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ISBN : 207062305X
Éditeur : Gallimard (15/09/2011)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 208 notes)
Résumé :
"Eon et le douzième dragon" commence à la veille de l'extraordinaire cérémonie au cours de laquelle le dragon Rat désignera son apprenti. Chaque année, en effet, l'un des douze dragons énergétiques protégeant le pays choisit celui qu'il initiera à la magie du dragon.

Eona, seize ans, s'est durement entraînée pour devenir cet apprenti. Or, seuls les garçons sont élus. Au risque de sa vie, la jeune fille se fait passer pour un adolescent. Confronté à la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
Saiwhisper
  22 février 2017
Je n'avais jamais entendu parler de cette saga avant qu'il n'arrive entre mes mains grâce à Mikasa… Je remercie sincèrement cette dernière, car ce fut une lecture fantastique qui est l'une de mes préférées du mois ! D'ailleurs, hormis un surplus d'informations qui peut faire peur au début du livre, je ne vois aucun défaut à ce récit. L'auteure prend le temps de poser son univers sans faire de longueur, les actions sont nombreuses et le mystère toujours présent jusqu'aux dernières pages… Ajoutons à cela des personnages bien travaillés, des secrets, un méchant crédible, un soupçon de féminisme et une jolie plume ! Je ne pensais pas que j'accrocherais autant !
Il faut dire qu'Alison Goodman propose une héroïne qui sort de l'ordinaire : elle est estropiée depuis son plus jeune âge et se fait passer pour un garçon. Elle est à la fois naïve, courageuse, vive d'esprit et forte. Ses traits de caractère ne sont pas poussés à l'extrême comme dans certains romans. Elle apparaît même comme quelqu'un de très crédible et humain. Ainsi, je me suis rapidement attachée à elle. J'ai apprécié la voir évoluer dans le mensonge pour survivre et découvrir une vie bien différente de celle qu'elle avait avant. Au risque de paraître bizarre, j'ai également accroché à Ido, l'un des principaux antagonistes. C'est vraiment une personne rusée, mauvaise, manipulatrice et corrompue. Ses actions et ses envies de pouvoir sont compréhensibles : Ido ne fait pas ça pour s'amuser, il a de sinistres desseins. Pour les réaliser, il n'hésite pas à trancher quelques gorges. J'aime ce genre de personnages malveillants ! Une fiction de ce genre se démarque par son « méchant » et celui-ci m'a plu. D'autres protagonistes comme le maître d'Eon, Chart, Dame Della ou encore Rilla m'ont également conquise.
Les usages de la Cour du Palais sont très intéressants à découvrir aux côtés d'Eon. Très vite, la jeune infirme et le lecteur vont se rendre compte des enjeux ou des intrigues politiques qui grouillent comme un amas de vipères… Toute personne est un point. À croire que chaque rebondissement n'est jamais dû au hasard… Enfin, l'univers de cet ouvrage est réellement très riche : il y a des dragons, une certaine culture, des objets ayant des âmes, etc. C'est un monde très fourni qui baigne dans la culture asiatique et que l'on creuse avec plaisir au fil des pages… Je suis certaine qu'étant donné le talent d'Alison Goodman, cet univers va davantage être développé par la suite et sans décevoir les lecteurs ! En ce qui me concerne, je note dès à présent « Eona et le Collier des Dieux » dans ma wish list et espère l'acquérir bientôt, une fois que ma PAL sera un peu descendue…

Lien : https://lespagesquitournent...
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c.brijs
  29 novembre 2011
Avant tout, je remercie vivement Gallimard Jeunesse qui, grâce au quiz "On lit plus fort", m'a offert cette série et m'a, par la même occasion permis de découvrir l'épopée d'Eon.

