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Danièle Bondil (Autre)
ISBN : 2253031771
Éditeur : Le Livre de Poche (31/01/1996)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 111 notes)
Résumé :
"C'était une ruelle sombre, avec la lune qui l'éclairait en éclaboussant de sa lumière des taches de sang séché." Obsédé par le souvenir de sa jeune sœur qui s'est suicidée après avoir subi un viol, Kerrigan traîne depuis des années sa haine dans Vernon Street, le coin le plus sordide de Philadelphie.
Jusqu'au jour où il rencontre Loretta, une jeune fille venue des beaux quartiers bien décidée à le sortir de cet enfer. Mais les vieux démons ont la peau dure e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  23 février 2018
♫ On choisit pas ses parents, ♫ on choisit pas sa famille ♪ On choisit pas non plus les trottoirs de Manille ♪ de Paris ou d'Alger ♪ Pour apprendre à marcher ♫
Indubitablement, l'endroit où l'on vit nous marque à jamais.
Parfois, on peut s'en affranchir, parce que cet endroit n'avait pas une grande force, ou qu'il n'était pas l'équivalent d'un Trou Noir aspirant tout sur son passage sans jamais vous laisser l'opportunité de fuir.
Vernon Street, rue sordide de Philadelphie, est un lieu qui pèse sur les épaules de ses habitants, un lieu qui vous aspire et vous retient dans ses filets.
Vous y habitez et jamais vous n'en sortirez, jamais vous ne vous élèverez dans votre condition, toute votre vie vous serez un looser, habitant dans un taudis, avec toute votre famille, buvant de l'alcool ou traficotant des certificats de mariage, ou, au mieux, vous serez docker et manipulerez des tonnes de fret dans votre putain de misérable vie.
Goodis a un certain talent pour nous brosser les portraits de loosers finis… Un talent certain, je dirais même, pour nous décrire aussi la misère crasse et les pauvres ères qui hantent ces rues sordides, ces épaves humaines imbibées d'alcool à tel point qu'on aurait peur d'allumer une cigarette à côté de certains.
Rien à dire, c'est un roman est noir de chez noir qui parle de conditions sociales et de la difficulté de s'en échapper, de se hisser au-dessus de sa condition, de ce quartier qui a façonné ses habitants, et pas le contraire.
Oui, ici, noir c'est noir et il ne reste même plus l'espoir. Entre Kerrigan qui cherche le violeur de sa soeur (soeur qui s'est suicidée ensuite) qui est coincé entre un frère alcoolo d'un niveau médaille d'or aux J.O, un père coureur de jupons (et de ce qu'il y a dessous), mais possédant un grand coeur, la nouvelle copine de son paternel, la fille de celle-ci qui lui court derrière…
Sans parler des femmes qui boivent, qui se font battre, qui frappent elles aussi, qui se prostituent et qui, à 30 ans, en paraissent 60.
Oui, c'est un roman super noir, sec comme un coup de trique, brûlant comme un alcool fort, et pourtant, je n'ai pas ressenti l'ivresse que j'attendais, même si le début m'avait collé une mandale et un début de gueule de bois.
Certes, l'histoire est presque secondaire, même si le final est assez sordide, mais j'ai eu l'impression de survoler la dernière partie alors que les premiers chapitres m'avaient happées violemment.
En fait, je suis "sortie" de ce roman au moment ou Kerrigan commence à répondre aux avances de Loretta et qu'il va la retrouver en endossant son costume du dimanche, qui, pour un habitant des beaux quartiers comme Loretta, équivaut sans doute à des loques pour torcher les pattes du chien après sa balade dans la boue…
Bref, j'avais commencé par me prendre des coups d'entrée de jeu avec les descriptions et les atmosphères bien sordides de Goodis et je me suis perdue sur la fin, dans les 40 dernières pages, avant de me reprendre un coup dans les gencives.
Dommage… Malgré tout, je suis contente d'avoir découvert cet auteur de Roman Noir car il l'art et la manière pour plonger son lecteur dans la sombritude (néologisme offert) humaine.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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lecassin
  27 janvier 2013
Il n'est pas rare qu'après avoir vu un film adapté d'un roman, je sois irrésistiblement tenté par la lecture de celui-ci ; et c'est justement ce qui m'est arrivé avec « La lune dans le caniveau » de David Goodis
Une histoire sordide, en fait : une jeune femme, Catherine, s'est suicidée après avoir été violée ; son frère, William s'est promis de retrouver le coupable et de venger sa soeur.
