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ISBN : 2277224987
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 40 notes)
Résumé :
L'esprit du mal plane sur Québec. Dans la petite cité coloniale où se sont réfugiés Angélique et Joffrey, un puissant jésuite fait courir le bruit que la jeune femme est une créature du démon. Comment vont réagir les austères et dévots Québécois ? Le couple va-t-il être banni, une fois de plus ?

Mais au cœur du rude hiver canadien, ce complot n'est pas le seul qui menace Angélique : le duc de Vivonne est prêt à tout pour la conquérir, tandis que dans ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
KrisPy
  04 janvier 2016
Fort de ses 826 pages en petits caractères, cet opus de la saga des « Angélique » se laisse cependant lire aisément. La difficulté pour moi, viendra au moment de résumer ce livre… Car dans ce tome, Anne et Serge Golon ont fourni un travail colossal de recherches pour nous faire partager comme si on y était, un hiver à Québec sous Louis XIV, aux côtés de nos chers héros, Angélique et Nicolas de Peyrac.
Alors, comment résumer sans trop de longueur une telle somme d’informations ? Je vous avoue que je n'ai pas vraiment trouvé le truc... Allez, un peu de courage, c'est pas si long...
Après un voyage tout en diplomatie en naviguant du Maine vers la Nouvelle-France (Angélique et le complot des ombres), la flottille des Peyrac voit enfin se profiler sur les falaises du St Laurent la belle et jeune Québec…
C’est un moment crucial pour le Comte et la Comtesse de Peyrac de Morens d’Iristru. Ces deux réprouvés du Roi qui ont su tracer leur route avec honneur et noblesse malgré l’adversité et les complots qui se dressaient entre et contre eux, ce couple maudit et apatride maintes fois pourchassé, peut et doit se montrer plus uni que jamais, car avec ce débarquement en Nouvelle-France, c’est leur vie et leur liberté que jouent Angélique et Nicolas de Peyrac :
Angélique, l’ancienne « révoltée du Poitou » dont la tête a été mise à prix par le Roi lui-même, (voir Angélique se révolte) voit peser sur elle un puissant et dangereux complot. Car c’est surtout elle qui fût la cible des nombreuses attaques récentes : Mme de Maudribourg et ses sombres desseins ont failli la briser définitivement, envoyée probablement par ce jésuite fanatique, Sébastien d’Orgeval, dont l’aura maléfique semble toujours liée aux événements dramatiques qui surgissent (voir Angélique et la Démone). Et plus récemment, elle a su déjoué le meurtre qu’allait perpétrer sur son mari un sombre personnage venu de Québec, pour soi-disant les accueillir…
Ce mari tant chérit, son Amour, perdu puis retrouvé, Nicolas de Peyrac, dont l’effigie fût brulée en place de Grève, et dont la fortune, les titres et les terres furent saisies par ordre du Roi, et qui devint le plus puissant corsaire de Méditerranée ennemi de la France et du Roi, n’a dorénavant plus à prouver sa puissance et sa renommée sur les côtes du Nouveau-Monde. La réussite de ses entreprises, son sens de la diplomatie avec les Indiens et les Anglais, en font maintenant un redoutable adversaire pour le Roi de France et de Nouvelle-France…
Mais le temps des hésitations et des questionnements est terminé ; c’est maintenant et ici, à Québec la belle, que la partie s’engage vraiment.
Après un accostage plutôt chaotique qui faillit tourner au pugilat sur un malentendu, Angélique n’a qu’à paraitre pour gagner le cœur des Québécois : le gouverneur Frontenac semble conquis par ces nouveaux arrivants dont le renom fastueux les a précédés.
Et puis dans la place, déjà, des visages connus, des amis sont aussi présents, et fidèles aux époux renégats. -Des visages parfois venus du passé, celui, bien lointain, du temps de Paris et de la Cour des Miracles ressurgissent, inattendus, improbables… sous ses frusques de bonne bourgeoise aubergiste de la basse-ville, se cache une vieille amie… La Polak ! Intense réjouissance personnelle quand j’ai vu resurgir ce personnage du passé… Anne Golon a vraiment su tisser une grande complicité entre le lecteur et son héroïne…-
Mais d’autres faces moins avenantes refont également surface, et avec elles l’ombre du complot, des meurtres, du mensonge, pèse d’avantage sur Angélique. Surtout que l’hiver arrive vite, et que toute retraite, toute fuite est maintenant inenvisageable. Pas d’autre choix que d’affronter les tempêtes et les ennemies qui commencent à se dévoiler.
Ainsi, il faudra attendre que l’hiver passe pour avoir nouvelles du Roi et de sa décision quant aux époux Peyrac, il faudra attendre que les navires puissent retraverser l’océan et le fleuve, impraticable par grands froids, pour que les courriers envoyés cet automne aient une réponse. Il faudra attendre le printemps... Là, les destins seront scellés.
