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ISBN : 2811213139
Éditeur : Milady (23/10/2014)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Cora a plusieurs cordes à son arc : elle est belle, pleine d'esprit et héritière d'une fortune colossale. Mais sa mère rêve de la seule chose qu'elle ne pourra pas lui acheter en Amérique : un titre de noblesse. Envoyée de l'autre côté de l'Atlantique, Cora fait forte impression auprès de l'aristocratie anglaise et rencontre un bon parti. Mais la jeune femme a tôt fait de déchanter. Ce monde impitoyable regorge de pièges et de trahisons susceptibles de provoquer la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  12 mai 2017
En 1890, en Amérique , il était de bon ton pour les jeunes filles fortunées , de partir en Angleterre , y dénicher un noble mari .Ce dernier apportait le prestige du titre et la jeune fille apportait sa richesse qui servait bien souvent à réparer les châteaux insalubres et poursuivre un certain train de vie . Aussi , il est parfaitement naturel que Cora Cash, la jeune fille la plus riche des USA fasse le voyage , d'autant plus que sa mère est d'une ambition sans borne . Que sa fille s'inscrive dans une lignée de sang bleu, est son ultime ambition . Cora, elle , espère trouver dans ce mariage, une liberté qu'elle ne connaît pas aux cotés de sa mère .
Et comme , elle est très jolie , très bien éduquée , pleine de répartie , et surtout pleine aux as, ce sera chose faite au bout de quelques semaines, elle sera fiancée au Duc de Wareham . Un mariage suivra à New-York puis retour au château, et adaptation à ce nouveau statut, et à ces nouvelles règles .
Et l'on suivra Cora dans ses tribulations et tâtonnements ... et ils sont nombreux à attendre qu'elle trébuche .
Ce qui aurait pu n'être qu'une romance historique " cul-cul la praline ", s'avère être une délicieuse fresque romantique, pétillante et rythmée .
L'héroïne est attachante.
Et puis, tout est dans les détails ...
L'auteur très documentée , parsème son récit d'informations sur la domesticité , décrit une toilette .... On sent qu'elle s'est amusée à comparer le point de vue des américains pragmatiques et un peu "nouveaux riches" , face aux traditions , aux codes sociaux , à ce qu'on ne dit pas , à l'étiquette ... la collusion entre le nouveau monde et l'ancien . C'est le bon dosage entre anecdotes historiques et l'intrigue .
Je crois que c'est la première fois que je lis une romance historique , j'y suis venue par le biais des réécritures de l'oeuvre de Jane Austen , j'ai été heureusement surprise par ce roman , d'autant que le titre et la couverture sont d'un kitch !
[ Le titre original est moins ringard : "Les héritières américaines " et fait référence aux citations qui ponctuent ce roman extraites d' "Américaines anoblies , Liste de dames américaines ayant épousé des étrangers de haut-rang, 1890." ]
Pour une fois, ce qui est mentionné sur la couverture ne ment pas : "délicieux", très fin ," un divertissement de qualité"...
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Nono19
  23 octobre 2015
Cora Cash a tout pour elle: jeune, belle riche, intelligente. Sa mère, très ambitieuse, désire qu'elle épouse un aristocrate anglais désargenté qui sera heureux de faire abstraction du fait qu'elle est américaine.
Cora rencontre Ivo, le duc de Wareham dans les bois (ça paraît glauque dit comme ça :p) et très rapidement fiançailles et mariage sont à l'ordre du jour. Mais Cora ne se doute pas que bien des épreuves l'attendent. Car son argent est le bienvenu mais pas ses origines, sa vivacité ou son franc parler. Sa belle-mère, les domestiques et même son mari n'auront de cesse de le lui rappeler.
Cora devra apprendre à naviguer dans un monde bourré de codes sociaux sous les regards malveillants de ceux qui espèrent la voir échouer. Heureusement, elle peut compter sur Bertha, sa femme de chambre qui se montre d'une loyauté à toute épreuve. Mais cette dernière vit aussi des difficultés dont sa maîtresse ne sait rien...
