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Arthur Adamov (Traducteur)Pierre Cahné (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070429288
Éditeur : Gallimard (08/03/2007)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 260 notes)
Résumé :
Tolstoï adorait le roman de Gontacharov, "Oblomov". Il trouvait que l'auteur avait su créer par le biais de son personnage un type de caractère nouveau. Ainsi Oblomov entra dans l'histoire de la littérature et de la vie courante au même titre qu'un Tartuffe ou qu'une Madame Bovary. Oblomov est un propriétaire terrien vivant à Saint-Pétersbourg à qui rien n'arrive tant notre héros est mou, flemmard à un point jamais atteint, pathologiquement paresseux. Rien n'arrive ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
28 juillet 2016
Oblomov, trentenaire, profite des revenus de son domaine de 300 âmes situé à bonne distance de Saint Petersbourg qu'il n'a pas visité depuis des lustres. Il préfère passer son temps entre le lit et le divan à refaire le monde - privilégiant la position allongée - la tenue de la maison laisse à désirer, - Zakhar, le serviteur est fidèle mais tout aussi fainéant que son maître.Et nous voilà invité dans l'intimité d'Oblomov, rencontrant quelques personnages hauts en couleur, (certains le bernant) et l'on participe à ses réflexions, ses doutes, son histoire d'amour naissante avec Olga et enfin l'amitié sincère de Stolz, ami d'enfance qui n'a de cesse de lui ouvrir des perspectives et des opportunités, souvent en vain.
Quel roman, et quelle peinture de la nature humaine. Avec humour et beaucoup d'esprit Gontcharov épingle, dans la première partie, une galerie de personnages qui constituent le cercle des relations d'Oblomov, offrant un échantillon de la société russe bourgeoise ou artistique, des amis pas toujours sincères ou désintéressés dans un style drôle et léger. Seul son ami d'enfance d'origine allemande Stolz, son opposé (dynamique entreprenant, optimiste), prend soin de lui, le protège et tente de le remettre dans une dynamique qu'Oblomov élude et refuse dans cesse.
Attachant par ses angoisses, exaspérant par ses atermoiements, Il se noie dans ses hésitations et ses réflexions qui le poussent invariablement à la
procrastination. Une attitude qui passera dans le langage courant russe sous le terme d'oblomovsime, une sorte de léthargie constante, handicapante mais d'une lucidité incroyable.
Une lucidité telle, qu'il entrevoit toutes les éventualités de chaque situation les évaluant plus en terme de problèmes à venir que de bénéfices ou de joies qu'il pourrait vivre, et renonce ainsi à toute action et ce, dans tous les domaines.
Etude de moeurs, étude de caractères mais également étude sociale sur la petite aristocratie terrienne, exilée en ville qui se laisse vivre représentative d'une société russe en déliquescence.
Beaucoup d'humour une acuité d'analyse dans la psychologie et une cohérence dans les réactions des personnages font de ce roman une vraie réussite dans la lignée de Gogol pour l'humour surréaliste, Maupassant pour la peinture de moeurs et Balzac pour l'intrigue. Un écrivain du XIXème majeur et un roman, que Tolstoï considère comme une oeuvre capitale, c'est un grand roman sur la nature humaine.
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Sachenka
10 juillet 2017
Oblomov. Grand classique de la littérature russe, quoique un peu moins connu que les oeuvres de Dostoïevski, Tolstoï ou Tourgueniev auprès des Occidentaux. Pourtant, son personnage éponyme, Ilya Illitch Oblomov a donné lieu à un archétype : celui du jeune aristocrate soumis à une seule force : l'inertie. « Sais-tu, Andreï, que jamais dans ma vie aucun feu ne s'est allumé, ni bienfaisant ni destructeur, aucun. […] ma vie, à moi, a commencé par cette extinction, bizarre mais vraie ! Dès les premiers instants où j'ai pris conscience de moi-même, j'ai senti déjà que je m'éteignais. » (p. 247) C'est cet homme apathique dont nous suivrons le parcours (j'ose difficilement utiliser le terme ‘'aventures'') curieux et assez comique, un parcours que j'ai bien apprécié.