L'histoire:

Eona a un don hors du commun: elle est capable de percevoir les onze dragons énergétiques qui protègent l'Empire du Dragon Céleste. A ce titre, elle pourrait prétendre au titre très envié d'Oeil du dragon. Toutefois, les femmes, jugées trop faibles tant physiquement que moralement, sont exclues de la Magie du dragon. Aussi, depuis des années, le maitre d'Eona tente de gommer toute trace de féminité en elle... Elle devient Eon!
Le premier jour de l'année nouvelle, Eon se présente, comme 11 autres garçons, devant l'Empereur afin d'être choisi par le dragon ascendant et s'initier à sa magie. Mais rien ne se déroule comme prévu...
J'ai accroché dès les premières pages. Après une note liminaire qui nous présente les douze dragons, nous entrons directement dans le vif du sujet puisqu'on découvre Eon en plein entrainement avec le maitre d'armes.
"Je laissai les pointes de mes sabres s'enfoncer dans le sable de l'arène. Ce mouvement était incorrect, mais la douleur irradiant mon ventre me forçait à m'accroupir. J'observai les pieds nus du maître d'armes Ranne qui s'avançait d'un pas traînant, en se mettant d'aplomb pour assener un grand coup. M'entraîner avec lui me rendait malade d'angoisse, mais cette fois c'était différent. J'étais sur le point de perdre mon sang. Avais-je mal compté les jours de lune."

On se rend immédiatement compte que notre héros n'est vraiment pas comme les autres: c'est une fille et de surcroit une infirme. Directement, notre sympathie lui est acquise. Au fil des pages, au fur et à mesure des difficultés qu'elle devra surmonter, celle-ci ne va qu'aller crescendo. Elle est à la fois l'espoir de son maitre, celui de l'Empereur et de son fils ainsi que de la résistance... bien trop de responsabilités à assumer pour ses frêles épaules! Dans une société exclusivement masculine et régie par des codes ancestraux, Eona court d'innombrables périls. Elle n'a que très peu de répit tant les épreuves se suivent à un rythme effrené. En tant que lecteur, nous sommes entrainé dans cette frénésie de péripéties et nous prions pour qu'elle s'en sorte indemne.

On perçoit également très vite que cette féminité qu'elle refoule est la clé de cette histoire. C'est sans doute cet aspect des choses qui m'a le plus attirée dans ce récit. L'auteur met également en avant le droit à la différence. Dans un univers où l'infirmité est un signe de malchance, notre héroïne va prouver à tous qu'un être humain doit être jugé sur ses actes et non sur ce qu'il est. Dans son combat, elle sera d'ailleurs soutenue par plusieurs personnages, eux aussi atypiques, dame Dela, un transsexuel au grand coeur et Ryko, un eunuque doué d'une force physique exceptionnelle. L'Empereur et son fils sont, eux aussi, des personnages intéressants. Ouverts d'esprit, ils se montrent justes et humains.

Enfin, quelques mots sur le l'Empire du Dragon Céleste, toile de fond de cette histoire hors du commun. L'auteure décrit sans excès ce monde imaginaire, inspiré par l'histoire et la culture de la Chine et du Japon. Grâce à la carte qui accompagne ce récit, on peut aisément suivre le parcours d'Eon dans les méandres du palais. A travers ses yeux, on pénétre au coeur de la cité impériale...
Jalousies, querelles intestines, luttes pour le pouvoir... mais aussi amitié, amour, loyauté, courage... Tous ces ingrédients se mélangent et s'entrechoquent formant un tout complexe mais néanmoins crédible!

Cette lutte pour l'Empire du Dragon Céleste trouvera son épilogue dans le 2e tome: EONA que je m'apprête à lire dans la foulée... surtout que le coup d'envoi est plus qu'alléchant:

"Déchirée entre l'amour de deux hommes puissants, Eona pourra-t-elle se libérer du passé et affronter la vérité bouleversante sur elle-même, le dragon Miroir et le Rang de Perles? A moins qu'elle ne soit vouée à jouer jusqu'au bout une tragédie séculaire, capable de tout détruire sur son passage..."
