'intelligence, l'enfant, puis l'adolescent va devenir un proche de la famille, avoir pour Patrocle le fils de Joseph Reinach, Adolphe, qui rendra l'âme au début de la première guerre mondiale.
Les présentations étant faites, vous pouvez commencer la visite et traverser une époque où le meilleur côtoie le pire, où la beauté de l'art qui remonte aux calendes grecques fait face aux laideurs de l'affaire Dreyfus et à deux guerres mondiales. Une telle dichotomie laisse d'ailleurs perplexe, surtout que s'ajoute la mystérieuse disparition d'Ariane, et, soudain ce sont presque les vers de l'opéra Benvenuto Cellini qui s'immiscent dans la lecture
« de l'art splendeur immortelle,
Rayons à peine entrevus,
Mes yeux ne nous verront plus,
Non, mes yeux ne nous verrons plus. »
Puis, progressivement comme aurait clamé Werther, oublions tout. Et seulement se laisser transporter par la magie de l'écriture, celle où s'accouplent mots et notes, ce qui renvoie aux conférences de Théodore Reinach sur la place de la musique dans la civilisation des anciens Grecs « c'est la musique qui conduisait à la victoire ». Villa Kérylos est donc non seulement un hymne à Apollon, une quête de la couronne d'Alexandre, c'est une valse qui entraîne le lecteur dans les flots de la Méditerranée avec l'harmonie de la sémantique et tous les arts de l'instrumentation des civilisations.

Lien : https://squirelito.blogspot...
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ohfom
  23 août 2017
Un livre tout à fait délectable, mais bien sûr c'est une question de goût. Le rythme lent, l'absence totale d'"action", l'élitisme, diraient certains, ou plutôt la subtilité du fil conducteur, peuvent rebuter.
J'y verrai pour ma part une délicate initiation aux choses d'une époque, dans cette époque à celle d'une famille, et dans cette famille à la démarche intellectuelle et artistique d'un personnage aujourd'hui bien oublié, peut-être parce qu'il avait alors le double handicap d'être à la fois helléniste distingué et juif.
La villa Kérylos fait revivre un monde englouti (en partie du fait de la Shoah), ressuscite par petites touches délicates un raffinement et des plaisirs que nous avons fini par oublier. Le récit est parfaitement maîtrisé, la langue un plaisir, et l'on ne peut que ressortir à la fois charmé et un brin mélancolique d'une évocation aussi originale.
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MarieRo89
  21 septembre 2020
Amoureux de culture grecque et féru d'antiquités, Théodore avait décidé de s'offrir une villa telle qu'il imaginait qu'elles devaient être au temps de Phidias et de Platon. Toutes les chambres portaient des noms grecs, tous les meubles étaient copiés de fresques et de vases antiques, tous les murs reproduisaient des scènes et les couleurs de ces fresques. de nos jours, le Centre des monuments nationaux entretient la Villa Kérylos, l'ouvre au public toute l'année, y laisse organiser des colloques. Adrien Goetz y a logé. Il en a ramené ce roman où l'imagination le dispute à la réalité de la Belle Epoque mais avec des scrupules d'antiquaire. Imaginons donc à sa suite que, en 1956 (année du mariage de prince Rainier qui mit la Côte d'Azur en émoi), un vieux peintre parisien ait réussi à entrer subrepticement dans la Villa. Il y revient sur les pas de l'enfant de dix ans qui y fut reçu par Théodore et bientôt traité comme s'il était de la famille. Voilà un riche roman qui nous fait partager la culture hellénique autant que la beauté des paysages, le tout enrobé d'une intrigue aux relents de passé. Belle écriture remplie de fioritures qui jamais ne dérangent la lecture.
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critiques presse (2)
Lexpress   10 mai 2017
Avec une érudition fascinante mais jamais étouffante, Goetz plonge dans les coulisses de ce chantier quasi divin.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   03 mai 2017
Dans son nouveau roman, "Villa Kérylos", l'historien de l'art Adrien Goetz revient sur une rocambolesque affaire de faux qui secoua la République.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   24 mai 2017
Dans une ambulance, en 1917, j'ai parlé grec avec un blessé allemand, il avait étudié les comédies d'Aristophane à Heidelberg, et, en grec, nous avons récité un dialogue concasse entre deux grenouilles, plein d'onomatopées, et nous avons juré de tout faire pour qu'il y ait un jour la paix. Il m'a offert son couteau de poche. Je l'ai toujours. Cela peut sembler naïf. Il faut comprendre qu'on avait coupé deux jambes à côté de nous, l'air était infesté, avec cette odeur de pourriture douceâtre si caractéristique, nous avions vu mourir des camarades, et c'est parce qu'il citait Aristophane que je ne l'ai pas considéré, sur son grabat, comme un boche tout juste bon à laisser crever pour qu'on ait plus d'eau.
