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ISBN : 2260030122
Éditeur : Editions Julliard (02/03/2017)

Note moyenne : 2.85/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Derrière son guichet, au Crédit agricole de Bourgogne, M. Zoiseaux pense souvent à s'envoler, tout en comptant l'argent de la clientèle. Il y pense trop ! Des plumes commencent à pousser sur son corps qui s'arrondit. Pour son plus grand bonheur ! Au fil des jours, M. Zoiseaux ressemble de plus en plus à une oie sauvage.
Il rêve de légèreté dans ce monde trop lourd.
À sa femme, à ses enfants, qui adorent cette métamorphose, il promet que, le jour venu, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ghiblitotoro
  10 juillet 2017
Je tiens tout d'abord à remercier la Masse Critique Babelio et les éditions Juliard de m'avoir permis de lire ce livre.
Pourquoi j'ai voulu lire le fabuleux départ en Laponie de la famille Zoiseaux ?
Pour le titre bien sûr ! Parce qu'il promet voyage et exotisme (la Laponie !!!😍) et peut-être une sorte de conte initiatique (le thème du voyage, de la famille, le nom Zoiseaux, tout ça...).
Pour la 4e de couverture ensuite, parce qu'elle corroborait assez bien le titre : un père de famille, guichetier de banque, se met à se transformer en oie, et sa transformation promet de changer le destin de bien plus de gens encore.
Pour l'argument éditorial enfin : face à la crise, à l'ambiance sombre dans laquelle baigne notre société, Jean-Marie Gourio nous propose de nous redonner le moral en nous faisant entrer dans son univers, avec sa collection Papillon, qui éditera tous les 6-9 mois, ses propres livres. 🤔

N'y allons pas par 4 chemins : je me suis ennuyée et j'ai dû forcer ma lecture pour aller jusqu'au bout. Bah oui, ça arrive...😕
Peut-être avais-je compris "voyage", quand il ne s'agissait que d'un départ ? En tout cas, tout le livre ne raconte que la lente transformation, essentiellement physique, du personnage principal, ainsi que les réactions qu'elle déclenche chez le narrateur et dans le noyau familial, à savoir sa femme et ses enfants.
Je voulais voyager, vivre l'exotisme de la Laponie et peut-être revivre un peu l'aventure de Nils Holgersson auquel l'auteur fait référence ; loin de là ! Pas d'aventure, ni de paysages, pas de voyage. A peine des incursions fantasmées dans des endroits juste nommés, que le narrateur décrit sous la forme de ressentis, sans jamais que le lecteur puisse véritablement y prendre sa part de beauté et de découverte. Et pas une once de Laponie : elle reste le grand projet de la famille Zoiseaux. Bah Oui, c'est un départ, hein, pas un voyage, tant pis pour moi.
Je m'attendais à être emportée par une sorte de transfiguration qui allait faire tache d'huile dans l'entourage ; me voilà avec le récit égocentrique d'un homme contemplatif, qui, non content de ne pas véritablement se transformer intérieurement (Il ne semble prendre finalement que la forme animale appropriée à ses désirs et à son caractère.), se répand en ressentis nombrilistes et en questions existentielles assez peu convaincantes, et ne change rien à son environnement. En effet, ce qui amènera la petite révolution ailée n'a rien à voir avec le narrateur.
Vous pouvez le constater : le personnage ne m'a pas paru très intéressant. J'ajouterais que la narration est très masculine. Petite fille ayant grandi au milieu de livres qui mettent en scène des héros masculins, j'ai l'habitude de m'identifier à ces derniers et normalement, cela ne me pose aucun souci. Sauf ici. Roméo Zoiseaux s'inquiète beaucoup au sujet de la transformation de son sexe et de sa performance en vol. Même s'il y a là une cohérence psychologique, je n'ai pas été très intéressée par ce type de détail. Je veux dire, s'il s'était agi de se dépasser en volant toujours plus loin et toujours plus haut pour rejoindre un idéal, comme Jonathan Livingstone le Goéland, d'accord. Mais ici, c'est l'angoisse de ne pas réussir qui apparaît, et donc finalement l'inquiétude de l'impuissance. Si on ajoute la façon dont l'acte sexuel est traité... Allusif au début de la transformation (ce que j'ai trouvé légitime), il est davantage décrit quand Roméo est davantage oie qu'homme 😳. Et l'auteur ne peut s'empêcher de faire référence à l'illégalité de la zoophilie...😰 N'est-ce pas maladroit ?
Je m'interroge par ailleurs sur les valeurs transmises dans ce livre. La famille, ok : le couple est soudé par l'amour et les petits rituels ; peu à peu, la famille se transforme en une véritable nichée qui partage projet, rêve et bien davantage. Plus contestable est la capacité de l'individu à transformer son environnement (ce qui j'imaginais être l'argument du livre), puisque si Roméo Zoiseaux fédère sa famille autour de sa transformation, qui semble lui rendre une place centrale😶, la narration ne va pas au-delà des quelques clients du Crédit agricole où il travaille et de la maîtresse au long cou des enfants (et encore, je ne m'explique pas son rôle soudain à la fin de l'histoire...). L'univers, qui aspirait pourtant à s'étendre avec le thème du voyage, m'a donc semblé particulièrement rétréci au noyau familial, si ce n'est à Roméo lui-même.
