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Arthur Adamov (Traducteur)
EAN : 9782080704979
250 pages
Flammarion (07/01/1993)
4/5   246 notes
Résumé :
Le gouverneur à lui-même : "Et non seulement tu deviendras un objet de risée, mais il se trouvera encore un barbouilleur, un écrivassier, pour te fourrer dans une comédie! Ah! c'est trop vexant! Ni le titre ni le grade ne l'arrêteront, et tous crieront, applaudiront... De quoi riez-vous ? C'est de vous-mêmes que vous riez!"

Miroir de la société russe sous Nicolas le` ? Satire de l'administration russe ? Comédie de tous les temps et de tous les pays ? ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
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Oserai-je prendre une position très éloignée de l'orthodoxie classique ? Me le permettrez-vous ? Peu importe le ridicule, pourvu qu'il y ait débat et qu'on secoue la pulpe molle sédimentée au fond de nos crânes...
Je prétends, sans honte et sans remords, que Nicolaï Gogol est probablement l'un des premiers maillons de la longue chaîne qui conduira aux retentissants succès de la BD franco-belge, du style Tintin ou Lucky Luke.
Vous voulez un argument ? Ok, je m'exécute. Dupont & Dupond, ça vous dit quelque chose ? Et si dans le Révizor c'était Bobtchinski & Dobtchinski (les deux ayant par ailleurs les mêmes prénoms) ? Bien évidemment, ces deux lurons symétriques sont des couillons de base à peu près aussi adroits que les Men In Black de Tintin.
Autre argument, à la lecture, oubliez qu'il s'agit de Gogol et remplacez-le dans votre esprit par Goscinny. Vous verrez, c'est saisissant, on se croirait dans les blagues et les situations rocambolesques de Lucky Luke dans des albums comme le Juge ou Billy-The-Kid, avec son cortège de villageois, de shérifs, de marchands, de soldats ou de fonctionnaires poltrons, hypocrites, intéressés, pusillanimes, traîtres, faux-jetons, et surtout, bêtes à manger du foin.
Bon, je sens qu'il est grand temps que je vous parle de la pièce elle-même. Évidemment, vous avez deviné qu'il s'agit d'une comédie, certains diront même d'une farce.
Quelques éclaircissements sur son titre : dans une bourgade de province, où tout fonctionne à la va-comme-je-te-pousse, où tout le monde abuse de son pouvoir, aussi infime soit-il, détourne (et sans complexe aucun) plus ou moins d'argent public et privé selon ses attributions et son statut, tout aurait dû rester paisible s'il n'était cette détestable nouvelle.
On annonce au Gouverneur qu'un Révizor, c'est-à-dire une sorte de super contrôleur envoyé par le gouvernement impérial, va arriver de Pétersbourg pour examiner dans le détail tous les aspects du fonctionnement (et ce faisant épingler les dysfonctionnements) de cette ville, quitte à faire sauter au besoin quelques têtes et à redonner quelques tours de vis.
Vous imaginez le branle-bas de combat dans les chaumières vu que tout le monde, sans exception, à des exactions sur la conscience et des petites magouilles à se faire pardonner.
Peut-être est-il bon de ne point trop vous en dire et de vous laisser découvrir comment nos braves fonctionnaires vont s'y prendre pour tenter de soudoyer le révizor et d'acheter sa clémence.
Gogol bombarde à qui mieux-mieux et tous azimuts. Tout le monde en prend pour son grade, gouverneur, juge, inspecteurs scolaire et d'établissement de bienfaisance, directeur des postes, commissaire de police, fonctionnaire, marchands, hommes, femmes, bref, tout le monde est incompétent, corrompu et corrupteur, poltron, stupide, cancanier et, en un mot, a tout pour plaire.
C'est drôle et grinçant de bout en bout, même si l'on peut éventuellement faire un petit reproche à l'auteur, sur l'aspect parfois redondant du burlesque qui alourdit inutilement une pièce en cinq actes, par ailleurs, très réussie et rafraîchissante.
À mesure que je lis des oeuvres de Nicolaï Gogol, celui-ci se hisse chaque fois un peu plus haut dans mon panthéon personnel des auteurs que j'affectionne, même si j'ai pleinement conscience de passer à côté de bon nombre des effets comiques distillés en langue russe.
J'en veux pour preuve la simple évocation des noms de famille des protagonistes où par exemple le nom du juge Liapkine-Tiapkine fait penser à la chair à saucisse, le directeur des postes Chpékine à une tache, le commissaire de police Oukhovertov à une oreille espionne, le surveillant des établissements de bienfaisance Zemlianika (qui est un ivrogne) à une fraise, l'inspecteur scolaire Khlopov à du coton ou du kapok, les agents de police Svistounov, Pougovitsyne et Dierjimorda respectivement siffler, boutonneux et intimidateurs, etc., etc.
J'hésite entre 4 et 5 étoiles car certes certains passages sont moins bons, mais d'autres sont tellement tordants qu'ils méritent d'emporter ma délibération finale. Je vous le conseille sincèrement, ce Révizor, si vous voulez vous marrez à moindre coût, comme vous empoigneriez une bonne vieille BD de Goscinny pour vous changer les idées, du moins c'est mon avis non révisé, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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La pièce a été créée en 1836, sous le règne de Nicolas 1er.
Je n'ai pas vu de représentation, je n'ai fait que lire le texte, dans une vieille traduction de 1922 que l'on trouve sur la bibliothèque russe et slave. C'est terriblement drôle.

