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EAN : 9782070623068
672 pages
Gallimard Jeunesse (15/09/2011)
4.02/5   177 notes
Résumé :
Eon est devenue Eona, l’Oeil du dragon Miroir. Son nouveau pouvoir représente l’unique espoir de la Résistance. Mais saura-t-elle maîtriser sa force dévastatrice? Dans l’ardeur de la lutte pour le contrôle de l’empire, entre son coeur et son devoir, quel choix fera Eona?
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
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Après avoir totalement adhéré à l'univers d'« Eon et le douzième dragon », je me suis commandé la suite sans plus attendre… Hélas, le début de ce second tome s'est avéré long à mettre en place… Sur les 760 pages, j'ai souffert de longueurs durant presque un tiers du roman, ce que je trouve beaucoup ! Tout d'abord, j'ai été déçue qu'Eona ne soit plus infirme : c'était un handicap original qui changeait des récits habituels. Cela faisait d'elle une femme douée, forte et intelligente, mais avec ses faiblesses… Dans de tome, j'ai eu la regrettable impression qu'elle était presque invincible ! Seul son coeur lui a joué des tours… Heureusement, j'ai beaucoup aimé l'évolution de son caractère au fil des pages : ses sentiments la déroutent, lui font prendre des décisions délicates et souvent regrettées et l'amènent à revoir son jugement sur certaines choses. C'est une héroïne manipulée, menteuse et indécise qui s'éveille au fil des pages ! La tête remplie d'états d'âme, la pauvre Eona devra faire des choix difficiles sur lesquels elle ne pourra jamais revenir… J'en ignore la raison toutefois, je dois avouer que j'ai eu moins d'empathie pour elle par rapport au premier opus…

Après ce début difficile, l'intrigue devient passionnante lorsque l'on retrouve Ido, un protagoniste que j'adorais et dont je suis toujours aussi fan. Cet homme est tout simplement génial ! Mauvais, mystérieux, manipulateur, séducteur, puissant et avide de pouvoir ! Il en impose toujours autant. J'ai adoré son petit jeu avec Eona et, malgré ses actes, il reste mon personnage favori de la saga. D'ailleurs, mes passages favoris comme la chambre du bateau ou la plage le mettent toujours en scène. Sans lui, je n'aurais pas autant accroché à cette série. Dela, la Contraire, m'a également plu. C'est un personnage touchant et bien travaillé qui s'avérera être un pilier pour Eona. Il en va de même pour Kygo qui, même s'il a sa vision du pouvoir, est touchant. Sethon est un antagoniste mauvais qui vaut le détour. Les scènes de torture qu'il effectue m'ont fait froid dans le dos… Les autres personnages sont intéressants, cependant ils ne m'ont pas nécessairement marquée.

Ce second tome est, à mes yeux, moins bon que son prédécesseur à cause de ses longueurs. C'est dommage, car je me suis régalée avec les deux tiers du livre, en particulier avec les cent dernières pages où tout se bouscule. Je ne pouvais plus m'arrêter tellement j'étais tenue en haleine ! Ainsi, je trouve regrettable que l'action ne soit pas très bien dosée, car l'auteure a vraiment une belle plume et sait captiver son lecteur. Malgré quelques points négatifs, cela reste une très bonne duologie remplie d'aventure, de magie et de sentiments. Une belle épopée fantastique ! Je vous la recommande chaudement et remercie de nouveau Mikasa sans qui je n'aurais jamais découvert Eona ou Sire Ido…

Lien : https://lespagesquitournent...
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Dans ce deuxième tome, on retrouve Eona en fuite, qui cherche désespérément à maîtriser son pouvoir afin de renverser Sethon aux côtés de Kygo. Sauf que, la seule personne capable de lui enseigner l'art de la puissance des dragons est Ido, enfermé et torturé par l'ennemi. En plus de ses soucis, Eona doit connaître la véritable histoire des ses ancêtres, qui est Kinra? Et pourquoi veut-elle la perle Impériale? Et si tout ça renfermait un secret, un secret qui changerait du tout au tout la façon de penser d'Eona?