Quant à la révolution ailée - ou je ne sais déjà plus comment l'a appelée l'auteur..., elle n'est pas le produit d'une transformation intérieure mais une réaction de rejet face à un événement tragique et de fuite en avant. Dommage...
Parlons à présent du style. L'auteur s'amuse avec les temps dans les premières pages : le présent d'énonciation associé au mode contemplatif du personnage alterne joyeusement avec le passé simple et de l'imparfait qui font irruption quand on passe peu à peu au récit de la transformation du personnage. Si l'idée est bonne, pour la symbolique, ma lecture en a été gênée. Ainsi, j'ai été soulagée que ce parti pris stylistique disparaisse plus tard.
Je crois également avoir repéré ce qui me semble être un tic d'écriture : au lieu de lister dans une unique phrase une série d'actions, l'auteur isole chacune dans une phrase. C'est déroutant. Ce choix aurait pu être intéressant si j'en avais compris le but et s'il n'avait été repris à profusion dans les pages qui suivaient immédiatement, comme une mauvaise habitude.
Et ne parlons pas du "sexe" qui se transforme au bout de quelques pages en un élégant "bite"...
Bref, je suis désolée de le dire mais je n'ai pas accroché. L'idée de départ est séduisante mais je préfère de loin relire le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède et Jonathan Livingstone le goéland dont l'ambition de voler toujours plus haut devient une véritable quête initiatique qui transformera autant le lecteur que le personnage.
Lien : https://lacuriositheque.blog..
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WhiteRose
  17 juin 2017
J'ai eu le grand plaisir de lire ce roman grâce à l'opération Masse Critique (un grand merci à Babelio et aux Editions Julliard), et c'est un véritable coup de coeur qui me donne à présent très envie de découvrir les autres livres de Jean-Marie Gourio.
Cette belle histoire m'a fait rêver, tout simplement. Un pur délice ! C'est un enchantement, un conte plein d'Amour et de fantaisie. L'écriture est fluide et agréable, parsemée d'humour, de tendresse et de poésie...
J'y ai retrouvé mes rêves d'enfant. Lorsque j'étais petite, j'étais solitaire et très proche de la nature. J'adorais regarder passer les oies sauvages, j'étais fascinée, émue, rêveuse. J'aurais aimé pouvoir les rejoindre, m'envoler avec elles comme dans «le merveilleux voyage de Nils Holgersson», survoler de magnifiques paysages, me sentir libre comme l'air... sans soucis, sans contraintes... Alors je fermais les yeux, et j'imaginais l'envol... Je laissais vagabonder mon esprit et vivais intérieurement de merveilleux moments de liberté. Ce livre m'a donc particulièrement touchée, il a ravivé en moi plein de souvenirs.
Qui n'a jamais rêvé de pouvoir voler comme un oiseau et de partir loin, très loin ? Pour un moment d'évasion, pour se sentir libre, pour découvrir le monde... et parfois pour fuir... fuir le quotidien, les difficultés, les soucis, fuir une vie qui ne nous convient pas, fuir la réalité lorsqu'elle devient difficilement supportable... Oui, par moments on aimerait bien s'envoler, devenir un oiseau, et tout oublier, ne serais-ce qu'un instant...
Ce récit porte également un magnifique message d'Amour. Car c'est un lien très fort qui unit la famille Zoiseaux. Un Amour inconditionnel, un Amour à toute épreuve, sans barrières et sans frontières, qui nous emmène et nous élève là où il n'y a plus besoin de mots pour se comprendre. L'Amour véritable, pur, sincère, sublime... Où tu iras je te suivrai, tel que tu es je t'aimerai...
La famille Zoiseaux est extrèmement touchante et leur histoire m'a beaucoup émue. Une histoire incroyable, magnifique, pleine de tendresse et agrémentée de délicieuses notes d'humour.
Si vous aimez les contes philosophiques, et si vous avez envie d'un peu d'évasion et d'une touche de magie et de fantaisie, je vous recommande donc vivement ce livre, en espérant qu'il vous plaira autant qu'il m'a plu.
Et à défaut de pouvoir nous métamorphoser en oiseau, prenons notre envol d'une autre manière. Changeons dans nos vies ce qui en a besoin, semons le bonheur, gardons espoir, soyons libres... et réalisons nos rêves...
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zabeth55
  15 décembre 2017
Un nom prédestiné pour cette famille
Lui, Roméo : employé du crédit agricole, amoureux de sa femme
Elle, Juliette : amoureuse de son mari
Jérémie : le fils
Cloé : la fille
Une famille unie passionnée par les oiseaux, à tel point que le père, d'abord se transforme en oie sauvage.
L'idée est rigolote, le style facile, mais j'ai abandonné à la moitié, tournant un peu en rond dans cette histoire qui s'éternise.
Le tout traine un peu en longueur et finit par lasser.
