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ISBN : 2226319328
Éditeur : Albin Michel (30/09/2015)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Dans un modeste ermitage au coeur du désert égyptien, Nathan, un vieux Copte, attend la mort avec sérénité. Et c'est la vie frappe à sa porte : venus de Bagdad, d'Ispahan, de Constantinople, de Jérusalem, des visiteurs font halte chez lui, en attendant de poursuivre leur chemin à bord d'une caravane partie, elle, de Samarcande. Mais, tel un mirage, la caravane n'arrive pas... Durant dix jours, Adour, l'ancien joueur de luth arménien, Hilarion, le moine-soldat grec, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
JeanPierreV
  12 mars 2016
Un petit coté "Mille et une nuit" dans ce roman...Arrivant de différentes villes, des voyageurs sont accueillis dans un ermitage du désert égyptien occupé par un vieil homme seul, Nathan... Il est là depuis bien longtemps, ...Il est ravitaillé par un âne, qui part régulièrement seul vers la ville et en revient chargé de provisions......un petit côté magique et mystérieux.
Tous, venus d'horizons et de villes diverses sont là pour attendre une caravane qui leur permettra de rejoindre la civilisation et la vie. Il y a là un moine grec Hilarion, Zahra une femme enceinte, Madjid qui a fait partie d'une caravane attaquée, Adour musicien d'Erevan (luthier), un turc aveugle Kabir qui cache un poignard dans sa manche, un chamelier....
Nathan meurt dès le deuxième jour et les laisse seul dans sa modeste demeure...Il dormira pour l'éternité, comme tous ceux qui l'ont précédé, dans le sable à coté de l'ermitage. Avant de parti, il a confié à Madjid la responsabilité de sa modeste demeure et par là même celle de guider les voyageurs au sein du désert, en allumant tous les soirs une lanterne à sa fenêtre...
Les voyageurs découvrent dans sa correspondance qu'une mystérieuse femme, Fahima, amoureuse du vieil homme le ravitaillait régulièrement depuis la ville...Qui est elle?
Seuls entre eux, ils apprennent à se connaître, racontent tour à tour leur vie....
Tour à tour, ils vont raconter leur vie, et chaque jour, un ou plusieurs contes...des contes orientaux dans lesquels se mêlent, princes et mendiants, guerriers et femmes faciles, hommes et enfants, amour et haine, batailles, mort et religion, surnaturel et sagesse philosophique...
On retrouve là, le coté mystérieux de l'Orient, toute la sagesse de l'auteur, tout son talent de conteur, toute sa connaissance des contes du monde et toute la poésie de son écriture.
Ces veillées de contes nous apprennent que tous ne sont pas là par hasard, certains se connaissent depuis bien longtemps et sont là pour assouvir une vengeance....
Dévorez-le ou passez dix soirées de voyage dans la fraîcheur du désert égyptien, dix soirées de rêve et de dépaysement, de sagesse et de plaisir

Lien : http://mesbelleslectures.com..
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anne_le_bruit_des_vagues
  09 mars 2016
C'est terrible quand ces choses là arrivent. On ne sait plus comment ni pourquoi : comment on a déniché un tel texte et pourquoi il nous touche à ce point.
S'agit-il d'un roman ? D'un conte ? D'un essai philosophique ? Qu'importe...
Ce texte d'une incroyable poésie (qui m'a d'emblée embarquée dans l'univers de "L'Alchimiste", de Paulo Cohelo) est une porte ouverte à la réflexion sur la juste place de l'homme sur cette terre. Ses errances, ses questionnements, ses attentes. Il nous embarque dans sa recherche de vérité et d'amour. Sa quête du Grand Vrai. Existe-t-il ? Pour lequel d'entre nous ? Tous ?
Pourquoi non ?
Pourquoi sourire ? Ne me dites pas que vous n'y avez jamais réfléchi ? Ne me dites pas que vous ne vous sentez pas concerné par ces réflexions que certains oseraient même, sans doute, nommer "niaiseries" ?
Ce livre, pourtant, fait un bien fou.
Il réajuste la respiration et le souffle, il repose l'esprit et donne foi en l'humain.
En l'humanité, donc.
Je veux dire en toi.
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virginie-musarde
  16 octobre 2015
J'aime quand un roman m'emmène loin, me charme, me fait rêver, quand le talent de l'auteur sublime une histoire..Henri Gougaud est un conteur magique qui prend le lecteur dans ses filets, lui offre une place de choix au milieu de ces nomades arrivés presque par hasard dans la cabane du vieux copte, veilleur de lumière. Défilent les histoires de chacun, délivrées au coin du feu à mesure que les jours passent dans l'attente d'une hypothétique caravane. Elles alternent avec des contes populaires qui ponctuent l'histoire de ces errants, jamais anodines, toujours comme une leçon de vie aimable.
Les voyageurs de l'aube est un roman-fable qu'il faudrait prendre le temps de lire à haute voix pour faire rebondir chaque mot, le faire glisser dans l'air. C'est surtout une leçon de bonheur, de simplicité, de foi en l'homme, d'espérance. C'est un hymne à l'amour, d'une poésie immense, qui ne connait pas les limites de la religion,quand la solitude du désert réunit les hommes, princes ou mendiants.
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chriskorchi
  15 janvier 2016
Un livre positif, qui fait du bien et qui véhicule des valeurs importantes, essentielles pour bien vivre ensemble. Une fresque orientale où une galerie de portraits tous différents mais tellement semblables au fond. Un régal pour les sens, pour l'imagination , j'ai adoré cette lecture. Et quelle bonne idée de mettre des contes au milieu de la trame narrative. J'ai aimé tout les personnages, les paysages, les ambiances, quel beau voyage j'ai fais grâce à la plume poétique d'Henri Gougaud, dont les talents de conteurs sont indéniables.