Nous voilà donc au dernier tome de cette duologie. Comme tu le sais si tu as lu ma précédente critique sur le premier volume, je l'ai aimé mais modérément à cause des longueurs surtout vers le début qui rendaient ma lecture quelque peu ennuyante par moment.
Personnellement, j'ai préféré ce livre là autant au niveau des personnages que de l'intrigue en elle-même.
Au sujet des personnages, je me suis mise, à ma grande surprise, a adoré Ido (que je détestais plus que tout dans le tome 1, je tiens à la préciser). D'accord, côté moral ce n'est pas la meilleure personne, il est méchant, manipulateur et avide de pouvoir, mais j'ai aimé son petit jeu avec Eona et ses répliques sarcastiques qui apportent un peu plus de légèreté dans ce roman.
Eona, quant à elle, je l'ai également pas mal appréciée, on voit vraiment son caractère et ses idées évoluer au fil des pages, elle grandit avec nous en quelque sorte (c'est vrai que dans un bouquin de 750 pages, y'a intérêt à ce qu'elle évolue un minimum quand même xD).
Ensuite, niveau intrigue, il a beaucoup plus d'action, de suspense, de rebondissements et on s'ennuie BEAUCOUP moins que dans le précédent volume! On parle de l'attrait du pouvoir, de la manipulation et surtout, de la confiance.
Bref, au final, cette duologie était assez bien dans l'ensemble, le monde est très bien inventé et décrit et la plume d'Alison Goodman est toujours aussi agréable à lire. Les personnages sont pour la plupart très interessants, ils évoluent au fil des pages et des événements; mention spéciale à Ido qui m'a vraiment surprise dans ce tome ! le seul point négatif que je vois, ce sont les quelques longueurs, bien qu'il y en ait moins dans ce roman, elles m'ont empêchée de rentrer dans l'histoire et de savourer pleinement ma lecture.
Ce fut donc une bonne lecture, évidemment mieux que celle du premier tome mais pas un coup de coeur. Si je devais te conseiller un livre de cette autrice, ce serait plutôt Lady Helen que j'ai vraiment adoré !
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Je viens de terminer ce pavé de plus de 650 pages et le moins qu'on puisse dire c'est que l'épopée se termine en fanfare même si j'ai un peu été freinée dans mon enthousiasme en raison de certaines longueurs narratives!

"Déchirée entre l'amour de deux hommes puissants, Eona pourra-t-elle se libérer du passé et affronter la vérité bouleversante sur elle-même, le dragon Miroir et le Rang de Perles? A moins qu'elle ne soit vouée à jouer jusqu'au bout une tragédie séculaire, capable de tout détruire sur son passage..."

Le coup d'envoi du deuxième tome présageait une intrigue musclée où passions et luttes de pouvoir allaient se déchainer. de ce côté-là, pas de déception. Eona sera confrontée à de très nombreux dilemmes. AMOUR, RAISON d'ETAT, POUVOIR! Il ne sera pas évident pour elle de choisir!

En tant qu'unique lien avec les dragons, elle est au centre de toutes les convoitises politiques. Statégies, mensonges, trahisons règnent donc en maitre dans ce tome. La préface rédigée par le bibliothécaire impérial commence d'ailleurs par ces mots: "Un sage écrivit un jour: "La vérité est la première victime d'une guerre.""

La violence et la mort sont également très présents. Et l'auteure, tout en restant dans les limites du supportable, ne nous épargne ni les scènes de destruction ni celles des tortures. Elle évoque également les maisons de plaisir et les jeunes filles qui sont envoyées en pâture à l'Empereur. Et on vibre à l'unisson lorsque Eona doit se faire passer pour l'une d'entre elles et se retrouve confrontée à la perversité de Sethon.

Au coeur de toute cette violence, signes d'une envie d'espérance, se nichent la vérité, la sensualité, l'amour... l'équilibre!

Habituée depuis des années à se faire passer pour un garçon, la jeune fille, en s'associant à son dragon femelle, a dû révéler sa féminité. Les hommes la regardent désormais avec d'autres yeux et, elle-même, s'éveille à des sentiments jusque là inconnus. Cette évolution donne lieu à des passages très sensuels dans le récit. Partagée entre son amour pour Kygo et son attirance pour Ido, Eona sera bien en peine de repousser l'un comme l'autre!

