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ISBN : 2709616270
Éditeur : Hachette (30/11/2005)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Angélique aurait-elle échappé à. son ennemi mortel Sébastien d'Orgeval ? Tout porte à croire. Son mari et elle ont obtenu le pardon du plus puissant monarque sur terre : Louis XIV, et leur influence est grande en cette Amérique du Nord où ils ont fondé
les établissements de Gouldsboro et Wapassou.

Hélas, c'est à Salem où elle vient de donner naissance à des jumeaux, que le sort, de nouveau, s'acharne. A peine remise, Angélique subit les accusat... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
KrisPy
  12 janvier 2016
Le Révérend Père Sébastien d'Orgeval n'est plus… Torturé à mort par les Iroquois.
Malgré ce fait d'importance, Angélique doute encore : et si la vindicte du jésuite ne s'éteignait pas avec lui ?
Comme pour lui donner raison, un autre jésuite, le Père Marville, fait le voyage jusqu'à Salem afin de lui porter les dernières paroles du martyre : Angélique est la démone, sa présence auprès du sorcier Peyrac l'atteste. C'est à cause d'elle que d'Orgeval a été renvoyé en Iroquoisie. Et il n'oubliera jamais les dernières paroles de son ami sur le bûcher, agonisant, les yeux crevés : « C'est elle ! C'est elle ! C'est par sa faute que je meurs ! » Marville accuse, et jette son anathème : il dénoncera Angélique coûte que coûte aux autorités, il a pour se faire, les derniers écrits du R.P. d'Orgeval.
de plus, qu'est-il advenu de la Duchesse de Maudribourg, du chevalier de St Elme et du comte de Varange ? Eux et leurs navires ont disparus. Angélique devra rendre des comptes, et Peyrac aussi : il fraye avec les Anglais hérétiques, se ligue avec les Iroquois, et commerce avec les Français et les Anglais… Leur présence à Salem en atteste.
Angélique, à peine remise de ses couches, encaisse le coup. Mais cela attise chez elle cette crainte indéfinissable qui la suit depuis Québec : ils ne seront jamais tranquilles. La duchesse, même morte, continue de faire parler d'elle, et les hante jusque dans leur sommeil, donnant des cauchemars à la petite Honorine, qui n'était pourtant pas présente au moment des faits. Et l'ombre implacable du jésuite illuminé continuera de les poursuivre, même en enfer…
Ce tome dédié à la famille, fait aussi l'état des lieux : avec un recul de deux ans, Angélique se rappelle les terribles évènements qui l'ont menée jusqu'à Salem où, par la force des choses, elle dut mettre au monde prématurément ses deux derniers enfants, des jumeaux, Gloriandre et Raymondeau de Peyrac. Délivrance qui fût terrible, pour elle et les nouveau-nés, tellement fragiles. Angélique frôle la mort, et revient, forte d'une expérience extra-corporelle. Deux femmes quakeresses, un peu sorcières, surtout amantes et guérisseuses, la soutiendront durant cette terrible épreuve. Ces deux femmes hors-norme accompagneront un temps Angélique, lui redonnant force et courage.
Car toute la troupe quittera Salem, pour retourner à Gouldsboro, puis se rendre en hivernage au fort de Wapassou, où là, enfin, la famille sera en paix, pour l'hiver au moins. Mais au printemps Honorine réclamera de pouvoir rejoindre ses petites camarades au pensionnat de Ville-Marie, petite ville près de Montréal, où furent fonder les premières colonies françaises, avec soeur Marguerite Bourgeoys.
Cela sera l'occasion pour Angélique de retourner visiter ses amis de Québec, et au comte de Peyrac d'aller aider les Français à contenir les partis Iroquois sur le pied de guerre aux embouchures du St. Laurent. Iroquois qui sont en guerre, rappelons-le, à cause des attaques contre eux, des Hurons et Abénakis soulevés par d'Orgeval sur les ordres de Colbert…
Tome aussi dédié à la famille donc, car avec la naissance des jumeaux, vient aussi une bonne nouvelle : Angélique a retrouvé la trace de son frère Josselin, partit à 16 ans de France pour le Nouveau-Monde. Il est maintenant un gentilhomme marié à une acadienne, et a fondé famille et foyer à Ville-Marie.
