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Le trône des sept îles tome 1 sur 2

Adalyn Grace (Autre)
EAN : 9782378761080
411 pages
De Saxus (27/05/2021)
3.59/5   275 notes
Résumé :
Dans un royaume troublé par les secrets et la trahison et où le danger rôde sous la mer, une princesse va devoir se battre pour revendiquer son trône avant que tout ne soit perdu...
C'est le grand jour pour la princesse Amora. Fille unique de la famille Montara qui dirige le royaume de Visidia, elle va devoir assoir sa position d'héritière du trône en effectuant une démonstration de sa magie devant son peuple. Mais quand le rite de passage tourne au désastre,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
3,59

sur 275 notes
Adalyn Grace le trône des 7 îles. De Saxus. 412 p. 2 / 5 étoiles. Sans la fin : 4/5.
Si j'ai mis 5 étoiles c'est que je soutiens les jeunes auteur.es.
Achetez le livre : la couverture est superbe. 5 étoiles.
En Américain : all the stars & teeth. Toutes les étoiles et les dents…Traduit par le trône des 7 îles. Nul. 0,5 étoiles. Nooooon, je vous fais marcher. J'ai lu ce livre il y a quelques mois. Voici ma critique.
Le roman démarre pas mal. La jeune adulte qui cherche son chemin. Elle rêve de pouvoir prendre la barre du voilier de son père. Bon, c'est une princesse. Elle n'y peut rien. le roi lui interdit de prendre la barre. Déjà on sait que par la suite, elle passera outre.
Dans la description des paysages une recherche d'esthétique, d'originalité plaisante.
Cette princesse est magicienne depuis son plus jeune âge. Elle doit passer une dernière épreuve. D'un monde tout gentil des 1ères pages (et on sent que cela ne va pas spécialement bien se passer) on passe en un éclair à la magie de sang, au meurtre rituel, à la cérémonie publique qui va sacrerait la « future reine » de ce monde. Une cérémonie qui dégénère en torture…appliquée par une jeune princesse qui n'arrive plus à maîtriser comme il aurait fallu...
Jusque p. 100, je suis toujurs sous le choc de ce passage sanglant mais je reste bon public. Puis un bras coupé se promène par là…Quand je dis moi dans ma vie de tous les jours, « ce truc coûte un bras », c'est que c'est impayable. Et bien pas pour Ferrick. Son amoureux a « offert » à Amora le sien sous l'insistance de Bastian pour alimenter la magie de mademoiselle…
Et là c'est le déclic…on est dans un monde de roi, de princesse, un conte quoi, mais là j'ai l'impression qu'il y a quelque chose de pourri dans ce monde à la Walt Disney…un certain niveau d'incohérence latente. La Princesse qui se met à oeuvrer comme une bouchère sur ce membre amputé la veille (et le sang ne coagule pas ?). Aujourd'hui, je fais une petite étude bien dans le contexte : https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2580676-ce-qu-il-se-passe-dans-le-corps-apres-la-mort-odeur-decomposition/
Je me marre (aujourd'hui). Et mon hilarité grandit à l'évocation de la course de canon de la p. 102. A laquelle je n'ai rien compris, sinon que c'était complètement surréaliste.
P 110-112. L'héroïne aborde une île. Elle admire sa richesse (grâce au tourisme 😊). Celle de ses habitants (l'argent est littéralement jeté par les fenêtres). Elle juge à bon escient que des actions de solidarité eussent été souhaitables pour aider les habitants de l'île de l'Est qui a subi les effets dévastateurs d'un ouragan. Elle s'interroge sur l'inaction de son père roi du monde. Mais non chacun sur son île. Les autres peuvent crever.
Elle se rend compte également qu'elle ne sait rien de la vie. Et qu'il faut faire l'effort de ne compter au départ que sur soi-même pour apprendre ce qu'on est, ce qui nous entoure, bref ce qu'est la vie.
Arrivé à la moitié du bouquin, je me dis que le récit n'apporte pas assez d'explication sur l'attitude de laissez-aller du roi. Mais je goûte assez la description des paysages (Adalyn a une belle imagination de conte de fée) qui contraste fort avec la cruauté (héroïne y compris 😊) et l'égoîsme de ses habitants, en général.
P 178. Elle lit l'âme de Blarthe et commence à comprend certaines choses.
P 192. Ils se trouvent pourchassés par 3 bandits terrifiants…pourquoi faut-il qu'Amora explique à la sirène ce qu'elle sait faire dans ce cas-là…Chanter. C'est aussi incohérent que de devoir rappeler à Rambo d'utiliser son « gun » quand il est menacé…
Au fur et à mesure, Amora délicieuse jeune adulte au grand coeur qui évolue dans un décor de conte de fée à la Pixar… prend conscience de ses capacités à torturer, brûler, tuer…
P 298-299. Un très beau passage sur la confiance accordée aux proches (son père, les idoles,…).
P 316. A partir de là, le récit commence à se dégrader. « Bastian entaille la gorge de Kaven… ». Mais il a passé des années à souffrir et fait du meurtre de son frère Kaven le but de sa vie. Excusez-moi mais là…juste une petite entaille ? Non…l'auteure ne prend pas la mesure de l'incohérence de laisser vivre cet être maléfique. Et le récit va gentiment se détricoter et partir à vau-l'eau à partir de là. Pourquoi Bastian sous l'influence de la magie de Kaven depuis des années, n'achève-t-il pas la tâche qui mettrait fin à toute sa souffrance.
L'auteure aurait pu partir sur un récit où Kaven mort, tout restait à faire. Elle combattrait son père, etc., etc. que sais-je ? Elle aurait pu vivre le souvenir de Sira avant… il y avait tant de chose à faire sauf laisser Kaven en vie. Cela ne se fait pas. Point. 😊.
Je comprends qu'apprendre qui nous sommes a un prix. Kaven l'a aider à comprendre. Mais Bastian aurait au moins dû exiger que Kaven annule le maléfice dont il souffrait.
p. 328 Plus d'info sur la magie des âmes.
p. 334-335. Très beau passage sur la culpabilité de Sira. On pourrait faire un parallèle avec ce qui s'est passé dans la gestion du covid ses 2 dernières années dans la vraie vie.
P 336. Pouvoir. Bonheur source des énergies positives et négatives. Très beau passage. Touchant. le coeur du récit peut-être. Belle leçon de vie. Si vous n'êtes pas arrivé là avant de refermer le bouquin, c'est dommage, mais je comprends.
P 340. Les héros sont encerclés et menacés de mort. Pourquoi la sirène ne se jette-t-elle pas à l'eau pour les aider ? (cascade -> rivière -> eau). Pourquoi ? We want to know why…
P 351. Quand on a une arme mortelle comme la Lusque, dague (qui m'a fait un penser à la Stormbringer d'Elric le Nécromancien 😊) exceptionnelle, face à Kaven, vous ne prenez pas la petite dague pour peler les pommes…Amora lui ouvre les tripes…La Lusque l'aurait ratiboisé en qqes minutes…Ben non, il reste vivant…Bon à partir de là j'ai terminé le bouquin juste par ce que je n'aime pas arrêter avant la ligne d'arrivée. Les incohérence se bousculent jusqu'à la fin. Je tiens les détails à disposition. Pas un gramme d'humour. Or j'aime l'humour (ex.:https://www.babelio.com/livres/Jones-Charley-Davidson-tome-1--Premiere-tombe-sur-la-dr/393018).
Donc de bonnes choses. J'ai mis 5 étoiles pour soutenir une jeune auteure et puis parce que la cote de 3 ,5 me semble tout de même légèrement sous-estimée. Il y a de l'originalité dans les décors et le contraste entre la beauté et la cruauté (quelque fois TRES dérangeante)…Pour adultes je dirais, à cause de cela. Et puis malgré tout une fin loupée qui n'est qu'une succession d'incohérences. Et cela me désole car je déteste ça. S'il y a quelque chose qui doit nous faire envie de racheter un livre d' Adalyn Grace, c'est une bonne fin. Un ratage dans les grandes largeurs…Dommage.
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{Instagram : aur131}

