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ISBN : 1092016023
Éditeur : Jigal (21/05/2013)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Des hommes d’affaires sans scrupules qui s’étripent sans merci pour prendre le contrôle d’établissements médicaux aux bénéfices juteux. Des malades qui deviennent alors des clients dans une guerre des cliniques qui laissera en route quelques sommités sur le tapis. Des interventions chirurgicales ratées qui brisent la carrière de quelques sportifs prometteurs… Une justice qui tente de faire le tri entre la rapacité d’un patron et la négligence des chirurgiens. Une ru... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
vincent34380
  25 février 2015
Dans son petit village, dans le vallon de la Varune, Clovis Narigou, ancien grand reporter, aspire à une vie plus tranquille tout en s'adonnant à l'élevage de chèvres du Rove, aux noms de stars du cinéma, telles Demi Moore ou Kim Basinger. Son emploi du temps est rythmé par les sorties à l'avanade, la traite, les visites au bistrot pour écluser quelques mominettes de « mauresque » et, de temps en temps des piges pour les journaux.
En ce matin de mai, sa tranquillité est troublée par le lieutenant de police Baldiserro. On vient de découvrir un corps calciné dans un champ à 200 mètres de chez lui.
« C'était un meurtre des plus banals qui soient. Pas d'éviscération, pas de cannibalisme, pas de corps décapité ou de membres tranchés et éparpillés, rien de ces scènes chères à nos auteurs de thrillers qui mettent en transes leur fidèles lectrices assoiffées de sang et de violence. Tout juste une dépouille à demi carbonisée qu'un vététiste matinal venait de découvrir. Milou faillit s'en montrer déçu, mais quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut se contenter de ce qu'on a, comme le serinent les maîtres à leurs serviteurs.
… Cette scène bucolique me rappelait une récitation jadis apprise au primaire. Rimbaud. Seulement notre « dormeur du val » n'avait pas deux trous rouges au côté droit, mais un seul dans le ciboulot, et il reposait dans la camomille et non dans le frais cresson bleu, si rare sous nos latitudes soumises à un implacable climat semi-aride. »
Le cadavre n'est autre que celui de Jean-Lucien de Ponterne, directeur de la clinique « des Acacias » , impliquée dans une série d'erreurs médicales laissant handicapés à vie de jeunes et prometteurs sportifs, dont le procès commence ce matin à Marseille. Clovis se trouve naturellement intéressé par l'affaire, un grand quotidien parisien l'ayant engagé pour couvrir ce procès.
Deux jours après, Élodie, infirmière en chef aux « Acacias » et accessoirement ancienne maîtresse de Clovis, inquiète de la disparition de son amant Paul Herminasse, chirurgien dans cette même clinique vient solliciter son aide. Emma Govgaline, lieutenant de police et maîtresse occasionnelle de Clovis, est chargée de l'enquête et nul besoin de dire qu'entre ces deux sources, Clovis va trouver matière à glaner toutes les informations relatives à son reportage.
Viennent se greffer à cette affaire déjà compliquée, des rumeurs sur un « ange de la mort » qui soulagerait ses semblables de leurs souffrances.
Clovis va devoir jouer serré, et payer de sa personne pour démêler ces sacs de noeuds, pris dans un triangle amoureux qui le laisse parfois sur les rotules, afin de venir au bout de cette enquête.
En plus de Clovis l'ex-reporter un peu usé que son penchant pour la mauresque me rend déjà sympathique, et d'Emma, la fliquette androgyne, lesbienne au look gothique, des personnages de ce roman que les habitués de l'auteur connaissent déjà, Élodie nous offre une savoureuse composition dans un rôle de cagole particulièrement réussi.
Comme souvent, Maurice Gouiran se saisit de thèmes d'actualité, pour en faire la matière de ses romans. Dans ce cas, il s'agit de la lutte pour le contrôle de cliniques, représentant une manne financière non négligeable, dans la recherche de la rentabilité à tout prix. le risque étant de voir une baisse de qualité des soins, et le but recherché un enrichissement facile et rapide.
Il évoque également le problème de l'évasion fiscale, les relations troubles entre le milieu du banditisme et celui des affaires, voire de la politique.
