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EAN : 9782956176947
276 pages
Goupil (12/04/2021)
4.03/5   30 notes
Résumé :
POURQUOI UN SERIAL KILLER MET-IL 20 000 EUROS EN ESPÈCES DANS LES POCHES DE SES VICTIMES ?
C’est bien ce que je me demande…
« Je », c’est moi, le commissaire Stanislas Goupil. Accompagné de l’inspecteur Gédéon, l’homme qui rigole plus vite que son ombre, on enquête.
Mais attention ! Nous, c’est pas le style à la British. Pas de loupe, pas de pipe, pas de bonnes manières.
On serait plutôt du genre à foncer dan... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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KiriHara
  11 juillet 2021
« 20 000 balles pour mourir » est un roman policier humoristique de Jacky Goupil.
Jacky Goupil, bien qu'il propose là son premier roman, n'est pourtant pas un novice de l'écriture puisque, né en 1955, il commence à écrire dans des fanzines dès l'âge de 16 ans.
Sa carrière se poursuivra entre l'écriture de pièces de théâtre, de scénarios de Bandes Dessinées et il fera même l'expérience de passer de l'autre côté de la plume en devenant éditeur de façon éphémère.
Bien que d'un goût éclectique, Jacky Goupil, tout petit, tomba sous le charme de la plume de Frédéric Dard et des aventures de San Antonio et cela se ressent.
Une série de meurtres étranges a lieu dans le XVIIe. Dans les rues, sur quelques pâtés de maisons, la nuit, des hommes sont retrouvés morts d'une balle dans la tête, ils portent sur eux une enveloppe contenant 20 000 euros en billets de banque.
Le commissaire Stanislas Goupil et l'inspecteur Gédéon sont chargés de l'enquête…
« 20 000 balles pour mourir » est typiquement le genre de polar que j'aurais aimé adorer.
En disant cela, vous aurez compris que ce n'est pas le cas et que je vous spolie mon grand « final ».
Qu'importe !
Effectivement, à la lecture de ce roman, je me sens totalement en empathie avec l'auteur et, du coup, comme je n'aime pas ne pas aimer les oeuvres des gens que j'aime…
Car, oui, je dois le dire, Goupil et moi avons les mêmes goûts (pas tous), les mêmes influences, les mêmes motivations et, d'après les bonus en fin de livre (j'y reviendrai) la même façon d'appréhender l'écriture.
Du coup, dès les premières lignes, les premiers paragraphes, je me suis senti en terrain connu, me faisant même la réflexion que c'était typiquement le genre de choses que j'aurai pu écrire.
Narrer une histoire à la première personne, je le fis avec ma série « Marc Antoine Decome ».
User d'humour, de références que les moins de 20 ans ne peuvent pas saisir (même parfois leurs parents et grands-parents), c'est une seconde nature chez moi.
Faire vivre des personnages iconoclastes, un besoin irrationnel.
Conter des histoires au présent, mon Dieu, j'ai débuté ainsi et n'ai quasiment fait que cela (il faut dire que la narration à la première personne y aide beaucoup, mais je le fis également à travers des narrations à la troisième personne comme dans la série « Wan & Ted ».
Mes héros, eux aussi, vont généralement par deux et leurs dialogues, entre eux, ne sont pas piqués des canetons [désolé, je n'ai plus de hannetons en stock].
Interpeller le lecteur, c'est une nécessité qui fait loi et, je dois le dire, qui couvait en moi bien avant que je ne lise mon tout premier San Antonio.
En effet, j'ai découvert Frédéric Dard sur le tard et c'est parce que mes premiers lecteurs faisaient un parallèle bien trop flatteur entre ma plume et celle de l'auteur de San Antonio que je me décidais à découvrir ces aventures dont mon père était pourtant friand.
D'ailleurs, petite parenthèse, lâchez-moi le Dard, pour être un peu drôle et grossier [mais jamais vulgaire].