Un mélange entre fable, roman et conte philosophique dont je me suis délectée, dont j'ai savouré chaque mot. Il est question ici d'espoir, de tolérance, de partage, d'amitié, d'amour, de foi, de vie , du temps, de la vie humaine dans ce quelle a de plus beau et de plus violent aussi.
Un beau voyage donc qui laisse des traces même des mois après l'avoir lu.
VERDICT
Un très beau roman qui est agréable et mérite d'être connu, lu et relu.
Lien : https://revezlivres.wordpres..
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Etoilesonore
  13 janvier 2016
Comment classer ce livre?... Est-ce un roman? Oui en quelque sorte, puisqu'il y a bien une trame narrative, des personnages que l'on retrouve tout au long de l'ouvrage et qui évolue. Est-ce un recueil de conte? Oui également car il en est émaillé. Des contes à vivre, des histoires qui permettent de déplacer le lecteur et les protagonistes du roman.
Et puis il y a la langue maniée avec brio, avec panache. C'est simple, cela donne une impression jubilatoire... et on en redemande!
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
anne_le_bruit_des_vaguesanne_le_bruit_des_vagues   09 mars 2016
"C'était un jour de plein été dans le grand jardin buissonneux de mon grand-père menuisier et chanteur d'épopées anciennes. Nous étions cinq ou six enfants à nous tirailler la chemise, à lancer des cailloux précis aux nids de pies. Connaissez-vous le jeu où l'un va se cacher, où les autres partout le cherchent ? C'était moi, ce jour-là, que l'on devait trouver. J'avais repéré un abri dans le tronc moisi d'un vieux chêne. Je m'y fourrai dedans, jubilant, presque sûr qu'aucun n'aurait l'idée de venir farfouiller dans ce sombre manteau d'écorce. J'attendis, l'oreille aux aguets, un long moment, tout frémissant, joyeux d'abord comme un filou, puis perplexe, puis déconfit. Personne alentour, plus un diable. Je sortis de mon creux de bois. Où étaient-ils tous ? Envolés ! Ils avaient remué ça et là les buissons et battu l'herbe autour des arbres. Ils ne m'avaient pas déniché. Alors ils s'en étaient allés à des plaisirs plus ordinaires. Je les vis au bord de l'étang qui s'aspergeaient, piaillaient, riaient. Je me sentis soudain si seul qu'un sanglot me monta aux yeux. Je courus, tout désemparé, chercher refuge à l'atelier où mon grand-père travaillait. C'était un homme au cœur sensible. Sa voix quelquefois se brisait quand il me chantait des poèmes. Il me serra sur sa poitrine qui sentait si bon le bois neuf. Je lui comptai ma pauvre histoire. Il m'écouta, sécha mes larmes puis me dit, triste lui aussi : "Mon petit, tu sais maintenant ce que ressent Dieu chez les hommes". Vous êtes vraiment, tous les deux, aussi parents que des jumeaux. Lui aussi a voulu jouer. Il a trouvé je ne sais où une magnifique cachette. On le cherche, de-ci de-là, on l'espère, puis on l'oublie, chacun retourne à ses paresses, à ses jeux de bric et de broc, et lui reste plus seul que toi qui as au moins un vieux grand-père pour te rafistoler le cœur."
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sagesse66sagesse66   29 avril 2019
Quand vient un monstre sur ta route ou quand tu imagines sombre un temps pas encore accouché, ce n’est pas la vie que tu vois, c’est le théâtre de ta peur. Alors ferme les yeux et ris de ta panique, ou résiste, car elle fait de toi un enfant effrayé par l’ombre d’un loup sur un rideau de saltimbanque.
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anne_le_bruit_des_vaguesanne_le_bruit_des_vagues   09 mars 2016
"Nous avons au fond de l'âme, quelque chose, une nostalgie, un souvenir d'inexistence, un parfum de maison sans murs, un pressentiment de présence, d'amour simple auprès d'un berceau, au temps où nous n'étions pas né, même pas logé dans un ventre. On peut ressentir ces bontés, mais rien ne sait vraiment les dire, sauf la musique, et quelquefois cette lumière jamais vue qui naît au dernier mot d'un conte, et qui nous laisse bouche bée."
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EtoilesonoreEtoilesonore   02 janvier 2016
Il m'a dit: "Vieil homme aux sourcils broussailleux, quel est le chiffre de tes ans?" J'ai répondu: "Mon fils, je n'ai guère vécu. Il est vrai que depuis longtemps je vais mon chemin sur la terre, mais je ne fus vivant qu'un bref instant inoublié. " Il s'est étonné, il a ri puis il m'a dit: "Comment te croire?" Alors j'ai répondu ceci: "Une nuit, par surprise, en rêve, j'ai volé un baiser furtif à la femme qui tient mon cœur dans sa main, comme un fruit cueilli. Aussi nombreux que soient mes jours, je ne veux compter que ce souffle qui effleura qui effleura sa bouche aimée. Il fut vraiment toute ma vie."
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anne_le_bruit_des_vaguesanne_le_bruit_des_vagues   02 mars 2016
(à un bébé encore dans le ventre de sa mère) : "Fais-moi confiance, écoutes, ce que je vais t'apprendre est sûr. Au delà du lieu de ténèbres, où tu ne vois ni haut, ni bas, où tu ne sens ni chaud ni froid, où tu n'as même pas conscience que sont un dehors, un dedans, se trouve un monde où tu vivras, et dans ce monde est un soleil, un clair de lune, des étoiles, des grandes villes, des jardins, des mers, des arbres, des montagnes, et des créatures semblables à celle que tu deviendras, parmi lesquelles sont des rois, des forts et des faibles, des pauvres, des malades, des gens heureux."
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