Malgré la gravité du sujet abordé, j'ai trouvé cet ouvrage d'un ton plus léger et plus enjoué que certains autres romans de l'auteur, sûrement dû à la présence alternée des deux jeunes femmes dans ses journées et ses nuits, et les séquences en chambre, décrites avec beaucoup d'humour, qui ponctuent cette enquête.
L'auteur, natif du Rove, met en vedette une ville et une région qu'il connaît bien, et nous décrit avec beaucoup de poésie les parfums de la garrigue, le charme des drailles arides et des baous. Il met également beaucoup de chaleur dans ses descriptions de Marseille.
« Les pêcheurs étalaient leurs prises miraculeuses: les dorades encore vives voisinaient avec les maquereaux, les rascasses, les saint-pierre, les roucaous, les bonites…Ils proposaient même des cigales de mer, ce matin-là. Je me suis attardé pour goûter chaque scène de la vie du petit port. »
L'intrigue, devrais-je dire les intrigues, sont compliquées à souhait et nous donnent maintes occasions de nous activer les neurones pour dénouer l'écheveau, entre jeux de pouvoir et d'influence et, plus trivialement, appât du gain.
Et toujours cette langue qui a les parfums du Midi, cet « assent » qui accompagne la lecture de cette histoire, entre cagoles, bordilles et cacous, prompts à foutre le ouaille ou créer des engambis. Histoire, selon les propres mots de l'auteur, « dans laquelle les parfums de garrigue sont pollués par de sales relents d'anesthésiques. »
Vraiment une très agréable lecture que ce roman, même si je le classe un ton en-dessous des excellents « Franco est mort jeudi » et « L'hiver des enfants volés », de ce même auteur, qui semble s'être octroyé avec ce titre une sorte de récréation.
Lien : https://thebigblowdown.wordp..
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ReadingLove
  14 juin 2013
Mon avis : Quand je choisis un livre, le plus souvent, je le fais après avoir lu le résumé en quatrième de couverture. J'ai choisi ce livre dans masses critiques parce que c'était celui dont le résumé m'intéressait le plus parmi les livres restant. Et je trouvais le titre très mystérieux par rapport à ce même résumé. J'avais donc très hâte de le découvrir. Maintenant que c'est fait, je peux vous dire en quelques mots que ce roman est intéressant mais j'ai trouvé certaines choses bien et d'autres moins bien. Je commence par les moins bien.
Dans un premier temps, Je tiens à préciser que j'ai trouvé vraiment dommage que le résumé soit si révélateur. Je trouve qu'il en dit beaucoup trop et nous gâche le plaisir de découvrir ce qui va se passer.
J'ai également était déçue par le style du récit dans lequel je n'ai pas ressenti l'effet polar. Pour moi ça manquait cruellement de suspense, d'effet de choc... d'étonnement, de surprise... ça s'approchait plus du roman contemporain que du polar. de même l'alternance entre Clovis qui raconte les faits à la première personne et le récit du reste de l'histoire (avec beaucoup de répétitions) à la troisième personne m'ont un peu gêné.
Un dernier point négatif qui m'a fait rester sur ma faim. dans ce roman, on découvre deux histoires qui s'avèrent avoir un infime lien qu'on apprend seulement vers la fin alors que seule un de ces récits a un rapport direct avec le titre. le reste, je n'ai vraiment pas compris pourquoi, j'avoue que je m'attendais à ce que les coupables soient les mêmes dans les deux histoires. Et puis, j'ai trouvé dommage que les narrateurs racontent l'histoire, je m'attendais vraiment à vivre au présent chaque point cité en quatrième de couverture.
Je sais, ça fait beaucoup de points négatifs, cependant, j'en ai trouvé de bons aussi, les voici :
D'abord, j'ai été ravie que l'auteur ait fait un joli clin d'oeil à sa ville, à son langage. Ma ville. Mon langage. Marseille. Il y a glisser plusieurs mots et expressions qui m'ont fait me sentir chez moi. J'avais vraiment l'impression de faire partie de l'histoire. Cependant et même si les termes n'étaient pas des grosses pointures, je pense que l'auteur aurait pu ajouter un petit lexique en fin de livre pour expliquer ces mots/expressions. Un belge se sentirait un tantinet dépaysé dans ce roman. Un parisien aussi :).
