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Michel Aucouturier (Traducteur)
EAN : 9782070383832
250 pages
Éditeur : Gallimard (21/06/1991)
3.73/5   366 notes
Résumé :
Un épisode imaginaire de la lutte des cosaques contre les Polonais dans l'Ukraine du XVIIe siècle. Le vieux Taras Boulba, cosaque des temps héroïques, après avoir initié à la guerre ses deux fils, perd l'aîné sous les coups de l'ennemi et tue de ses propres mains le cadet qui, amoureux d'une Polonaise catholique, a trahi sa famille et la foi orthodoxe. A la suite de deux grandes batailles, Taras Boulba est fait prisonnier et meurt brûlé vif sur le bûcher La réussite... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
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qmike549
  03 mai 2021
Si vous avez l'envie de parcourir des grandes étendues verdoyantes….Je vous amène avec moi pour suivre les péripéties d' un cosaque de renommée mondiale….Le célèbre Tarass Boulba…..crée de toutes pièces par le romancier, nouvelliste, dramaturge, poète et critique littéraire russe d'origine ukrainienne….Gogol…ce génie est considéré comme l'un des écrivains classiques de la littérature russe…..
« Tarass Boulba » est un roman historique romancé de Nikolaï Gogol publié en 1843…..
« Tarass Boulba » est un récit qui se situe au XVIIe siècle…..en pleine révolte paysanne… lorsque les Zaporogues se révoltent contre la noblesse polonaise dominante et l'accord de Brest de 1596 qui les soumet au pouvoir catholique romain de Pologne….
« Tarass Boulba » est un endroit …Ukraine….L'Ukraine d'aujourd'hui est un pays d'Europe de l'Est et le deuxième plus grand pays européen après la Russie en superficie…Elle a des frontières avec sept pays : la Russie à l'est, la Biélorussie au nord et la Pologne, la Slovaquie, la Roumanie, la Hongrie et la Moldavie à l'ouest…..
A l'époque, la partie méridionale de l'Ukraine s'étendant jusqu'à la mer Noire était un désert vierge et verdoyant….Jamais charrue n'avait pas à travers…ces vastes étendues de verdure ondoyante….
« Tarass Boulba » est l'histoire des cosaques…la résistance inlassable des cosaques sauva l'Europe occidentale de l'invasion des hordes asiatiques qui menaçaient de la submerger…
Les rois de Pologne…Maîtres de ces vastes étendues à la place des princes dépossédés…..comprirent l'importance des cosaques et le profit qu'ils pouvaient tirer de leur caractère guerrier pour la protection de leur frontière….Ils favorisèrent donc le développement de la société cosaque….
Ces cosaques ne formaient pas une armée permanente…d'ailleurs nul n'aurait pu en soupçonner l'existence en temps de paix….mais…mais…en cas de guerre ou de….levée en masse…huit jours au plus….et…ils étaient tous réunis…. !....
« Tarass Boulba » est les vieilles légendes héroïques ukrainiennes : Les Doumas…La salle était meublée de cette époque…dont le souvenir ne s'est conservé que les chansons populaires et les doumas…..dans le goût de ces temps rudes et guerriers….
« Taras Boulba » est un combat pour la sainte cause…..pour la foi….et pour la fraternité cosaque….
« Tarass Boulba » est la vie d'un vieux cosaque Taras Boulba et de ses deux fils, Andriy et Ostap…..
« Tarass Boulba » est Boulba : Un vieux chef cosaque Zaporogue (d'au-delà des rapides du Dniepr) de la souche des vieux colonels…dont la seule raison d'être consistait à braver les périls de la guerre…Boulba était extrêmement obstiné…fier, vaillant, belliqueux….
« Tarass Boulba » est le retour au foyer paternel des deux fils…..qui venaient de terminer leurs études au séminaire de Kiev…Tourne-toi fiston ! Dieu que tu es drôle : Qu'est-ce que c'est ces soutanes ?....Etes-vous tous accoutrés de cette manière à votre Académie ?.....
C'est par ces paroles que le vieux Boulba accueillait ses deux fils…Moi…je me fiche pas mal de votre Académie…de tous vos livres et de toutes vos philosophies !...