Le Préfet d'une ville ( "homme pas trop bête. Bien qu'aimant les pots-de-vin, il sait se conduire en être posé") apprend qu'un revizor ( inspecteur) arrive de Petrograd incognito avec des ordres secrets. Branle-bas de combat ! Au directeur de l'hôpital, il intime l'ordre de faire nettoyer les bonnets des malades et puis de réduire leur nombre, c'est vrai on dirait qu'ils sont mal soignés...Le médecin acquiesce en utilisant une syllabe inintelligible car il ne sait parler que latin. Au juge, le préfet ordonne de chasser les oies du tribunal, c'est en effet assez déplacé durant les audiences et puis bien entendu de cacher le magnifique matériel de chasse qu'on lui a offert ; il ajoute de dire à son assesseur de manger de l'ail pour masquer sa puanteur naturelle. A l'inspecteur scolaire le Préfet ordonne de surveiller la tenue des instituteurs, de les empêcher de grimacer et généralement de faire des cours passionnés. Au directeur des Postes, d'ouvrir le courrier pour intercepter plaintes et dénonciations. Mais celui-ci l'a déjà ouvert...Là dessus Bobtchineski ( le père) et Dobtchineski ( le fils), propriétaires fonciers arrivent : Ils ont une nouvelle...

Vous l'aurez compris, dès les premières scènes, le spectateur sait de quoi il retourne : on est dans une satire du petit monde de fonctionnaires où règnent le laisser-aller, la corruption, le mensonge, l'immoralité mais le ton est grotesque, exagéré. La dénonciation d'un fait grave est entrelardée de vaudeville, de farce, de digressions farfelues. Les personnages sont tous bêtes à manger du foin ou madrés. Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Drôlement pessimiste et terriblement drôle.
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Une comédie en cinq actes hilarante qui se développe autour d'un jeu de dupes entre les responsables administratifs d'une lointaine province de l'empire russe et un voyageur sans le sou qui va être confondu avec un "révizor", c'est-à-dire un contrôleur d'Etat dont l'inspection est redoutée.

L'adage disant que "plus c'est gros, plus ça passe" prend ici tout son sens. le gouverneur, le juge, l'administrateur de l'hôpital... tout ce beau monde corrompu, vivant tranquillement en sa province sur un système bien ancré de passe-droits, de pot-de-vins et d'extorsions en tout genre va soudain s'alarmer à l'annonce du représentant du droit et de l'autorité. S'en suivent de multiples scènes burlesques qui tendent toutes à illustrer cette satire sociale à la fois drôle et révélatrice d'un vrai malaise de la Russie de la première moitié du XIXème siècle où le servage est encore en vigueur et où les provinces les plus éloignées de Pétersbourg prennent bien des libertés avec la politique intérieure et l'administration impériales.

Gogol possède vraiment ce pouvoir - qui n'appartient qu'à lui - de rire et de faire rire sur un thème qui, à première vue, n'offre aucune perspective de divertissement. le lecteur retrouvera avec plaisir dans le ton de la pièce un petit quelque chose de ses célèbres "Ames mortes".

J'ai lu "Le Révizor" avant d'aller la voir dans quelques jours ; à présent, j'ai hâte d'y être.