Cessez un peu, dès qu'un auteur utilise trois mots d'argot et un peu d'humour de le comparer à Frédéric Dard. Seuls ceux qui n'ont jamais lu Dard [ou pas aimé] peuvent penser qu'il suffit d'argotiser sa langue et de tremper sa plume dans la gaudriole pour faire du Dard.
Seul Dard pouvait faire du Dard [et encore… fallait-il qu'il se prénomme Frédéric, et non Patrice, bien que je n'ai rien contre le fils, je préfère le père] et c'était bien plus complexe qu'on ne le croit, car Dard n'écrivait pas en argot, mais écrivait en Dard, une langue qu'il a inventée au fur et à mesure et que seul lui savait parler et écrire.
Les autres, de piètres imitateurs, au pire ; des auteurs trop subjugués et hantés par cette prose unique qu'ils ne peuvent faire autrement que de la singer sans jamais l'égaler [dont je fais, je l'avoue, partie], au mieux.
Mais revenons à nos moutons qui, ici, n'est qu'un roman, celui de Jacky Goupil.
Oui, Goupil est tombé dans la marmite San Antonio tout petit et ne peut s'en détacher et cela se sent. Je ne l'accuse pas de vouloir faire du Dard [d'ailleurs, il s'en défend dans les bonus sur lesquels je reviendrais], mais il ne peut faire autrement, c'est ainsi, chacun sa croix.
Certes, on ressent la passion de l'auteur pour son aîné, le respect, également, et on ne pourra l'accuser de vouloir faire du Dard, mais juste de s'être rassuré en développant des personnages et un style avec lesquels il se sentait à l'aise [et je le comprends]. Ce n'est sûrement pas pour rien que, comme il l'avoue dans les bonus [oui, j'ai dit que j'y reviendrais] « 20 000 balles pour mourir » est le premier roman qu'il parvient à terminer alors qu'il en a entamé plein. Pourquoi ? Parce que l'humour rassure, en écriture… et là aussi, je compatis.
Bref, on retrouve donc tout ce qui fait un bon San Antonio, de l'humour, des personnages hauts en couleur, de l'argot, des invectives au lecteur, des notes de bas de page, des réflexions, des jeux de mots, des assonances, des dialogues juteux, de la bouffe, de l'alcool et des petites pépées [bien qu'elles soient ici veuves]…
Oui, mais voilà, il ne suffit pas d'intégrer tout ça dans un texte pour faire un bon Dard, car un bon Dard, c'était bien plus… et je ne parle même pas de l'histoire [pas encore].
Car là, Goupil met tout ce qu'il a aimé chez Dard dans son texte.
Son héros Stanislas Goupil n'est qu'un ersatz du commissaire San Antonio et Gédéon, bien que moins craignos que Bérurier n'est pas sans rappeler pourtant celui-ci.
Tout y est, mais trop. Trop, tout le temps, sans qu'il n'y ait de respiration, au point que cela en devient redondant à l'image de la tournure de phrase genre « je te parie une partie de ping-pong contre les parties de King Kong », qu'affectionnait Dard et que l'on retrouve ici à outrance. D'ailleurs, dans les bonus du roman [oui, oui, je sais, plus tard], l'auteur lance un jeu-concours pour savoir combien de fois il utilise la lettre « e », il aurait dû le faire avec le nombre de fois où il a repris ladite structure [la réponse est : trop !].
Du coup, sans respiration, la lecture devient vite un peu indigeste. Plaisante, mais indigeste, un peu comme si tu manges un gâteau au chocolat sur lequel tu as rajouté du miel [parce que tu adores], du caramel [parce que tu aimes ça], de la chantilly [parce que c'est bon], de la crème anglaise [parce que ce n'est pas mauvais], des chamalows [parce que tu ne sais pas l'écrire, mais que tu sais le manger] et du sirop d'érable [pour la touche exotique]. Au final, tu frises la crise de foie.