Je vous envoie dès la semaine prochaine à Setch dit-il…d'ailleurs pourquoi attendre…dès demain…vous partirez !...
Pour les non-initiés….Setch des Zaporogues est une armée cosaque particulière qui a existé jusqu'en 1775…..
« Tarass Boulba » est Ostap : le fils ainé de Boulba…Ostap semblait prédestiner à une carrière des armes…doué, dès sa naissance…de grandes capacités pour jouer l'art de la guerre…Toujours maître de lui…gardant un sang-froid extraordinaire….pour un jeune homme de vingt-deux ans…
« Tarass Boulba » est Andri : le fils cadet de Boulba…En outre…Il n'avait rien de terrible dans les traits d'Andri….un visage à peine agréable…..Andri avait un caractère vif et sensible …il était plus ingénieux et plus hardi que son frère ainé…. son esprit inventif lui permettait d'échapper à la punition…..
« Tarass Boulba » est une rencontre…A la vue de la jeune femme…Andri demeura surpris….il ne se l'imaginait pas ainsi…elle était devenue encore….plus belle….O ma reine ! s'écria Andri avec transport, le coeur débordant d'exaltation…que souhaites-tu ?....
Quelle est ta volonté ?....Ordonne ! Exige de moi les exploits les plus incroyables….Ah l'amour cela rend fou….Andri revient sur terre…nous savons tous que les histoires d'A…les histoires d'Amour finissent toujours mal….en général…..
Savons tous également que lorsqu'un « homme tombe amoureux ! …..Il devient comme une semelle trempée dans l'eau…..pliez-la…..et elle ne résiste pas ! »....A méditer !
« Tarass Boulba » est massacre des Cosaques zaporogues auxquels les Polonais veulent prendre les steppes….
Personne ne put s'expliquer ….Comment les troupes royales avaient réussi à pénétrer dans la ville…..
Plus tard….seulement, plus tard….on apprit que les cosaques du kouregne de Péréïaslav…campant devant les portes de la ville….étaient restés la veille ivres morts……
Sans se rendre compte….plus de la moitié avaient été égorgés….les autres ligotés… !....Voilà où mène l'ivresse !....Voilà la honte…Voilà la raclée infligée par les adversaires…..
« Tarass Boulba » est une interrogation…Où pouvait bien être Andri ?....
L'aurait-on par hasard surpris endormi avec les autres cosaques et fait prisonnier ?....Mais non…pas Andri :….Il nous pouvait pas non plus être parmi les morts !....Pas lui ….Impossible !.....As-tu vu Andri… ?..Bafouilla Boulba…
Et où l'as-tu vu ?...dans un cachot ?....en prison ?...Non…non….c'est à présent un si fier chevalier ! ….à peine si je l'ai reconnu…cuirasse d'or…toque et ceinturon dorés…de l'or partout…..Qui l'a forcé ?……
Mais personne….Mais où est-il ?...de l'autre côté…il est des leurs maintenant……..Tu mens….mais comment pourrai-je mentir ???....Alors selon toi…il a vendu sa patrie et sa religion ?......Quelle est la raison ?....Me voïévode a une fille !....C'est une beauté….C'est pour elle qu'il a fait cela…….
Au moment de l'écriture de ce récit ….la situation politique de Ukraine natale de Gogol n'est pas la même que la situation décrite dans le récit…..
L'Ukraine est passée en grande partie dans l'empire tsariste…est dominée par l'ambiance intellectuelle et économique du «grand siècle» russe…..
Il est à noter que l'écrivain parle les deux langues…. il est amoureux de la culture ukrainienne autant que de la culture russe…. mais il ne partage pas les vues des nationalistes ukrainiens…..
Quel plaisir a été de retrouver cet écrivain ukrainien qui a occupé un emploi de fonctionnaire qu'il délaissa pour se consacrer à l'écriture…..
Ses histoires fantastiques s'inspiraient largement de contes et légendes populaires de son pays. Gogol écrit la première version de Tarass Boulba à vingt-six ans et met toute la fougue de sa jeunesse dans cette superbe exaltation du peuple cosaque qu'il a connu dans l'enfance : avec Tarass Boulba
On part à l'aventure …on parcourt les steppes…on se chamaille….on s'amuse….on ripaille….on boit….on chante….on s'aime…on se venge…on se bat avec héroïsme et férocité…..
