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EAN : 9782715248038
448 pages
Éditeur : Le Mercure de France (07/06/2018)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 36 notes)
Résumé :
L’Herbe de grâce. ancienne maison-Dieu, auberge de pèlerins au Moyen Age, recèle encore dans ses vieux murs une mystérieuse influence.
Une famille désunie : Georges, Nadine Eliott et leurs cinq enfants. Nadine a aimé, aime encore David, son séduisant neveu.
Un peintre galant et sa fille, Sally, éprise de David. Un couple d'artistes déchus, Malony et Annie-Laurie. dont un drame secret a bouleversé la vie.
A l'Auberge du pèlerin, la vie commune ne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  01 août 2018
Voici une oeuvre lyrique , poétique, subtile où l'on fait la connaissance d'une famille , les Eliot , dans une vieille maison du fond de l'Angleterre, écrite par la célèbre "Elizabeth Goudge "que ma grand - mère m'avait fait connaître , il y a longtemps avec "Au pays du Dauphin vert ", son ouvrage le plus connu , je crois .
La famille Eliot , où la douce grand- mère.......Lucilla dirige et mène à la baguette fils et belles - filles ....un vrai chef de clan, qui , entre autres intrigues , manoeuvre pour obliger son fils George , à habiter près d'elle, dans une très vieille auberge qui accueillait autrefois des pèlerins.
George général , bon soldat , homme de coeur , maladroit, ne sachant nullement exprimer ses sentiments , père de cinq enfants , mal aimé de son épouse l'éblouissante Nadine, éprise de son neveu , David , comédien connu, sa jeune tante par alliance , vous suivez ? Non, C'est une famille un peu compliquée , à vrai dire ...
La timide Sally, fìlle d'un peintre connu vient s'installer dans l'auberge du pèlerin que Nadine et George viennent d'acheter , Lucilla tentera de la marier avec David , son petit - fils préféré........
Saura t-elle s'imposer face à la trop parfaite Nadine ?
Je n'en dirai pas plus sinon à embrouiller les lecteurs........
En fait c'est la maison qui va séduire Nadine, et nous avec elle , et devenir l'ensorcelant personnage principal de cette histoire romanesque, jusqu' à en devenir le coeur .
Un beau livre d'une romancière anglaise oubliée aujourd'hui E. Goudge ( 1900_ 1984 ) , à lire pendant les vacances . ...
Il nous délivre un éloge du renoncement, une idée du bonheur émouvante , apaisante , une chaleur humaine , la beauté des paysages et des intérieurs décrits merveilleusement , sans aucune mièvrerie .......à l'aide d'une plume fluide, douce , étonnante de lyrisme et de poésie !
" Cette auberge était une maison ancienne, assez vaste,.........Elle ressemblait à une robuste forteresse , accueillante et profondément vivante , avec une lourde porte en chêne .......
En la découvrant aucun des membres de la famille n'osait bouger : cette demeure les avait ensorcelés .......C'était trop beau pour être vrai , comme une vision qui menace de s'évanouir au moindre mouvement ........"
Une parenthèse d'été ........450 pages ......
Traduit de l'anglais par Yvonne Girault chez Mercure de France .
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Commenter  J’apprécie          464
Aline1102
  28 décembre 2016
Même si j'ai apprécié cette lecture et la grande douceur de la plume d'Elizabeth Goudge, j'avoue que j'ai préféré le jardin de Belmaray.
Avec L'Auberge du Pèlerin, on se retrouve plus dans la romance pure, puisqu'on est confronté à quelques intrigues amoureuses assez compliquées. Ainsi, Georges est marié à Nadine, laquelle a eu une aventure avec David, le neveu de Georges. de son côté, David est assez attiré par Sally, qui nourrit une passion aussi dévorante que discrète envers David... Vous suivez toujours ?
En ce qui me concerne, donc, les choses s'annonçaient assez mal : je veux bien lire des romances à condition qu'elles aient quelque chose en plus à offrir qu'une simple histoire d'amour un peu niaise. Et puis, seulement certains personnages me plaisaient (Sally et son père, Jonh, Hilaire et Georges) : les autres me paraissaient soit trop transparents, soit carrément antipathiques. Pour vous donner un exemple, j'ai détesté Lucilla, que l'auteure semble pourtant vouloir rendre sympathique aux lecteurs. Son image très matriarcale, de femme forte qui mène les Eliot au grand complet par le bout du nez m'a semblé totalement surfaite : pour moi, c'est juste une femme capricieuse qui souhaite que tout le monde lui obéisse.
Mais petit à petit, heureusement, la maison et ses alentours prennent de plus en plus d'importance, jusqu'à devenir des personnages à part entière. On s'éloigne alors des différents triangles amoureux des personnages, et même si leurs états d'âme sont toujours bien présents, c'est l'Auberge et son histoire qui prennent le dessus et qui sont plus exploitées par l'auteure.
Sans être un coup de coeur, L'Auberge du Pèlerin est donc devenue, au fil des chapitres, une lecture agréable et remplie de douceur. Et puis, le dernier chapitre parlait justement de la fête de Noël à L'Herbe de Grâce : il était donc très adapté à la saison !
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Edouard22
  04 novembre 2019
En lisant il y a quelque temps le Dit du Genji, paru au X° siècle, j'ai toujours été impressionné par le sens de la nature des Japonais et de cet auteur Murasaki Shikibu, et par le raffinement des mœurs de la cour à cette époque. N'allaient-ils pas, lorsqu'ils faisaient de la musique et de la danse, jusqu'à chercher à accorder leurs instruments avec le chant de cigales, ou avec le souffle du vent dans les arbres, et cela était rendu avec beaucoup de poésie.
