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Marie de Prémonville (Traducteur)
ISBN : 2843375428
Éditeur : Anne Carrière (19/08/2009)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 212 notes)
Résumé :
Wisconsin, automne 1907.

Sur un quai de gare, Ralph Truitt, magnat local craint et respecté, attend un train en retard alors que s’annonce une tempête de neige. Ce train renferme son dernier espoir, une promesse de bonheur et d’harmonie retrouvée. Ralph Truitt a placé plusieurs mois auparavant une annonce dans un journal de Chicago, dans laquelle il a écrit qu’il était à la recherche d’une femme fiable, ayant renoncé aux illusions romantiques, mais sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  04 septembre 2015
Première précision, Robert Goolrick est un de mes auteurs préférés. J'étais donc impatiente de m'attaquer à ce roman après avoir adoré « Arrive un vagabond », et surtout « La chute des princes ».
Cette fois-ci, l'histoire se déroule dans le Wisconsin à la fin du XIXème siècle où un riche veuf attend sur un quai de gare enneigé celle qui a répondu à sa petite annonce en se décrivant comme « une femme simplet et honnête »
Mais Catherine Land n'est ni simple ni honnête. Avec ce projet de mariage arrangé, elle poursuit une vengeance implacable : tuer cet homme.
Une fois encore, l'auteur distille son intrigue par petites touches parfaites et imperceptibles décrivant aussi bien les émois des corps, les douceurs d'une peau, mais aussi la lourdeur des paysages de neige.
Cette nouvelle lecture de Robert Goolrick se solde à nouveau par un immense coup de coeur.
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latina
  06 juin 2016
« Ces choses-là arrivent ».
Des hommes qui deviennent fous, qui tuent leur femme.
Qui jettent leur enfant dans le puits.
Qui se tranchent la main.
Des hommes qui deviennent fous, alcooliques, violents.
Dingues de cette vie de pauvreté, d'hiver interminable, dans ce Wisconsin du début du 20e siècle.
Une femme soi-disant simple et honnête, répondant à la petite annonce d'un veuf de longue date, seul, triste, crevant de désir charnel et du besoin d'être aimé. Riche, aussi, et c'est important pour cette femme. La rencontre se déroule, l'alchimie prend.
Ces choses-là arrivent.
Mais la femme ne peut se défaire de son passé, lourd. Et à travers une rencontre, celle du fils supposé de l'homme, renoue avec ses turpitudes.
Ces choses-là arrivent.
Le drame est là, latent. La bienveillance, aussi.
Et l'ennui, pour moi.
L'inextricable embrouillamini des sentiments. L'improbable revirement. L'incroyable persistance de la haine. Tout cela me parait si compliqué, si peu vraisemblable, si emmêlé, parfois, avec l'apparition soudaine de personnages secondaires, suivi de leur disparition tout aussi soudaine.
Ces choses-là arrivent.
Je n'ai pas aimé. Ou si peu...Le style de Goolrick sauve l'ensemble, et particulièrement ses dernières pages, sensibles, justes, poétiques. Terminons donc par une note positive, si l'on peut dire :
« C'était une histoire banale, où le froid pénétrait dans les os des êtres pour ne plus jamais les quitter, où les souvenirs s'enfonçaient dans leur coeur pour ne plus jamais le laisser en paix. C'était l'histoire de la douleur et de l'amertume qu'on endurait dans l'enfance, quand on était sans défense mais capable de reconnaitre le visage du mal, de secrets maudits qu'on ne pouvait raconter à personne, de la vie qu'on s'inventait contre sa douleur et la douleur des autres, impuissant à changer quoi que ce fût, l'histoire de la fin déjà écrite ».
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Allantvers
  11 septembre 2017
On rigole toujours quand on lit en quatrième de couverture une référence à Jane Eyre et les Hauts de Hurlevent pour qualifier le roman. Et pourtant il y a de ça, de la folie d'un Heathcliff à la douleur rentrée d'un Rochester, avec au centre une femme prise entre deux feux.
C'est une histoire complexe et très intense à laquelle l'auteur nous convie-là, sous le paysage âpre et rugueux d'un Wisconsin sous le froid glaçant de l'hiver : riche potentat local, esseulé depuis vingt ans, hanté depuis l'enfance par des démons sensuels, Ralph Truitt se décide à ‘refaire sa vie' et accepte la candidature de Catherine Land, sur la foi de la lettre qu'elle lui a envoyé en réponse à sa petite annonce et dans laquelle elle lui assure n'être rien d'autre qu'une femme simple et honnête. Mais dans cette histoire toutes les apparences sont trompeuses, rien n'est aussi simple qu'il y parait et chez chacun les fantômes du passé et les frustrations enfouies sont prêts à resurgir pour faire basculer les vérités de la lumière à l'ombre et de l'ombre à la lumière.