Tarass Boulba…ce personnage imaginaire est devenu la représentation du féroce guerrier des luttes religieuses…..
Mais soyons clair….ce récit n'est pas une simple histoire d'égo ou un simple récit d'aventures pour un jeune public...….ce récit est loin d'être lisse….je passe volontairement sous silence toutes les séquences pour m'ont meurtries…Tous ces discours…scènes antisémites….Je ne retiens PAS volontairement.....Je veux retenir QUE le récit d'évasion….d'histoires et d'aventures….
Citons ici quelques remarques : Felix Dreizin et David Guaspari dans leur ouvrage « The Russian Soul and the Jew « : Essais sur l'ethnocentrisme littéraire, « Felix Dreizin et David Guaspari » discutent de l'antisémitisme, soulignant l'attachement de Gogol aux "préjugés antijuifs répandus dans la culture russe et ukrainienne"
Dans L'histoire de l'antisémitisme de Léon Poliakov, l'auteur déclare que "le "Yankel" de Taras Boulba est en effet devenu l'archétype du Juif dans la littérature russe…….
Tarass Boulba a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques……nos ainés ont encore en mémoire la prestation de l'acteur Yul Brynner dans le film américano-yougoslave réalisé par J. Lee Thompson, sorti en 1962…..
Terminons par cette citation : «Attendez, le jour viendra où vous apprendrez ce qu'est la foi russe orthodoxe. Les peuples voisins ou lointains pressentent déjà cette heure ; un chef se lèvera sur la terre de Russie…et nulle force au monde ne saura lui résister ! »…
CHALLENGE XIXÈME SIÈCLE - EDITION 2021
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Tatooa
  23 août 2016
The Top of Epicness !
Je me suis régalé. Hors quelques défauts, notamment des soucis de temps des verbes (passé et présent sont mélangés, je ne sais si c'est voulu par Gogol ou des erreurs de traduction, vu que j'ai lu l'édition Kindle gratuite), et une rapidité de récit parfois frustrante.
On dirait un résumé de mes histoires de dark fantasy préférées, en plus sauvage, guerrier, rebelle et sanguinaire. Et bien si c'est possible !
Tarass Boulba est déjà un "vieillard" dans l'histoire, mais quel vieillard, quel foutu caractère, Druss n'a rien à lui envier. Les Cosaques sont réputés pour leur talent guerrier et leur cruauté, bah ça y est, je sais pourquoi !
Un conseil : ne lisez pas cet idiot de quatrième de couverture qui dévoile tout si vous ne connaissez rien de cette histoire, comme moi. C'est bien plus palpitant et passionnant de la découvrir en lisant.
Un peuple et des coutumes fascinants, bon, faut pas être bégueule, pas être sensible (les têtes volent facilement et il y a du sang partout !), et pas râler parce que ce sont de vils machos qui en ont rien à fiche des femmes, pour la plupart. Et ceux qui en ont quelque chose à fiche, ben je vous laisse découvrir leur destin.
Tarass Boulba devient mon N°1 devant tous les autres classiques russes que j'ai lus jusque là ! Je suis fan ! A l'attaque et que les meilleurs meurent les derniers !
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Foxfire
  06 septembre 2019
Grâce à ma lecture des « nouvelles de Petersbourg », je savais Gogol à l'aise dans des registres variés, de l'humour absurde au drame poignant. Mais je n'imaginais pas qu'il serait tout aussi convaincant dans un registre épique. « Taras Boulba » en apporte la preuve éclatante en me mettant une grosse claque.
Gogol nous conte le destin d'un père et ses deux fils, tous trois cosaques zaporogues (cosaques Ukrainiens) au 17ème siècle alors que les cosaques sont opposés aux Polonais.