Angélique et le comte ont fort à faire pour consolider leurs amitiés et protéger leurs arrières, car même si le père Sébastien d’Orgeval a été mis de côté, et le jésuite renvoyé pour un temps à son enfer personnel, en Iroquoisie, là d’où il échappa déjà à la mort, mais pas aux tortures, son emprise est encore forte. Il est chargé de retourner vers les Iroquois, amener la bonne parole… mais eux ne l’entendent pas de cette oreille… Il a aussi pour rôle de prêcher la bonne parole aux Abénakis, acquis aux catholiques, mais qui ont du mal à appliquer les préceptes chrétiens. Mais le rôle du jésuite apparait sous un jour nouveau, quand sa correspondance est mise à jour : il a reçu pour mission de Colbert, d’attiser la haine des Indiens Abénakis envers les Anglais, et ce malgré le traité de paix signé entre Français et Anglais. Tout doit être mis en œuvre pour que les guerres fratricides reprennent entre Indiens catholiques et Iroquois, et contre les hérétiques Anglais, tout cela sans avoir à rompre le traité de paix hypocrite… Et accessoirement, les époux Peyrac doivent être écartés, peu importe la manière.
Mais Québec sera aussi l’occasion de s’amuser, de se poser un peu après tous ces périples, et de savourer l’art de vivre à la française… Car à Québec l’hiver, on ne s’ennuie pas ! Tout un tas de mondanités, de visites à faire aux uns et aux autres, puis les fêtes de Noël et de la St Sylvestre. Alors on vivra Québec en automne, Québec sous la tempête, Québec en liesse, ou emmitouflée, Québec en paix, ou sur le pied de guerre.
Ce tome dédié à Québec est une œuvre à part dans la saga : Histoire et histoires s’y mêlent, incroyablement détaillées, fluides et denses d’images, d’émotions, de surprises. Certains passages se montrent carrément oniriques, presque fantastiques… Comme cette traversée du fleuve St-Laurent de nuit sous la lune, au printemps, quand la glace du fleuve est à moitié fondue et charrie d’énormes blocs en mouvement, qui ralentissent la nuit à cause du froid, et que les plus courageux osent franchir, soit en sautant de blocs en plaques, au risque de mourir englouti à chaque faux pas, d’où le fait de devoir « courir », « voler » sur cette glace mouvante et meurtrière.
Ou encore cette scène épique et hallucinante, qui a vraiment eu lieu à l’époque, où une nuit, des milliers d’Iroquois se déversèrent en canoës sur le St-Laurent et passèrent sous Québec tremblante, toutes lumières éteintes et volets clos, en vociférant et hurlant des insultes et des provocations.
De la magie, de la sorcellerie, la beauté de la nature encore vierge et sauvage, les Indiens, les colons, de l’amour, du mystère, de la violence… Un cocktail très moderne pour cette histoire d’un autre temps…
Dans ce tome également, les époux Peyrac, et surtout Angélique,- car les deux amoureux ayant pour habitude de ne pas être en permanence « l’un sur l’autre », on ne verra pas beaucoup le comte, toujours occupé « ailleurs »-, sera confrontée à de bien dangereuses péripéties, mais aussi à elle-même, à sa passion dévorante pour son mari, et aux choses de l’amour… – on découvrira ainsi un couple bien libertin…- De remises en question en prises de conscience, Angélique grandit et s’assagit (un peu), mais son énergie ne faiblit pas.
Ayant déjoué les pièges et démasqué leurs ennemis, vainqueurs encore une fois, enfin pardonnés par le Roi, les époux rebelles relèveront-ils le défi de retourner auprès de leur souverain ?
Une écriture riche et documentée, sert cette fresque gigantesque qu’est la saga des Angélique, et avec cet opus, Anne Golon montre aussi qu’elle a grandi et mûri… son écriture s’affine, ses personnages aussi, et l’intrigue atteint là des sommets de maitrise. Ces 826 pages sont passées comme un rêve, un grand film épique et chatoyant sur les bords du St-Laurent sous Louis XIV... Cette année j’ai passé Noël à Québec, et c’était magique…
Challenge pavés 2015-2016
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Amara152
  15 janvier 2017

Un des meilleurs romans de la saga ! Très documenté, on y apprend tout sur la vie des premiers colons du Nouveau Monde, et sur l'histoire de ce grand pays encore sauvage que se disputent anglais et français, sur fonds de manipulations des peuples indiens autochtones.
C'est un pavé certes mais quel fleuve d'informations ! toutes savamment imbriquées pour former la trame d'un récit romanesque qui puise sa force dans l'union réussie des personnages réels de la grande histoire avec ceux de la fiction qui apparaissent tellement authentiques avec leurs lignes de forces et leurs failles face à ce pays rude et superbe qui ne fera aucune concession, un pays qui forge des êtres forts en les éprouvant à l'extrême.
Il ne s'agit pas comme on veut trop souvent le faire croire, d'un roman comme il en existe tant avec des héros en pleine maîtrise d'eux-mêmes, et jouant un rôle de composition dans un décor de carton pâte, et loin de là !
On les voit lutter, combattre l'adversité, souffrir et renaître .. Ce sont plutôt des anti héros magnifiques d'humanité qui choisissent de vivre libres et qui acceptent d'en payer le prix.