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Panique à bord
Arrive le Révizor
Révizor...
Vous avez dit
Révizor ?
Oui !
Alors,
Couvrez-le de trésors !
Un haut fonctionnaire
Mérite bien plus qu'un salaire
Non ?
Gouverneur
Inspecteur
Marchands
Commerçants
Bande de poltrons !
Vous vous êtes tous fourvoyés
Ce soi-disant Révizor
Une fois couvert de trésors
Vous a tous largués !
Tiens tiens…
Qui donc arrive au loin ?
LE Révizor
Encore ! ?


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Un gouverneur et ses notables attendent avec angoisse la venue d'un inspecteur du Tsar qui, leur a-t-on dit, se fait passer pour un simple particulier - c'est que la façon dont ils gèrent leur ville est pour le moins bien peu scrupuleuse (Il y a même un agent de police, Dierjimorda, qui « sous prétexte de rétablir l'ordre, poche les yeux à tout le monde, aux coupables et aux innocents » - mais bon, ça se passe en Russie, au XIXème siècle, c'est sûr que ce n'est pas en France au XXIème siècle qu'on verrait un truc pareil). Un jeune voyageur fauché, endetté, se demande avec non moins d'angoisse comment il va sortir de ce mauvais pas: l'aubergiste, qu'il n'a pas payé depuis deux mois menace d'aller se plaindre au gouverneur. Mais voilà qu'il est pris pour le Revizor par nos si judicieux notables...
Le quiproquo est drôle, l'idée de base est bonne - mais si j'ai bien compris c'est Pouchkine qui l'a donnée à Gogol.

Bon, j'ai trouvé ça parfois un peu répétitif à la lecture, mais j'imagine que mis en scène le comique de répétition peut être beaucoup plus réjouissant, ce que, je l'avoue humblement, mes capacités limitées de lectrice ne me permettent pas bien de ressentir. En fait, l'humour au théâtre, c'est souvent beaucoup plus percutant sur scène qu'à la lecture et à mes yeux le Revizor est plus une pièce à voir qu'à lire.

Qu'ils sont peu reluisants, les personnages du Revizor, pas un pour racheter l'autre! Gogol critique avec humour non seulement la corruption de ces notables d'une petite ville russe au XIXème, mais aussi la petitesse, la mesquinerie humaine, et je ne doute pas un instant des vertus qu'il y a à rire de nos bassesses, comme nous y invite l'auteur:
« (...) faisons dès maintenant un séjour dans l'affreuse ville de notre âme, bien pire que n'importe quelle autre, cette ville où nos passions se déchainent avec indécence, comme de scandaleux fonctionnaires, dévalisant la trésorerie de notre propre âme ! Dès le début de notre vie nous devrions engager un révizor et examiner avec lui, la main dans la main, tout ce qu'il y a en nous... »
Mais j'aurais bien aimé qu'il arrive à glisser un petit semblant de lueur, une petite raison de ne pas désespérer complètement de l'être humain. Je l'avoue, c'est sans doute mon côté fleur bleue, mais j'ai une assez nette préférence pour les oeuvres qui ne présentent pas que du moche dans leur représentation de l'humanité. En fait, pour moi, le Revizor est une pièce trop triste! ;)
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
La destinée est une dinde
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BOBTCHINSKI
[...] Ne m'interrompez pas Piotr Ivanovitch, je vous en prie, ne m'interrompez pas. Vous n'êtes pas capable de raconter, je vous le jure, vous n'en êtes pas capable, vous avez une voix beaucoup trop sifflante ; je sais, je sais, à cause de voter dent… « C'est, dit-il, un jeune homme, un fonctionnaire. Oui, un fonctionnaire qui vient de Pétersbourg et dont le nom de famille est, dit-il, Ivan Alexandrovitch Khlestakov ; et, il va, dit-il, dans la province de Saratov ; et, dit-il, il a se comporte bizarrement ; il vit depuis plus d'une semaine dans l'auberge, n'en sort jamais, prend tout à crédit et ne débourse pas un kopek. » Dès qu'il eut dit cela, j'eus comme une inspiration. « Hé, hé ! » dis-je à Piotr Ivanovitch.

DOBTCHINSKI
Non, non, Piotr Ivanovitch, c'est moi qui ai dit : hé, hé !

BOBTCHINSKI
Oui, d'abord c'est vous qui l'avez dit, mais tout de suite après c'est moi qui l'ai dit. « Hé, hé ! » avons-nous dit , Piotr Ivanovitch et moi. Mais à quelles fins reste t-il ici, alors qu'il doit se diriger vers la province de Saratov ? » Oui, voilà ceque nous nous sommes dit. C'est donc justement le fonctionnaire qui...

LE GOUVERNEUR
Qui ? Quel fonctionnaire ?