Je n'ai quasiment pas lâché ce récit hanté, étrangement haletant malgré le temps long qui s'y déploie, servi par une écriture incisive et ciselée, un peu pesante parfois – la plume de Goolrick se fera plus aérienne dans ses futures oeuvres.
De Robert Goolrick , un auteur que j'apprécie de plus en plus à mesure que je le lis, il ne me restait plus que ce premier roman à découvrir ; c'est heureux je crois de l'aborder après tous les autres, on apprécie plus pleinement la finesse de l'écrivain et on pardonne volontiers aux petits défauts de construction ou de vraisemblance de ce premier voyage dans la fiction : d'un des plus grands auteurs américains contemporains, j'aime tout !
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thedoc
  13 avril 2016
On a comparé « Une femme simple et honnête » de Robert Goolrick à l'excellent « Jane Eyre » et au sublime « Hauts de Hurlevent ». Tout de même… cela me paraissait très élogieux pour un premier roman. J'avais déjà par ailleurs ma petite impression sur l'auteur dont j'ai lu le récit familial autobiographique « Féroces » il y a quelques temps. Impression positive mais au thème très éloigné des deux oeuvres magistrales précédemment citées. Alors, par curiosité, je me suis lancée dans l'histoire de cette femme simple et honnête.
Avant elle, nous découvrons Ralph Truitt, la cinquantaine, homme influent et riche d'une petite ville du Wisconsin en 1907. Ralph Truitt est un homme puissant, il emploie la majorité des habitants de la ville dans son usine de fonderie. Il connaît tous ses employés, leur famille, leur mode de vie. de même, eux connaissent tout de sa vie tout le respectant et le craignant. Exigeant avec lui-même, il est aussi impitoyable avec ceux qui travaillent pour lui. Depuis vingt ans, Ralph Truitt vit seul, dans l'austérité et la solitude. A une époque, oui, il a une femme et des enfants. Mais la vie lui a repris. « Ces choses-là arrivent ». Mais cet après-midi-là, sur le quai de la gare, il attend un train qui doit lui apporter une nouvelle chance de terminer sa vie de manière plus douce. Il ne supporte plus la solitude, le fait de se coucher seul le soir dans son grand lit impeccable. Alors il a publié une annonce pour trouver une épouse fiable, qui répondrait à ses exigences pratiques. Cette femme dans le train qui tarde à arriver, c'est Catherine Land, qui s'est présentée sous les traits d'une femme simple et honnête. Pour Catherine, c'est le début d'une nouvelle vie, une nouvelle chance d'obtenir ce après quoi elle court depuis des années : l'amour et l'argent. le train arrive en gare, enfin. Ralph est prêt et Catherine aussi. Pourtant, rien n'est aussi simple qu'il n'y paraît. Surtout lorsqu'on dissimule la vérité.
C'est un récit totalement captivant que nous offre ici Robert Goolrick à travers le destin de trois personnages dont les vies vont s'entremêler sur la toile austère et envoûtante du Wisconsin de la fin du 19e siècle.
Ralph Truitt, Catherine Land et Antonio, les personnages principaux, sont décrits avec une analyse psychologique très fouillée. L'auteur ne nous raconte pas seulement leurs vies, il sonde leurs âmes : il nous fait partager leurs doutes et leurs craintes, leurs fêlures et leurs vices, et leur humanité finalement. D'ailleurs, certaines peurs obsessionnelles de Ralph Truitt ne sont pas sans rappeler celles de Robert Goolrick lui-même, dévoilées dans « Féroces ». Ralph Truitt, c'est beaucoup de lui et c'est sans doute par cette entremise que le personnage prend toute sa consistance.
L'attrait supplémentaire de ce roman est dans sa modernité. Nous retrouvons effectivement, comme dans « Jane Eyre » et les « Hauts de Hurlevent », une histoire d'amour, de passion, de haine, de vengeance et de rédemption, mais Robert Goolrick ajoute à cela une extrême sensualité, sans tabou... le désir charnel, le plaisir du sexe, est au centre de son roman. le sexe occupe une place primordiale dans la vie de chacun des trois personnages, de manière salutaire ou néfaste. Là encore, on retrouve un élément fondamental de la propre vie de l'auteur mais tout est raconté naturellement, sans tomber dans le voyeurisme et le nauséabond. C'est au contraire d'une écriture charnelle et délicate que Robert Goolrick nous décrit les émois du corps.
Enfin, le décor choisi à cette histoire, celui d'une petite ville du Wisconsin, perdue dans le froid glacial d'un hiver interminable, apporte une atmosphère envoûtante et sombre au récit. L'auteur décrit une Amérique pauvre, misérable, livrée à elle-même et à ses croyances religieuses. La ruralité en cette toute fin du 19e siècle recèle des âmes prêtes à basculer dans la folie à chaque instant sur fond d'un quotidien tranquille. Suicides, meurtres, dégénérescence, tout une multitude de malheurs est ainsi égrenée le soir par Ralph, lorsqu'il lit les nouvelles du journal à Catherine.
