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Michel Aucouturier (Traducteur)
ISBN : 2070338460
Éditeur : Gallimard (11/05/2006)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Qui est cet homme dont la simple vue glace d'effroi tous les invités d'un mariage ? Pourquoi poursuit-il dame Catherine dans ses rêves jusqu'à ce qu'elle se réveille en hurlant ? Quelles terrifiantes extrémités peut atteindre une vengeance ? Dans la Russie des fiers Cosaques, Gogol nous entraîne au plus profond du cœur des hommes, là où se dissimule le Mal.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  29 avril 2015
Nicolaï Gogol nous plonge dans le fin fond de l'Ukraine, à longueur de Dniepr, dans un récit légendaire et/ou mythique, en ces temps reculés qu'on pourrait vaguement situer à la fin du XVIème ou au début du XVIIème siècle, époque qui fleure encore, là-bas, l'obscurantisme religieux et guerrier du Moyen- Âge.
L'auteur y fait l'apologie de l'âme des guerriers cosaques, qui passent leur vie collés sur le dos de leurs chevaux et où la seule loi qui vaille est celle du sabre. (Je pense qu'il vaut mieux ne pas s'appesantir sur le statut et la position de la femme dans ce mode de pensée ou, du moins, dans la relation qui en est faite dans ce type d'écrit.)
Dévoué comme un cosaque, fier comme un cosaque, brave comme un cosaque, fidèle comme un cosaque, généreux comme un cosaque et sûrement plein, plein d'autres choses encore, mais je ne saurais vous en dire bien davantage car c'est justement dans ces passages-là que je m'ennuie ferme et que mon cerveau se trouve être assez hermétique.
Mais il y a encore des passages plus difficiles à vivre pour lui, mon petit cerveau de compère, ce sont les inévitables moments de sorcellerie. Alors là, dans ces phases-là, je sais vraiment pourquoi je ne lis quasiment jamais de ces machins-là, car je ne m'y reconnais pas, mais ce qui s'appelle pas, PAS du tout, du tout, DU TOUT.
Je soupçonne pourtant que ce n'est pas mal amené dans ce livre-là, c'est juste que cela vient de moi, ne faites pas attention. Bref, voici donc une nouvelle, au style assez différent du Gogol corrosif (à l'exception de l'épisode du sourire du cheval où l'on retrouve bien l'auteur du Nez), mais magnifiquement écrite.
Un grand chef guerrier cosaque, l'essaoul Goborets marie son fils à Kiev. le frère adoptif de Goborets, Danilo Bouroulbach, lui aussi un vaillant cosaque adulé de ses hommes a quitté sa campagne pour l'occasion et est venu avec sa jeune et belle épouse, Dame Catherine et son jeune fils d'un an.
Les convives s'étonnent que le père de Catherine ne soit pas de la fête lorsqu'un incident survient. Au moment où Goborets soulève deux icônes pour bénir l'union de son fils, l'un des invités se métamorphose de façon horrible et quitte l'assemblée en courant. Certains ont reconnu en lui le vieux sorcier que tout le monde craint car il a la réputation de semer la mort dans son sillage.
De retour sur son domaine, Danilo voit revenir d'un long ermitage à l'étranger le père de Catherine. Celui-ci crée des désordres par ses provocations ou ses sous-entendus à l'encontre de Danilo ou de Catherine.
Quelles sont les motivations du vieux bonhomme ? Danilo a-t-il à le redouter ? Quelle attitude à adopter pour Catherine, tiraillée entre l'amour qu'elle voue à son mari et celui qu'elle réserve à son père ? Que ressortira-t-il de tout cela ? C'est ce que je vous laisse l'honneur et l'avantage de découvrir par vous-même.
Vous l'avez compris, voici un terrain sur lequel je ne m'aventure guère, celui de la fantasy ou de l'heroic fantasy comme disent les aficionados du genre. Il est vrai que si ce n'eût été Nicolaï Gogol je n'eus probablement pas risqué le coup.
Bah ! ça se laisse lire. Vous affirmer que j'en reprendrais à chaque repas, c'est peut-être trop me demander, mais une fois de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal, comme dit Guillaume Gallienne.
Cette nouvelle, qui est une oeuvre de jeunesse de Nicolaï Gogol, annonce cependant déjà l'espèce de virage mystique et ésotérique qu'il effectuera vers la fin de sa vie. Bien que le maniement de la narration soit déjà tout à fait au point chez l'auteur, je lui préfère tout de même ses oeuvres postérieures.
Nonobstant, si vous êtes accro de fantasy et que vous vous imaginiez ne jamais lire quoi que ce soit de Gogol, peut-être que cet ouvrage est pour vous, qui sait ? D'ailleurs, cette appréciation en demi-teinte n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose. (Espérons qu'il n'entraîne pas de terrible vengeance de la part des Babelionautes...)
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Allantvers
  27 mars 2020
Je n'irai pas la raconter à un petit enfant avant de dormir, cette histoire de vengeance-là!
Il n'y a pas à dire, elle est proprement terrifiante avec ce père-sorcier démoniaque et ces cadavres qui sortent de leurs tombes, mais en même temps bouillonnante de saveurs avec ces cosaques velus guerroyant contre le mal!
Le point de vue narratif est particulièrement réussi, Gogol nous plongeant d'emblée au coeur de l'histoire avant d'en dispenser la morale à travers les mots du conteur qui la raconte au coin du feu.
C'était quelque chose, les soirées du hameau avec l'ami Nicolas à l'animation!