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Lunartic
  30 août 2019
Bonjour les petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique du premier tome d'une duologie qui me tentait é-nor-mé-ment, et ce depuis des lustres je dirais (au vu de sa date de parution, cela ne vous étonnera pas, je pense), j'ai nommé Eon et le douzième dragon. En même temps, il faut dire qu'Alison Goodman est une véritable valeur sûre de la littérature fantastique ado/Young Adult à mes yeux. Pour être tout à fait honnête, je recommanderais ses écrits à absolument tout le monde, quels que soient le sexe, l'âge ou les origines du potentiel lecteur. Qui plus est, après le coup de foudre monumental que j'ai eu pour la remarquable trilogie qu'est à mon sens Lady Helen, ou la dernière oeuvre en date de l'autrice, il me tardait sincèrement de découvrir la Chine ancestrale des légendes asiatiques d'antan grâce à la plume méticuleuse, extrêmement bien travaillée et juste passionnante de cette romancière australienne à l'immense et indéniable talent de conteuse d'histoires extraordinaires aux thématiques profondément actuelles. Et une fois de plus, je peux vous assurer qu'elle m'a totalement bluffée.
Pour commencer, ce qui m'a de suite attirée avec ce livre, en dehors du nom de l'autrice que j'adore inscrit en assez gros sur la couverture bien entendu, c'est le fait que l'histoire tourne essentiellement autour des douze animaux sacrés du zodiaque chinois. Ce thème m'a toujours fascinée dans des oeuvres de fiction, et ce quel que soient le format et la façon dont il est traité (coucou Fruits Basket dans un genre radicalement différent, cela va s'en dire). Ici, ça ne loupe pas : j'ai trouvé la manière d'aborder ce sujet mystique et intemporel avec l'élaboration du monde énergétique, celui de la force intérieure de chaque être, tout simplement fascinante et très ingénieuse. S'ajoute à cela que l'univers d'inspiration asiatique crée par Alison Goodman est à mon sens tout ce qu'il y a de plus immersif, captivant et sombre. Entre intrigues de cour, complots, mystères à foison et autres péripéties aussi savoureuses qu'intensément dangereuses, les rebondissements ne manquent clairement pas avec Eon ! Mais surtout, SURTOUT, ce qui fait d'Eon une lecture absolument incontournable, CE SONT LES DRAAAAGONS ! ♥ Comment résister à ces créatures mythologiques en tout point majestueuses et époustouflantes, je vous le demande avec le plus grand des sérieux ! Et puis, non seulement il y a des dragons, mais en plus, ils ne sont pas là juste pour faire joli, je puis vous l'assurer : ce qui m'a in fine le plus ravi avec ce premier tome d'une duologie qui s'annonce résolument prometteuse, de mon côte du moins, c'est l'évidence irréfutable que la puissance colossale, autant libératrice, salvatrice que dévastatrice, des dits dragons se ressent à chaque page qui se tourne. le récit prodigieusement dense, terrible, bouleversant, spectaculaire, épique (ce ne sont pas les mélioratifs qui manquent pour décrire ce bouquin indubitablement addictif et ténébreux, comme vous pouvez le constater) que nous livre Alison Goodman avec ce roman en est imprégné de la première ligne jusqu'à la toute fin, foi de Nanette. Pour ma part, j'ai été immédiatement embarquée dans ce tourbillon de magie de l'âme transcendante et de jeux de pouvoir assurément intrigants et en définitive tout ce qu'il y a de plus angoissants ; quant à la hiérarchie sociale et impériale établie pas Alison Goodman, elle m'a à proprement parler passionnée de bout en bout. En clair, je me suis délectée de cette lecture avec un plaisir non dissimulé. Une fois entre les pages de cet excellent livre, il m'était clairement impossible de vouloir en ressortir, quand bien même j'escomptais le pire au fur et à mesure que j'avançais dans l'intrigue. J'en profite au passage pour vous avertir : ce livre ne vous épargnera EN RIEN, âmes sensibles s'abstenir car votre souffrance sera terrible. Libre à vous de vous plonger pieds et poings liés dans la lecture de ce roman, mais ce sera à vos risques et périls (c'est l'hôpital qui se fout de la charité, je sais...). Voilà, voilà, je ne souhaitais pas vous inquiéter mais il fallait que je vous dise les choses clairement, sans détour. Pas de chichis entre nous, vous avez l'habitude maintenant.