Eona devient également le "naiso" de l'Empereur, c'est-à-dire le plus important de ses conseillers, chargé de lui dire "la vérité quand d'autres seraient tentés de mentir, de flatter... et de trahir". Pourtant, elle lui cache tant de choses...

Bref, vous l'aurez compris, dans cette suite et fin des aventures de la jeune infirme devenue la femme la plus importante de l'Empire, les événements se suivent et ne se ressemblent pas.

Seul défaut, cependant, le récit, par moments, m'a semblé un peu poussif et j'ai - je l'avoue - lu certains pages en diagonale. Il s'agit surtout des moments où l'auteure décrit les passages dans le monde énergétique, celui des dragons.

En conclusion: Une épopée fantastique en deux tomes de grande qualité tant sur le fond avec "Une Chine" réinventée avec intelligence par l'auteure * et des personnages très fouillés que sur la forme avec une écriture fluide, rapide, colorée, poétique...
Si vous avez aimé le clan des Otori, cette saga devrait vous plaire!

* Dans une note à la fin de son oeuvre, l'auteure précise que L'Empire du dragon Céleste est un monde imaginaire inspiré par l'histoire et la cultire de la Chine et du Japon. Elle propose, pour ceux que ça intéresse, de retrouver une partie de sa documentationnsur son site: www.alisongoodman.com.au.
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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Suite et fin de cette épopée inspirée d'une mythologie sino-japonaise mélangeant éléments fantastiques, magie, mystère et enjeux sociétaux. Sire Eon est devenu Dame Eona l'oeil du Dragon Miroir et assume désormais pleinement sa condition de femme. Adolescente passionnée, partagée entre sa condition humaine et ses capacités surnaturelles, elle incarne la résistance et l'espoir de voir restauré l'équilibre de l'empire. En proie au doute, ignorant comment communiquer avec son Dragon et maîtriser ses pouvoirs, elle est tiraillée entre Ido, sur lequel elle doit inévitablement s'appuyer et qui, malgré sa perfidie la fascine et Kygo, le jeune empereur avec qui se dessine une relation amoureuse. Deux attirances contradictoires qui l'obligent, pour s'acquitter pleinement de sa mission, à choisir entre son bonheur personnel, l'ivresse du pouvoir et son désir de justice et de droiture. La romancière restitue avec soin un univers inspiré d'un Extrême Orient médiéval plein de désordre, d'intrigues et de violence, en y intégrant judicieusement les éléments d'une Fantasy classique. L'intrigue est, à l'instar du précèdent volume, très lente et laborieuse à s'installer. Les incertitudes, les introspections abstraites et les atermoiements d'Eona sont fastidieux et difficiles à cerner. Elle semble ne rien avoir rien appris de ses expériences passées, de ses erreurs, continue sans honte à résolument mentir et se demande stupidement pourquoi en retour les autres ont du mal à lui accorder leur confiance. Elle est pleine de contradictions, se laisse naïvement manipuler, facilement influencer, prend rarement les bonnes décisions et hésite à conduire des initiatives concrètes. Autour d'elle gravitent de nombreux personnages secondaires intéressants mais dans l'ensemble aucun n'est, pas plus qu'Eona, réellement digne de confiance tant ils sont pleins de discordances et d'ambiguïtés. Si par rapport à Eon et le douzième dragon il y a un peu plus d'action, de suspense et de rebondissements, que certaines questions trouvent enfin une réponse, les affrontements fleurissent à n'en plus finir, l'histoire s'éternise sans nécessité réelle et peine à convaincre comme à captiver.
Le sujet n'est pas inintéressant, la toile de fond originale mais dans l'idée de bien faire ou de vouloir trop en faire, l'auteure s'égare dans d'artificielles temporisations et des polémiques oiseuses qui surchargent un récit qui, pour une bonne part, finit par se résumer à un verbiage vide de sens. En condensant l'ensemble sur un seul volume, l'histoire aurait gagné en clarté comme en intensité et en attractivité sans qu'il soit besoin de recourir à du remplissage pour vainement étoffer une trame qui avait d'emblée tous les atouts pour séduire.