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Eden_Zorjunn
  19 mai 2013
Voici un nouveau tome de la saga des« Angélique ». On suit toujours l'héroïne dans sa vie !, Ici, elle pose le pied sur un nouveau territoire. le débarquement ne se fait pas comme prévu, il y a des complications. Joffrey est reconnu grâce aux armes du Rescator, il est signalé. Il y a un nouvel ennemi, qu'ils doivent découvrir. L'aventure continue encore une fois, le couple va devoir faire face à de nombreuses difficultés. La petite famille doit encore apprendre à vivre ensemble. Tout cela, plus l'action qu'on retrouve dans ce volume redonne envie d'aller plus loin.
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sld09
  28 juin 2017
Lue il y a plus de vingt ans, j'ai adoré cette saga riche en péripéties et très romanesque.
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Eduardoios
  01 mai 2017
Bon
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
KrisPyKrisPy   22 décembre 2015
... - Sébastien d'Orgeval s'était efforcé d'intéresser le Roi à l'énorme réservoir de guerriers au service de la France que représentaient les Sauvages.
Il écrivait.
"... Les Abénakis sont ennemis des Anglais pour des questions de religion. Rien n'est plus édifiant que leur piété lorsqu'ils marchent à l'ennemi...Nous n'en ferons jamais des chrétiens. Même chez les baptisés, le sentiment religieux continue à s'entrelacer avec leurs superstitions grossières et les laissent aux mains de leurs sorciers.
"...J'ai donc prêché que le salut éternel ne pouvait être obtenu que par la destruction des hérétiques et voilà un exercice de piété qui leur paraît clair et facile à exécuter. Ils se sont ralliés par milliers autour de mon étendard sur lequel j'ai fait broder cinq croix entourées de quatre arcs et flèches..."
La lettre de Colbert, Ministre du Commerce et de la Marine, que l'Evêque avait également dans son dossier notait l'appréciation du Roi.
"... Prêtre de mérite, le R.P. d'Orgeval nous a paru remarquable car seul excellant à rallumer la guerre contre les Anglais avec lesquels Nous avons signé la paix, ce qui Nous empêche de continuer à les affaiblir et à rabattre leur superbe ouvertement. mais transposer la lutte dans les forêts du Nouveau-Monde n'est poins malhabile. Le Père d'Orgeval doit continuer d'empêcher toute entente possible avec les Anglais... Il ne marchandera pas son aide..."
A quoi le ministre avait répondu en soulignant qu'il avait bien compris les intentions de son souverain.
"Vous m'avez recommandé particulièrement de réveiller l'hostilité des Sauvages pour les Anglais, d'harasser les colons anglais et, si possible, de les pousser à abandonner le pays ainsi qu'à renoncer à venir le peupler..."
Le Roi n'avait pas manqué d'entendre un langage qui lui convenait si bien.
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KrisPyKrisPy   13 décembre 2015
On reconnaissait facilement les nouveaux immigrants, débarqués du jour même, à leur maigreur, leurs paupières bordées de rouge, leur teint terreux, à leur expression d'effarement et à l'on ne sait quoi de pitoyable, d'humble ou d'emprunté qu'ils apportaient avec eux de l'Ancien-Monde. Cela leur passerait lorsqu'ils se trouveraient à la tête de vingt arpents de terre à défricher entre fleuve et bois, ou quand ils se seraient enfoncés sous les ramures de la forêt pour aller aux Pays-Hauts chasser la fourrure.
Pour eux, la cérémonie d'arrivée après un cruel voyage était à la fois un achèvement et un commencement.
(...)
Pour les nouveaux arrivants venus chercher au Canada la possibilité d'une vie meilleure, le vieux royaume s'éloignait comme un lourd navire chargé d'anathèmes et de rancunes, d'oripeaux sanglants et poussiéreux afin de disparaître loin à l'horizon des esprits et l'on pouvait espérer que tout ce qui s'édifierait ici le serait dans l'harmonie, guéri d'inutiles servitudes.
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KrisPyKrisPy   16 décembre 2015
Les temps ont changé. Le cardinal Mazarin qui veilla sur la jeunesse du Roi et lui permit de sortir victorieux des désordres de la Fronde fut le dernier des premiers ministres. Aujourd'hui le Roi règne seul. Nul ne conteste son pouvoir. Et l'on voit graviter autour de lui, à Versailles, comblés de bienfaits et de charges, beaucoup de ceux qui, jadis ont porté les armes contre lui. Car le Roi oublie ce qu'il veut bien oublier et parfois bien au-delà de ce que l'on était en droit d'attendre.
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PilingPiling   07 août 2008
incipit :
Ce fut la robe d'azur qu'elle choisit. C'était une robe d'un lourd satin presque blanc, mais lorsque les plis se cassaient ou bien s'ordonnaient en retombées brillantes, des reflets d'un bleu pur y jouaient, accompagnant chaque mouvement de leur éclat somptueux et l'on y voyait frémir un rose imperceptible comme celui d'une aurore.
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