En dehors de l'aspect délicieusement surnaturel et magnétique tel le plus efficace des aimants du récit, ce qui m'a en réalité le plus convaincue et séduite avec Eon et le douzième dragon, c'est la nature intrinsèquement féministe de l'histoire, le message et les valeurs fondamentales qui sont véhiculés au fur et à mesure de l'avancée d'Eon/Eona dans sa quête pour le respect d'autrui et la paix au sein de sa vaste contrée en tant qu'Oeil du Dragon Miroir. En effet, notre héros, ou plutôt notre héroïne (rassurez-vous, ceci n'est pas un spoil, Eona se définit en tant que tel dès le départ dans sa narration interne, ce qui est assez amusant par ailleurs au vu de son ressentiment vis-à-vis sa nature féminine au début de l'histoire), principal va faire preuve d'un immense courage et d'une détermination sans failles afin de se faire un place au sein d'un monde patriarcal sans pitié et affreusement injuste. Je dirais que, comme sa "petite soeur" Lady Helen, Eona va devoir apprendre à s'affirmer, à s'apprécier à sa juste valeur en tant que femme en devenir, et avant toute chose à accepter que sa féminité, sa puissance au féminin, est ce qui fait sa véritable force, que la colère et la fierté entre autres sentiments tempétueux ne sont pas que des émotions purement masculines aussi. Bref, vous l'aurez compris, j'ai tout simplement adoré suivre l'évolution spectaculaire de cette protagoniste certes apeurée par moments, avec ses nombreux doutes et erreurs de parcours, mais qui ne va jamais s'en laisser conter, et être également le témoin privilégié de son épanouissement auprès de son dragon, de la communion grandiose et mémorable qui va les réunir. Néanmoins, la cerise sur le gâteau selon moi pour ce qui est des nombreuses figures importantes du récit et des leçons nécessaires qu'il nous inculque de façon aussi subtile que limpide, c'est sans aucun doute possible le personnage de Dame Dela. Je ne vous en dirai pas plus afin de ne pas vous gâcher la ravissante surprise que fut pour moi cette membre de la cour impériale juste admirable et honorable, si ce n'est que j'ai grandement apprécié la façon dont Alison Goodman a décidé de parler de sa différence, comment elle a mis cela en lumière avec beaucoup de sensibilité et de justesse, ainsi que la place qu'elle accorde à cette particularité au sein du récit. Sans que cela soit trop rébarbatif ou insistant et maladroit, j'ai trouvé que l'autrice nous faisait passer un très beau message de respect de la dignité d'autrui à être soi-même avec beaucoup de doigté mais aussi de fermeté. Et puis, je suis littéralement tombée sous le charme de Dela. C'est simple, j'adore son caractère, sa personnalité aussi raffinée que pragmatique quand il le faut, sa répartie bien sentie, sa loyauté indéfectible envers les êtres qui lui sont chers... En clair, j'aime d'amour cette femme ! ♥
Pour conclure, je pense que vous aurez aisément deviner en parcourant cette chronique littéraire que la lecture de ce premier tome de la duologie Eon a été pour moi juste dingue. On nous introduit ici avec brio au destin hors-du-commun et empreint de chagrin et de noirceur d'une protagoniste d'exception et il me tarde d'obtenir plus de renseignements croustillants et éclairants sur son douloureux et ahurissant passé et surtout de savoir ce qu'il va advenir de cette remarquable et inoubliable jeune femme ! Je serais aussi extrêmement curieuse d'en apprendre plus sur les raisons qui poussent certaines figures d'ores et déjà emblématiques du récit à penser et agir comme elles le font. Vous l'aurez compris, Eon et le douzième dragon est un roman sur lequel vous devez vous jeter séance tenante ! Très honnêtement, si je n'ai pas réussi à vous donner envie avec tout ça, je ne vois pas quoi faire d'autre ! Et pendant que vous vous décidez sur le choix à prendre, dévorer ou ne pas dévorer ce livre (telle est la question), moi, je vais me précipiter sans vergogne sur sa suite !