Oblomov a un grand défaut, il est paresseux. Désinvolture, toute activité intellectuelle l'effraie. Lire un livre ? Vous n'y pensez pas, et ce mal de tête qui suivra ? de la visite ? Est-ce vraiment nécessaire ? Il est préférable de rester au chaud dans son lit moelleux. Incapable de prendre une décision, d'entreprendre une action, il reporte tout à plus tard. Heureusement qu'il n'est pas méchant. En fait, c'est plutôt le contraire, certains profitent de sa médiocrité… C'est que ce jeune aristocrate est en quelque sorte un raté (il ne s'est jamais démarqué dans ses études, qu'il a abandonnées dès qu'il eut atteint les exigences minimales pour occuper un poste dans l'administration, poste qu'il a quitté dès que la charge de travail et le stress qui l'accompagnait sont devenus trop lourds à supporter). Bon à rien, il ne remarque pas qu'il se fait rouler par tous, son métayer, le propriétaire de son appartement de St-Petersbourg, etc. Je pense que c'est pour cela que ce jeune homme reste sympathique, voire attachant, malgré tous ses revers.
Ce portrait est complété par celui du serviteur, le vieux Zakhor, mais la fainéantise du maitre déteint un peu sur celle du serviteur. Il se traine les pieds, dort pendant son service, époussette et balaie de façon sporadique… et, à l'occasion, il met la main sur une ou deux pièces de cuivre d'Oblomov, jamais suffisamment afin que ce dernier ne s'en rende pas compte. Il n'est pas trop gourmand ni imprudent. La maison pourrait tomber en ruine et c'est à peine si ce duo improbable s'en rendrait compte.
Avec ce roman, Ivan Gontcharev a réalisé avec beaucoup de finesse une critique sociale, enfin, surtout une caricature de cette aristocratie oisive qui dilapide son héritage au lieu d'essayer de faire fructifier ses propriétés. Cela m'a fait beaucoup rire. Il faut croire que c'était un réel problème et le personnage est devenu tellement populaire que le terme Oblomov a fini par coller à tous ceux qui correspondaient à ce nouvel archétype. Un genre de Tanguy, version 1859. Évidemment, c'est un roman de son temps : bienvenue les longs passages descriptifs, les longueurs. Après deux cents pages (un peu moins de la moitié du livre), on se dit qu'on a lu l'essentiel. Que peut-il rester ? Qu'est-ce qui pourrait peut-être transformer cette inertie d'Oblomov, le faire sortir de sa léthargie ? Un voyage ? Peut-être, si on l'y force. Et c'est ce que tente son fidèle ami Stolz mais, les préparatifs terminés, une enflure à la lèvre constitue un danger grave nécessitant qu'on reporte le départ à une date ultérieure… le jeune homme ne quittera pas St-Pétersbourg. Pas même des problèmes dans ses propriétés de l'Oural ? Que pourrait-il faire, lui qui n'a pas terminé ses études et ne s'est jamais occupé d'agriculture ? Non, mieux vaut qu'il reste là où il est…
Bref, le lecteur aura compris le principe. Jusqu'à l'entrée en scène de la jeune et belle Olga. Est-ce que l'amour d'une femme sera plus forte que l'apathie qui menace Oblomov ? Saura-t-il le tirer de son divan ? Ou bien cela sera-t-il une complication de plus dans sa vie si douillette ? À vous de le découvrir. Certains se réjouiront de la finale, moi, bah… Mais rendu là, c'est une question de gouts.
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Ecrits-slaves
29 juin 2008
Livre culte en russie, quasiment inconnu dans nos contrées ... Quelle erreur !!
Pour le petit résumé :Jeune aristocrate, Oblomov, réussirait très certainement sa vie, s'il n'avait pas un vice : sa couette ... Lent, mou, désinvolte, raté par excellence, incapable d'activité ou d'envie, il se morfond et se prélasse. le culte de la paresse. Entre mélancolie et et critique acerbe de la société et de son aristocratie, Gontcharov livre là un chef d'oeuvre.
C'est une alliance remarquable entre l'humour (notamment avec le vieux domestique Zakhar qui est le symbole de tous les domestiques de la littérature russe, orgueilleux, raleur et paresseux) et le frisson d'horreur devant une vie inexploitée. La ruine guette, l'amour se fane, la poussière s'accumule, mais Oblomov garde sa robe de chambre et fait l'autruche. le style magnifique de l'auteur montre bien comment on peut de son plein gré se rendre inapte à la vie. Une grande réflexion s'emparera de ceux qui pourraient éventuellement se reconnaitre dans le personnage...Personnellement je l'ai lu d'une traite (malgré les quelques passages longuets) et je dois avouer ne pas être sortie indemne de la dernière page tournée.