Curieusement, en lisant cet ouvrage, je pensais souvent à Mary Webb, jetant ainsi un pont entre les siècles et les continents. Elle aussi a su montrer dans Sarn un sens aigu et extrêmement fin de la nature, et le faire partager de façon convaincante, et poétique, par le lecteur.
Eh bien elle a trouvé au moins une élève affichée avec Élisabeth Goudge (XX° siècle) : l'un des personnages de l'Auberge du Pèlerin possède les oeuvres complètes (et malheureusement pas très nombreuses) de Mary Webb. On trouve également dans cet ouvrage un sentiment très fort de la nature, très bien rendu également (mais il n'y a pas que cela).
C'est curieux d'ailleurs comment nombre d'auteurs anglais révèrent la forêt comme un lieu de ressourcement, un refuge, ou un paradis. Est-ce une trace de l'histoire du bon Robin des Bois, ou est parce que les animaux que l'on trouve dans la forêt sont vierges des vices des hommes, ou une combinaison de tout cela. À l'opposé, d'autres esprits voient la forêt comme un lieu de perdition, ou un lieu où les méchants se cachent et y ont des activités inavouables : cela ne me semble pas très anglais au vu de la littérature des XIX° et XX° siècles.
Bizarrement, en lisant Élisabeth Goudge, j'ai commencé à trouver qu'il y avait beaucoup d'eau de rose et de guimauve, même très bien faites et vers le tiers du livre j'ai envisagé d'abandonner, mais j'y revenais tout de même. Et petit à petit, par petites touches enchantées se mettait en place un crescendo de belles choses poétiques, touchantes, humoristiques souvent, le tout sur un fond de grande finesse psychologique et d'amour de la nature. le ton lyrique de l'ouvrage témoignait bien sûr d'une foi et d'une confiance en l'homme bien ancrés chez l'auteur. Mais c'est absolument irrésistible : à moins d'être blasé, cynique ou d'avoir un coeur dur, à la fin le lecteur ne peut qu'être, lui aussi, submergé par l‘émotion et le bonheur des personnages décrits de façon si chaleureuse et enthousiaste, et avec tant de talent par Élisabeth Goudge.
Vous l'avez compris, j'ai adoré ce livre et vous souhaite de rêver.
Bonne traduction de Yvonne GIRAULT
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anniethevenetfournel
  17 novembre 2018
Superbe roman de mon adolescence que je relis très régulièrement pour retrouver la famille Eliot , la grand mère Lucilla , tous les enfants de Ben aux turbulents jumeaux C'est pour moi le livre du renoncement de Nadine mais aussi l'apprentissage d'une autre vie dans les premières années de l'après guerre en Angleterre , ces années ou il a fallu pour beaucoup apprendre à vivre autrement , autre chose. Un livre intimiste et poétique ou la paix est apportée à la fois par l'art , la musique , la nature , la famille coûte que coûte . de belles valeurs qui étaient peut être celle de l'auteur , une grande dame dans la tradition des auteurs anglais .
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araucaria
  07 mai 2012
Superbe roman. Belle écriture. Histoire agréable, sans temps morts. J'ai beaucoup aimé ce texte délicieux et poétique.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   01 août 2018
"Les saules ressemblaient à des verges d'or, les feuilles de bouleaux étaient d'argent, les ronces paraissaient couvertes de joyaux, et les mousses et les lichens avaient des tons safran , corail et Jade . A leur gauche la rivière diffusait une lueur argentée, et sur leur tête le dessin des branchages sertissait sur le ciel des parcelles d'azur dont chacune contenait toute la splendeur du monde . "
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AuroraeLibriAuroraeLibri   26 juillet 2016
Ils redescendirent le talus et s'avancèrent plus loin dans le bois, dont le silence enchanté était pénétré par la rumeur de l'eau courante. Ils atteignirent bientôt un ruisseau qui courait vers le fleuve et où jouaient des reflets ambrés au soleil, brun rouge à l'ombre; il avait une saveur ferrugineuse, mais l'eau en était claire comme du cristal, et on pouvait apercevoir au fond tous les cailloux. Le ruisseau était large; il encerclait une île où croissaient des touffes de reines-des-prés et de myrtes, d'où jaillissait un buisson d'aubépines et de prunelliers.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   24 juillet 2016
Elle avait pris sur elle, autant qu'elle l'avait pu, la douleur du monde; car elle avait appris à prier. Pour la première fois de sa vie, la prière était devenue pour elle, non plus "l'occupation consciente de l'esprit, ou le son d'une voix suppliante", mais l'offrande, en sacrifice sans cesse renouvelé, de toute sa personnalité, dans chacune de ses pensées, de ses paroles ou de ses actions.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   30 juillet 2016
Elle se rappela que les vieux maîtres aimaient à représenter l'âme, dans leurs tableaux, sous la forme d'un petit enfant. Elle avait vu quelque part une toile, un Fra Angelico, lui semblait-il, représentant Dieu debout derrière un tombeau et portant dans Ses bras un petit enfant qui sourit. Ces vieux maîtres connaissaient leur affaire. Ils avaient eu l'audace d'exprimer l'indicible en termes humains, suivant l'exemple que Dieu lui-même nous a donné à Noel.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   30 juillet 2016
C'était un garçon raffinée, d'excellente éducation, assez supérieur par l'éducation et l'instruction (...). Mais c'était une nature impitoyable pour lui-même comme pour les autres : Malony reconnaissait que c'était là une partie de son charme. Il ressemblait à une épée : étincelant, délicat, splendide, mais les blessures qu'il faisait étaient sanglantes. Il avait un caractère volcanique.
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