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Dunky
  05 février 2014
première vue, le livre ne me tentait pas trop. Il est vrai que je n'ai jamais trop apprécié les histoires concernant la Chine, les dragons et tout ce qui se rapporte à cette culture, mais ce bouquin m'avait attiré d'une étrange manière que je ne saurais expliquer. J'ai donc demandé de recevoir ce livre et je dois dire que je ne regrette absolument pas mon choix ! Malgré mon appréhension, ce livre m'a fait voyager dans un monde imaginaire, plus précisément au temps d'une Chine impériale dont la vie quotidienne est régie par les décisions de l'empereur et par le pouvoir des 12 Oeil de dragon. Pour chaque dragon correspond un animal découlant des signes astrologiques chinois (donc nous avons par exemple le dragon-rat, dragon-tigre,…). Et chaque dragon possède son Oeil de dragon, c'est-à-dire un homme qu'il a choisi pour communiquer avec lui et partager son pouvoir, ainsi qu'un apprenti qui prendra la place de l'oeil de dragon douze ans plus tard.
Nous allons suivre l'histoire d'Eona, cette jeune fille estropiée qui est candidate pour devenir le nouvel apprenti du dragon-rat. Elle doit cacher sa vraie nature et se faire passé pour un garçon (Eon) pour pouvoir tenter sa chance. Malheureusement, elle échoue, le dragon-rat ne l'ayant pas choisie durant la cérémonie. Mais contre toute attendre, elle a été c'est le dragon Miroir, qui ne s'était plus manifesté depuis 3 siècles, qui la choisie pour devenir son Oeil de dragon. Eona devient alors une des personnes les plus respectées et les plus puissantes du royaume. Aussi, l'empereur est gravement malade et décède. Laissant ainsi le trône à son fils, le prince Kigo. Mais le frère de l'empereur, Sire Sethon, va tenter avec l'aide puissante de Sire Ido, l'oeil de dragon-rat, de prendre le pouvoir et de tuer le jeune prince. Eon, grâce à son lien avec le dragon-Miroir, devient donc le dernier espoir pour empêcher le royaume de sombrer dans le chaos.
Je ne vais pas vous en dire plus sur l'histoire car je crois que j'ai déjà dévoilé pas mal de choses ! je dirai juste que ce livre est un pur bonheur et que je vous le conseille vivement !
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Le_plaisir_de_lire
  06 juillet 2016
J'ai souvent du mal avec tout ce qui tourne autour de l'Asie. Non pas que je n'aime pas ça, mais en général, en tout cas dans les ouvrages que j'ai lu, l'univers est trop ancré dans la culture asiatique et l'auteur en fait des tonnes. Ici ce n'est pas le cas. Bien que le début met bien le lecteur dans une ambiance asiatique, seuls quelques petits rappels viennent nous titiller tout au long du roman. Parfois, j'oubliais même que j'étais dans un récit purement inspiré par la culture asiatique, et je trouve ça très bien.
Pour continuer sur l'univers, il n'est pas vraiment très original. le régime ressemble plutôt à une dictature chinoise, les citoyens sont pauvres et plus ou moins mécontents. La seule originalité vient des dragons (encore heureux, ils sont douze !) ainsi que de leurs Yeux du dragon (les “maîtres”) et leurs apprentis. Ceux-ci sont capables, après avoir subis de longs entraînements dans de nombreux domaines, d'utiliser une certaine forme de magie grâce au pouvoir des dragons. Attention toutefois, la magie, bien qu'elle puisse être puissante, n'est pas essentielle à l'intrigue ou même à l'univers, donc pour les amateurs, ce n'est pas ce livre qui vous contentera réellement.