J'ai vraiment passé un bon moment. C'est bien écrit, bien documenté. On en apprend plus sur cette mode de la fin du XIXème siècle. Des aristocrates anglais titrés mais criblés de dettes qui se marient avec des jeunes femmes américaines pleines aux as. Mais leurs modes de vie sont tellement différents que les conflits ne sont pas loin. Ces jeunes femmes se montrent moins attachées à l'étiquette, moins conventionnelles, plus libres. Cela ne peut que choquer dans un monde où chaque cuillère a sa place et chaque domestique sa fonction propre (par exemple, le gars qui allume toutes les bougies :p). L'Amérique est le Nouveau Monde, la modernité comparé à ce vieux dinosaure qu'est l'Angleterre :p. Modernité, changements contre traditions et conventions.
J'ai aussi aimé le fait que nous suivions deux héroines. Cora mais aussi Bertha, sa femme de chambre. Sa vie est loin d'être facile entre les gens qui la jugent sur sa couleur de peau, sa loyauté envers Cora qui est sa seule famille et son amour pour Jim, le valet du duc.
Bertha se montre maternante envers Cora et ne peut la laisser seule quand elle est dans le besoin. Pourtant elles ne sont pas amies. Cora l'apprécie mais ne se soucie jamais de ce que ressent Bertha. Tout tourne autour d'elle.
Cora est certes un peu capricieuse, un peu égocentrique, un peu naïve mais elle est touchante. Elle veut bien faire, ne pas montrer qu'elle est parfois perdue et fort seule.
Son mari, Ivo, m'a souvent énervé. Il ne lui raconte pas son passé, se montre distant, ... S'il avait fait preuve de plus de franchise dès le départ, beaucoup de souffrances auraient été évitées...
En conclusion un très bon roman grâce à l'intrigue, les personnages et le contexte historique bien développé.

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ladythat
  08 janvier 2016
Cora Cash est une jeune américaine aussi belle que riche, aussi gâtée qu'en manque d'affection. Sa mère, qui ne vit que pour le luxe et les relations, l'envoie en Angleterre pour lui fournir ce que l'argent ne peut acheter, un titre. Bien entendu le fait que Cora soit la plus riche héritière au monde ne semble pas être une façon d'acheter un titre en attirant un coureur de dot, aussi lorsque le Duc de Wareham la demande en mariage, il ne fait aucun doute aux yeux de la jeune fille qu'il s'agit d'un mariage d'amour. Alors que leur histoire s'engage sous les meilleurs hospices, Cora se retrouve bientôt au coeur de la société aristocratique anglaise en proie aux rumeurs qui viennent entâcher sa réputation et semer la doute dans l'esprit d'Ivo, son jeune époux. Elle se retrouve bientôt isolée de tous dans son domaine où elle peine à trouver sa place…
Il n'est pas facile d'écrire une critique sur ce roman qui m'a été assez pénible à lire sur plus de la moitié. La raison principale étant l'étalage massif des richesses de Cora et de sa famille, la surabondance de biens et le besoin presque compulsif de posséder la robe de l'Impératrice ceci ou la dentelle de la Reine cela. le sommum étant atteint lors de la description du trousseau de mariage de la jeune femme allant du nombre de paires de gants à la couleur de ses ombrelles en passant par la qualité de ses dessous sans oublier les bijoux incrustés dans ses déshabillés… autant de descriptions futiles qui allourdissent le récit déjà assez costaud. Pourtant, une fois que Cora se retrouve seule, quasi abandonnée, le ton change et les émotions dépeintes sont d'une telle justesse que je me suis sentie gagnée par l'affection pour cette jeune femme qui cache sa fragilité sous des falbalas et pierres précieuses.