Bin, là aussi, tu frises deux fois la crise de foi. La foi dans l'auteur, mais, surtout, dans le roman [et, dans ce cas, je n'utilise pas le « e »].
Dommage, encore, car, on ne peut, quand on aime les romans humoristiques et Frédéric Dard, qu'avoir envie d'aimer ce roman.
Enfin, avant d'en venir aux bonus [on y arrive, ne vous inquiétez pas], parlons un peu de l'histoire.
Car on a souvent réduit Frédéric Dard à un style [le sien]. Mais c'est un peu vite oublier que la plupart des San Antonio [pas tous, mais une bonne partie] s'appuyaient également sur une bonne histoire [toute proportion gardée avec le genre et le format et, surtout, la rapidité d'écriture].
Et, du coup, c'est là que le bât blesse [je n'ai jamais su quel « bas » utiliser, mais ma correctrice rectifiera pour moi, ne vous inquiétez pas].
En effet, l'histoire ! Ce meurtrier qui abat des inconnus d'une balle dans la tête et abandonne sur eux une enveloppe contenant 20 000 euros [cela coûte cher une passion comme celle-ci]. le fait peut être mystérieux et l'est réellement. Malheureusement, la raison elle, est finalement peu crédible. Et c'est dommage. Car si l'auteur s'était appuyé sur un bon scénario [pourtant sa spécialité] peut-être qu'il se serait plus concentré sur celui-ci, du coup aurait-il un peu délaissé sa plume pour faire avancer l'histoire et cela aurait aménagé des pauses au lecteur. Tout le monde aurait été gagnant.
Alors que là ! Tout ça pour ça est la réflexion qui peut venir au lecteur à la fin du roman.
Car si la raison des assassinats est déjà un peu tirée par les cheveux [bien que déjà usitée plusieurs fois par le passé], la raison des billets, elle, l'est encore plus [ce qui n'était pas facile à faire].
Ah, oui, j'oubliais ! le commissaire Stanislas Goupil, tu l'auras compris, est une façon, pour l'auteur, de mélanger le personnage fictif et le personnage réel [l'auteur]. Cette schizophrénie littéraire n'est pas nouvelle, bien évidemment, et probablement inspirée par Dard lui-même, mais on la retrouve, par exemple, plus récemment, dans les excellentes aventures de Thomas Fiera de Jean-Baptiste Ferrero ou encore dans la série « C.Q.F.D. » avec le détective CHYUFA [mais là, tu es pardonné si tu ne connais pas, les romans ne sont pas encore publiés].
Et pour finir, oui, j'en arrive aux bonus [tu vois, j'y suis, j'y reste].
Oui, car l'auteur a la bonne idée de proposer des bonus en fin de livre.
Bonne idée, car cela fait un peu original [c'est du moins ce que je m'étais dit, il y a dix ans, en en ajoutant à la fin des romans de la série « Wan et Ted »].
Bonne idée, car cela permet de rallonger un livre qui, sans cela, semblerait un peu court [jeune homme, pour faire une référence cyranesque qu'appréciera Goupil], c'est là aussi ce que je m'étais dit il y a dix ans quand j'ajoutais ces bonus en fin de livre.
Bonne idée, car cela conserve le côté iconoclaste à l'ensemble [c'est également ce que je m'étais dit… enfin, tu auras compris].
Bon, c'est con, car, à l'époque, ces bonus, c'est ce que des lecteurs avaient préféré dans le livre [pas certain que ce soit un compliment, du coup]. Heureusement pour Goupil, il y a peu de chances que ses lecteurs en pensent autant, car les bonus sont d'un intérêt parfois discutable et, surtout, constamment autocentré sur l'auteur. Dommage. D'ailleurs, le coup des questions-réponses, utilisées dans ces bonus, n'est pas forcément une très bonne idée, ou alors il ne faut pas en abuser [c'est que je m'étais dit il y a dix ans…].