De prime abord, il faut l'avouer, la plupart des personnages sont des archétypes. Ido est le méchant, et Eon(a) est le(la) justicier(ère) pur(e) par exemple. Certains sortent un peu du lot, comme Dame Dela. Après, tout fonctionne très bien, et bien que clichés, les personnages remplissent parfaitement leur rôle et le tout est vraiment bien orchestré par l'auteur. Des secrets entourent plusieurs d'entre-eux, et Alison Goodman n'hésite vraiment pas à faire endurer à ses personnages toutes sortes de difficultés, ce qui est franchement réjouissant (c'est glauque quand on y pense !).
Mais en avançant un peu plus, en creusant dans la vie des personnages, on s'aperçoit que de nombreux personnages sont “différents“. Ils possèdent un handicap, une différence de l'humain “normal“, et Eon(a) ne fait pas exception. Tous ces personnages en deviennent que plus attendrissants, qu'ils soient bons ou mauvais, et, en dehors du récit, l'auteur nous fait nous poser beaucoup de questions sur la tolérance, le respect des autres mais aussi de soi, la confiance en soi, et les apparences. La féminité et l'importance de l'assumer, ainsi que la drogue font également partie du questionnement.
Tout ceci est enveloppé dans un roman s'adressant avant tout pour des ados à partir de 15 ou 16 ans, et j'aime et respecte beaucoup cette démarche.
Bien que le roman soit long, il nous berce plus de sa plume poétique et fluide que d'action et d'aventures. le récit se déroule à son rythme, pas très rapide, sans être lent, et il faudra être patient avant de tout découvrir lors de la dernière partie du livre (qui dure un long moment quand même) où tout part en sucette. Au final, l'auteure nous livre un récit ayant son propre rythme, où je ne me suis pas ennuyé un instant, et ai apprécié le suivre.
En fait, je n'ai que peu de défauts à donner à ce roman de fantasy. L'histoire, vue et revue au premier regard, se tourne vers des sujets bien plus sérieux abordés par l'auteure, et bien que je ne vous donne que peu de qualités à ce livre, je peux juste rajouter que je l'adore !
Pour finir, j'ai souvent lu sur Internet que beaucoup de lecteurs cherchaient à le comparer à Eragon : je vous arrête tout de suite, cela n'a rien à voir. Eragon est dans la pure tradition fantasy, avec une longue et difficile aventure. le récit d'Eon et le douzième dragon est moins conventionnel, et même si beaucoup de choses sont prévisibles, il n'est pas fait pour embarquer le lecteur dans une aventure. L'un n'a rien à avoir avec l'autre, même les dragons ne sont vraiment pas utilisés de la même manière. D'ailleurs, je n'ai pas du tout aimé Eragon, et j'adore Eon !
Retrouvez la critique complète sur le Plaisir de Lire : http://www.leplaisirdelire.fr/eon-et-le-douzieme-dragon-alison-goodman/
Lien : http://www.leplaisirdelire.f..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MiakaMiaka   02 octobre 2010
Le dragon se retourna pour regarder fixement l'empereur de l'autre côté de l'arène. Un seul de ses grands yeux sombres était visible dans le miroir. Son front large était surmonté de deux cornes recourbées. J'entendis des murmures nerveux dans la foule quand ses jambes antérieures se posèrent sur le sable et qu'apparut dans toute sa longueur le reflet de son corps sinueux. Puis il s'enroula comme un serpent et sa masse invisible atterrit tout entière sur le sol, en soulevant un nuage de sable et de poussière qui retomba sur son corps, dont les contours chatoyants se révélèrent un instant à nos regards. Il secoua la tête, en projetant encore force sable, puis se tourna vers le miroir et se contempla. La profondeur insondable de ses yeux lui donnait une expression de tristesse. Deux membranes bleu pâle se dressèrent sur chaque épaule et ondulèrent au soleil comme de la soie moirée avant de se replier contre son corps. Sa tête pesante pivota pour nous faire face de nouveau. La courbe de son dos massif et l'épais panache de sa crinière blanche se reflétèrent dans le miroir. Bien qu'on ne vît plus ses yeux, je savais qu'il nous examinait afin de choisir son apprenti.