Je ne m'attendais pas à tant de sauvagerie. Gogol ne lésine pas sur le gore, l'hémoglobine coule à flots, ça massacre à tour de bras… Les scènes de combat sont impressionnantes et vibrantes. Les cosaques sont un peu les guerriers ultimes, sanguinaires et brutaux mais également très charismatiques. Tout est épique dans ce bouquin. Même une déclaration d'amour prend des airs martiaux. Lorsqu'André déclare sa flamme à la belle polonaise il ne s'appesantit guère sur ses beaux yeux et très vite lui déclare que pour elle il tuerait père et mère…
Les combats exaltants et sanglants ne sont pas le seul attrait du roman. Gogol fait encore une fois la preuve de son talent exceptionnel en immergeant le lecteur dans un monde dont il ne connait rien. Les descriptions sont très vivantes. On découvre avec fascination le monde des cosaques, tout particulièrement la vie au camp et son fonctionnement ainsi que les liens si forts et si singuliers qui unissent les zaporogues les uns aux autres.
J'ai adoré mon périple avec ces guerriers à la fois admirables pour leur courage et leur charisme et à la fois effrayants pour leur violence. Superbement écrit, parfaitement mené, « Taras Boulba » est d'une brutale beauté.
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mcd30
  22 janvier 2020
Pour poursuivre ma découverte de la littérature Russe, je me suis plongée dans la lecture de Tarass Boulba de Nikolaï Gogol. C'est un texte violent et sans états d'âmes, les cosaques sont avant tout des guerriers, l'esprit de corps règne.
J'y ai découvert toute une organisation et une façon de penser qu'il m'a été difficile d'admettre mais autre temps, autres moeurs. J'ai été sidérée par cet homme qui fier de ses fils part avec eux rejoindre les troupes cosaques. Voir la malice qu'il met à créer une opportunité pour ses fis de combattre, tout les moyens sont bons pour arriver à ses fins. L'un d'eux commettra une faute et mourra de bien triste façon. Quand à l'autre, son triste destin ne provoquera qu'un surplus de haine des polonais, une envie d'en découdre et un désir de vengeance qui mènera Tarass à sa propre perte, jamais il ne se sentira coupable de tout ce gâchis.
J'ai bien aimé la plume de Gogol et ses descriptions, par contre je ne me suis pas attachée à ses personnages, j'ai tendance à penser que par son style l'auteur voulait surtout nous montrer des guerriers purs et durs qui font ce qu'ils ont à faire : se battre sans se poser de questions.
Challenge SOLIDAIRE 2020
Challenge A travers l'histoire 2020
Challenge XIXème siècle - édition 2020
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Gwen21
  02 mars 2019
Très loin du cynique et satirique "Revizor", "Tarass Boulba" est un roman historique qui se lit à la fois comme un roman d'aventures particulièrement violent, et comme une chronique témoignant des us des Cosaques zaporogues, ces redoutables cavaliers ukrainiens qui, du XVIème au XVIIIème siècle, constituèrent un peuple dans le peuple.
Gogol décrit à merveille la rudesse et l'extrême violence de leur existence, que ce soit dans leur quotidien ou pendant les conflits, très nombreux puisque la guerre constituait l'enjeu principal de la vie cosaque. A travers le récit mettant en scène le chef cosaque Tarass Boulba et ses deux fils Ostap et Andreï, l'auteur nous immerge complètement dans un univers âpre et exalté.
Et dans le même temps, Gogol cherche à faire le lien entre l'esprit cosaque et l'esprit slave, ramenant toujours son propos à la Russie de qui les Cosaques furent les enfants maudits, indispensables pour remporter les victoires militaires, mais terrifiants par leur autonomie frondeuse.

