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EAN : 9782260006275
210 pages
Éditeur : Editions Julliard (01/09/1989)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 8 notes)
Résumé :
En prenant ce train qui filait vers le sud, le jeune homme partait conquérir le monde. Il avait vingt-trois ans, fuyait la mine, la silicose et la mort. Là-bas, il trouverait du travail, et bientôt Maria et l'enfant le rejoindraient.
Mais un long calvaire l'attend sous ce soleil tant désiré. Petits métiers misérables, rencontres malchanceuses... Il devra bientôt se mettre à genoux pour faire l'aumône, sous l'oeil gêné et indifférent des passants.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Mimimelie
  21 avril 2019
Une histoire somme toute hélas d'une banalité confondante mais terrible : un pauvre diable quitte femme et enfant pour échapper à la menace de la mine qui vient de dévorer son ami de coeur, et plus. Direction le sud de l'Espagne. Hélas l'eldorado n'est pas au rendez-vous et, de petits boulots misérables en rencontres glauques, il se retrouve contraint à la mendicité.
Echo avec la situation de Ana Non qui elle aussi traverse l'Espagne (elle, pour revoir son fils), mais tandis qu'elle, malgré les terribles difficultés qu'elle rencontre, garde son amour-propre et son but, ce « jeune homme » subit son environnement, s'accrochant à ses souvenirs pour planche de salut, et sombre…
Néanmoins l'auteur ne fait pas dans le misérabilisme ou le sentimentalisme, en revanche, toute sa compassion pour les pauvres et sa tolérance envers les faiblesses humaines, les échecs, explosent.
Décidément Agustin Gomez-Arcos ne me déçoit jamais. J'aime sa liberté de ton, son écriture d'une beauté brute, cette façon qu'il a de heurter l'intolérable et la beauté.
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lilivert
  13 octobre 2014
je connais le silence des agneaux que j'ai adoré et il me tarde de lire celui ci
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AVAV   23 septembre 2012
La dame parfumée semble avoir entendu l'agenouillé. Elle dit : « Vous m'avez l'air d'être propre comme un sou, mon garçon. J'approuve la propreté. Un pauvre propre n'est pas un mendiant professionnel, sa pauvreté est bien réelle. Je ne regrette pas de lui porter secours. Il doit y avoir une semaine que vous faites l'aumône. Je me suis aperçue que vous ne sentez pas l'aisselle, quand vous tendez la main. C'est admirable, transpirant comme vous le faites sous ce soleil de justice. Oui, votre propreté me plaît. Je suis sûre qu'elle vous vient de l'âme. Quand on a l'âme propre, la pauvreté n'est pas feinte. Ni méritée. Ce qui m'amène à exercer sans regrets la charité, comme le Christ et l’Église nous le conseillent. Oh, n'allez surtout pas pleurer, je vous prie ! Je ne vous parle pas comme ça pour vous émouvoir. Vous tenez votre rôle de miséreux avec la même dignité que d'autres le rôle d'évêque, de P.-D.G., de maréchal. Soyez-en fier. (...) »
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AVAV   20 septembre 2012
Il essaie de se donner encore une possibilité de rêve. Ou de rêver. Mais tout en lui dénonce l'exclu, à commencer par sa pancarte. Pliée en quatre, elle cache le message qu'elle lance le reste du temps, mais ne réussit pas à dissimuler les auréoles suspectes de la chiasse des pigeons, de la pisse des chiens, plus dénonciatrices que la matraque du gendarme ou la phrase du gamin, le montrant du doigt : " Maman, c'est ça un pauvre? " Ils sont si nombreux les pauvres désignés par "ça", que les mamans ne se donnent plus la peine de répondre.
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MimimelieMimimelie   16 avril 2019
Depuis qu’il est à la merci de la charité des autres, il sent qu’il n’a plus les mêmes droits qu’eux. Ses droits ont rapetissé. Exemple : pour se laver les mains, se rafraîchir le visage, et pourquoi pas pour boire ? Il se tient à côté, pudiquement, et attend que les passants aient fini de se désaltérer. Pareil pour les trottoirs. Surtout s’ils sont étroits. Il s’assoit sur les bords, cède le passage, même aux chiens.
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MimimelieMimimelie   16 avril 2019
De nos jours, la charité dépend des femmes d’un certain âge, d’une certaine aisance. Malheureusement, leurs beaux sacs ne recèlent que de la petite monnaie. Si petite qu’elles mettent un bout de temps à la trouver. Ça s’égare facilement, les piécettes ; ça disparaît sous les mouchoirs brodés, poudriers, trousseaux de clés, boîtes à pilules, chapelets.
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AVAV   20 septembre 2012
Plus loin, les oliveraies. Leur vert-de-gris tournait à l'argenté sous le soleil, mer d'argent s'étendant à perte de vue, ponctuée d'amandiers au vert plus suave, que l'abondance de fruits jaunissait à distance : des bateaux verdoyants que la paresse du vent aurait immobilisés dans un océan d'acier poli.
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