On peut souvent lire : "L'inertie du héros est moins une abdication que le refus farouche de tout divertissement. L'humour et la poèsie sont au service d'une question que Gontcharov laisse ouverte : et si la paresse, après tout, était moins un vice qu'une forme de sagesse ?" ... Personnellement je ne l'ai pas lu sous cet angle et les ratés de la vie du héros m'ont laissé amère ... A l'occasion je le relirai pour voir si l'identification à Oblomov est toujours d'actualité ...
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Eve-Yeshe
26 mars 2017
J'ai lu ce livre via le site ebooks libres et gratuits et j'ai eu du mal, l'impression qu'il n'y avait pas de logique, et pour cause… je me suis aperçue en lisant des critiques sur babelio.com qu'il manquait une partie : Stolz n'est présent que par les souvenirs et pas d'Olga !!!
Frustration extrême donc.
Ce que j'en retiens, c'est l'éloge de la paresse certes, car Elie passe son temps couché, tourné vers le passé, la nostalgie de l'enfance où tout était mieux, il remet tout à plus tard, il procrastine dirait-on aujourd'hui… on constate le même état d'esprit chez son père, la vie au présent, le fatalisme.
Surtout, c'est loin d'être aussi simple, notre héros semble plutôt atteint de mélancolie, neurasthénie… même l'idée de vivre semble le fatiguer, même lire ; sortir de chez lui l'angoisse. Parfois, il s'enflamme quelques instants, des idées bouillonnent avant qu'il ne retombe dans son apathie.
On a parlé de : Oblovisme, le terme utilisé en Russie est oblomovchtchina, pour décrire cet état de langueur mélancolique. Tout était mélancolique à l'époque, sous la férule de Nicolas 1er, les êtres mais aussi les chants, les écrivains avaient été réduits au silence.
« Ainsi dit-on qu'autrefois le peuple était plus robuste… On ne le faisait point pâlir sur des livres qui soulèvent des milliers de questions ; or, les questions rongent l'intelligence et le coeur et abrègent la vie. »
J'ai aimé cet aspect du roman, ainsi que les souvenirs d'enfance à Oblomovka avec sa famille qui veillait sur Elie comme un objet très précieux qu'il ne fallait pas casser, ainsi que se relations avec Zakhar son valet : ce dernier est très dévoué à son maître, mais n'hésite pas à le calomnier, à le voler. Cette terre est vécue comme un refuge, un paradis perdu.
J'ai l'impression d'être passée à côté d'un chef-d'oeuvre de la littérature russe réaliste, mais, malgré les critiques élogieuses, je n'ai pas envie pour l'instant de lire la version « entière », car suivre ce héros nécessite beaucoup d'énergie. Voir l'extrait de l'adaptation au théâtre, avec Guillaume Gallienne jouant Oblomov éveille un peu ma curiosité…
Je remanierai ma critique si je change d'avis…
Challenge XIXe siècle 2017
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Kirsikka
02 janvier 2017
Que dire d'Oblomov ? C'est un personnage complexe, bien au-delà de l'apathie ou de la paresse, intelligent, fin, généreux, mais dont le caractère, ou la nature, ou la maladie, n'a pu être évoqué par son ami Stolz que par un mot : l'oblomovtchina.
Stolz, fidèle soutien, sauveur et protecteur contre les escrocs, celui qui pourtant finira par renoncer de guerre lasse à vouloir sortir Oblomov hors de lui-même.
Aujourd'hui, peut-être parlerait-on de procrastination, de phobie administrative, ou encore de crises de panique, ou même de misanthropie. Mais aucun terme ne peut résumer la nature et les affres morales d'Oblomov.
Le roman d'Ivan Gontcharov, merveille de style et d'étude de caractère, est d'une finesse psychologique qui rappelle à bien des égards celle de Dostoïevski ; il décrit un personnage complexe et insaisissable, qui résiste à toute volonté de le changer. La passion, la poésie, le caractère, l'honnêteté, la colère, la générosité animent également Oblomov, sensible à la beauté et à la justice, capable de se réveiller pour les autres, mais incapable de s'occuper de lui-même et de ses affaires.
Gontcharov étudie les langueurs de l'âme généreuse, celle d'Oblomov, mais aussi celle d'Olga, malheureuse d'être trop heureuse, de ne plus savoir où déverser tout son bonheur, ou celle d'Agafia Matveïevna, qui n'a pas les mots pour dire sa joie ou sa douleur.
