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ISBN : 2914704704
Éditeur : Jigal (05/05/2010)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 18 notes)
Résumé :
1943...1993. A cinquante ans d'intervalle, deux trains quittent Marseille et font route vers le nord. 1993. Un train bleu, bouillonnant de cris, de rires et de chants, emmène un millier de supporters marseillais vers Munich où leur club sera sacré champion d'Europe.
1943. Un long train noir, pétrifié par la torpeur et l'angoisse, achemine plus de mille six cents habitants des vieux quartiers de Marseille au camp de Compiègne. Puis pour la plupart, ce sera ens... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  16 avril 2018
Un polar bien ficelé qui apprend beaucoup sur Marseille pendant la seconde guerre mondiale, sur les destructions de quartiers programmées et les convois qui sont partis vers le nord, loin du soleil et de la vie. C'est construit de manière à ce que le train du passé rencontre celui d'aujourd'hui qui trace vers l'Allemagne pour aller soutenir l'OM en Allemagne avec tous les supporters marseillais à son bord et quelques vieux qui vont régler leurs comptes à cette occasion. La fin est étonnante, aux amateurs de romans policiers et d'histoire, je le conseille.
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SZRAMOWO
  05 septembre 2019
Train Bleu Train Noir creuse le sillon du polar sociétal, loin de ces polars flottant dans un vide sidéral, sans lien ni avec l'histoire ni avec la société ni avec rien d'ailleurs.
Gouiran, avec la poigne d'un historien furieux, nous entraîne dans l'histoire de Marseille sous l'occupation, reprenant avec sa verve légendaire cette idée, effarouchant uniquement les béni-oui-oui, que même grimé des habits du nazisme le capitalisme reste le capitalisme, toujours à la recherche du profit, du pouvoir, de la domination.
Comme toujours le propos est étayé, documenté, argumenté. le lecteur n'est pas moqué.
En 1943, la chasse aux Juifs dans Marseille cache la bonne affaire qu'est la renovation du quartier du Panier. le train quitte la ville, emporte les habitants indésirables et ouvre la voie à toutes les compromissions.
50 ans plus tard, les choses ont-elles vraiment changées ?
Le train affrété pour conduire les supportes en folie à Munich où l'OM affronte le Bayern en finale de la Ligue des Champions occulte les mêmes compromissions. Argent roi. Supporters aveuglés. Opium du peuple.
Seuls trois survivants des camps partis eux aussi vers Munich revivent le voyage qu'on leur a imposé en 1943.
50 ans après, ils se souviennent. Mais cette fois le souvenir laisse la place au désir de revanche.
Les trois personnages, Bert, Jo et Miche, partent pour un match retour dont ils ne sortiront pas indemnes.
Roman fort. Roman dérangeant. Roman engagé.
Des polars comme on les aime, dont la lecture laisse une blessure au coeur.
Merci Gouiran de nous tenir éveillés.

Lien : https://camalonga.wordpress...
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doublepage
  02 mai 2018
Comme souvent chez Maurice Gouiran, la grande histoire s'invite dans ses romans. Train bleu train noir en est un nouvel exemple.
Alors que Marseille s'apprête à vivre un des événements les plus glorieux de son histoire, une finale de Ligue des champions, trois hommes revivent eux un souvenir douloureux qu'ils comptent bien faire payer à leur bourreau à l'issu de ce voyage.
En effet, 50 ans ans auparavant, ces mêmes trains chargés aujourd'hui de supporters joyeux prenaient la direction des camps de la morts chargés d'innocents.
Tout au long de son récit, l'auteur fait des allers-retours entre les 2 périodes. Cependant, la victoire face à l'ogre milanais apparaît ici bien futile. Les descriptions des sinistres convois de 1943, ainsi que celles des camps de la mort sont glaciales et insupportables.
Plus jamais vous ne pourrez arpenter les abords du Vieux Port sans penser à ces milliers de personnes qui un jour de Janvier 1943 furent jetées dans des trains pour un voyage dont beaucoup ne revinrent jamais.