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MiakaMiaka   02 octobre 2010
La perle bougea sous mes mains quand le dragon leva la tête. Il m'appela et son hurlement transperça mon corps en cherchant à atteindre le coeur de mon être. Impossible d'échapper à ce déferlement argenté d'énergie. Il mit mon âme à nu, arracha le masque d'Eon et me trouva.
Il trouva Eona.
Mon nom véritable surgit en moi, remontant du plus profond de moi-même. Je devais crier mon nom au monde, célébrer la vérité de notre union. Telle était l'exigence du dragon.
Non !
Ils me tueraient. Ils tueraient mon maître. Je serrai les dents. Le nom remplit ma tête, retentit en elle en la tourmentant d'une souffrance de plus en plus intense. Eona. Eona. Eona. Non ! Ce serait ma mort. Je détournai mon visage de la perle, mais mes mains refusèrent de bouger, paralysées par le pouvoir les irradiant. Je hurlai en tentant d'étouffer le nom dans ma tête, et ma voix redoubla le cri perçant du dragon Miroir. Cependant le nom m'assaillait toujours, chargé de toute la force du désir du dragon. C'était trop, il risquait à tout instant de s'échapper de mes lèvres.
- Je suis Eon ! Hurlais-je. Eon !
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MiakaMiaka   02 octobre 2010
Van accourut vers nous. Il prononça quelques mots, mais leur sens m'échappa. Je regardai fixement la rangée de garçons agenouillés. C'étaient eux les véritables candidats. J'étais une fille, une infirme, une abomination. Que faisais-je ici ? Mon maître était-il fou ? Comment pouvait-ils s'imaginer que je réussirais ? Il se trompait – je n'en étais pas capable. Il fallait tout arrêter, nous en aller sur-le-champ. Avant d'être découverts. Avant d'être tués.
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SaiwhisperSaiwhisper   22 février 2017
Les dieux ne cessent de se rire de nous, répliquai-je. Comment expliquer autrement que l’avenir d’un empire repose sur mes épaules ?
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c.brijsc.brijs   23 novembre 2011
- Sire Eon, je suis médecin de la cour, annonça le nabot en s'inclinant brièvement. Sa majesté impériale vous envoie un précieux fortifiant pour vous aider à vous rétablir.
(...)
- Cela s'appelle du "cocolat", m'informa le médecin. Sa majesté en prend tous les matins.
(...)
Je levai la coupe. Un arôme évoquant l'étrange café d'Ari chatouilla mon nez juste avant que le "cocolat" n'emplît ma bouche de sa texture onctueuse et sucrée. Quand je l'avalai, je sentis une curieuse amertume s'attarder sur ma langue. Mes mâchoires se crispèrent brutalement et je serrai les dents en attendant que la douleur passe. Cette boisson était plus douce que le miel, et mystérieusement apaisante. Je bus une gorgée plus abondante. Cette fois, l'amertume était presque imperceptible dans le délice crémeux qui tapissait ma bouche et ma gorge. Quand la coupe fut vide, j'avais l'impression d'avoir mangé tout un repas de sucrerie. Même l'arrière-goût de ce nectar était exquis.
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Videos de Alison Goodman (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alison Goodman
Lors de sa venue à Paris en juin 2019, Alison Goodman, l?auteure de la fascinante trilogie "Lady Helen", a accepté de se prêter à un petit jeu de questions/réponses.
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