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EAN : 9782070197484
224 pages
Gallimard (04/11/2016)
4.4/5   5 notes
Résumé :
Les deux grandes œuvres de Góngora, les Solitudes, série de tableaux champêtres et marins, et la Fable de Polyphème et Galatée, sont entreprises à la même date : 1612. Il ne termine pas la première, et les deux lui valent une réputation de poète obscur, pédant, confus, pape d’une nouvelle secte, le "cultisme", et d’un nouveau langage le “jargóngora”. La Fable de Polyphème et Galatée, écrite en strophes de huit vers hendécasyllabes, emprunte son thème aux Métamorpho... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Danieljean
  08 août 2016
le lecteur pourra s'enivrer des rythmes et des sonorités qui ont fait de Gongora un poète sans égal et parfois inaccessible. Briseur de syntaxe et inventeur de mots, Gongora est , en effet, le plus parfait exemple d'une subversion du langage qui atteint au sommet du dicible et de l'ineffable.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   20 février 2016
(Al Conde de Niebla)


Estas que me dictó, rimas sonoras,
Culta sí aunque bucólica Talía,
Oh excelso Conde, en las purpúreas horas
Que es rosas la alba y rosicler el día,
Ahora que de luz tu niebla doras,
Escucha, al son de la zampoña mía,
Si ya los muros no te ven de Huelva
Peinar el viento, fatigar la selva.
Templado pula en la maestra mano
El generoso pájaro su pluma,
O tan mudo en la alcándara, que en vano
Aun desmentir el cascabel presuma;
Tascando haga el freno de oro cano
Del caballo andaluz la ociosa espuma;
Gima el lebrel en el cordón de seda,
Y al cuerno al fin la cítara suceda.
Treguas al ejercicio sean robusto,
Ocio atento, silencio dulce, en cuanto
Debajo escuchas de dosel augusto
Del músico jayán el fiero canto.
Alterna con las Musas hoy el gusto,
Que si la mía puede ofrecer tanto
Clarín -y de la Fama no segundo-,
Tu nombre oirán los términos del mundo.
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The_NoirThe_Noir   20 août 2020
Muet la nuit le chien, endormi le jour,
s’étend de tertre en tertre et d’ombre en ombre.
Le troupeau bêle ; au plaintif bêlement
nocturne le loup des ombres naît :
il se repaît et cruel laisse humide
du sang de l’une ce que l’autre paît.
Rappelle, Amour, les sifflements et laisse suivre leur
maître
le silence du chien et son sommeil !
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   06 janvier 2018
Strophe 43.
Haleine de fumée, hennir de feu,
mais frein d'écumes, Aethon illustrait
les colonnes érigées par le Grec
où lave ses roues le char de lumière,
quand d'amour le cruel géant aveugle,
accabla la nuque d'un roc sauvage,
qui à la plage, d'écueils non dénuée,
est phare aveugle, et tour de guet muette.

Su aliento humo, sus relinchos fuego
si bien su freno espumas, ilustraba
las columnas Eton que erigio el Griego
do el carro de la luz sus ruedas lava,
cuando de amor el fiero jayàn ciego
la cerviz oprimio a una roca brava
que a la playa, de escollos no desnuda,
linterna es ciega y atalaya muda.
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The_NoirThe_Noir   20 août 2020
Une nymphe, fille de Doris, la plus belle
que Vit le royaume de l’écume, est adorée de lui.
Galatée est son nom, et tendrement en elle
la Triade Vénus de ses Grâces résume.
Chacune de ses deux lumineuses étoiles
sont les yeux brillants de sa blanche plume :
si roche de cristal elle n’est de Neptune,
elle est paon de Vénus, cygne de Junon.
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   02 mars 2018
[Bizarre que la couverture Babelio de cette édition soit différente de celle que je cite, en NRF Gallimard, et que j'ai intégrée sans problème]

Le Polyphème, on l'a dit, est le poème le plus abouti de Gongora. Parfaite construction narrative, lyrique, strophique et métrique, tout y est maîtrisé jusque dans le moindre détail et tout, en même temps, est pris dans cet élan qui déborde tout travail conscient * et lui donne cette intensité faite de ce croisement d'obscurité et d'incandescence qui est la poésie même.

*Cf les deux phrases de Gongora citées par Lezama Lima dans "Serpent de Don Luis de Gongora", p. 40 :

"Dans les songes l'âme a des yeux de lynx"

et

"Ceux qui dorment sont des compagnons de travail."

Jacques Ancet, introduction à la "Fable de Polyphème et Galatée", NRF poésie / Gallimard, p. 40.
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Video de Luis de Góngora y Argote (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Luis de Góngora y Argote
Luis de GÓNGORA y ARGOTE – Une Vie, une Œuvre : le triomphe du baroque (France Culture, 1986) Émission "Une Vie, une Œuvre », par Hubert Juin, diffusée le 27 mars 1986 sur France Culture. Invités : Philippe Sollers, Philippe Jacottet, Bernard Sesé, Severo Sarduy, Claude Esteban, Gregorio Manzur.
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