Clin d'oeil de l'écrivain qui se met en scène à la fin de l'ouvrage, ce qui incite à subodorer qu'Oblomov est aussi son double, qu'il incarne une part de lui-même et de ses tourments.
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Citations & extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh04 octobre 2014
A l’école de la vie, elle avait suivi un cours intensif. Chaque heure d’expérience, même la plus insignifiante, à peine perceptible, chaque évènement qui, tel un oiseau, passerait inaperçu aux yeux d’un homme sont saisis par une jeune fille avec une rapidité inexplicable : la courbe, décrite au loin par ce vol, laisse dans sa mémoire une empreinte ineffaçable, sert de repère et de leçon. Là où un homme a besoin d’un poteau indicateur, elle se contente d’un bruissement de vent, d’un tremblement d’air à peine audible. Pour quelle raison le visage d’une insouciante jeune fille dont la naïveté faisait rire une semaine auparavant exprime-t-il soudain une pensée grave ? Quelle est donc cette pensée ? Elle semble contenir à elle seule toute la logique, toute la philosophie des hommes, spéculative, comme empirique, bref, tout un système de vie !
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JoohJooh13 septembre 2014
Si ces lois et ces raisons ont été peu étudiées jusqu’à maintenant, c’est parce qu’un homme atteint d’amour à mieux à faire que de suivre d’un œil savant les impressions qui se glissent dans son âme, les sentiments qui le figent comme dans un sommeil, les yeux qui deviennent aveugles ; que de remarquer à partir de quel moment le pouls, puis le cœur commencent à battre plus fort, comment du jour au lendemain naît un dévouement jusqu’au tombeau, le goût du sacrifice, comment petit à petit le moi disparaît pour passer en lui ou elle, comment l’intelligence s’émousse ou s’affine d’une façon extraordinaire, comment la volonté s’adonne à la volonté de l’autre, comment la tête se penche, les genoux se mettent à trembler, comment viennent les larmes, la fièvre…
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JoohJooh11 septembre 2014
Jamais dans ma vie n’a brûlé aucun feu, salutaire ou destructeur. Elle n’a jamais ressemblé à une matinée que le soleil levant colore petit à petit, puis embrase, et qui enfin devient jour, comme chez les autres, pour flamboyer et répandre la chaleur, et où ensuite, tout bouillent, tout bouge dans un après-midi torride, pour s’adoucir de plus en plus, s’estomper et enfin s’éteindre progressivement, de manière naturelle, vers le soir. Ma vie à moi a commencé par s’éteindre, aussi étrange que cela puisse paraître. Depuis la première minute où j’ai eu conscience de moi-même, je me suis senti m’éteindre.
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KirsikkaKirsikka01 janvier 2017
Il guettait ses pas, le coeur défaillant. La nature autour de lui vivait, s'agitait. Elle semblait silencieuse, solennelle, mais en elle s'opérait un travail invisible.
Dans l'herbe, tout bougeait, rampait, s'agitait. Voici des fourmis qui courent dans toutes les directions, soucieuses, affairées, elles se heurtent les unes aux autres, s'éparpillent, se hâtent ; on dirait, vu de haut, un marché humain ; ce sont les mêmes groupes, les mêmes encombrements, la même bousculade.
Et voici un bourdon qui bourdonne autour d'une fleur et se glisse enfin dans sa corolle. Et voici des mouches qui se pressent autour d'une goutte de résine, sur l'écorce d'un tilleul. Et voici un oiseau qui, au milieu du feuillage, répète toujours la même note, appelant peut-être un autre oiseau... Voici enfin deux papillons tournoyant dans l'air, l'un tout près de l'autre, éperdument, comme dans une valse. Et dans l'herbe, sans arrêt, un bruit de crécelle...
"Quel remue-ménage ! se dit Oblomov, prêtant l'oreille malgré lui. Et de loin, tout semble si calme, si silencieux..."
Toujours aucun pas... Enfin, la voici ! "Oh ! soupira Oblomov en écartant une branche. C'est elle... elle qui... Mais qu'est-ce ? ... Elle pleure ! Mon Dieu !"
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JoohJooh22 septembre 2014
Non, ta tristesse, ton vague à l’âme, si c’est bien ce que je pense, sont plutôt un signe de force… Les recherches d’un esprit vif et excité tendent parfois à dépasser les limites de l’existence, et, bien sûr, ne trouvent pas de réponses. C’est alors que vient la tristesse… ce mécontentement provisoire de la vie… C’est la tristesse de l’âme qui questionne la vie sur son mystère…
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