Daisy Goodwin signe une romance historique où l'on retrouve tous les codes du genre: complots, trahisons, intrigues, amour, passion et personnages auréolés de mystères, mais où l'originalité tient dans la confrontation entre deux mondes que tout oppose: l'Angleterre et ses titres ronflants où les apparences font fie du reste et le Nouveau monde et ses modernités. Cora lutte et dénonce les incohérences de la bonne société, tentant d'apporter de la fraîcheur à des traditions surannées. Par ailleurs, sa position dans la société et son éducation font d'elle une jeune femme sûre d'elle qui n'a pas peur d'affirmer ses idées et de dire tout haut ce qu'elle pense, ne se laissant pas marcher sur les pieds par les douairières qui veulent tout régencer. Cora n'est pas qu'une jolie femme élégante, elle est aussi intelligente et philantrope. Son intégrité n'a pourtant d'égale que sa naïveté qui la place souvent en position de faiblesse, l'achevant à coups de rumeurs et de coups bas portés avec autant de soin que de hargne par des concitoyennes qui placent leurs pions avec l'aisance de la dissimulation.
L'auteur entoure son héroïne de personnages très intéressants, loin des banales personnages secondaires, qu'ils soient de sa classe sociale ou ses inférieurs. Ivo, duc de Wareham, est sans doute le plus mystérieux de tous, il est d'une ambiguïté déconcertante et place le lecteur en position d'incertitude quand à ses intentions. Pourtant il est attachant et donne envie de croire en lui; même si dès le départ, une part de son secret était assez évidente, l'impatience d'en découvrir l'intégralité a été le moteur permettant d'aller au bout de cette lecture.
En conclusion, La Dernière Duchesse est une romance historique originale qui tire sa force dans la confrontation de deux mondes opposés. L'écriture est souvent lourde mais le récit est porté par la force de sa jeune héroïne et ses personnages mystérieux qui font de ce roman une lecture mitigée mais intéressante.
Lien : https://sirthisandladythat.w..
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Laury-Anne
  16 novembre 2013
Cora Cash a tout pour elle : américaine, jeune, belle… et surtout incroyablement riche. Mais en cette fin du XIXe siècle, la seule chose qui lui manque est un titre de noblesse, qu'elle ne peut acquérir sur le Nouveau continent. Cora n'en a que faire contrairement à sa mère qui décide de l'emmener en Angleterre dans l'espoir de donner la main de sa fille à un comte, un prince… En Grande-Bretagne à l'époque, nombreux sont les nobles désargentés, ruinés par des dépenses dispendieuses, et donc tout à fait prêts à accepter un mariage avec une étrangère.
Autant dire que lorsque la jeune femme tombera dans les bras du duc Maltravers, tout le monde pourra se réjouir de la future union. Mais Cora va très vite se rendre compte, entre thé et réceptions, que les langues de vipère et les critiques acerbes ne manquent pas sur son passage. Et ce qu'elle prenait pour une douce partie de plaisir peut très vite tourner au cauchemar…
Ce titre est le premier Milady que je lis. Je m'attendais à une romance à la Harlequin, avec un côté un peu mièvre et dégoulinant, des belles robes à la Sissi et tutti quanti. Et bien j'ai été agréablement surprise. On se plonge dans cette fin de siècle, avec ce côté Belle Époque accentué par la richesse incroyable de Cora, ses bijoux merveilleux et ses tenues à foison. Cependant, derrière tout ce clinquant, elle reste une jeune fille à la langue bien pendue qui cherche à se libérer du carcan d'une mère redoutable, tout en espérant un mariage romantique avec le duc Ivo. Mais lui arrive avec un lourd passé, des sentiments pour une autre qui ne sont pas encore éteints, et des problèmes financiers qui peuvent être résolus de manière bien pratique en la personne de Cora. Nous découvrons également, un peu à la mode Downtown Abbey, la vie des domestiques, et notamment de Bertha, la femme de chambre de la jeune Américaine.
On ne va pas se leurrer, le livre finit quand même en happy end, on reste dans de la romance ; néanmoins tout n'est pas rose, tous les problèmes ne sont pas réglés, certains personnages secondaires, qui ont pu prendre le dessus dans la dernière partie du livre, nous font nous poser encore beaucoup de questions. Et c'est un des points que j'ai vraiment appréciés dans ce récit : tout est en demi-teinte. Il y a du romantisme, certes, mais contrebalancé par une certaine noirceur. Il y a des bals somptueux, mais avec des drames et des non-dits qui se jouent en fond. Il y a des amitiés, mais avec de la jalousie. Il y a de l'amour, mais ou trop, ou trop peu, ou mal dit.