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Ce deuxième et dernier tome a réussi à faire remonter un petit peu la saga dans mon estime. Moi qui avais eu beaucoup de mal avec le premier tome, j'ai un peu plus accroché ici.


On retrouve Eona et sa bande juste après la fin des péripéties précédentes. Sethon, le frère du feu empereur, veut prendre le trône, mais pour ça il doit éliminer son neveu, Kygo, qui est l'héritier légitime de ce trône.

Eona, Ryko et dame Dela se joignent à la résistance pour porter secours à Kygo et lui permettre de reprendre son dû. Mais Eona doit en même temps apprendre à maîtriser ses nouveaux pouvoirs maintenant qu'elle a fusionné avec le dragon miroir, or le dernier Oeil du dragon en vie pour lui enseigner comment gérer tout ça est Ido, qui est aussi la cause du massacre des dix autres yeux du dragon. Et notre héroïne doit également réapprendre à vivre en “femme” maintenant qu'elle n'a plus besoin de se cacher derrière une apparence masculine.


Ce que j'ai aimé ici c'est qu'Eona prend enfin du poil de la bête. Elle m'avait énervée dans le premier tome à être aussi molle, à se laisser porter sans prendre aucune initiative. Ici, enfin elle prend confiance et montre qu'au delà d'être une femme, c'est avant tout une femme oeil du dragon et qu'elle mérite le respect.

Bon, elle est loin de toujours prendre les bonnes décisions, il y a plusieurs fois où j'avais envie de la secouer pour qu'elle se rende compte de ses bêtises, mais au moins elle tente, elle entreprend.

Elle se rend compte qu'elle a du pouvoir et veut apprendre à l'utiliser. Et j'ai souvent été agacée par certains personnages qui lui reproche soit d'avoir menti sur son identité, soit de ne pas savoir maîtriser ses pouvoirs. Il faut quand même se rappeler quand c'est une jeune fille qui a dû modifier son apparence pour être acceptée, et qui une fois Oeil du dragon doit apprendre à utiliser des pouvoirs puissants seule, alors que les autres Yeux du dragon ont eu 12 ans en tant qu'apprenti pour découvrir tout cela.


Au niveau des personnages secondaires je suis toujours aussi fan de dame Dela que je trouve extrêmement courageuse et inspirante. Mais alors que j'adorais Ryko dans le tome 1, il m'a vite saoûlée ici. Il est le premier à tout reprocher à Eona, alors qu'elle fait de son possible et qu'elle le considère comme son ami (ce qui ne semble pas réciproque).

On découvre quelques personnages supplémentaires mais qui ne m'ont pas semblé d'une importance capitale. Par contre, avec la quantité de combinaisons possibles pour créer des prénoms, ça ne serait pas possible d'en faire qui sont assez différents ?? Déjà on a Ryko ey Kygo que je passe mon temps à mélanger. Et surtout l'autrice un personnage du son de Tiron, alors que dans le tome précédent on avait déjà Sire Tyron.

On a le droit ici à un pseudo triangle amoureux. Mais rien qui m'a transcendé. Je n'étais fan d'aucun des deux garçons qui m'inspirent seulement de la méfiance.


D'une manière générale, je trouve que quasiment aucun personnage de cette histoire n'est digne de confiance, dont Eona. C'est amusant parce qu'elle est capable d'en vouloir à d'autres, comme Kygo, de lui mentir alors que c'est quand même la première à cacher 90% des informations. Bon. Faut peut être pas reprocher aux autres ce qu'elle n'est pas capable d'assumer. Mais franchement, tous les personnages, sauf Dame Dela, me paraissaient louches et ça a joué sur mon impossibilité à m'attacher à eux.


On est quand même sur un tome avec beaucoup plus d'actions. Notamment au niveau des pouvoirs qui sont enfin utilisés pour autre chose que repousser le vent. C'est très intéressant à découvrir. Mais cela reste très long. On est sur un tome à presque 700 pages, il y a de long passages où je m'ennuyais. Je n'aurais pas été contre une histoire plus courte mais plus intense. D'autant plus que la plume d'Alison Goodman ne m'emporte pas plus que cela dans son histoire.