Challenge MULTI-DEFIS 2019
Challenge XIXème siècle 2019
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genougenou   10 août 2015
Et même les plus vieux, qui se tenaient la comme des pigeons gris, firent avec leurs moustaches une grimace de satisfaction, et dirent
: - Oui, c'est une parole bien dite. - Maintenant, écoutez-moi, seigneurs, continua le kochevoi. Prendre une forteresse, en escalader les murs, ou bien y percer des trous a la manière des rats, comme font les maitres allemands (qu'ils voient le diable en songe!), c'est indécent et nullement l'affaire des Cosaques. Je ne crois pas que l'ennemi soit entre dans la ville avec de grandes provisions. Il ne menait pus avec lui beaucoup de chariots. Les habitants de la ville sont affames, ce qui veut dire qu'ils mangeront tout d'une fois; et quant au foin pour les chevaux, ma foi, je ne sais guère ou ils en trouveront, a moins que quelqu'un de leurs saints ne leur en jette du haut du ciel... Mais ceci, il n'y a que Dieu qui le sache, car leurs prêtres ne sont forts qu'en paroles. Pour cette raison ou pour une autre, ils finiront par sortir de la ville. Qu'on se divise donc en trois corps, et qu'on les place devant les trois portes cinq koureni devant la principale, et trois koureni devant chacune des deux autres. Que le kouren de Diadniv et celui de Korsoun se mettent en embuscade: le polkovnik Tarass Boulba, avec tout son polk, aussi en embuscade. Les koureni de Titareff et de Tounnocheff, en réserve du cote droit; ceux de Tcherbinoff et de Steblikiv, du cote gauche. Et vous, sortez des rangs, jeunes gens qui vous sentez les dents aigües pour insulter, pour exciter l'ennemi. Le Polonais n'a pas de cervelle; il ne sait pas supporter les injures, et peut-être qu'aujourd'hui même ils passeront les portes. Que chaque ataman fasse la revue de son kouren, et, s'il ne le trouve pas au complet, qu'il prenne du monde dans les débris de celui de Periaslav. Visitez bien toutes choses; qu'on donne a chaque Cosaque un verre de vin pour le dégriser, et un pain. Mais je crois qu'ils sont assez rassasies de ce qu'ils ont...
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manu_dehmanu_deh   20 mars 2017
L'officier étranger prit lui-même une mèche pour mettre le feu à un canon énorme, tel que les Cosaques n'en avaient jamais vu. Il ouvrait une large gueule béante par laquelle regardaient mille morts. Lorsqu'il tonna, et trois autres après lui, qui, de leur quadruple coup, ébranlèrent sourdement la terre, ils firent un mal affreux. Plus d'une vieille mère cosaque pleurera son fils et frappera la poitrine de ses mains osseuses; il y aura plus d'une veuve à Gloukhoff, Némiroff, Tchernigoff et autres villes. Elle courra, la veuve éplorée, tous les jours au baza; elle se cramponnera à tous les passants, les regardant aux yeux pour voir s'il ne se trouvera pas parmi eux le plus cher des hommes. Mais il passera par la ville des troupes de toutes espèces sans que jamais il se trouve parmi elles le plus cher de tous les hommes.
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TatooaTatooa   19 août 2016
- Attendez, attendez ; laissez que je vous examine bien à mon aise. Dieu ! que vous avez de longues robes ! dit-il en les tournant et retournant en tous sens. Diables de robes ! Je crois qu'on n'en a pas encore vu de pareilles dans le monde. Allons, que l'un de vous essaye un peu de courir : je verrai s'il ne se laissera pas tomber le nez par terre, en s'embarrassant dans ses plis.
- Père, ne te moque pas de nous, dit enfin l'aîné.
- Voyez un peu le beau sire ! Et pourquoi donc ne me moquerais-je pas de vous ?
- Mais parce que... quoi que tu sois mon père, j'en jure Dieu, si tu continues de rire, je te rosserai.
- Quoi ! Fils de chien, ton père ! dit Tarass Boulba en reculant de quelques pas, avec étonnement.
- Oui, même mon père ; quand je suis offensé, je ne regarde à rien, ni à qui que ce soit.
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mcd30mcd30   18 janvier 2020
Nous ne troublerons pas l'âme du lecteur par le tableau de tortures infernales dont la seule pensée ferait dresser les cheveux sur la tête. C'était le produit de temps grossiers et barbares, alors que l'homme menait encore une vie sanglante, consacrée aux exploits guerriers, et qu'il y avait endurci toute son âme sans nulle idée d'humanité. En vain quelques hommes isolés, faisant exception à leur siècle, se montraient les adversaires de ces horribles coutumes ; en vain le roi et plusieurs chevaliers d'intelligence et de cœur représentaient qu'une semblable cruauté dans les châtiments ne servait qu'à enflammer la vengeance de la nation cosaque.
