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EAN : 9782020065610
255 pages
Éditeur : Seuil (01/09/1983)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 24 notes)
Résumé :
L'Espagne des années soixante.
On ferme les bordels, tant courus par les soutiens du régime. Maria Republica, la " putain rouge ", qui de ce fait réussissait si bien dans un métier toujours difficile, est la fille de " communistes notoires ", de deux " incendiaires d'églises " (fusillés en 1939). Richement dotée par une tante réactionnaire, elle accepte ( ?) d'entrer au couvent. On pourrait croire que la brebis égarée, une fois de retour au bercail, va soigne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
AV
  13 juillet 2012
Espagne, années 60, une bourgeoisie décrépie et corrompue, un couvent contenant un microcosme de la société franquiste… et Maria Republica, prostituée dont le nom est déjà une provocation en soi.
Livre ayant été écrit (en français) 40 ans après la guerre civile, Gomez-Arcos ne traite pas le conflit dans son instantanéité mais critique les phases qui l'ont suivi avec une violence qui vous gifle dès la première page et jusqu'à la dernière. Pas besoin d'être un expert de cette période de l'histoire espagnole pour pouvoir être embarqué par ce roman relativement court (une petite 250aine de pages) et qu'on lâche difficilement.
Le livre est très orienté sur la notion de mémoire et ses enjeux dans une dictature. Si tout le monde tente de lui faire perdre son identité, lui faire oublier ce qu'elle est et d'où elle vient pour en faire un modèle de rédemption, Maria Republica, elle, compte bien utiliser sa mémoire, comme instrument de vengeance acharnée.
Aucun temps mort, à peine de quoi respirer entre des moments tantôt crus, tantôt rocambolesques, toujours destructeurs. On est confronté à des phrases à la longueur assez variable, à une narration qui passe de la deuxième personne à la troisième selon qu'on évoque respectivement le passé ou le présent, ou encore à un personnage principal qui vous noie sous sa personnalité. Bref, tout est là pour vous faire perdre pied et vous donner l'impression d'être dans la tête de Maria Republica, presque comme sa conscience. Pour autant, on ne s'y attache pas complètement à ce personnage : elle n'est pas là pour qu'on la plaigne ou qu'on éprouve de la compassion mais nous prend à témoin et nous entraîne dans son combat.
Et si vous n'avez pas envie de refermer le livre après l'avoir fini, quatre autres romans sur le même thème ont été écrits par Gomez-Arcos et ne demandent qu'à être ouverts.
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Shan_Ze
  01 juin 2013
Maria Republica, la putain "rouge", est fière de son nom. Elle est la fille de communistes, incendiaires d'église fusillés en 1939, en Espagne. En 1960, on ferme les bordels. Maria est alors envoyée, avec sa dot, dans un couvent de nonnes par sa tante. La Mère supérieure du couvent, comme elle atteinte de la syphilis, essayera de faire de cette anarchiste une "Soeur Récupérée de la Très Sainte Droite".
J'ai été très surprise par ce roman. J'y suis allée doucement, doutant qu'une histoire se passant dans un couvent puisse à ce point retenir l'attention. J'ai bien fait de suivre ma première intention, celle qui m'a poussée à prendre ce livre, et je suis rentrée dans l'univers de Agustin Gomez-Arcos. On suit la vie pleine de souffrance et de cruauté de Maria Republica dans ce couvent. J'ai été choquée par certaines phrases du roman : y a–t-il des exagérations pour rendre plus forte l'impression du régime en place ? Un récit très émouvant où l'on découvre la religion sous un autre jour. On est entraînés par la narration de Gomez-Arcos, parfois un peu curieuse et dérangeante au fil des pages, dans les descriptions, qui nous fait découvrir cette période noire de l'histoire espagnole : le franquisme.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AVAV   19 juillet 2012
D'un bond arthritique, les doigts emmêlés comme des racines mortes autour de la poignée-bijou, Sa Révérence abandonne Sa Majesté sur son fauteuil et se dépêche, boiteuse, vers la salle de bains. Une traînée d'urine la suit. Sa Révérence fait demi-tour avant d'atteindre la porte :
-Inutile. Je n'ai jamais le temps de m'asseoir sur la cuvette. Tu ne peux pas imaginer les millions que cette maudite fuite m'a coûtés. En tapis persans, je veux dire. En être réduite à pisser debout comme n'importe quelle clocharde ! Regarde-moi bien, Maria Republica ! Quand tu deviendras supérieure de ce couvent, souviens-toi de moi à cette minute. Car celui-là sera ton châtiment. Je te ferai supérieure de ce couvent et tu continueras mon oeuvre. Je ferai en sorte de mettre ta révolte au service de tout ce que tu hais.
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