AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jacqueline Carnaud (Traducteur)Laurence Sendrowicz (Traducteur)
ISBN : 2070308960
Éditeur : Gallimard (25/01/2007)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Un séisme secoue le prestigieux Institut de psychanalyse de Jérusalem : le Dr Eva Neidorf, analyste de grande renommée, a été assassinée moins d'une heure avant de prononcer devant ses pairs une importante conférence, dont le texte a mystérieusement disparu...
L'inspecteur Michaël Ohayon, 38 ans, né au Maroc, ancien étudiant de Cambridge, sera-t-il l'homme de la situation ? Il lui faut enquêter dans le milieu analytique où le non-dit, le double sens, le sous-... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  27 novembre 2014
Un polar psychanalytique israélien, un meurtre sur le divan (ou presque…)

Une facture relativement classique, avec un inspecteur clairvoyant mais à la vie personnelle perturbée. Une enquête qui se déroule cependant dans un environnement particulier, un institut de formation à la psychanalyse et tout porte à croire que le meurtrier est issu de ce même milieu.

Un tout petit peu de la société israélienne, avec un jardinier palestinien apeuré et un militaire hiérosolymitain* désabusé de ses tâches de contrôle.

Un polar efficace, mais une intrigue psychologique qui ne provoquera pas un transfert d'affects trop important…
(*hiérosolymitain : habitant de Jérusalem)
Commenter  J’apprécie          210
torpedo
  10 décembre 2017
L'inspecteur Michaël Ohayon est chargé d'enquêter sur le meurtre du Docteur Eva Neidorf, une analyste. Prétexte pour le suivre dans les rues de Jérusalem à la fin des années 80 et en apprendre un peu plus sur le fonctionnement d'un Institut de Psychanalyse. Un roman policier honnête mais qui ne m'a pas particulièrement tenue en haleine.
Commenter  J’apprécie          150
jovidalens
  07 octobre 2015
Providentielle insomnie qui m'a permit de relire un Batya Gour.
Un de mes auteurs préférés côté polar.
C'est vrai qu'elle me dépayse. Comme Keigo Higashino. Peut-être même qu'elle me dépayse plus que Keigo Higashino. Je ne suis jamais allée en Israël et donc je n'ai aucun repère et pourtant, bizarrement Jérusalem me devient presque complice comme une ville où j'aurai séjourné. Même ses concitoyens s'y retrouvent dans le Jérusalem qu'elle décrit.
Elle choisit avec soin le milieu où l'action s'enracine que ce soit comme ici un prestigieux institut de psychanalyse, ou un orchestre philharmonique, décortique des micro-sociétés, expose aux regards ceux et celles qui se croyaient bien protégés de la violence du monde.
A travers son écriture se fait entendre son engagement pour la paix. Capable de mettre en lumière la difficulté de cohabitation avec les palestiniens, et le multicultarisme de la société de son pays.
Son personnage récurent est le commissaire Michael Ohayon et quel beau portrait d'homme de notre temps. Il est d'origine marocaine, a fait des études d'histoire mais au moment de passer son doctorat il a choisit d'entrer dans la police pour assurer la vie de sa famille. Même maintenant , policier reconnu pour ses compétences, ses chères études lui manquent et il sait bien qu'il ne peut pas revenir en arrière : la vie n'attend pas.
Côté famille, il avait épousé une jeune fille de bonne famille pour régulariser la situation avant la naissance de l'enfant. Ils ont vite divorcé mais ce fils non particulièrement désiré est devenu le plus beau cadeau que ce mariage lui a apporté. Côté amours, il erre et musarde, comme d'autres. Côté travail, c'est un qui ne ménage pas sa peine, qui écoute et capte bien plus rapidement qu'on ne le croit toute la quintessence des situations. Et il s'est entouré d'une équipe efficace dont on devine tous les...entrelacs.
Quelle idée de ce faire assassiner un samedi matin, quelques heures avant de prononcer une conférence de la plus haute importance. C'est ce qui arrive à une éminente analyste de renommée internationale, appréciée, presque adulée de tout ce monde clos qui gravite autour d'elle.
Michael Ohayon et son équipe élucideront l'affaire au cours des presque quatre cents pages de ce récit. Pages qui se tourneront avec facilité compte-tenu de l'écriture de Batya Gour. Pas un moment d'ennui !
Et puis, il faut garder en mémoire le sous-titre du roman "Un crime psychanalytique".

