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Isabelle Reinharez (Traducteur)
EAN : 9782869302235
229 pages
Éditeur : Payot et Rivages (01/03/1989)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 32 notes)
Résumé :

Publié en 1938, Retour à la vie" est le premier roman de David Goodis. C'est le portrait d'une génération perdue, sur fond de guerre d'Espagne, de guerre sino-japonaise, d'alcool et de désoeuvrement. C'est surtout le roman le plus autobiographique de son auteur. Il éclaire rétrospectivement l'oeuvre entière et permet d'en juger l'importance et la cohérence. "... On pense à Hemingway dans ses grands jours. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
BVIALLET
  17 mai 2012
Herb, rédacteur dans un boite de pub, rejeté par Jean, sa pulpeuse épouse qui ne le supporte plus, rencontre Dorothy dont le petit ami, Tom, se bat en Espagne dans les rangs des Brigades Internationales. le couple formpar Paul et sa femme Wilda, les amis d'Herb, ne va pas mieux. Ensorcelé par Jean, Paul quitte Wilda et entraine Jean, enceinte de ses oeuvres, jusqu'en Chine où il pourra piloter un bombardier et participer la guerre sino-japonaise. Dorothy restant fidèle Tom, Herb s'intéresse alors Helen Gillen, la secrétaire qui travaillait avec lui depuis deux ans sans qu'il l'ait vraiment remarquée. Leur rapport en restera au charnel car aucun des deux ne veut s'engager vraiment. Quelques évènements nationaux et internationaux vont compliquer quelque peu le tout...
Publien 1938, ce roman sombre (mais pas vraiment « noir ») n'a rien d'un thriller ni d'un roman policier si ce n'est une improbable bagarre entre copains et une blessure par balle sans grosses conséquences. Avatar de l'auteur, Herb papillonne d'une fille l'autre, se laisse porter par le courant pour finalement sombrer dans l'alcool, l'ennui et le désoeuvrement. Goodis avait-il deviné dans ce premier roman ce qu'allait être son propre destin ? Malheureusement, ce portrait d'une génération perdue ennuie très vite car il a beaucoup vieilli autant par le style suranné, filandreux et répétitif que par les descriptions des guerres civiles espagnoles ou conflit sino-japonais qui détonnent par rapport au reste de la narration. « On pense à Hemingway dans ses grands jours » ose annoncer la 4ème de couverture... En effet, on y pense, mais pour regretter que ces chapitres n'en soient qu'une fort plate imitation. Si on y ajoute une fin ratée car aussi floue et imbibée (sans doute) que surréaliste (« vision d'un gris matinal » y lit-on également), on referme le livre avec une impression de... gueule de bois. A la tienne, Goodis !
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Maphil
  26 mai 2017
Très beau roman où se mêlent l'observation réaliste et le rêve éveillé. Pour Goodis, la vraie vie, c'est l'amour fou.
C'est la guerre sino-japonaise et, en Europe, la guerre civile espagnole. Pendant ce temps, à New York, des hommes et des femmes désemparés sont à la recherche de leur identité dans un climat de vacuité oppressante. Deux couples se déchirent. Haine, amour, errance éthylique, attente sans espoir, le tout dans un romantisme sobre, pudique mais vibrant.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   23 avril 2014
Ces hommes des Brigades Internationales se battaient depuis longtemps. Américains, Canadiens, Irlandais, Anglais, Français, Cubains, hommes venus du monde entier, exilés d'Allemagne et d'Italie, étudiants, professeurs, savants, poètes, ingénieurs, chimistes, ouvriers spécialisés, manoeuvres, ils se battaient depuis longtemps déjà. Ils avaient réussi quelques belles actions à Madrid et Brunete et dans les escarmouches vers le nord. Maintenant ils déchantaient, beaucoup étaient tombés à quelques mètres d'une tranchée insurgée, beaucoup avaient été soufflés par les bombes, et par groupes entiers avaient été pulvérisés par un obus. Les volontaires étrangers avaient été durement touchés dans cette offensive de printemps.
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rkhettaouirkhettaoui   24 mars 2013
Au bout d’un moment ça devient si moche qu’on a envie de tout arrêter. On se dit que ça ne vaut pas le coup d’essayer de se bagarrer. On a le monde entier contre soi, alors plus tôt on abandonnera mieux ça vaudra. C’est comme une course de fond. On se retrouve en septième position, et tout est foutu. On a les pieds en feu, les poumons qui éclatent, et on ne pense plus qu’à s’effondrer dans un coin pour récupérer.
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emdicannaemdicanna   07 avril 2018
Au bureau, la plupart des types étaient des crétins. Il n'avait presque pas de contact avec eux. Quelquefois, il se disait que c'était autant de sa faute que de la leur. Mais ils ne l'impressionnaient pas beaucoup. Huit heures par jour, ça suffisait pour se rendre compte qu'il ne ratait pas grand chose à ne pas cultiver leur amitié.
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rkhettaouirkhettaoui   24 mars 2013
Gagner beaucoup d’argent chaque semaine sans travailler trop dur et puis les publicités paraissent dans les magazines et passent à la radio et de porte en porte et puis les pigeons sortent et se font plumer, et l’argent afflue. Les billets de deux dollars glissent sur le comptoir et le Scotch coule. Le tailleur mesure un nouveau complet. Une nouvelle voiture sort de l’usine prête à être livrée, la modiste envoie une nouvelle facture, le grand magasin de la Cinquième Avenue envoie une nouvelle Facture, huit heures par jour, assis au bureau à imaginer comment gagner du fric, encore du f’ric, et puis rentrer chez soi et imaginer comment l’économiser, comment le dépenser, comment s’amuser.
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rkhettaouirkhettaoui   24 mars 2013
A bien vivre comme ça, ils dépensaient beaucoup d’argent. Mais c’était un façon de dépenser sans à-coups, et elle n’était pas motivée par un désir de se débarrasser de l’argent rien que pour le plaisir de dépenser, mais parce qu’ils avaient vraiment envie de faire tout ça, de visiter des endroits, de voir des choses et des gens, et de le faire paisiblement, sans heurt, si bien que ça devint bientôt un programme établi.
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Video de David Goodis (2) Voir plusAjouter une vidéo

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