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EAN : 9782130816645
92 pages
Éditeur : Presses Universitaires de France (03/04/2019)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Pour André Gorz, défense du « monde vécu » et défense du « milieu naturel » sont les deux faces d’une même résistance. Il inscrit la question écologique dans le cadre plus vaste de la domination des « systèmes » (marché capitaliste et administration étatique) sur le « monde vécu ». Tandis que le capital, à l’accroissement illimité, menace la nature qu’il pille autant que la société qu’il manipule, l’autogestion est une autolimitation, selon le « principe de suffisan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
nath45
  28 avril 2019
Petit essai d'André Gorz sur l'écologie politique entre expertocratie et autolimitation, texte publié en 1992 dans le dossier de la revue Actuel Marx.
Ne pas avoir peur de ces mots, cet article est d'une grande compréhension et accessible à tous, pour ma part c'est la première fois que je lis ce philosophe, et j'ai beaucoup apprécié ces propos.
Gorz pose « une question brûlante d'actualité : quelle signification souhaitons-nous véritablement donner aux bouleversements environnementaux auxquels nous nous confrontons et avec quelle radicalité sommes-nous prêts à modifier notre trajectoire civilisationnelle ? »
L'introduction et les commentaires par Christophe Gilliand m'ont éclairés sur les orientations philosophiques et les fondamentaux de l'auteur en mettant en lumière les modèles gorziens d'écologie politique : « son rapport à la nature (Gorz à penser la nature et la société séparément, spatialement, mais aussi temporellement selon l'analyse de Catherine Larrére) sa dimension phénoménologique et existentialiste (sa notion de « monde vécu » est à mi-chemin entre la « culture du quotidien » et « la société civile ». Elle a pour caractéristique de faire pont entre une dimension physique, sensible, intime de la vie quotidienne, et un aspect politique social mais aussi économique de celle-ci nous explique Alice Syenberg) sa conception du politique ( il souhaite que nos choix de sociétés émanent exclusivement de la sphère de l'autonomie, c'est-à-dire d'un débat démocratique où chacun peut s'exprimer, à partir de son vécu et de ses
besoins »).
Cet article m'a donné envie d'aller plus loin dans mes recherches afin de mieux comprendre écologie scientifique et écologie politique, je pense lire d'autres livres de Gorz surtout s'ils sont aussi accessibles que celui-ci.
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fbrenier
  03 février 2020
Un essai d'une extrême lucidité sur les ressorts du fonctionnement prédateur de l'humanité qui propose une définition théorique claire et utile de la notion de suffisance. A méditer et à partager
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
nath45nath45   28 avril 2019
En tant que science, l’écologie fait apparaître la civilisation dans son interaction avec l’écosystème terrestre, c’est-à-dire avec ce qui constitue la base naturelle, le contexte non (re)productible de l’activité humaine. À la différence des systèmes industriels, l’écosystème naturel possède une capacité autogénératrice et autoréorganisatrice qui, due à son extrême diversité et complexité, lui permet de s’autoreguler et d'évoluer dans le sens de complexité et de la diversité croissante. Cette capacité d’autorégénérations et d’autoréorganisation est endommagée par des techniques qui tendent à rationaliser et à dominer la nature, à la rendre prévisible et calculable. (Page 22)
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fbrenierfbrenier   19 avril 2020
Cette domination de la rationalité économique sur toutes les autres formes de rationalité est l'essence du capitalisme. Laissé à lui-même, il aboutirait à l'extinction de la vie et donc de lui-même. S'il doit avoir un sens, ce ne peut être que de créer les conditions de sa propre suppression. Et par suppression du capitalisme il ne faut pas entendre la suppression de Ia gestion des entreprises de façon économiquement rationnelle c'est-à-dire en recherchant le rendement maximum par unité de capital fixe et circulant -, mais la relativisation, jusque dans la gestion et la création d'entreprises,
du critère de rendement maximal à la lumière de critères d'un autre ordre. Quand ces critères l'emportent dans les décisions publiques et les
conduites individuelles et assignent à la rationalité économique une place subalterne au service de fins non économiques, la société sera sortie du capitalisme et aura fondé une civilisation différente.
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Videos de André Gorz (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Gorz
"Andre Gorz" film by Marian Handwerker. part 1
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