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ISBN : 2266194208
Éditeur : Pocket (03/09/2009)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 66 notes)
Résumé :

Elle l'aime avec des mots, il lui parle avec des sentiments. Bientôt ces deux-là, qui n'étaient faits ni pour se rencontrer ni pour s'entendre, nourriront un drôle d'amour, faits de pages tournées et de corps caressés. Elle, c'est Mathilde, jeune bibliothécaire. Lui est en permission, parachutiste à Pau. Et si l'une, au jardin, lit pour les oiseaux, l'autre n'a jamais ouvert, de sa vie, que quelques volumes. Ce sero... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
FritzLangueur
  15 juillet 2015
Je connaissais Jean-Marie Gourio comme rédacteur en chef de Charlie Hebdo, mais aussi auteur de « Brèves de comptoir », ou encore pour ses collaborations aux mythiques émissions « Merci Bernard » et « Palace ». J'avoue ne m'être jamais intéressé à ses romans, et c'est franchement dommage. J'ai pris un tel plaisir à lire « Chut », l'histoire de ce lecteur faussaire, ce « bibliocon » qui pour séduire la fraîche Mathilde, va entrer subrepticement dans l'univers du livre, d'abord superficiellement, puis avec de plus en plus d'implication. Par le biais de cette pétillante histoire, Gourio échafaude un monument aux livres, pas ceux élitistes ou guindés, non… les livres qui passionnent madame et monsieur tout le monde, qui dans une rame de métro, qui dans un square ou parfois même dans la rue, semblent si absorbés, si captivés que rien ne les dérange, ou pour reprendre les mots de l'auteur, « de les tirer de leurs lectures comme on tire quelqu'un de force de son lit ». On s'amuse beaucoup à parcourir « Chut et l'on est séduit par tant de bons mots ou de réflexions désopilantes et si justes. Tout au plus, on peut reprocher une certaine trivialité superflue à l'intrigue, de même quelques lourdeurs en fin de parcours mais rien de bien méchant. « Chut » est un roman qui rassure. Je me faisais la réflexion que le tout numérique était presque venu à bout du papier, il suffit de regarder autour de soi dans un lieu public, notamment dans les transports en commun, le nombre de cous cassés, les yeux fixés sur un écran deux ou trois fois plus petit qu'un livre. Gourio l'évoque, le lecteur d'aujourd'hui, est toujours aussi présent, simplement il suffit de le dénicher dans la masse, ce n'est pas si difficile quand l'on y prête attention, puisqu'il diffuse autour de lui une espèce d'aura de sérénité venant trancher avec la nervosité des doigts gesticulant sur un clavier. « Chut » est aussi enthousiasmant par ses personnages si attachants, que ce soit le narrateur en béotien un peu manipulateur, le père dont la tendresse et la fragilité nous touchent, les nombreux personnages secondaires truculents à souhait ou encore la belle Mathilde en véritable héroïne à la François Truffaut. Ce dernier aurait adoré « Chut ». Gourio aurait d'ailleurs pu faire sienne l'une de ses réflexions : « Qu'on écrive un roman ou un scénario, on organise des rencontres, on vit avec des personnages, c'est le même plaisir, le même travail, on intensifie la vie »
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cdilefousseret
  13 octobre 2014
Quand une bibliothécaire tombe amoureuse d'un militaire qui ne lit pas mais qui se met en tête de ressembler à un lecteur.
Drôle, émouvant, bref, un beau moment de lecture et de jolis passages sur le livre en tant qu'objet; et sur la posture du lecteur.
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DEBERGUE
  08 septembre 2015
C'est un joli conte que nous raconte Jean-Marie Gourio mêlant livre, lecture et amour. Une princesse, Mathilde, bibliothécaire de son état, tape dans l'oeil du narrateur, militaire en permission, dès qu'il la voit lire dans le parc. Il l'aborde. Elle lui parle de son livre le Savon de Francis Ponge. Voilà notre amoureux bien désarçonné car il n'a jamais ouvert un livre de sa vie. Pourtant Mathilde va lui prêter pour qu'il puisse en discuter à la prochaine permission du jeune homme. C'est ce qui se passera mais il se retrouvera avec un autre livre à lire, Kafka. Il essaye, il essaye mais franchement la lecture ce n'est pas sa tasse de thé.