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PiatkaPiatka   23 mai 2017
La maison suit la forme de la presqu’île et le mouvement des blocs de pierre où s’accrochent les algues. Elle est allongée au soleil, les murs pâles paressent, avec les joints des soubassements peints en rouge, les grands balcons ornés de bronze, les terrasses qui se croisent. Elle n’a rien de régulier et pourtant il s’en dégage une harmonie qu’aucune autre villa ne possède.
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PiatkaPiatka   28 mai 2017
Le grec n'a rien à prouver. Il me plait parce qu'il ne sert pas. Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien, a écrit le bon vieux Théophile Gautier. Même la tour de M. Eiffel ne sert à rien, ça le désespère, c'est le gage de son succès futur. Il est incapable de s'en rendre compte, il n'est pas architecte, il est ingénieur. Les étudiants doivent foncer vers l'inutile. Est-ce que la musique, le solfège, c'est vraiment utile ? Est-ce que la course à pied, le lancer de disque, le tir à l'arc, ce sont des choses utiles ? Est-ce que les règles du jeu d'échecs sont utiles ? Pourtant je préférerai toujours celui qui sait jouer aux échecs, celui qui joue du violon, si je dois choisir qui je vais inviter chez moi. [..]
Ces gens-là sauront me parler d'autres choses, par allusions, dire sans dire, je serai de plain-pied avec tous ceux qui auront appris des tas de choses pour le plaisir. Apprentissage long, pénible, pas drôle, mais c'est ça aussi qui est amusant...
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fanfanouche24fanfanouche24   20 avril 2017
C'était aussi une machine à boire le soleil [ La Villa Kerylos]; un refuge pour penser; un navire sur l'océan du temps; un morceau de folie raisonnante- je lui ai tourné le dos mais elle m'émeut, c'est le décor de toutes les histoires que j'imaginais quand j'étais encore un petit garçon, c'est là que j'ai vu, quelques années plus tard, pour la première fois, celle que j'ai le plus aimée. C'est la mosaïque de mes jours. Mon bonheur en petits cailloux. C'est pour elle que j'y suis revenu, pas trop souvent, pour ne pas trop souffrir. (p. 16)
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PiatkaPiatka   25 mai 2017
Depuis des siècles, pour trouver et comprendre le passé, les archéologues creusaient. Le génie de Théodore avait été de construire pour comprendre. Il m'avait appris, sans rien me dire, à faire toujours l'inverse de ce que les gens attendent. Adolphe me disait qu'il fallait avoir les pinceaux à la main pour se faire une idée de la peinture dans la Grèce antique. Quand le peintre Jaulmes mélangeait ses pigments devant nous, les plaçait sur le mortier, il était archéologue, il créait, il inventait, c'était une manière géniale de faire des fouilles à l'envers.
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Vidéo de Adrien Goetz
La nouvelle vie d'Arsène Lupin de Adrien Goetz .Voir l'émission: http://www.web-tv-culture.com/la-nouvelle-vie-d-arsene-lupin-de-adrien-goetz-783.html C?est le plus grand des voleurs, oui mais c?est un gentleman? Cela vous rappelle quelqu?un ? Bien sûr, Arsène Lupin, le héros imaginé par Maurice Leblanc qui, après la littérature fit aussi les belles heures de la télévision avec Georges Descrières ou celles du cinéma avec Romain Duris. Arsène Lupin est de retour, sous la plume d?Adrien Goetz, avec la bénédiction de la famille Leblanc. Adrien Goetz est universitaire, il enseigne l?histoire de l?Art à la Sorbonne, il est aussi journaliste, notamment pour Le Figaro où ses chroniques et critiques d?exposition font parfois grincer les dents. Mais Adrien Goetz est un trublion, il le sait, l?assume et le prouve encore une fois. Car reprendre un mythe comme Arsène Lupin, il fallait oser. Mais rappelons qu?avec sa série de romans « Intrigue à Versailles », « Intrigue à Giverny, « Intrigue à Venise » ou « Intrigue à l?anglaise », l?auteur n?a peur de rien. Dans les romans que je viens de citer, Adrien Goetz fait évoluer le personnage de Pénélope, jeune conservatrice, qui se retrouve toujours mêlée dans des aventures dans lesquelles l?auteur n?hésite pas à jouer et à titiller la grande Histoire. Cette fois-ci, laissant Pénélope en repos, Adrien Goetz a donc choisi le gentleman cambrioleur qu?il place dans notre époque contemporaine et même dans un futur proche. Arsène Lupin est aujourd?hui aux prises avec les nouvelles technologies, la finance internationale, l?art contemporain et certains personnages du roman, savoureux, ressemblent étrangement à des personnalités de notre monde, les intéressés apprécieront. On retrouve aussi les ennemis jurés de Lupin, comme Herlock Sholmès ou la fameuse et immortelle comtesse de Cagliostro. Voilà un roman jubilatoire, qui n?a d?autre prétention que de distraire, d?amuser, un livre ébouriffant qui vous donnera sans doute aussi l?envie de relire Maurice Leblanc à qui Adrien Goetz rend ici un bel hommage. « La nouvelle vie d?Arsène Lupin » est publié chez Grasset et Adrien Goetz est sur WTC.
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