Certes, je semble un peu sévère si je résume ma critique, mais, pourtant, j'avais vraiment envie d'aimer ce livre et, je l'ai aimé, mais par morceaux. En fait, il aurait fallu le lire à la façon des « Brèves de comptoir » qu'affectionne l'auteur et non comme un roman, d'un trait ou, du moins, de plusieurs gros traits.
Effectivement [oui, j'aime ce mot], en lisant ce livre par petites tranches, sans se soucier de l'histoire, cela aurait été un peu moins indigeste et bien plus plaisant. Seulement, c'est un roman, n'est-il pas ?
Par contre, j'espère pour l'auteur qu'il possède une plus grande communauté que la mienne [qui se réduit à… moi et mon amour] et qu'il saura mieux faire la promotion de ses romans et mieux les vendre, sinon je lui conseillerais d'avoir énormément de détachement, de passion et de n'être pas ambitieux pour continuer à écrire ce genre de bouquins.
Au final, si j'apprécie le travail de l'auteur, ses inspirations, ses références, son humour et même sa plume, difficile pour moi d'aimer réellement ce roman la faute à un mauvais dosage et une histoire pas très emballante. Tant pis. Ce sera mieux pour le prochain, j'en suis certain.
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khynou31
  10 juillet 2021
Bonjour à tous, avant de commencer, un grand merci à Jacky Goupil et aux Mordus de thrillers pour m'avoir permise de découvrir cet auteur au travers de « 20000 balles pour mourir ».
Attention, c'est du lourd, c'est drôle, il y a des meurtres, des rigolos, des méchants et des gentils. Jacky Goupil, m'a faite replonger dans ma jeunesse. Lorsque j'étais une ados boutonneuse, j'ai découvert les San Antonio, j'adorais et cela fait un bon nombre d'année que je n'en ai pas lu.
Mais pourquoi je vous dis cela?
Et bien, parce que, le livre du sieur Goupil en a le goût et l'odeur. Ce n'est pas du plagiat, c'est un hommage à Frédéric Dard. Vu que L'auteur a été biberonné à cette prose, c'est un peu normal que ça y ressemble!
Mais là s'arrête la comparaison. Jacky Goupil nous trimbale à notre époque, avec ses mots, ses jeux de mots, ses descriptions, son humour, ses situations assez surprenantes, ses clins d'oeil et ses références à notre culture.
J'ai rigolé, j'ai apprécié, ses personnages sont décrits comme il faut avec toute la verve de l'auteur. Un bain de jouvence je vous dis, c'est du bonheur à lire. Attention, c'est un brin irrévérencieux, par moment on pourrait être shocking, mais non, c'est de la pure rigolade. Ha oui, il y a aussi une enquête policière (commissaire Stanislas Goupil et Gédéon son coéquipier), avec des morts et du pognon dans leur fouille. Je ne résiste pas à vous donner une petite phrase tirée du roman: « Il est aussi sexy qu'une trace de pneu sur un caleçon défraichi». Pour résumer, j'ai passé un bon moment, et quand on pense en avoir fini et bien il y a des bonus à la fin du livre (un peu comme un DVD de film) . Je n'en dirai pas plus sur les bonus, très chouette idée j'ai adoré.
quatrième de couverture:
UN POLAR POUR SE SENTIR BIEN... UN POLAR QUI FAIT RIRE.
POURQUOI UN SERIAL KILLER MET-IL 20 000 EUROS EN ESPÈCES DANS LES POCHES DE SES VICTIMES ?
C'est bien ce que je me demande…
« Je », c'est moi, le commissaire Stanislas Goupil. J'enquête avec l'inspecteur Gédéon, l'homme qui rigole plus vite que son ombre, on enquête.
Mais nous, c'est pas le style british avec loupe, pipe et bonnes manières.
On est plutôt du genre à foncer dans le tas avec nos grosses pompes à clous.
À cogner aussi, bah oui, faut ce qu'il faut. Quand tu questionnes avec une mandale, les méchants sont nettement plus bavards.