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pyrene09
  28 août 2012
Un livre pour les amoureux des livres !
La rencontre entre un militaire qui ne lit pas et une bibliothécaire qui lit trop ?
Pour la séduire d'avantage il se met aussi à lire, rencontres avec pleins d'auteurs.
Un agréable moment de lecture.
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puchkina
  11 février 2014
Le narrateur n'a jamais lu un livre de sa vie tout comme son père mais par amour pour Mathilde, sémillante bibliothécaire, il va s'emparer des livres, placer le livre au centre de sa vie sans pour autant lire apparemment. C'est là que le bat blesse : comment un militaire parachutiste qui n'avait jamais lu de livres peut-il raconter avec autant de poésie sa vie et sa découverte de l'amour, citer Nietzsche , Shakespeare ou Colette ? Incohérence ! Malgré l'univers un peu France rêvée façon Amélie Poulain, la lecture est tout de même savoureuse. On retrouve les expressions et les personnages du café du coin croqués dans Brèves de comptoir. A rapprocher aussi de la Tête en Friche de Marie-Sabine Roger.
Lien : http://puchkinalit.tumblr.com/
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
sabou50sabou50   02 février 2013
D'ordinaire, les gens qui sont en train de lire, dès qu'ils se sentent observés, lèvent les yeux vers vous et cherchent à vous faire comprendre que vous devriez aller regarder ailleurs. Pas cette jeune fille qui lisait sur son banc. Elle s'en fichait. Elle était jolie parce que, justement, elle lisait avec gourmandise sans se soucier du reste.
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FritzLangueurFritzLangueur   15 juillet 2015
On devinait rien qu'à voir l'épaisseur du livre, dans quel état d'esprit était le malade, ceux qui disaient aux visiteurs : ce n'est rien j'en ai pour quelques jours et je serai vite là à la maison, étalaient sur leur couverture grège des petits bouquins vite lus tandis que les malades qui se savaient embarqués pour un plus long voyage tenaient ouverts sur leur ventre des gros livres gonflés de millions de mots qu'il lisaient avec une infinie lenteur. Leurs yeux suivaient lentement la haie bien taillée de la ligne, ces liseurs affaiblis glissaient doucement de phrase en phrase sans se cogner, petite promenade dans un dehors romanesque qui les oxygénait, l'esprit mou tiédi et comme en robe de chambre.
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charlottelitcharlottelit   07 septembre 2011
encyclopédies sous clef. Pour qu'elles ne s'envlolent pas sous notre nez !
chaque nouvelle mensualité (30) nous rappelait à nos ambitions culturelles premières.
c'était le prix à payer pour s'eniver de la bonne odeur du cuir et du papier.
plus tard j'apprendrais que ce sont les livres les plus abîmés, les plus GRIFFONNES dans les marges qui sont les plus beaux.
Comme des jeans vieillis troués aux genoux !
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DanieljeanDanieljean   29 novembre 2015
Cela avait-il un sens, au fond, de lire et de ne pas parler ? Lire servait-il à faire parler ? Le silence des mots lus poussait-il vers le dehors le chahut bruyant des mots dits ? Comment se supportaient-ils, les silencieux et les bavards, dans la même tête ? À moins qu'ils ne soient logés à deux enseignes ? Existait-il en nous le dortoir des mots lus et le dortoir des mots dits ? À ne rien lire jamais, garderions-nous dans nos esprits un dortoir toujours vide ?
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ZalvecZalvec   28 juin 2015
Il existe des vaillants soldats qui valent toute une armée !
- C'est pas moi qui le dis, c'est Napoléon
Alors existe-t-il de vaillants livres qui valent à eux seuls une bibliothèque entière ?
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Videos de Jean-Marie Gourio (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Gourio
Remise du Prix Jules Renard par René de Obaldia de l'Académie Alphonse Allais à Voutch pour "petit traité de Voutchologie" écrit avec Jean Bernard Moussu, prix décerné également à Jean Marie Gourio pour "Interview d'une vache " et à François Morel pour "Je rigolerais qu'il pleuve".
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