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Colchik
  25 septembre 2017
Il s'agit là sans doute de mon roman préféré de Batya Gour. Pourquoi ? La raison en est probablement ma grande curiosité pour un lieu qui m'est étranger : le cabinet du psychanalyste.
Un samedi matin, à Jérusalem, à l'Institut de psychanalyse, le docteur Eva Neidorf, analyste de renommée internationale, est retrouvée dans son bureau tuée d'une balle dans la tempe alors qu'elle devait intervenir dans une conférence. le commissaire de police Michaël Ohayon est chargé d'élucider le meurtre. Il semble qu'Eva Neidorf ait laissé entrer son assassin – est-ce donc l'un de ses collègues ? - et le texte de sa communication à la conférence reste introuvable.
Michaël Ohayon ne serait-il pas un patient tout désigné pour le divan ? Âgé de trente-huit ans, d'origine séfarade (Juif marocain), divorcé, auteur d'une thèse de doctorat inachevée sur les guildes au Moyen Âge, il est lui aussi confronté à son lot d'incertitudes et d'angoisses. La psychanalyse, il va l'aborder en profane, c'est-à-dire en se posant des questions auxquelles il va chercher des réponses en interrogeant les personnes du cru : pourquoi tout analyste a-t-il lui-même suivi une longue cure analytique ? Pourquoi, au cours de la formation, doit-il se soumettre au contrôle de trois analystes ? Quel rôle exercent les membres de la société psychanalytique ? Comment acceptent-ils ou refusent-ils l'accès à la profession ? Qu'appelle-t-on un transfert ? Dans ce milieu régi par des procédures déontologiques très strictes et qui cultive le silence, voire le secret, le policier ne peut avancer qu'en maîtrisant peu à peu les règles qui encadrent étroitement le travail des analystes. Il lui faut comprendre la rigueur et l'intégrité que s'imposent Eva Neidorf pour faire apparaître les motivations du meurtrier. Ohayon a pour atouts sa patience, sa lucidité sur les turpitudes de l'âme humaine, sa confrontation récurrente au mensonge et à la dissimulation pour percer le mur que lui oppose l'entourage de la victime.
Batya Gour aiguise notre intérêt malgré une intrigue qui n'obéit pas aux règles habituelles du suspense. C'est tout son art : nous captiver par les seuls ressorts de la conduite humaine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21
paikanne
  10 juin 2010
Dans le cadre du Défi "Littérature policière sur les 5 continents", je viens de terminer la lecture de le meurtre du samedi matin de Batya Gour, une auteure israélienne dont je n'avais jamais entendu parler. C'est d'ailleurs en cela que réside l'intérêt de ce genre de "défi" qui permet de partir à la découverte de contrées souvent méconnues, par le biais de la littérature, en l'occurrence la littérature policière.
Présentation de l'éditeur : Batya Gour, née à Tel-Aviv en 1947 et décédée en mai 2005, a vu les six enquêtes de son commissaire Michaël Ohayon traduites en près de douze langues. Ancien professeur de littérature, remarquable observatrice des multiples facettes d'Israël, elle est également l'auteur de Meurtre en direct publié à la Série Noire.
Pour les membres du prestigieux Institut de psychanalyse de Jérusalem, ce samedi restera à jamais le jour où l'indicible s'est produit : le docteur Eva Neidorf, analyste de renommée internationale, profondément aimée de ses collègues, a été retrouvée dans son bureau tuée d'une balle dans la tempe. Ses proches sont abasourdis. Il n'y a pas de mobile. Elle connaissait l'assassin et lui a elle-même ouvert la porte. Michaël Ohayon, confronté aux arcanes de ce milieu viscéralement tenu par la déontologie du secret, saura mettre à nu les raisons d'une telle violence. Il saura poser la question cruciale pour cette profession : que faire lorsque l'on détient sur un patient des informations moralement inacceptables ? Que faire si l'intégrité physique ou psychologique d'autres personnes est gravement en danger ?
Mon avis : l'enquête nous entraîne dans un milieu très spécifique, celui de la psychanalyse, dans un Institut très renommé dont nous tentons de percer les arcanes en compagnie du commissaire Ohayon. le vénéré Professeur Hildesheimer veille "paternellement" sur cet organe auquel il s'est voué corps et âme depuis des décennies.
Ohayon devra souvent lui-même insister auprès de ses prestigieux interlocuteurs, au cours des interrogatoires, afin de tenter de lever les nombreux voiles qui occultent cette instance, aidé en cela par ses proches collaborateurs avec qui il entretient de très bonnes relations. L'enquête est longue et piétine plus souvent qu'à son tour mais c'est sans compter sur la persévérance des fins limiers ; Ohayon ne trouve d'ailleurs que peu de temps à consacrer à son fils et à lui-même, obsédé qu'il est par l'enquête en cours.
J'ai beaucoup apprécié découvrir ce personnage plus complexe qu'il n'y paraît à première vue, davantage sans doute que suivre le déroulement de l'enquête elle-même, même si les pistes sont nombreuses et nous amènent à soupçonner tantôt l'un, tantôt l'autre. J'ai aimé aussi, comme je le disais précédemment, "partir" vers un pays que je ne connais absolument pas.
Ce fut une lecture plaisante, agréable mais pas haletante comme il arrive que ce soit parfois le cas dans ce type de récit. Ceci dit, je précise que je lirai avec plaisir dans le futur, si l'occasion se présente, les enquêtes de ce policier particulier (fumeur invétéré - c'est un élément qui m'a particulièrement frappée !-), espérant le voir évoluer dans sa vie personnelle…