Mais ce qui prime dans cet opus, c'est qu'on semble enfin apercevoir le dénouement de ce complot infernal, dont on ne sait toujours pas qui l'a fomenté ni qui en est le commanditaire… pour retomber ensuite dans le mystère le plus épais…
Qui en veut ainsi à Angélique si ce n'est pas le Roi ? Pourquoi cet acharnement ? Car à présent, c'est la menace d'être accusée de toutes ces disparitions (Maudribourg, Varange, St Elme... et maintenant d'Orgeval) qui pèse sur Angélique malgré l'assurance de l'amitié du Roi...
Un opus dense et intense à nouveau, où tout est résumé, et où la douceur de la famille semble n'être là que pour mieux souligner la férocité du Nouveau-Monde, car Angélique a encore fort à faire pour pouvoir vivre en paix avec les siens.
Lui faudra-t-il encore affronter l'implacable et tortueuse machine judiciaire ? Lui faudra-t-il encore affronter le Roi ?
Et qui, mais qui à la fin, est cet espion du Roi, qui brouille les pistes, lance des rumeurs, et informe sans relâche les ennemis des Peyrac ?
J'espère avoir toutes les réponses dans le prochain et dernier tome de cette incroyable saga, un peu trop vite classée « romance » par le grand public suite aux films, mais qui, ostensiblement, s'est dirigé vers le roman historique de qualité grâce au don d'Anne Golon pour les histoires et L Histoire.
A suivre…
Challenge pavés 2015-16 - 635 pages.
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sld09
  28 juin 2017
Lue il y a plus de vingt ans, j'ai adoré cette saga riche en péripéties et très romanesque.
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
KrisPyKrisPy   13 janvier 2016
Ils n'étaient plus au-dehors, mais au contraire au-dedans de l'inextricable enchevêtrement : le roi, la Nouvelle-Angleterre, la Nouvelle-France, les vaisseaux, les coureurs de bois, l'avenir, les rêves, les ambitions, les enfants qui grandissent, si lentement et si vite, les fortunes qui s'édifient si lentement et si vite, les lois qui se gonflent comme un crapaud et occupent tout le devant de la scène, arbitrent les peurs et d'autres qui se perdent comme eau dans le sable. Des hommes disparaissent, d'autres s''imposent.
Ce qui était fatigant, c'est qu'à peine une partie finie, les pions d'une autre, à l'issue incertaine, se disposaient déjà sur l'échiquier. Et il n'y avait pas à hésiter. On était engagé. Joffrey avait accepté d'aider Frontenac auprès des Iroquois. Elle avait mis au monde deux enfants, et la seule perspective de leurs vies commençantes renversait les données de la leur, rendait plus grave et plus subtil le choix de leurs décisions et des entreprises de l'avenir, plus importante la stabilité du présent. Florimond et Cantor étaient à la cour de France. La petite personne qui dormait contre son épaule avait choisi d'être remise aux mains de Mlle Bourgeoys pour apprendre à lire et à chanter.
Et eux, ils étaient au milieu de cette toile encore tissée à gros fils, au Nouveau-Monde. Leur fortune reposait sur les tractations commerciales avec la Nouvelle-Angleterre, leur générosité envers la Nouvelle-France, la protection du roi.
La partie n'avait pas trop mal commencé, mais tout était encore très confus et l'échiquier se perdait dans le brouillard. La seule chose qu'elle savait, c'est qu'il fallait continuer, sans faillir, la marche des "découvreurs", des explorateurs, qui ne savent pas toujours ce que leur réserve le tournant du fleuve.
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KrisPyKrisPy   13 décembre 2015
D'après ce que Lord Cranmer lui avait expliqué, les Wallons étaient issus des premiers réformés calvinistes du nord de la France et de Lille, Roubaix, Arras qui avaient fui l'inquisition espagnole lorsque celle-ci s'était installée dans les Flandres à la suite de sa cession à la couronne d'Espagne. Réfugiés d'abord aux Pays-Bas, en région wallonne, puis dans les Provinces-Unies, à Leyde entre autres, Deft et Amsterdam, ils s'étaient mêlés aux dissenters anglais, comme eux exilés, de sorte qu'on en trouvait un grand nombre parmi les pèlerins du Mayflower. Et c'était un Wallon, Peter Minuit, qui avait donc acheté pour les Néerlandais l'emplacement de la Nouvelle-Amsterdam, devenue New York.
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