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kuroineko
  14 août 2017
La nouvelle ici présente porte bien son titre. Il s'agit effectivement d'une terrible vengeance. Et Nikolaï Gogol ménage le suspense jusqu'aux toutes dernières pages pour révéler au lecteur les tenants et les aboutissants de l'affaire.
Entre temps, on fait connaissance avec les  Cosaques, redoutables guerriers, grands buveurs et noceurs. Et fervents défenseurs de l'Ukraine et la Russie orthodoxes contre les tentatives de percées des Polonais catholiques.
On suit le quotidien de messire Danilo et de sa dame Catherine, suzerains du seigneur de Kiev. Gogol adjoint à ce contexte historique une touche de fantastique avec la présence aux alentours de la demeure de Danilo d'un terrible sorcier aux pouvoirs maléfiques et qui cherche à détruire cette famille.
Du sang, de la magie noire, de la violence, de grandes pintes d'hydromel ou de vodka... Cette nouvelle possède tout des vastes fresques guerrières. Gogol y déploie son étude du mal et de la soif de vengeance avec tout l'art d'un conteur. Même si, selon les notes infrapaginales, il prend quelques libertés avec la véracité historique, il peint un tableau crédible de la vie cosaque.
Et au milieu, indifférent à la folie des hommes, coule le Dniepr à la vaste largeur et à la longueur infinie.
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Pirouette0001
  17 mai 2016
C'est soit mal écrit, soit mal traduit, ou les deux.
Une histoire de fantôme et de sorcellerie au pays des sanglants cosaques et vous avez à peu près le résumé de cette nouvelle.
Sans grande valeur à mes yeux, surtout lorsque les notes en bas de page précisent que l'auteur s'est joué de la réalité historique d'un bout à l'autre de sa nouvelle.
Il y a tellement mieux chez Gogol que je suis sortie de cette, heureusement, brève lecture, fort déconvenue.
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oblo
  28 juillet 2015
La nouvelle, issue du recueil Les soirées du hameau, se nourrit à deux sources distinctes : le régionalisme et le fantastique. le régionalisme, c'est l'Ukraine natale de l'auteur et ses cosaques, population fière de guerriers autrefois utilisés par le pouvoir de Moscou. le fantastique, c'est l'esprit qui assaille la femme de Danilo, un cosaque, donc, que ce dernier, par honneur et orgueil, s'apprête à combattre.
La nouvelle est aussi l'occasion de l'évocation des épopées anciennes, contre les Polonais ou contre les Turcs auxquelles Danilo participa.C'est aussi l'occasion de la description de ces vastes plaines ukrainiennes, entre le Don et le Dniepr, région riche par la fertilité de sa terre et par le courage de ses habitants.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   05 novembre 2012
Il n'a plus qu'un seul jour à vivre ; et demain il lui faudra dire adieu au monde d'ici-bas. Demain il doit marcher au supplice. Et le supplice qui l'attend n'est pas des plus légers : c'est une grâce qu'on lui accorderait que de le faire bouillir dans un chaudron ou d'écorcher vif son corps de pécheur. Sombre est le sorcier, et il courbe le front. Peut-être, voyant venir son heure dernière, connaît-il déjà le repentir ; mais ses péchés ne sont pas de ceux que Dieu pourrait lui pardonner !

Всего только один день остается жить ему, а завтра пора распрощаться с миром. Завтра ждет его казнь. Не совсем легкая казнь его ждет; это еще милость, когда сварят его живого в котле или сдерут с него грешную кожу. Угрюм колдун, поникнул головою. Может быть, он уже и кается перед смертным часом, только не такие грехи его, чтобы бог простил ему.
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Nastasia-BNastasia-B   31 octobre 2012
On dit qu'il est né avec ce visage effrayant, et que, dès son plus jeune âge, les enfants ne voulaient pas jouer avec lui. Écoute, messire Danilo, on dit qu'il lui semblait toujours que tout le monde se moquait de lui. Si par hasard, à la nuit tombante, il venait à rencontrer quelqu'un, il croyait aussitôt le voir écarter les lèvres et ricaner. Et le lendemain, on trouvait cet homme mort.
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Nastasia-BNastasia-B   22 janvier 2015
Personne au monde n'aurait pu dire ce qu'éprouvait le sorcier ; et qui eût entrevu ce qui se passait dans son âme, en aurait perdu le sommeil et le rire pour le restant de ses jours. Ce n'était ni de la fureur ni de l'effroi ni un cruel dépit. Il n'y a pas de nom ici-bas pour désigner cela.
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Nastasia-BNastasia-B   03 novembre 2012
Déjà il voulait faire bondir son cheval pour franchir une étroite rivière qui formait un bras en travers du chemin, lorsque soudain le cheval s'arrêta en plein galop, tourna la tête vers lui, et, prodige ! se mit à rire ! Deux rangées de dents blanches brillèrent affreusement dans l'obscurité. Le sorcier sentit ses cheveux se dresser sur sa tête.
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Nastasia-BNastasia-B   01 novembre 2012
Quelqu'un passe le long du chemin. C'est un Cosaque ! Et le prisonnier soupire profondément. De nouveau tout est désert. Mais voici que quelqu'un descend au loin... une mante verte flotte au vent... on voit briller une coiffe dorée... C'est elle ! Il se colle à la fenêtre. La voilà maintenant tout près.
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Que l'on m'apporte mon ..........?............. Les soirées sont fraîches à Saint Petersbourg, et voyez- vous... d’ailleurs... selon moi... je le crois encore bon... sauf un peu de poussière... Eh ! sans doute il a l’air un peu vieux... mais il est encore tout neuf... seulement un peu de frottement... là dans le dos...

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