Tu veux savoir pourquoi un taré distribue ses économies à des macchabées ?
Pourquoi un mec échappe au cimetière en se cognant un doigt de pied ?
Pourquoi j'ai envie de fracasser un chauffeur de taxi avec un parpaing ?
Pourquoi la petite Lorette adore nos parties de culbuto ? (ça c'est confidence intime, ne le répète pas.)
Eh ben entre avec moi dans l'action. Et si t'as pas peur de la déconnade, tu ne regretteras pas le voyage !
Clique tout de suite sur le bouton pour télécharger ou commander mon bouquin.
Pas de discussion, je t'attends !
Merci !
Ce qu'en ont pensé les chroniqueurs livres :
« Une petite pépite, presque unique en son genre ».
Serial Lecteur
« J'ai passé un excellent moment, je me suis moi-même surprise à rire aux larmes »
Partir lire un livre
« Je me suis régalée et je valide totalement ce Feel Good Polar »
Krokette
« Une bonne dose de fous rire »
Sang d'encre
« Je n'ai pas aimé ce style de lecture...je l'ai adoré ! »
Delphine se livre
"Un moment zen, qui fait du bien"
Co et ses livres
10 trucs inutiles à savoir sur Goupil
1. Goupil est le créateur et scénariste de la série « Les Guides en BD » (Guide de la Retraite, Guide de la Quarantaine, etc.) aux éditions Vents d'Ouest, vendue à plus de 5 millions d'exemplaires.
2. Goupil ne met pas son prénom sur ses bouquins (sauf sur ses livres pour enfants, pourquoi ? Il n'en sait rien).
3. Goupil est le scénariste de la BD d'Héroïc-Fantasy « L'Épée de Cristal » (éditions Vents d'Ouest).
4. Goupil connait par coeur « le corbeau et le renard » en argot.
5. Goupil est l'auteur d'une anthologie de quinze volumes de 250 pages sur « Les Chefs d'oeuvre de la BD érotique » (éditions Rombaldi).
6. Goupil a appris à lire avec Bob Morane et San-Antonio. Grâce à ces héros immortels, il a parcouru le monde et vécu mille aventures sans bouger de son fauteuil.
7. Goupil a débuté en publiant le fanzine Zounds ! à l'âge de 16 ans. le premier bouquin qu'il a écrit est « le livre d'or Franquin ».
8. Goupil collectionne les BD, les polars, les statuettes de Don Quichotte, les poignards et les contraventions.
9. Goupil est fan de Brassens et lui a consacré une adaptation en BD de ses chansons. Il adore également Marilyn à qui il a dédié un livre d'images.
10. Goupil a encore mille trucs inutiles à raconter sur lui, mais comme il a intitulé ce chapitre « 10 trucs », il s'arrête là et vous remercie d'avoir lu jusqu'au bout.
Un dernier truc :
Pour voir à quoi ressemble Goupil, jetez un oeil à sa vidéo : https://youtu.be/QWadMEECv2w
Si après avoir lu tout ça tu n'as pas envie de lire "20000 balles pour mourir", je ne sais pas ce qu'il te faut !
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Coetseslivres
  30 avril 2021
J'ai la grande chance de faire partie du gang des 20 000 balles, l'occasion d'une collaboration atypique avec un auteur qui ne l'est pas moins. (Au fait, je resigne volontiers pour le suivant !!)
Vous aimez les polars et vous appréciez le style « san antoniesque » ? Alors, foncez, faites chauffer zygomatiques et risorius, ce livre est fait pour vous. Pas de demi-mesure avec Goupil, on aime ou pas. de mon côté, j'ai passé un excellent moment de détente.
Un meurtre, c'est banal. Trois dans le même quartier à quelques jours d'intervalle selon le même mode opératoire, ça l'est déjà moins. Mais là où ça devient franchement bizarroïde, c'est que le meurtrier a laissé sur chaque cadavre une enveloppe contenant 20 000 euros… Plutôt étrange, non ? Quel meurtrier ferait ça ? Et dans quel but ?