L'intrigue était pas mal du tout, même si je pense que l'auteur aurait pu creuser encore plus mais ce n'était pas tant gênant que ça. J'ai beaucoup apprécié également le fait que le récit soit totalement d'actualité. On lit ce roman, on le vit aussi, puisqu'on est en pleins dedans. Il se lit très rapidement, on ne s'ennuie pas une seconde. La plume de l'auteur est jolie et parfois marrante. j'ai vraiment passé un agréablement moment.
Pour finir, un petit mot sur les personnages, même si j'ai trouvé que l'auteur leur donne un peu trop d'importance, on s'attache quand même à eux et quand on ferme la dernière page, ils nous manquent déjà.
L'avis est mitigé parce que tous les points que j'ai évoqués ont leur part de positif et leur part de négatif.
Pour résumer, deux intrigues intéressantes auxquelles il manquait un lien plus important, de bonnes idées à creuser d'avantage. des personnages un peu flou, on sait ce qu'ils font de leur vie, mais finalement ont ne sait pas qui ils sont vraiment. Un fort manque d'action qui aurait pu rendre certaines scènes mémorables.
Je remercie encore une fois, le site Babélio et Les éditions Jigal Polar pour cet envoi.
Lien : http://reading-lovve.blogspo..
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Mylou
  27 juin 2013
Bon, déjà, c'est avec grand plaisir que j'ai découvert une histoire se déroulant à Marseille, dans ma région, mon chez moi, ma Provence adorée. Et ça, ça fait plaisir, sourire même.
Ce qui était drôle aussi (ou pas, c'est selon) c'est que l'ami de Clovis s'appelle Milou. HA HA HA, merci pour ce fou rire.
Bref, pour parler un peu du livre.
On commence l'histoire en faisant la connaissance de Clovis, un journaliste qui vit dans un petit village pepère, dans la campagne. Il est réveillé par des flics. On a découvert un mort pas très loin de chez lui alors forcement. Et évidemment lui, il n'a rien entendu. Entre le vent (en provence le vent n'existe pas. on n'a pas un petit vent, un courant d'air. non. C'est la tempête ou rien) et sa folle soirée d'amour, il avait autre chose à penser, hein.
Clovis partage son lit avec deux femmes. Une flic un peu rock n roll et une infirmière.
Cette infirmière travaille dans la clinique la plus douteuse de la ville. Tu y rentres malade, tu en ressors éclopé. Normal.
Cette clinique est dirigée par un certain de Ponterne. Nous sommes en plein procès. Tous les sportifs victimes d'opérations plus que ratées veulent réparation. Leur vie, leur carrière sont brisées, ils gueulent.
Il se trouve que la clinique est hyper sollicitée. D'un coté par des malades qui n'ont pas franchement le choix, entre deux maux on choisit le moindre. de l'autre coté, par tout un tas de friqués qui veulent la racheter. de Ponterne lui, il refuse catégoriquement. Il y tient à sa clinique. Plus qu'à sa vie, apparemment...
Clovis est donc bien embarqué dans l'enquête. Entre le lieu du crime, son statut de journaliste et ses maîtresses, il est aux premières loges. Il demande des services à l'une puis à l'autre. Elles ne font que se croiser mais se détestent. Et lui, au milieu, qui profite équitablement des deux. La bonne place. Mais il n'est pas un salaud, on voit, on sait qu'il les aime toutes les deux.
Voilà donc le lecteur embarqué dans une folle histoire. Entre disparitions, meurtres, bénéfices, erreurs médicales. C'est tout ou rien. Pourquoi une si mauvaise clinique marche aussi bien ? Comment un gamin a-t-il bien pu mourir en venant se faire opérer de la jambe ?
Pourquoi de Ponterne tient-il réellement à la garder pour lui tout seul, quel qu'en soit le prix proposé ?
Qui l'a dégommé ? Et l'adjoint, il est devenu quoi ?
Le scandale des hôpitaux, on en entend tous parler dans la vraie vie. C'est quoi le souci ? Effectifs ? Argent ? Horaires ? L'usine ? Un peu de tout.