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Jean-DanielJean-Daniel   05 octobre 2020
Boulba était furieusement obstiné. C’était un de ces caractères qui ne pouvaient se développer qu’au XVIe siècle, dans un coin sauvage de l’Europe, quand toute la Russie méridionale, abandonnée de ses princes, fut ravagée par les incursions irrésistibles des Mongols ; quand, après avoir perdu son toit et tout abri, l’homme se réfugia dans le courage du désespoir ; quand sur les ruines fumantes de sa demeure, en présence d’ennemis voisins et implacables, il osa se rebâtir une maison, connaissant le danger, mais s’habituant à le regarder en face ; quand enfin le génie pacifique des Slaves s’enflamma d’une ardeur guerrière, et donna naissance à cet élan désordonné de la nature russe qui fut la société cosaque (kasatchestvo). Alors tous les abords des rivières, tous les gués, tous les défilés dans les marais, se couvrirent de Cosaques que personne n’eût pu compter, et leurs hardis envoyés purent répondre au sultan qui désirait connaître leur nombre : « Qui le sait ? Chez nous, dans la steppe, à chaque bout de champ, un Cosaque. »
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Nicolas Gogol : Le Revizor. Adaptation radiophonique et production : Radio Diffusion de la France d’Outre-Mer. Par Françoise Grimal. Réalisation : Serge Ligier. Première diffusion le 7 mai 1958 sur la Chaîne Nationale. Le Revizor (en russe : Ревизор) est une comédie en cinq actes de Nicolas Gogol créée et publiée en 1836. Insatisfait, l'auteur a continué à travailler sa pièce de théâtre et en a livré une seconde mouture en 1841. Gogol écrit cette pièce à l'humour corrosif sur une idée qu’Alexandre Pouchkine lui avait donnée en octobre 1835. Il compose une satire sur le pouvoir russe et s'attaque ouvertement aux abus de l'administration et à la corruption. Argument : Le bourgmestre et toute l'administration d'une petite ville de la province russe sont en émoi, dans l'attente du « Revizor », inspecteur envoyé “incognito” par le gouvernement. Dans la panique que provoque cette arrivée, les fonctionnaires et autres officiels de la ville, qui ont bien des choses à se faire pardonner, débordent alors d'activité et prennent toutes sortes d'initiatives pour dissimuler leurs méfaits. Comment recevoir cet inspecteur au mieux ? Et d'ailleurs, comment l'identifier ? Deux habitants croient le reconnaître en la personne d'un jeune voyageur exigeant récemment arrivé à l'auberge. Au lieu de l'ardoise qu'il attend, celui-ci va être couvert d'honneurs et de flatteries. Même après avoir réalisé qu'il s'agit d'un quiproquo, le jeune homme se jouera de la méprise des fonctionnaires qui, abusés et terrorisés, se prêteront à toutes les bassesses pour complaire à celui qu'ils imaginent être le « revizor », allant jusqu'à croire habile de devancer ses attentes quand il n'en formule même pas. Avec : Jacques Destoop (Ivan Alexandrovitch Khlestakov, Le “Revizor”) Gaston Vacchia (Anton Antonovitch Skvoznik-Dmoukhanovski, Le gouverneur) Claude Evrard (Artemi Filipovitch Lafraise, Le surveillant des établissements de bienfaisance) Jean Saudray (Ammos Fiodorovitch Liapkine-Tiapkine, Le juge au tribunal) Claude Vernick (Louka Loukitch Khlopov, L’inspecteur de l’enseignement) Alain Souchère (Ivan Kouzmitch Chpékine, Le directeur des postes) Michel Bernardy (Piotr Ivanovitch Bobtchinski, propriétaire terrien) Serge Merlin (Piotr Ivanovitch Dobtchinski, propriétaire terrien) Raymond Jourdan (Ossip, le valet d’Ivan Alexandrovitch Khlestakov) Guy Richard et Pierre Gurgand (Les marchands) Chantal Darget (Anna Andréïevna, la femme du gouverneur) Christiane Lasquin (Maria Antonovna, la fille du gouverneur) Sources : France Culture et Wikipédia
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Que l'on m'apporte mon ..........?............. Les soirées sont fraîches à Saint Petersbourg, et voyez- vous... d’ailleurs... selon moi... je le crois encore bon... sauf un peu de poussière... Eh ! sans doute il a l’air un peu vieux... mais il est encore tout neuf... seulement un peu de frottement... là dans le dos...

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