En conclusion, dans l'ensemble un tome meilleur que le premier, avec une héroïne qui sert enfin à quelque chose, de l'action et une mise en avant des pouvoirs des dragons. Mais malgré tout une histoire longue, avec des personnages auxquels je n'ai pas réussi à m'attacher et qui me semblaient tous indignes de confiance.
Lien : http://emelivres.blogspot.co..
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critiques presse (2)
Ricochet
03 février 2012
Malgré quelques longueurs parfois, ce roman, situé dans un Orient recréé, plein de bruit et de fureur, se lit avec grand plaisir et touchera un large public.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LeFigaro
01 novembre 2011
La romancière restitue intelligemment un univers inspiré de la Chine ancienne en y intégrant les éléments fantastiques qui dépoussièrent le cadre. Alison Goodman mêle tous les ingrédients qui font vibrer les jeunes: action, magie et mystère
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Je secouai la tête en silence. Il effleura mon visage et m'attira vers lui. Les yeux fermés, je sentis ses lèvres se poser doucement sur les miennes. Sa main glissa sur ma nuque, en me rapprochant encore de sa bouche. Je savais que j'aurais dû reculer - le protéger - mais j'avais besoin de prouver la solidité de mon engagement. Pour lui autant que pour moi. Nous découvrîmes ensemble la saveur de l'autre, en un baiser dont la douceur lui arrachaun gémissement de plaisir qui résonna à travers tout son être. Je pressai mes mains contre sa poitrine et sentis le rythme accéléré de son coeur à travers la tunique.


Sa main au creux de mes reins, il me serra contre son corps. Je me pressai contre lui afin de me fondre encore plus intimement dans sa chaleur, sa saveur, son odeur. Il poussaun cri étouffé quand je heurtai sa cuisse blessée. Je m'écartai en balbutiant une excuse, mais il s'empara de nouveau de ma bouche et sa main glissa autour de ma taille pour m'enlacer. Un rythme se mit à battre en moi, une pulsation insistante se propageant dans tout mon corps - et à la base de mon crâne. Je compris soudain. La perle. Je secouai légèrement la tête pour tenter d'atténuer la pression. L'impulsion était faible, je pouvais la maîtriser.


Kygo interrompit notre baiser et me regarda avec une inquiétude qui refrénait son désir. Il s'était mépris sur le mouvement de ma tête. Je posai de nouveau ma bouche sur la sienne, et le sentit sourire sur mes lèvres. Sa langue sépara doucement mes élèvres répondant à son sourire. Sa main quitta ma nuque pour caresser ma gorge avec une lenteur délicieuse, en laissant comme un sillage de plaisir sur ma peau.


Il appuya son front contre le mien. Nos souffles haletants se mêlaient. Son visage était si proche que je ne pouvais distinguer ses traits, mais la perle scintillait entre nous. Ma main se glissa sous le col dénudé de sa tunique, mes doigts caressèrent sa poitrine plate et musclée, progressèrent vers le joyau. Vers le hua de tous les hommes. Quand ils effleurèrent la bordure cicatrisée des points de suture, il renversa la tête en arrière, les yeux fermés, en exposant la courbe vigoureuse de sa gorge. Je pouvais arracher la perle tout de suite...
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- vous savez que je serais incapable de vous faire du mal, Kygo
- bien sûr, dit-il en souriant fugitivement. Vous m'avez déjà frappe en pleine gorgé, vous m'avez attaque avec un sabre, mais je sais que vous ne me feriez jamais de mal.
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- Le pragmatisme est comme de l'eau battant le rocher des principes, murmura Kygo en citant le grand poète Cho. S'il n'est pas maîtrisé, il finit par venir à bout de l'esprit en l'usant.
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- Il m'a déclaré un jour qu'on devrait tatouer cette maxime sur le corps d'un empereur: "Aucune nation n'ajamais tiré bénéfice d'une longue guerre."
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Comme l'écrivit un jour Xan, le poète aux mille vues: "Trop de doutes grandissent dans les crevasses du silence et de la séparation."
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Videos de Alison Goodman (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alison Goodman
Lors de sa venue à Paris en juin 2019, Alison Goodman, l?auteure de la fascinante trilogie "Lady Helen", a accepté de se prêter à un petit jeu de questions/réponses.
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