Lien : http://paikanne.skynetblogs...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   26 novembre 2014
« Nous allons aussi vérifier votre alibi à l’heure présumée du meurtre, reprit-il après un long silence. […] Nous n’avons pas l’intention d’employer la torture; en tout cas, pas si vous vous montrez raisonnable. » (Fayard, p.343)
Commenter  J’apprécie          140
jovidalensjovidalens   13 septembre 2015
Combien de temps un homme peut-il supporter de jouer à Dieu-le-Père ?
[...]
Jour après jour, j'essayais de m'endurcir et croyais même y être parvenu. Il le faut bien pour signer des ordres d'expulsion ou refuser des regroupements familiaux. Notez que je ne fais qu'appliquer les directives gouvernementales. Et puis, je suis constamment sous l'oeil du Shin Beth. Quelles que soient vos opinions politiques, cela ne change rien. Un gouverneur militaire aux idées libérales, ça n'existe pas ; c'est une contradiction dans les termes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
torpedotorpedo   02 décembre 2017
Bien qu'il lui eût décrit en long et en large les obstacles qu'elle aurait à franchir, il n'avait pas réussi à la dissuader de poser sa candidature, car sa décision était déjà prise. En fait, il aurait dû savoir que ce n'est pas pour s'entendre dire qu'il vaut mieux renoncer qu'on sollicite un conseil, mais, au contraire, pour se sentir conforté dans sa décision. Lui-même avait fait pareil. Il n'aurait pas dû essayer de la faire changer d'avis.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
jovidalensjovidalens   13 septembre 2015
Cela peut sembler paradoxal, mais le fait est que nous, analystes, connaissons tout de nos patients, sauf la façon dont ils se conduisent dans la vie quotidienne. Nous ne savons d'eux que ce qu'ils nous racontent ici, sur le divan.
Commenter  J’apprécie          80
bartholomewbartholomew   04 mars 2016
tout venait, il le sentait confusément, de son incapacité à supporter la routine, la solitude de la situation analytique et le manque de soutien moral. Voilà quelles étaient les causes de son échec.
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : littérature israélienneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Freud et les autres...

Combien y a-t-il de leçons sur la psychanalyse selon Freud ?

3
4
5
6

10 questions
301 lecteurs ont répondu
Thèmes : psychologie , psychanalyse , sciences humainesCréer un quiz sur ce livre