Sur fond d'un paysage hostile, c'est avant tout une belle histoire d'amour que Robert Goolrick nous raconte ici, celle d'âmes tourmentées qui finissent par se trouver, le tout dans une sensualité magnifique. J'ai tout simplement adoré ce livre.
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spleen
  04 février 2017
Rien de simple ni d'honnête dans ce nouveau roman de Robert Goolrick !
Car Ralph Truitt qui attend sur le quai de la gare d'une bourgade du Wisconsin, en cette fin du XIX siècle  celle qui devrait devenir sa seconde épouse, s'il est l'homme riche et puissant de la ville n'a ni la conscience tranquille ni des idées bien simples : perturbé par l' éducation rigide d'une mère très puritaine, il reste obsédé par le sexe . Par ailleurs, profondément meurtri par l'infidélité de sa première femme, par la mort de sa fille et le départ de son fils, il ne supporte plus la solitude qui a suivi ces événements .
Quant à celle qui arrive dans le wagon privé de Truitt, Catherine Land , elle s'est inventée une nouvelle vie, un passé malheureux et est déterminée à profiter rapidement de la fortune de cet homme  en le tuant grâce au poison qu'elle s'est procurée avant de partir .
Une histoire bâtie  d'emblée sur des mensonges de part et d'autre et encore, on est loin du compte ...
C'est bien là, où, à mon humble avis, le bât blesse car les situations deviennent vite  peu vraisemblables , seul le style de Goolrick  m'a maintenu au dessus de la tempête de neige qui a failli aussi ensevelir mon intérêt comme elle recouvre le paysage froid et austère de ce pays aux hivers sans fin .
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critiques presse (1)
Lexpress   01 juillet 2011
Ancien publicitaire américain, Robert Goolrick raconte très bien le rapprochement de ces deux êtres entraînés dans une passion qui les dépasse, magnifiée par une plume sensible et sensuelle.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   13 janvier 2018
Elle jeta un dernier regard au jardin.L'air s'était subitement refroidi,mais c'était déjà un froid de printemps un froid vespéral, sans aucune menace.Il faisait presque nuit. 《 Il est des choses qui attendent se dit-elle.Tout ne meurt pas.Vivre prend du temps.》Puis elle se dirigea vers la maison dorée et prit dans la sienne la main qu'il lui tendait.
Ces choses -là arrivent.
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nelly76nelly76   13 janvier 2018
Elle portait une jupe noire raide et une veste courte ,noire également.Elle avait choisi un chapeau à voilette.Bien qu'elle n'eût aucune raison de rechercher l'anonymat, elle voulait dresser un écran entre elle et l'homme qu'elle avait attendu si patiemment de voir.Prise en étau entre ses propres dėsirs et le besoin de Truitt de donner vie à un rêve qui ne pourrait jamais se réaliser à nouveau,quoi qu'il fît,elle ressentait une angoisse profonde et complexe.Avant l'arrivée de Fisk et de Malloy, elle commanda un verre de sherry ,qu'elle avala d'un trait,et elle sentit la chaleur et le calme inonder son corps.Elle fut parcourue d'un frisson presque érotique ,ce goût d'autrefois,cette onde de chaleur,et elle en voulut un autre ,un autre puis encore un autre.Au lieu de quoi,elle lava le verre et se rinça soigneusement la bouche Jusqu'à ce qu'il n'y eût plus aucune trace ,et elle attendit le coucher du soleil.
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nelly76nelly76   11 janvier 2018
Le froid était glacial,l'air électrique,chargé de tout ce qui allait advenir.Le monde se tint en arrêt, à quatre heures pile.Rien ne bougeait,nulle part ,pas un corps pas un oiseau;une seconde durant,il n'y eu plus que le silence et l'immobilité. Des silhouettes gelées sur la terre gelée, hommes ,femmes et enfants.
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AllantversAllantvers   10 septembre 2017
Elle réfléchissait à son jardin. Elle pensait à sa vie comme une courtepointe bigarrée, faite de chutes de tissus disparates cousues tant bien que al entre elles; l'expérience, le savoir, la clairvoyance. Rien de tout cela n'avait de sens pour elle.
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FleurCannibaleFleurCannibale   30 mai 2010
Et il aimait sa femme. Elle était l'araignée splendide, fatale et insinuante qu'il avait attendu toute sa vie. Elle était l'ultime poignard planté dans son coeur. Il lui ouvrait sa chemise avec plaisir.
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Videos de Robert Goolrick (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Goolrick
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