BOBTCHINSKI
Le fonctionnaire dont il est question dans la lettre. Le révizor !

LE GOUVERNEUR, épouvanté.
Quoi ? Que Dieu soit avec nous ! Ce n'est pas lui !

DOBTCHINSKI
C'est lui. Il ne paie pas, il ne s'en va pas. Qui donc cela pourrait-il être ? Et sur son passeport, la destination indiquée est Saratov.

BOBTCHINSKI
C'est lui, c'est lui, je vous jure que c'est lui ! Il est tellement observateur ! Rien ne lui échappe. Il a tout de suite vu que nous, l'autre Piotr Ivanovitch et moi, mangions du saumon, alors que c'était surtout parce que Piotr Ivanovitch, à cause de son estomac… Oui, il a fixé sur nos assiettes un tel regard que... que j'ai été saisi de terreur.

Acte I, scène III
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LE GOUVERNEUR
Qu'elles soient ou non au courant, moi , messieurs, je vous ai avertis. En ce qui me concerne, voyez-vous, j'ai déjà pris des mesures, et je vous conseille d'en faire autant, - surtout à vous, Artemy Philippovitch ! Car, sans aucun doute, ce fonctionnaire en tournée voudra inspecter avant tous vos établissements de bienfaisance. Aussi, faites que tout soit en ordre : que les bonnets de nuit soient propres, et que les malades ne se promènent pas en tenue de chiffonniers, comme ils ont coutume de le faire.

ARTEMY PHILIPPOVITCH
Oh, cela n'est pas encore bien grave. On peut, après tout, leur mettre des bonnets propres.

LE GOUVERNEUR
Oui, et il faut aussi, au-dessus de chaque lit, une inscription en latin... ou en n'importe quelle langue - mais ceci vous regarde, Christian Ivanovitch - indiquant la nature de la maladie, la date où elle s'est déclarée, le jour et le quantième... Il n'est pas bon non plus que chez vous les malades fument un tabac aussi fort : à peine a-t-on entrouvert la porte, que déjà l'on éternue. Et puis, il serait préférable qu'il y eût moins de malades, sans quoi l'on en déduira aussitôt l'insuffisance des soins et l'incapacité du médecin.

ARTEMY PHILIPPOVITCH
Pour ce qui est des soins aux malades, nous avons déjà, Christian Ivanovitch et moi, pris des mesures. Plus on se rapproche de la nature, mieux cela vaut. Les médicaments coûteux, nous ne les employons pas. L'homme est tout simple : s'il doit mourir, il mourra de toute façon ; s'il doit guérir, il guérira de même. Du reste, Christian Ivanovitch ne peut guère s'expliquer avec ses patients, et pour la bonne raison qu'il ne sait pas un seul mot de russe.

ACTE I, scène I
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KHLESTAKOV : N'était-ce pas un hôpital ?
ARTÈME : Parfaitement, l'hospice des établissements de bienfaisance.
KHLESTAKOV : En effet, en effet, je me souviens, il y avait là quelques lits. Comment vont les malades ? Il y en avait très peu, il me semble.
ARTÈME : Pas plus d'une dizaine, tous les autres sont guéris. Telle est notre coutume. Depuis que j'ai été nommé à l'hôpital — cela vous paraîtra peut-être incroyable — ils guérissent tous comme des mouches. À peine un malade entre-t-il à l'infirmerie qu'il est déjà guéri ; et cela n'est pas dû tellement aux médicaments qu'à l'ordre et à l'honnêteté.

Acte III, Scène 5.
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KHLESTAKOV : Espèce de pourceau, va !... Alors eux, ils peuvent manger et moi, non ? Et pourquoi, diable, n'en ferais-je pas autant ? Qu'est-ce qu'ils ont de plus, ce sont des voyageurs comme moi !
LE GARÇON : Justement, pas tout à fait comme vous.
KHLESTAKOV : Et pourquoi ?
LE GARÇON : C'est que justement, eux, ils paient.
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Pour en savoir plus : http://ateliershenrydougier.com/moscou.html Lire un extrait : https://fr.calameo.com/books/005553960838d5c676209 A commander en ligne : https://www.interforum.fr/Affiliations/accueil.do?refLivre=9791031204802&refEditeur=155&type=P
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Website : http://ateliershenrydougier.com/ Facebook : https://www.facebook.com/ateliershenrydougier/ Instagram : https://www.instagram.com/ Twitter : https://twitter.com/AteliersHD
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