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EAN : 9782818501139
576 pages
Éditeur : Fayard (09/03/2011)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Pierre Goubert, professeur émérite à l’Université de Panthéon-Sorbonne est l’un des meilleurs spécialistes de l’Ancien régime.
Il notamment publié en Pluriel Louis XIV et vingt millions de Français, L’avènement du Roi-soleil et Initiation à l’histoire de la France.Mazarin (1602-1661) ne fut pas seulement l’inquiétant arriviste à l’accent italien qui profita de la Régence d’Anne d’Autriche durant l’enfance de Louis XIV que nous a légué une certaine légende, ni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
BazaR
  15 mars 2020
Je ressors très mitigé de cet ouvrage.
Pierre Goubert raconte l'histoire avec style et verve. Cependant si ce style m'a parfois fait sourire, il m'a aussi souvent agacé. On sent l'homme qui ne résiste pas à une bonne petite polémique. On le sent retenir ses mots comme Ben Hur retenait ses chevaux avant la course, mais la soupape de sécurité est ouverte et relâche souvent des propos où transparaissent souvent le mépris pour certains confrères du passé (soyons honnêtes, l'admiration pour d'autres aussi). Les saillis sont parfois amusantes, parfois à la limite de l'insulte.
L'auteur ne traite pas ses sujets historiques avec plus de doigté. Il balance souvent son opinion sur untel ou untel, sans prendre de gants : il traite le duc de Savoie de sot, Cinq-Mars de bellâtre étourneau, Gaston d'Orléans de tête légère et Louis XIV de roi à l'autorité méprisante. Je vous l'ai dit, c'est épicé et évocateur et peut-être pris avec sourire ou agacement, un peu comme Charlie Hebdo.
Pierre Goubert use et abuse de certaines techniques d'écriture, comme les parenthèses au sein d'un paragraphe descriptif de l'Histoire où il glisse son sentiment et surtout l'habitude de poser des questions qui n'en sont pas et sont seulement là pour affirmer, encore, sa position. Un exemple : « Il arriva pourtant qu'on me proposa une biographie de Mazarin : suggestion d'abord mal reçue, faut-il m'en excuser ? ». Il abuse aussi de certaines expressions comme « Par surcroît ».
Je ne doute cependant pas que ce style a des chances de plaire à d'autres.
Sur le fond, il est clair que l'auteur est un historien compétent et consciencieux. La biographie de Mazarin sert en fait de tête de rayon pour une description par le menu de la France du milieu du 17ème siècle, depuis le petit peuple de paysans et d'artisans à la haute noblesse en passant par les bourgeois et les financiers. J'ai appris beaucoup de choses comme, par exemple, le fait que Mazarin n'était pas prêtre, bien que Cardinal (je ne savais pas cela possible), son rôle dans la diplomatie internationale (la paix de Westphalie, mais aussi les conflits de la Baltique). J'ai aussi bien apprécié les descriptions sans concession des différentes Fronde et du rôle joué par Condé.
D'une manière générale, le portrait du cardinal-ministre est plutôt positif. Sa ruse, son calme, sa capacité à faire « jouer le temps » sans s'affoler, même et surtout dans ses pires moments, génèrent effectivement l'admiration. Sa capacité à accumuler les richesses pour lui et sa famille un peu moins, mais en ceci il ne diffère ni de ses prédécesseurs (Concini, Richelieu) ni de ses successeurs (Colbert).
En sus – selon Pierre Goubert qui ne clame pas ceci sans références – la soi-disant romance entre Mazarin et Anne d'Autriche, mère de Louis XIV, n'est que billevesées.
Malheureusement, l'essai se perd souvent dans les descriptions chiffrées des anonymes, des finances, des impôts, des prêts… tout cela joue un rôle crucial dans les raisons des Frondes mais je les ai trouvées profondément ennuyeuses à lire. le pompon étant touché lors de la longue litanie décrivant les avoirs que Mazarin laisse en héritage.
Dans la longue série de biographies des gouvernants de France que j'ai entamée il y a bien longtemps, celle-ci ne restera pas dans ma mémoire comme excellente, mais constitue une référence sur laquelle revenir quand on cherche des informations pointues. Mazarin ne pouvait pas être oublié. Je suppose que le Louis XIV de Jean-Christian Petitfils reviendra en creux sur le Cardinal et j'espère l'apprécier un peu plus alors.
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fabricel
  13 février 2013
Homme d'Etat, retors et rusé, Mazarin, intrigant, nous est décrit avec brio par Pierre Goubert.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   29 février 2020
N'empêche que ce fut sous les traits d'un cavalier séduisant et fringant que cet homme jeune parut d'abord : cheveux longs, bouclés et flottants, œil noir velouté, moustache et barbiche légères et élégantes, bottes, épée, pourpoint, rubans et dentelles... C'est ainsi que Mazarin se présenta à Richelieu, à Louis XIII, à la Cour, aux ministres, puisqu'il ne devait revêtir l'habit ecclésiastique - sans enthousiasme sans doute - qu'en mars 1633, après sa seconde mission en France.
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BazaRBazaR   03 mars 2020
Les plus ardents (chrétiens fervents) se rassemblaient dans un organisme presque secret, la Compagnie du Saint-Sacrement créée en 1627 par le duc de Ventadour. Elle avait essaimé dans une cinquantaine de villes. Elle pratiquait la charité et le rachat aux Barbaresques des captifs chrétiens. Elle assurait aussi la surveillance des mœurs, de la vertu qui se voit, des "nudités de gorge", des hardiesses des "prétendus réformés" et dénonçait les Juifs qui se regroupaient, les compagnons de métiers qui s'entraidaient et surtout les "libertins" qu'elle cherchait à écarter des "allées du pouvoir" pour y introduire avec une force presque incoercible ses membres ou leurs affidés. Elle était en quelque sorte l'âme du "parti dévot" omniprésent.
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BazaRBazaR   01 mars 2020
Il n'empêche qu'un cardinalat comme celui qu'obtint Mazarin peut paraître étrange à des esprits de la fin du XXe siècle. Un cardinal qui ne fut jamais prêtre et ne reçut même aucun des ordres mineurs ; mais il suffit de savoir que des princes de Savoie, des Colonna, un Barberini et même un Casimir polonais se trouvèrent dans la même situation.
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BazaRBazaR   11 mars 2020
On ne peut dorénavant et moins que jamais soutenir qu'il s'agit ici, pas plus qu'auparavant, de "Fronde parlementaire", mais bien d'un complexe mouvement de rébellion et révolte qui regroupe l'aristocratie de l'épée et de la robe, des officiers roturiers et de bons bourgeois de boutiquiers et de la basoche, une partie du petit peuple et même du clergé : à sa tête, Gondi son chef parisien, ambitieux sans limite et agent du pape et donc de l'Espagne. Bref, ces agitations virulentes se ramenaient à une haine commune - Mazarin -, et à des ambitions et des appétits provisoirement concordants.
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BazaRBazaR   14 mars 2020
Très digne, la reine montra le jeune roi couché et feignant de dormir, et des centaines de Parisiens purent défiler, admiratifs, devant la couche du jeune monarque, qui se souviendrait toujours de cette insupportable humiliation. Il était néanmoins prisonnier.
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