Au final, une jolie surprise, malgré quelques coquilles notamment dans les prénoms des personnages. À noter le titre original, The American Heiress (L'Héritière américaine), qui me semble convenir davantage au texte.
Lien : http://therewillbebooks.word..
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CyranoGirl
  11 avril 2019
Un « roman rouge » sérieux et honnête ; c'est la description qui me vient à l'esprit spontanément pour ce livre.
Cora Cash est une jeune américaine fortunée qui rêve de romance et d'amour. Sa mère, Mme Cash, ne rêve que d'une chose : un titre pour sa fille. Pour cela, elle est prête à tout, même à expatrier sa fille en Europe afin qu'elle trouve un homme titré. Or, c'est bien connu, les riches américaines peuvent rarement se marier par amour – elles sont choisies pour leur fortune. Cora ne veut pas de cela. Un long chemin, semé d'embûches, l'attend.
L'écriture est fluide et agréable. Un roman accrocheur, qui se lit assez rapidement et qui prend le sujet au sérieux.
Seul point négatif, à mes yeux : l'inconstance du personnage principal. Cora ne cesse de changer de personnalité. Cela ne donne pas l'occasion au lecteur de vraiment s'attacher à elle.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   11 mai 2017
Berta sursauta en s'entendant appeler ainsi. L'intendante lui avait pourtant dit dés son arrivée que tous les domestiques étaient dotés du nom de leur maître, mais elle ne parvenait pas à s'habituer à cette coutume.
Commenter  J’apprécie          170
iris29iris29   11 mai 2017
Les domestiques telles que Mabel n'étaient pas supposés être en contact avec la " famille". L'intendante lui avait dit qu'elle devait se tourner face au mur si jamais elle croisait l'un de ses membres dans un couloir.
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iris29iris29   11 mai 2017
" Les dames ont toujours froid dans leurs tenues de soirée. C'est pour cette raison qu'il faut réchauffer les perles pour leur rendre leur éclat - un rang de perles froides sur une peau glacée, ça ne vaut pas mieux qu'une trainée de bave sur le bréchet d'une dinde."
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iris29iris29   12 mai 2017
Vous autres Américains débordez d'énergie.
- C'est que nous sommes une jeune nation, nous n'avons pas encore eu le temps de nous ennuyer .
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brinvilliersbrinvilliers   03 octobre 2013
- je vais me retirer afin de vous laisser écrire à votre mère, annonçà Maltravers. Mais avant de partir, j'aimerais que vous puissiez satisfaire ma curiosité sur un point. Puisque vous semblez nous trouver si détestables, nous autres Anglais,pourqoui êtes-vous là ? Je pensais que les Américains appréciaient le pittoresque de nos usages et nos façons démodés, pourtant vous n'avez pas l'air de nous apprécier du tout.
Son ton avait beau être dégagé, il était quelque peu pincé. Cora leva les yeux vers lui, ravie de le voir prendre la mouche. Il conservait l'avantage, mais elle n'avait pas moins réussi à le piquer au vif.
- Oh, je croyais que ce serait évident. En tant que riche héritière américaine, je suis venue ici acheter la seule chose que je ne puisse trouver dans mon pays. Un titre. Ma mère souhaiterait un prince de sang mais elle devrait pouvoir se satisfaire d'un duc. Votre curiosité est-elle satisfaite?
- Tout à fait, mademoiselle Cash. J'espère que vous inviterez votre mère à passer quelques jours à Lulworth. Il n'est pas question que vous quittiez les lieux sans que le médecin ait donné son autorisation. Je crois pouvoir dire que votre mère appréciera son séjour ici, malgré l'absence de salle de bains. Voyez-vous, je ne peut être pas prince mais le neuvième duc de Wareham.
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