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umezzu
  11 mai 2014
J'ai découvert l'auteur de polar marseillais Maurice GOUIRAN au travers de ce roman dont l'intrigue se déroule sur deux époques. Maurice Gouiran comme d'habitude est parfaitement documenté et sa façon de rappeler la grande Histoire au travers de petites histoires est un plaisir de lecture, qui laisse l'impression de ressortir moins bête de chacun de ses romans à trame historique.
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PierreF
  24 août 2011
Encore une fois, les éditions Jigal ont dégotté un roman coup de poing, que l'on lit à la vitesse de l'éclair et qu'il est indispensable de lire. Car le sujet est de ceux qu'il ne faut pas oublier. Maurice Gouiran nous rappelle que ceux qui ont participé de près ou de loin à ce massacre ne sont rien d'autres que des criminels. Maurice Gouiran nous démontre que la destruction du centre de Marseille au profit des promoteurs immobiliers est une exaction et que la guerre, dans ces cas là est une bonne excuse pour se faire de l'argent.
Ce roman nous fait revivre à coups de flash-back ces moments, à travers trois personnages qui ont leur propre vie, leur propre expérience, leurs propres cicatrices. Malgré leur age, ils ont gardé une rage, celle des souvenirs douloureux, ineffaçables, et nous retracent ces deux époques, l'une horrible, l'autre heureuse avec leur parlé, leur vocabulaire, leurs sentiments, leurs expressions.
C'est aussi une des grandes qualités de ce roman : nous impliquer, nous plonger dans ces moments. Ça sent la mort dans les convois, la puanteur, le malheur. Ça sent la joie, la liesse, les fumigènes dans les tribunes. Et l'auteur en profite pour nous asséner quelques avis (vérités ?) sur les messages politiques, le rôle des journaux, la règle contemporaine de la gestion d'un pays (Panem et circenses), le besoin de se faire de l'argent à tout prix, le racisme ambiant.
Ne croyez pas que je vous ai dévoilé toute l'intrigue ou tout le déroulement du livre, car la fin réserve une belle surprise, de celle qui font les grands livres, jusqu'à la dernière ligne. Alors, jetez vous sur ce roman, car sa lecture est de celle qui marque, de celle qui sont obligatoire. C'est écrit avec beaucoup de hargne, de rage, de coeur, de sentiment, de honte. Ça frappe fort, ça fait mal mais ça fait du bien.
Lien : http://black-novel.over-blog..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
doublepagedoublepage   26 avril 2018
Pour la plupart des voyeurs d'alors, silhouettes de pardessus et de chapeaux mous, l'amas de vieilles maisons insalubres qu'on assassinait
était à l'image des voyous et des métèques du vieux port, mais ils oubliaient, ces braves et bonnes gens, que le luxe des demeures enviées de Bordeaux ou de Nantes avait été bâti sur le trafic d'esclaves, que les aïeux de la bourgeoisie bien pensante, bien criante et donneuse de leçons, ces ports florissants n'étaient que des négriers, des marchands de chair noires........
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doublepagedoublepage   25 avril 2018
On chantait le pastis, le fly, le jaune, le pastaga, cette boisson de mauvaise réputation, dans une ville de mauvaise réputation, cette boisson bien trop parfumée pour les palais parisiens raffinés et forcément vulgaire aux yeux de ces grosses tronches pâlottes du nord. Le fly est devenu le symbole trivial d'une ville grossière.
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doublepagedoublepage   26 avril 2018
La racaille, un terme toujours facile à utiliser pour justifier les saloperies... Car sur les quarante mille Marseillais contrôlés, si six mille furent arrêtés et quatre mille libérés presque immédiatement, trente seulement furent écroués. Le fameux "repaire de bandits internationaux" dixit Oberg se réduisait à trente malfrats ! Mais entre-temps, on avait bien rempli les trains vers les camps de la mort....
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Videos de Maurice Gouiran (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice Gouiran
Philippe Georget - Philippe Hauret - Pascal Martin - Nils Barrellon - Sophia Mavroudis - Maurice Gouiran - Jacques-Olivier Bosco - Janis Otsiemi -
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