AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782760411968
240 pages
Éditeur : Stanké (01/04/2017)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 74 notes)
Résumé :
« À la fin de ce récit, je vais me tuer. Et puis mourir. C'est ainsi. Toute bonne chose a une fin, mais moi aussi. »

Après les retentissants succès de La Bête à sa mère et La Bête et sa cage, David Goudreault conclut sa trilogie avec Abattre la bête ; des explosions d'amour et de violence pour une finale apocalyptique digne de ce nom.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  01 janvier 2019

Nous voici donc en 2019 et je souhaite UNE TRÈS BONNE ANNÉE à tout le monde !💕😍⭐️
De plus, en ce 1er janvier 2019, je publie ma 500ème critique : quelle coïncidence. J'aurais voulu calculer que je ne pense pas y être arrivée. le hasard en a voulu ainsi et cette fois on va « Abattre La Bête » de David Goudreault, le dernier tome de sa trilogie.
Si je n'ai pas publié mes chroniques dans l'ordre, mieux vaut commencer les lectures par le commencement : « La Bête à sa mère. »
Le narrateur, La Bête, débute cet ouvrage par ces mots : « A la fin de ce récit, je vais me tuer. Et puis mourir. C'est ainsi. Toute bonne chose a une fin, mais moi aussi... » Nous voilà donc prévenus et on repart dans le plus grand du suspense avec ses « pif, bam, boum… «  des « sacres » comme « tabernak, calvaire, crisse... », ce qui pimente bien. C'est bien documenté comme les autres récits.
Le désir du narrateur ici ? Après l'évasion, retrouver sa mère.
Son avocat, surnommé Juifstein, lui recommande de plaider l'aliénation mentale.
A noter qu'ici, on a réparé les dents de la Bête : « question de prononciation et de crédibilité » (p.22). Cela signifie qu'on ne va plus l'entendre « fiffler » comme auparavant puisque avec ses « palettes neuves » il peut parler normalement.
Le cri de la Bête ? « Maman, je t'aime ! », cette mère qui l'a abandonné tout petit – une mère qui se suicidait souvent.
Le héros va se retrouver à Montréal « dans la rue la plus effrayante du monde » (p.53), un ghetto. Il s'était échappé de l'enfer pour se retrouver à Sodome.
Dans cette fuite éperdue et cette recherche de la mère, il va passer encore par bien des événements, des rencontres comme celle de Maple (une dame qui travaille dans la rue), Bébette pour qui « il tombe en amour. »
Si parfois, avec les trilogies on parvient avec un peu de difficulté au dernier tome car on finit par se lasser, ce n'est pas le cas avec cette Bête grâce au talent de David Goudreault qui a su nous tenir en haleine, nous faire rire, avec des péripéties sans cesse. Un rythme soutenu tant au niveau psychologique que comportemental.
C'est un ouvrage vraiment intense avec non seulement sa grande violence mais aussi avec la sexualité débridée.
Si La Bête est cruelle, l'auteur nous la rend pathétique, il ajoute même du slam avec Grand Corps Malade et le dénouement nous laisse assez pantois. A découvrir !
J'ajoute seulement quelques lignes extraites des « Remerciements » : « Merci aux lecteurs dotés d'un esprit assez ouvert pour y faire entrer la Bête ; aux lectrices assez perspicaces pour savourer les deuxième et troisième degrés des sens. (…)
La Bête, mon frère, ma muse, mon inadmissible personnage, tu vas me manquer. Merci pour ces trois beaux délires. C'est documenté. »
Et moi je dis « Merci David pour ces aventures ! »
💕 ❤❤ ❤❤❤...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4212
bilodoh
  27 octobre 2017
Le troisième volet de cette histoire pour le moins scabreuse, la Bête poursuit son chemin de violence.

La Bête est enfermée dans un institut psychiatrique, mais pour faire une aventure, elle devra bien s'échapper un jour ou l'autre. Et un de ses premiers gestes de liberté sera de se faire tatouer une cible en plein front, rien de moins! Beau programme pour devenir une bête à abattre!

Dans le ton des romans précédents, ce sont les mêmes raisonnements tordus de la Bête qui cherche sa mère, s'adonne à une sexualité frénétique et n'éprouvre aucun remords pour le sort de ses victimes. C'est aussi le même humour déjanté avec des pointes de critique sociale lucide.

David Goudreault manie les mots avec une grande dextérité. Il faut dire qu'en plus d'écrire des romans, il excelle comme slameur. Il sait choisir le verbe percutant, créer des rythmes et imaginer des métaphores inattendues.