Et puis, Clovis, il a quoi lui ? Oui parce qu'il y a ces histoires de meurtre mais aussi un Clovis malade. Il lui arrive quoi ? Il va faire quoi ?
Si vous me connaissez, vous savez à quel point je déteste les hôpitaux (flipée de la vie bonjour \o/ ) et franchement, ce roman a été du bonheur pour moi. le coté noir de la médecine, de la finance, les rapiats prêts à tout. Un peu de sexe, beaucoup d'enquête et de questions, de zones d'ombres.
J'ai énormément apprécié les personnages, le lieu, le cadre. le style de Maurice Gouiran aussi, tellement agréable à lire. J'ai même un peu ris parfois, j'avoue.
Et puis, l'histoire. le pourquoi, le comment, le qui... Je me suis bien trituré le cerveau du début à la presque fin, vraiment j'y ai pris un plaisir fou.
Lien : http://leslivresdemylou.blog..
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pbazile
  22 juillet 2013
J'aime bien Gouiran, j'ai lu et critiqué sur ce site tous ses polars.
Je n'ai pas été déçu par ce dernier opus, mais c'est quand même un des moins bons. L'histoire parait un peu trop simple, sans grand rebondissements.
Pourtant il y a tout ce que j'aime chez lui : il a basé son histoire sur la réalité et a vraisemblablement effectué un bon travail d'enquête avant d'écrire sur le sujet, en l'occurrence la guerre des cliniques sur Marseille, les personnages récurrents sont toujours bien campés et attachants, quelques pages sont émouvantes. Il est assez rare pour lui d'écrire sur un sujet actuel, il base plus généralement ses romans sur des évènements passés et oubliés qu'il fait ressurgir.
Mais peut-être aussi a t'il trouvé cette histoire de guerre des cliniques en se renseignant sur l'évasion fiscale, car l'histoire en parle parfois sans régler le problème, et même se termine, pour la première fois chez cet auteur, sur des points de suspension qui laissent présager un suite sur ce sujet.
Dans ce cas, ce livre ne serait que le premier tome d'une histoire en 2 parties, et ne serait bien jugée que sur cette base.
Je réviserai ma critique si tel est le cas.
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zembla
  23 juin 2013
Marseille. La guerre des cliniques bat son plein. Deux hommes d'affaires se livrent a une bataille sans merci pour prendre le contrôle d'établissements médicaux. Jusqu'au jour où l'un des deux est retrouvé mort, abattu de sang froid. Jusqu'au jour où son adjoint disparaît dans la nature sans laissé de trace et jusqu'au jour où un jeune footballeur entré dans une clinique pour une fracture du tibia en ressort les pieds devant. Commence une enquête pour essayer de comprendre ce qui se passe derrière les façades blanches des cliniques.

Polar classique dans sa construction linéaire et qui prend pour sujet la guerre des cliniques et leurs conséquences. On commence par un procès sur des erreurs médicales et l'on continue sur les malversations financières des cliniques. A proprement parlé rien de neuf pour un thème déjà maintes fois traité que ce soit en livre ou en film. Un livre sympathique qui se lit sans déplaisir mais dont le déroulement linéaire et sans surprise donne une impression de convenue. Une dénonciation du milieu médical qui ne fait que rapporter des lieux communs et des affaires ressemblant a des scandales ayant défrayés la chronique judiciaire et qui ne nous apprend rien de nouveau. le personnage principal, Clovis, a moitié journaliste et a moitié berger mène son enquête d'une manière assez déroutante : en faisant le Kamasutra a ses partenaires, l'une étant infirmière en chef dans une des cliniques et l'autre étant l'inspectrice en charge de l'enquête. Ses exploits amoureux amusant au début deviennent vite lassant par leurs répétitions. Ma note 5.5/10 pour ce polar sympathique mais convenu.
Je remercie les éditions Jigal et Babélio pour cette lecture faite dans le cadre de la masse critique.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.o..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
bibliobleuebibliobleue   21 août 2013
La vulgarisation télévisée des progrès de la police scientifique avait fait redécouvrir aux malfrats de seconde zone les vertus de la purification par le feu.
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Videos de Maurice Gouiran (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice Gouiran
Rencontre avec Maurice Gouiran à la Médiathèque d'Aubagne
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