Cette enquête est confiée au commissaire Goupil (beau gosse, dragueur, excellent flic) et à son adjoint Gédéon (un grand costaud baraqué qui a un faible pour la bouffe. Oui, la bouffe, avec lui c'est le mot qui convient plutôt que nourriture !). Je vois d'ici les fans de Frédéric Dard se dire « bon sang mais c'est bien sûr ! » .Ce duo en rappelle fortement un autre, San Antonio et Bérurier. D'ailleurs, l'auteur ne s'en cache pas, il a été influencé par son Maître et ce livre est une forme d'hommage, même s'il ne le dit pas explicitement.
Le ton est donné, préparez-vous à embarquer dans une histoire aussi déjantée que le sont les deux héros. le roman est truffé de jeux de mots et d'allusions et les dialogues ont de quoi réjouir les fans d'Audiard. le commissaire-auteur s'adresse même parfois à son lecteur. Beaucoup d'humour au second degré, je me suis régalée ! Voilà pour le côté feel good.
Le côté polar n'est pas oublié pour autant. L'enquête se tient, elle a tout pour attiser la curiosité et titiller nos petites cellules grises. L'idée est originale et je me demande ce que ça pourrait donner sous une forme polar pur et dur…
Donc en bref un excellent moment de détente avec ce « roman de gare ». Je précise d'emblée, au cas où.., que pour moi c'est un compliment. Mystère, humour, pas de prise de tête à chercher un message que l'auteur aurait caché. Juste un moment zen, qui fait du bien, sans avoir à chercher midi à quatorze heures.
Si on réfléchit bien, on s'aperçoit que ce n'est pas si évident que ça d'écrire de cette façon. Il faut avoir une maîtrise certaine de la langue française pour trouver les mots justes, qui amusent sans pour autant être lourds. Il y a un travail certain derrière cette apparente légèreté et le second degré. Il faut savoir manier les mots pour leur faire dire ce qu'on veut. Que l'on adhère ou pas à ce style, c'est une autre histoire…
Le plus: un carnet bonus en fin d'ouvrage. Vous y trouverez des infos sur l'auteur, une interview réalisée par le gang, différents projets de couvertures …Une occasion de vous faire participer à ce livre.
Je vous souhaite une bonne lecture.
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Regis80
  16 mai 2021
Certains se souviennent de Jacky Goupil qui a écumé les différents arts de la littérature et notamment la BD, la littérature pour enfants etc . Il lorgna même la Science-Fiction en participant à la création d'une revue intitulé SF et Quotidien qui nous offrit le temps de son bref passage des textes de Jean Pierre Andrevon, Roland. C;Wagner, Emmanuel Jouanne, Yves Fremion entre autres..
Cette fois, il nous régale d'un polar « cosy », qui louche sérieusement do coté du regretté San-Antonio.
Mais contrairement à certaines oeuvres du maître, ou l'histoire était quelquefois un prétexte pour le délire verbal et stylistique qui nous laisse encore pantois depuis des décades, Jacky Goupil ne perd pas de vue son intrigue.
Celle-ci est rigoureusement construite et on suit l'enquête du commissaire Goupil et de son adjoint Gédéon dans le 17éme arrondissement à la poursuite d'un mystérieux serial-killer qui laisse 20000 euros dans les poches de ses victimes, et qui a de plus un certain sens de l'humour macabre que je laisse découvrir aux lecteurs. On trouvera même comme dans les romans de John Dickson Carr, un plan des lieux du crime !
Le style est assez pittoresque et imagé vous entraînera sans problème jusqu'au mot fin ; On se dora qu'on a lu un bon vieux polar de haute cuvée du Fleuve Noir ou de la Série de la même couleur des belles années ( Nostalgie...). Ce qui fait plaisir quand d'autres se croient obligé de vous offrir 600 pages bien tassées sans parvenir à vous passionner vraiment à coup de recette éculées.
