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Critiques sur Astérix, tome 13 : Astérix et le chaudron (43)
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Nastasia-B
  03 novembre 2012
Étonnant, étonnant album que cet Astérix et le Chaudron. En effet, je me souviens, étant enfant, n'avoir point eu pour celui-ci un amour aussi vif que pour une kyrielle d'autres.
En le relisant, bien des années plus tard, en y réfléchissant, puis en le re-relisant et le relisant à nouveau, je me suis aperçue que la raison en est simple : cet opus ne s'adresse pas à des enfants.
Il est complexe, intriqué, satirique, caustique, désillusionné et truffé de second, voire de premier degrés totalement inaccessibles pour des bambins.
C'est un Goscinny mordant, qui a manifestement beaucoup de petits comptes à régler avec ceux-ci ou ceux-là, un Goscinny en rupture avec ses semblables (nous sommes en 1969, année de la séparation d'avec l'éditeur DUPUIS pour Lucky Luke et où les histoires de gros sous viennent polluer sa création).
Ainsi, Astérix se retrouve banni du village et tout le monde le lâche. Il ne peut compter que sur son ami le plus proche Obélix, tout comme lui ne pouvait compter que sur son fidèle Uderzo (un peu réducteur mais pas si loin de la vérité), quand la maison "Pilote" essuya quelques tempêtes.
On peut lire, au bas mot, dans cet épisode une critique du monde du business, une critique de la collaboration non assumée avec l'ennemi, une critique du monde du spectacle et de la création (surtout théâtrale) et une critique toujours assidue de l'administration. On y trouve également une parodie de film de malfrats (attaque de banque) ainsi que la mémorable mise en abîme pour laquelle je ne résiste pas au plaisir de vous servir ce petit extrait:

- Si on racontait nos aventures aux gens? Peut-être qu'ils nous paieraient pour les entendre?
- Je ne m'y connais pas en affaires, mais je peux te dire que ça, ça ne rapportera jamais d'argent!
- Pourtant on appellerait ça: "les aventures d'Obélix le gaulois" et...
- Ah, tais-toi...

Dans cet album, Astérix ne cesse de courir après de l'argent, l'argent d'un autre, dont il ne touchera rien mais qui peut causer sa perte. L'argent dont il se rend compte que c'est un métier que de le faire fleurir et qu'on ne s'improvise pas homme d'affaire. "L'argent n'a pas d'odeur", clin d'oeil à Vespasien que Goscinny place dans la bouche d'Obélix, mais s'il est vrai qu'il n'a pas d'odeur, peut-être a-t-il un goût : amer !
Lisez, découvrez, redécouvrez cet album surprenant, au scénario extrêmement bien ficelé, et que j'élève sans honte et sans retenue, à l'âge adulte, au rang des tout bons, mais tout ceci, bien sûr, est affaire de goût, ce n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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garrytopper9
  27 août 2014
Un tome assez spécial que ce numéro 13 qui aborde le problème de l'argent.

Spécial dans le sens que les grandes bagarres contre les ennemis habituels sont surtout au début (un camp romain, et contre les pirates qui cette fois sont à terre), et à la fin.

Spécial car pour la première fois nos héros se retrouvent dans un monde qu'ils ne connaissent pas : l'argent.

L'album est bourré de scènes drôles, dont ma préférée est celle du théâtre ("ils sont fous ces romains"). Il est amusant de voir nos héros essayer plein de métiers pour remplir leur chaudron (« Les beaux, les beaux, les beaux sangliers »).

Cependant, malgré ses qualités, cet album n'emporte pas ma préférence, car on sent bien que Goscinny a du mal a se renouveler lorsqu'il n'est plus dans le style habituel des aventures et des bagarres classiques.

Un bonne prise de risque, mais ça reste quand même un ton en dessous.
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jamiK
  12 novembre 2017
Orgies ! Orgies ! Nous voulons des orgies !

Enfant, cet album m'a longtemps décontenancé, échappait même parfois aux séances de relecture de toute la série. Une album qui suit Astérix Légionnaire, le bouclier Arverne, Astérix aux Jeux Olympiques, autant dire, on est entré dans l'âge d'or de la série, René Goscinny et Albert Uderzo sont dans leur grande période.
Mais qu'a-t'il a de particulier, cet épisode. Astérix, jusqu'alors, toujours malin, infaillible, invincible s'avère un piètre homme d'affaire, venant d'Obélix, toujours axé sur la bouffe et la bagarre, on peut le comprendre, mais dans cet épisode, Astérix est un véritable loser pathétique.
Ensuite le rythme est différent des autres tomes, avec comme une coupure en chapitre, Astérix, vendeur de sanglier, Astérix aux concours de combat, Astérix et les jeux d'argent, Astérix cambrioleur de banque et Astérix fait du Théâtre.

"Orgies ! Orgies ! Nous voulons des orgies !"

J'ai aujourd'hui pour cet épisode, auquel je n'y comprenait rien enfant, une admiration sans faille. Déjà, enfant, le mot orgies ???
C'est du génie, une critique de la modernité provocatrice de la culture des années 70, hilarante et subtile, pas un phylactère qui ne soit pertinent et drôle, avec Laurent Terzieff dans le rôle d'Eleonoradus, clins d'oeils, ironie, causticité, tout le talent de Goscinny condensé en 5 pages, alors, c'est sûr, adulte on apprécie plus. Cette avenutre sans doute était destiné à un public plus âgé. Et dans une époque où celui qui fait des affaires a plus d'aura que celui qui se fait rouler, cette BD est une étincelle de fraîcheur. "Ce que je n'ai toujours pas compris, c'est pourquoi on a mis de l'argent à la place de la soupe dans ce chaudron !" Comme tu as raison, Obélix, ça n'a pas de sens !
En conclusion je reprendrais ces mots :