Une suite qui n'a rien perdu de sa vigueur!
Commenter  J’apprécie          290
adtraviata
  23 novembre 2020
Et voilà, David Goudreault met un point final à sa trilogie décalée, déjantée, et il s'impose comme une voix originale dans la littérature québécoise. Mon billet sera court car je n'ai pas grand-chose à dire de plus par rapport aux deux premiers de la série, La bête à sa mère et La bête et sa cage. Sauf que, cette fois-ci – et pourtant j'ai lu le tome 2 en février, il n'y a pas si longtemps – j'ai eu un peu de mal à me détendre, à retrouver le second degré (voire plus) qui est pourtant la marque de fabrique de David Goudreault. (Attention, si vous n'avez pas lu les autres, je spoile.) Après ses « débordements » en prison, la Bête (le narrateur) a été placée en hôpital psychiatrique et bien entendu, sa priorité est de s'évader, selon un plan particulièrement violent qu'il exécute à la perfection. Et son seul but dans la vie… évidemment, c'est de retrouver sa mère. Cette violence initiale va parcourir tout le roman, sous les yeux éberlués du lecteur (de la lectrice), et bien sûr, dès qu'on réussit à se mettre au second degré (au trente-sixième, carrément), on ne peut qu'admirer les références cinématographiques, Vol au-dessus d'un nid de coucous, par exemple, picturales (la Bête recrée L'origine du monde en découvrant le sexe de Maple), littéraires (il y a du Hemingway et du Yves Duteil – si, si). On ne peut que rire devant ce héros psychopathe et parfaitement benêt qui se « fond dans la masse » en se déguisant en punk, crête d'Iroquois rousse sur la tête et cible (!!!) tatouée sur le front. On ne peut que déguster la richesse et la variété de son style unique. J'imagine aussi que l'auteur met dans ce roman tout ce qu'il aime et tout ce qu'il veut dénoncer de Montréal et de son Québec.
Tout compte fait, il échappe à tout, notre narrateur – dont on découvre le prénom à la fin – quelle pirouette ! Et son final est carrément… christique. Bah oui, tant qu'à faire il mérite le meilleur.
Bravo, David Goudreault, bravo le Québec ! Et définitivement, j'adore l'expression québécoise « les bobettes » 😉
Une mention spéciale à Axel Pérez de León pour les illustrations de couverture de la série. Celles-ci sont reprises sur l'édition de poche française, chez 10/18 (et elles sont bien plus belles – à mon goût – que l'édition de Philippe Rey).
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
MichelRoberge
  07 janvier 2018
Résumé : Le drame familial d’un homme. Et des chats qui croisent sa route. / La prison brise les hommes, mais la cage excite les bêtes. / Des explosions d’amour et de violence pour une finale apocalyptique digne de ce nom.
Commentaires : Certains romans sont des coups de cœur. La trilogie de La bête de David Goudreault est un coup de poing dans le plexus solaire : naît-on déviant ou le devient-on par l’action ou l’inaction d’une société hypocrite ou corrompue à l’os ? Vous devinez déjà la réponse.
Quel personnage que cette bête abandonnée par sa mère à l’âge de sept ans, qu’on trimballe de familles d’accueil en familles d’accueil, rejeté par les services sociaux, et qui s’enfonce progressivement dans la criminalité en milieu carcéral. Affublé de tous les travers : accro à la porno, aux drogues, menteur, manipulateur, violent, raciste, sexiste, homophobe, agresseur… nommez-les. À la recherche de sa mère et d’une paix interne dans la lecture dans un univers noir. Et pourtant, un monstre en manque d’amour qui finit par devenir attachant, à qui on souhaiterait porter secours et pour lequel on se sent démuni.
Une fiction percutante et très réaliste qui se veut une critique sociale et une charge contre la déshumanisation du soutien des individus souffrant de troubles de personnalité ou qui aggravent leur sort en prison :
« Mon personnage est un prisme génial sur ce monde dur et violent. Avec son regard absolument tordu, il m’a permis d’avoir un point de vue plus cru et plus drôle sur la prison. Les lecteurs connaissent plus ou moins la réalité du milieu, où ça consomme à fond, où ça se fait battre et ça se viole à tour de bras, mais je n’aurais pas pu leur balancer tout ça au visage sans passer par son regard décalé. Mon style plonge profondément dans l’horreur, mais j’offre des respirations aux lecteurs avec des touches d’humour, des clins d’œil, des aphorismes et un rythme particulier. […] J’ai collaboré de près avec des agents correctionnels et d’ex-détenus. Ils m’ont dit que je faisais survenir beaucoup de choses en trois mois d’histoire, mais ils m’ont confirmé que ces événements pouvaient arriver sur un an. Il y a une quantité folle d’armes blanches, de drogues, d’agressions et de meurtres en prison. Quand on enferme des psychopathes et des criminels aguerris avec des agents qui manquent de formation et de moyens, c’est évident que ça va péter une fois de temps en temps. »
Avec toute une finale… « Le film de ma vie a défilé derrière mes paupières closes. Attendri, je me suis revu enfant, en train de m’amuser avec personne. Tous les logements, les centres d’accueil et les prisons où j’ai traîné mon anxiété défilaient, toutes les écoles où j’échouais, où j’ai échoué, repassaient sur la toile de ma biographie. Et les animaux que j’ai aimés, les femmes que j’ai touchées, les drogues qui m’ont consolé, les armes qui m’ont édifié, tous les détails de mon existence tournaient en boucle comme la bande-annonce d’un long métrage prometteur. »
Précipitez-vous chez votre libraire, vous ne le regretterez pas.
Ce que j’ai aimé : Tout ce qu’on peut lire entre les lignes. Le niveau de langage des différents personnages. Le style et l’humour de l’auteur qui allège jusqu’à un certain point la dureté impitoyable de la thématique.
Ce que j’ai moins aimé : -
Lien : https://avisdelecturepolarsr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
sweetie
  28 avril 2019
« La folie n'est pas une maladie mentale, c'est une marque d'intelligence. Moi, je suis fou raide. » La bête imaginée par David Goudreault clôt, avec ce dernier roman de la trilogie, son parcours chaotique et mégalomaniaque. Ça démarre sur les chapeaux de roue et ça se termine de la même façon. Toujours à la recherche de sa mère, la source originelle, notre «héros » n'a de cesse de s'inventer des chimères, nourries par sa toxicomanie et ses délires. David Goudreault déploie sa verve habituelle pour nous livrer la finalité de son personnage aux multiples facettes et nous dévoile enfin son nom dans les toutes dernières pages.
Il avait tout pour être honni mais, par la force des mots et de l'imaginaire foisonnant de l'auteur, on ne peut s'empêcher d'éprouver pour lui une certaine inclination...
Commenter  J’apprécie          80


critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   24 avril 2017
Dans ce troisième tome, il y a encore plus d’action.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   27 octobre 2017
La psychiatrie, c’est comme la prison, en plus désinfecté. On joue sur les termes pour mettre la main sur des subventions spécifiques, mais au fond c’est pareil. Le trou s’appelle « pièce consacrée à l’isolement », la cellule se nomme « notre chambre », les menottes s’appellent « médication » et la détention s’appelle « thérapie », mais faut pas se tromper, c’est la même violence psychologique, la pire : l’enfermement de l’homme par l’homme.

(p. 29)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
nadiouchkanadiouchka   04 janvier 2019
Rebelle jusque dans les moindres détails, j’ai fait redémarrer la voiture pour aller me stationner dans l’espace réservé aux handicapés, de biais à la porte d’entrée. Judicieuse initiative de ma part, l’agent de sécurité planqué à l’intérieur est venu me rejoindre dehors, il s’est penché à ma fenêtre. Bonjour, monsieur, vous avez rendez-vous ? Dégainant mon Sig Sauer et mon sens de la répartie du même élan, je lui ai répondu : Oui, j’ai rendez-vous avec mon destin !
P.196
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
nadiouchkanadiouchka   17 mars 2019
Rebelle jusque dans les moindres détails, j’ai fait redémarrer la voiture pour aller me stationner dans l’espace réservé aux handicapés, de biais à la porte d’entrée. Judicieuse initiative de ma part, l’agent de sécurité planqué à l’intérieur est venu me rejoindre dehors, il s’est penché à ma fenêtre. Bonjour, monsieur, vous avez rendez-vous ? Dégainant mon Sig Sauer et mon sens de la répartie du même élan, je lui ai répondu : Oui, j’ai rendez-vous avec mon destin !
P.196
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
bilodohbilodoh   11 octobre 2017
Il est recommandé de voler les pauvres : ils ont moins d’armes, d’alarmes et de ressources. Dans la vie comme au tribunal, s’attaquer aux pauvres garantit une certaine impunité.

(p. 185)
Commenter  J’apprécie          180
nadiouchkanadiouchka   01 janvier 2019
La pondération

On the road, il faut en revenir, Kérouac n’avait même pas de char. Anyway, comme il dirait dans son mauvais français, la fuite, même romancée, c’est moins romantique qu’un roman. (…) La liberté, c’est déstructurant.
P.85
Commenter  J’apprécie          140

Videos de David Goudreault (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Goudreault
Parfois, se retrouver implique de partir, de suspendre la course des jours et de s'offrir un nouvel angle de vue sur ce qui nous pèse. Ce mouvement nécessaire est au coeur du travail David Goudreault, Hélène Dorion et Valérie Garrel, qui participent à cette table ronde animée par Tristan Malavoy.
#SLM2020 #àlivreouvert #ouvertaumonde
autres livres classés : psychopatheVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Littérature québécoise

Quel est le titre du premier roman canadien-français?

Les anciens canadiens
La terre paternelle
Les rapaillages
L'influence d'un livre
Maria Chapdelaine

18 questions
165 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature québécoise , québec , québécoisCréer un quiz sur ce livre

.. ..