L'action se passe à Philadelphie, autour de Vernon Street où vivait Catherine, un quartier mal famé… William y retrouvera son propre frère, Franck, un ivrogne bon à pas grand chose comme seule la littérature américaine sait en produire ; également, un artiste déchu, Mooney ; et puis bien d'autres, comme le chef des dockers, Ruttman…
Et puis il y aura Loretta Channing… la belle Loretta…tout droit issue des beaux quartier qui cherche pendant qu'il est encore temps à extraire son frère tombé comme par mégarde dans cette environnement sordide.
Un roman noir. Très noir… qui en second plan traite de la difficulté pour ses habitants à se sortir de l'environnement qui les a façonnés pour se hisser tant bien que mal dans l'échelle sociale.
Un bon polar qui fut adapté au cinéma en 1983 par Jean-Jacques Beinex, avec dans les rôles principaux Gérard Depardieu et Nadtasia Kinski.
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maltese
  30 octobre 2010
Dans une ruelle de Philadelphie, William Kerrigan, sous le clair de lune, pense à sa soeur qui à cet endroit s'est suicidée quelques mois plus tôt, après avoir été victime d'un viol. Et il se jure qu'il retrouvera le coupable, celui qui l'a amené, elle si pure, à commettre cet acte désespéré.
Et Kerrigan le docker va petit à petit approcher de la vérité, en cotoyant les personnes de son entourage dans Vernon Street, rue sordide où traînent misère et violence, alcoolisme et basse condition. Un endroit dont Kerrigan aurait souhaité sortir sa soeur.
C'est là également qu'il rencontrera Loretta Channing, femme riche totalement fascinée par cet homme sensible, hanté par sa condition sociale.
Un roman noir qui dit toute la difficulté qu'il y a à vouloir se hisser socialement, quitter cette rue, protagoniste principal ici, Vernon Street, qui marque à jamais ses habitants.
Kerrigan s'apercevra que sa soeur avait parfaitement assimilé cet enracinement et avait fait sien ce monde qui l'a vu grandir.
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Fx1
  27 septembre 2014
Une plongée en enfer ...
Quand l'on commence ce livre on ne s'attend pas à cette déambulation au coeur de la nuit de l'ame que Goodis propose ...
Un héros chez Goodis ça n'existe pas . Dans cet opus on emboite le pas à un homme dévasté , détruit , qui traine sa violence au coeur des rues ...
La puissance du style de ce roman est telle que le lecteur en sort KO...
Cet opéra de la folie est magistral .
L'intrigue s'attache aux pas de ces étres que la violence à détruit .
Et qui eux méme ne sont plus que violence ...
La lecture de cet opus n'est pas pour toutpublic , mais que l'expérience est forte ...
Inoubliable et culte .
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Bernard-BlaisePosso
  08 novembre 2015
Goodis, c'est un décor, une atmosphère et un style. Véritable compositeur du grand Roman Noir, ravagé par la misère, la solitude et l'alcool (comme tant d'autres, hélas), on espère trouver enfin une lueur ici comme ailleurs, mais rien ne luit. Un immense romancier habité par le désespoir.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
tana77tana77   24 août 2013
A dix heures du matin, le soleil ressemblait à une énorme gueule de fusil crachant du feu liquide sur le fleuve.
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lecassinlecassin   27 janvier 2013
C'était une ruelle sombre, avec la lune qui l'éclairait en éclaboussant de sa lumière des taches de sang séché.
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karavanekaravane   06 octobre 2012
Puis, petit à petit, le brouillard se leva, les disques ralentirent et il se rendit compte qu'il était en train de s'en sortir.Comme son cerveau se remettait en marche,il gardait les yeux fermés,se disant de ne pas penser au présent, de ne même pas jeter un coup d'oeil pour savoir où il se trouvait.
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KichigaiKichigai   26 octobre 2018
Il plissa les yeux pour concentrer son attention
sur la sœur du suspect numéro un.


p. 126
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Video de David Goodis (2) Voir plusAjouter une vidéo

La Collection Cinéma Cinémas : épisode 7
Sommaire : - Ferreri tourne "I love you"- Fragments d'un scénario : Eurstache- Cassavetes : "Loves streams"- Trois camarades- Apparitions : le ciel est à eux- Rencontre : Ben Gazzara- Petits papier : Pascale Ogier- Sur les traces de... David Goodis1. Ferreri tourne I love youà 22:30:43:00 - 00:01:57:00Reportage consacré au tournage du film "I love you" de Marco FERRERI dans les studios...
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