Ici Jacky Goupil vous brosse en quelques lignes, l'atmosphère d'une rue déserte de Paris la nuit avec une poésie qui rappellerait Robert Doisneau et la langue utilisée n'y change rien, bien au contraire.
Les personnages sont attachants : On croirait voir un dessin de Debout s'animer lors de la visite de la voyante. On est proche de Chabrol lors de la visite chez une dame Lecouvreur (clin d'oeil à la série du Poulpe?) ; On se régale lors d'une rencontre avec.un charcutier peu amène.
Bref de la belle ouvrage et des scènes d'action fort réussies. La bagarre finale est une petite merveille à faire lire à tous les apprentis écrivains. Quand aux coquins, ils ont aussi leur compte avec une jolie veuve.
Pour ce qui est des deux personnages principaux, on n'a qu'une envie : celle de mieux les connaître et de partager leur table devant un frite-coque ( la recette est dans le livre). L'inspecteur Gédéon n'est pas un décalque de Bérurier et son originalité surprendra les lecteurs ; Quand à Goupil,il allie à la fois bagout, panache et peu d'arrogance qui lui joue quelques tours . Un duo très sympathique l'on retrouvera avec plaisir que l'on retrouvera ( Enfin espérons le) bientôt ;
Donc à lire, un livre parfait par ces temps moroses. Vous pouvez même l'ouvrir en terrasse. Cela peut ajouter au charme.
A lire avec des bonus passionnants !
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Ql_livres
  27 avril 2021
20 000 BALLES pour mourir ...
Une première lecture de ce genre pour moi et j'ai bien apprécié.
C'est le commissaire Goupil, avec l'inspecteur Gédéon, qui enquête sur une série de meurtres où l'on retrouve les cadavres avec une balle en pleine tête et 20 000 euros dans leurs poches ! Quel est son but ? Nous allons le découvrir dans ce polar feel good avec une bonne dose d'humour.
Le commissaire s'adresse directement à son lecteur tout en menant son enquête, ce qui nous donne un petit côté d'implication. On apprend à faire la connaissance des deux enquêteurs et c'est pour le moins assez marrant surtout lorsque l'un des deux veut se lancer dans la musique !
Une écriture fluide, des chapitres courts, une intrigue bien ficelée, car oui nous sommes bien dans un polar et nous avons un meurtrier à trouver ! Avec un suspence bien tenu, le bon mix pour ce style de polar sans oublié les touches d'humour !
J'ai passé un très bon moment avec ce roman et ce style de lecture est très agréable après un thriller !
A la fin, il y a un petit cahier bonus avec le rapport de police et Gouoil face au gang. de quoi prolonger un peu plus la lecture.
Je le recommande et vous pouvez le trouver sur Amazon Kdo ou sur http://jackygoupil.wixsite/jackygoupil
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolar
collectifpolar  
Quand je vois sa tronche de merlan frit sur la photo, je comprends que pépère pétochait de se faire piquer sa moitié. Une beauté pareille, comment a-t-il pu la séduire ? Le fric ? L’humour ? Le sexe ? Les mystères de l’amour son plus énigmatiques que les gambergement de Jean-Claude Van Damme 
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collectifpolar
collectifpolar  
Les mystères de l’amour son plus énigmatiques que les gambergement de Jean-Claude Van Damme  ((« Je crois au moment ? S’il n’y a pas de moment, à ce moment-là, il faut arriver à ce moment-là au moment qu’on veut ») Le Cercle des Philosophes en voie de disparition cogite dessus depuis vingt piges). »
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jlmenet
jlmenet  
Je lève mon verre à moitié vide et je trinque avec mon pote à moitié plein. 
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khynou31
khynou31  
Si sa culotte en dentelle prend feu, j’accourerai avec mon extincteur portatif
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khynou31
khynou31  
Il n'y a que chez les tontons flingueurs que les armes font pop pop pop
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