"Orgies ! Orgies ! Nous voulons des orgies !"
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HORUSFONCK
  06 novembre 2017
Asterix et Obélix courent après l' argent!
Astérix s'est fait faucher un chaudron plein de sesterces, dont il avait la garde!
Un des opus les plus malins de la série, qui met nos deux guerriers gaulois dans une situation de bannissement pour cause de dette d'honneur!
Et comment se faire beaucoup de sous, lorsqu' on a plus l'habitude de rosser les romains que de faire des affaires?
L' errance d' Astérix et Obélix dans leur bannissement (qui est surtout celui d'Asterix), est aussi drôle qu'instructive dans les méthodes maladroites des deux guerriers pour recouvrer les fonds disparus (pas simple, voire très compliqué même avec de la potion magique!)
Le hasard, qui fait bien les chose en bande dessinée, permettra à Astérix de retrouver les sesterces, son honneur et (cerise sur le gâteau) le voleur de sesterces!
Et ne dites plus jamais: "ce ne sont pas mes oignons" (qui sentent bon)
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Vexiana
  09 septembre 2018
Un excellent tome des aventures de notre fier Gaulois mais qui dénote un peu dans son propos comparativement aux tomes "traditionnel" du fameux irréductible.
Ici, il est question d'argent, de théâtre, de prix de marché, d'impôts et de jeux d'argent, bref, nous sommes assez loin des traditionnelles batailles à 1 contre 100.
Asterix y parait parfois faible et triste...mais pas d'inquiétude, tout se termine tout de même par un banquet.
Je suis toujours admirative en relisant les BD scénarisées par Goscinny. Quel talent, quel oeil critique et subtil il avait son ses contemporains! Et si certaines BD des années 70 ont mal vieilli, les siennes restent d'une fraicheur admirable, même si on passe à côté de certaines références oubliées.
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Crazynath
  02 février 2015
Astérix et le chaudron .....Cette histoire de sesterces volés qui sentent la soupe à l'oignon me fait rire à chaque lecture...Ici, l'histoire est toute simple : Astérix s'est fait voler le contenu d'un chaudron dont il avait la garde. Il doit maintenant le remplir pour retrouver son honneur et pouvoir retourner dans leur village, ce qui n'est pas si évident que ça, même avec l'aide de son fidèle compagnon Obélix..
Pas de grand voyage cette fois ci, ils écument juste la région, et ils font suffisamment de vagues en poursuivant leur objectif...
A noter, page 30, la vignette du bas qui parmi les spectateurs, comporte une caricature des deux auteurs...
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odin062
  26 novembre 2014
"Asterix et le chaudron" est surement l'album le plus "pour adulte" des albums d'Asterix. En effet, il y a la lecture qu'on en fait la première fois, dans notre jeunesse, puis la relecture quand on devient adulte.

Tout comme dans la Zizanie, le village est divisé sauf que cette fois ci, c'est l'argent qui est au coeur du problème. Un beau reflet de notre société actuelle ou la plupart des conflits repose sur les richesses et les pauvretés.

Quand on parle d'argent, il y a forcément les impôts, les taxes et les auteurs ne s'y sont pas ratés!

Etant jeune, ce n'était pas un album que j'appréciais particulièrement mais là je dois dire que j'ai adoré! C'est un album riche en situation, on ne s'ennuie pas une seconde et les références sont très bien choisies.

Un très bon album d'Asterix!
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Dionysos89
  04 mai 2012
Moins de jeux de mots, moins d'idées, Astérix et le Chaudron est loin d'être le meilleur cru du duo Goscinny-Uderzo. Voir Astérix et Obélix affronter la vraie vie en devant remplir un chaudron de sesterces, c'est non seulement un aveu cruel de manque d'inspiration, mais surtout le constat que, sortis de leur routine guerrière contre les Romains, nos héros ne sont ni drôles, ni efficaces : ils ne sont plus héroïques finalement. Les quelques anecdotes sur les marchés romains peuvent faire sourire, mais ont du mal à rattraper l'ensemble. Mieux vaut passer aux tomes suivants !
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Cer45Rt
  04 mai 2019
"Astérix et le Chaudron"... Mouais, pas le meilleur…
De toute évidence, dans cet album, Goscinny a voulu évoquer des sujets sérieux tels que l'argent qui obsède et qui dirige le monde.
Et si je suis le premier à convenir que la thématique n'est pas inintéressante, cet album a néanmoins un défaut central : l'humour, assez grotesque, loin de la finesse affichée par Goscinny dans d'autres albums.
Et si je dois convenir que l'album m'a arraché quelques pâles rictus, on est bien loin de ce dont Goscinny est capable…
Si l'on veut lire un album qui concilie les thématiques les plus sérieuses sur la nature humaine et un humour digne de son nom, mieux vaut regarder du côté de "La ZIzanie".
Bref, moyen…
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fannyvincent
  05 juin 2015
Par toutatis, c'est l'honneur d'Astérix et de son village qui sont en jeu ! Car c'est le contenu d'un chaudron placé sous la garde d'Astérix qui a disparu...et ce contenu, c'était des sesterces, beaucoup de sesterces ! Pour réparer cette tragique faute, Astérix, assisté d'Obélix, qui n'a pas voulu lâcher son copain dans ces moments difficiles, va multiplier les initiatives : le commerce, le pari, l'attaque d'une banque, tous les moyens sont bons pour remplir de nouveau ce chaudron ! Tout se finira, comme toujours, par un grand banquet : c'est donc que l'issue de cette aventure sera une nouvelle fois heureuse pour nos gaulois préférés. L'honneur est sauf !
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Moralélastix est un chef Gaulois d'un village située au sommet d'un falaise.

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