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Nico8
  26 juin 2017
J'avais vaguement entendu parler de cet auteur mais je ne le connaissais pas vraiment. Avec ce livre, j'ai pu le découvrir et j'en suis bien content.
C'est un roman d'une originalité grandiose qui nous transporte ailleurs, vers des contrées féeriques et bienfaisantes. Eh bien, je me suis laissé transporter !
Quand une histoire commence avec un guichetier au Crédit Agricole qui passe son temps à observer les pigeons tourner dans le ciel, je suis déjà conquis ! Et quand je vois arriver dans son agence, un client extravagant qui veut ouvrir un compte pour y déposer deux bouts de bois, je le suis encore plus ! Ce mystérieux client, roi de Tout, un pays inconnu (mais Tout est partout, dit-il...) va emmener notre cher employé du Crédit Agricole, ainsi que sa famille, dans une merveilleuse aventure.
Je remercie chaleureusement les éditions Julliard et Babelio pour ce fabuleux voyage ! C'est une très belle découverte permise par l'opération Masse critique. Merci.
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lireetcourir
  30 juin 2017
Quand un employé de banque bourguignon se met à rêver qu'il pourrait voler dans les airs, c'est tout son univers qui se transforme. Changer le quotidien contre des plumes et apprendre à voler.
Le troisième opus poétique de Jean-Marie Gourio dans la collection Papillon -
Est un roman décalé et à la fois fantaisiste, surréaliste, léger et optimiste .
"Goûter sans modération le bonheur d'être niché au coeur d'un univers paisible et délicieux... Monsieur Zoiseau s'émerveille du spectacle de la grâce, de la légèreté, de la liberté dont jouissent les oiseaux"
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Nico8Nico8   15 juin 2017
On peut dire que je ne sers pas à grand-chose. Cela me va. Les pigeons servent-ils à quelque chose ? Leur vol circulaire dans l'air chaud de l'été sert-il quelque chose ? Probablement pas. Cela semble convenir aux pigeons. Il sert au plaisir que je prends à les voir tourner, libres et légers. Ce plaisir vaut de l'or, qui ne se met pas en banque mais dans une petite cachette, au fond du cœur.
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rkhettaouirkhettaoui   02 avril 2017
Souvent, je les regarde voler. Ils tournent au-dessus de la maison, s’éloignent, disparaissent dans le ciel, puis reviennent se poser sur le toit du pigeonnier. J’aime leur fidélité à leur nichoir. Comme je suis fidèle à ma maison, à Juliette, à mes deux enfants. Ils pourraient fuir mais ne le font pas. Où iraient-ils ? En Afrique ? Y a-t-il des pigeons en Afrique ? Y a-t-il des rouges-gorges au Mali ? Au fond, nous ne savons pas grand-chose de la vie. Sauf que nous marchons. Que les oiseaux volent. Que les poissons nagent. Y a-t-il des truites au Kenya ? des moineaux dans les rues de Bangui ?
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rkhettaouirkhettaoui   02 avril 2017
Je n’étais fait pour rien de précis. Pour tout, pour rien, au final, c’est égal. J’aurais pu être facteur. Le chien du facteur. Une grappe de raisin. Le son d’une cloche. La pluie. Non. On ne peut pas être la pluie. Tout au plus, quelques gouttes. Avec de la chance, je serais tombé pile sur les cheveux de Juliette, un jour d’automne, alors qu’elle sortait sentir l’air devant sa maison. Je me serais glissé dans sa chevelure jusqu’à sa peau. J’aurais été une goutte de pluie sur la peau de Juliette pour quelques instants seulement. Ces secondes de béatitude me conviennent. Le temps ne compte pas.
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rkhettaouirkhettaoui   02 avril 2017
J’aime énormément mes enfants, Jérémie et Cloé. Je veux qu’ils volent. Je veux qu’ils s’envolent. Je veux qu’ils soient heureux. Mais le bonheur des enfants n’est pas du seul fait des parents. Il y a le reste du monde. Il y a la vie. J’ai terriblement peur qu’il leur arrive malheur, et le malheur je n’en veux plus. Plus jamais.
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rkhettaouirkhettaoui   02 avril 2017
Le vol des oiseaux me fait tourner la tête. Enfant, je ressentais déjà ce tournis, et je découvrirais plus tard qu’on peut obtenir de semblables sensations avec un peu d’alcool, ou lorsqu’on vous soigne une écorchure à l’éther. La tête devient molle et s’évapore. Le cerveau s’envole. Mes pensées s’accrochent aux plumes des oiseaux et filent avec eux par-dessus les campagnes, très loin, par-dessus les montagnes et les villes, comme le petit Nils Holgersson voyage assis sur le cou d’une oie sauvage.
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Videos de Jean-Marie Gourio (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Gourio
Remise du Prix Jules Renard par René de Obaldia de l'Académie Alphonse Allais à Voutch pour "petit traité de Voutchologie" écrit avec Jean Bernard Moussu, prix décerné également à Jean Marie Gourio pour "Interview d'une vache " et à François Morel pour "Je rigolerais qu'il pleuve".
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