Je remercie les éditions De Saxus pour l'envoi de ce roman.

Je crois que je vais avoir énormément de mal à donner un avis final concernant cette lecture et je pense même que cette chronique sera peut-être la plus courte que j'ai faite jusqu'à présent. Ce n'est pas que je n'ai pas aimé le trône des sept îles, cependant je ne l'ai malheureusement pas non plus apprécié à 100%. Disons que dans l'ensemble c'est une lecture sympa, mais sans plus. Il ne me laissera pas un souvenir inoubliable et pour l'instant je ne sais pas si je lirai la suite. J'ai refermé le livre en étant perplexe et, si tout n'est pas mauvais dans ce roman, je ressors de ma lecture avec la sensation de l'avoir lu sans vraiment l'avoir fait (je ne sais pas si je suis très claire). En fait, une semaine après l'avoir lu, j'en garde un souvenir assez vague.

Comme je le disais, tout n'est pas mauvais et j'ai bien aimé l'univers. Certes il n'y a rien de bien transcendant, j'ai vu de meilleurs livres avec ce genre de thématiques, pourtant j'ai tout de même bien accroché au concept que nous propose Adalyn Grace. L'histoire a le mérite de nous faire voyager en nous proposant un royaume composé de sept îles et j'ai apprécié que l'action ne se déroule pas uniquement dans un même endroit. La plume est également agréable, descriptive sans pour autant être trop lourde. Il y a quand même quelques répétitions, mais ce n'est pas ce qui m'a dérangée le plus.

Là où ça commence à coincer par contre, c'est au niveau de l'intrigue. L'univers est sympa et bien pensé, mais j'ai trouvé l'intrigue très légère, trop facile. Ça reste assez prévisible, j'avais déjà deviné pas mal de choses au fur et mesure que l'auteure nous les révélait et la fin était peut-être un peu trop rapide pour moi. du coup, il n'y avait pas trop de surprises et par moments, je m'ennuyais un peu. de plus, étant donné que c'est un premier tome, je pensais que l'auteure laisserait encore pas mal de questions en suspens à la fin, mais j'ai été surprise de constater que beaucoup de choses sont finalement dévoilées et par la même occasion résolues. Donc, ce premier tome donne l'impression d'être un one-shot, avec une fin ni trop ouverte ni trop fermée. Ce n'est pas un reproche, mais pour l'instant je ne vois pas trop l'intérêt d'avoir écrit une suite.

Ensuite, en plus de l'intrigue, j'ai eu beaucoup de mal avec l'héroïne, Amora. Hormis le fait d'avoir retenu qu'elle porte le nom d'une marque de moutarde (que voulez-vous, ça m'a vraiment perturbée...), Amora ne m'a vraiment pas convaincue. Dès le départ, elle donne l'air d'être très prétentieuse, froide, naïve et son statut de princesse ne l'aide pas à se débarrasser de son caractère de petite fille pourrie gâtée. Elle est aussi parfois très méchante, notamment avec Kerrick. le pauvre m'a fait de la peine… L'auteure essaye pourtant tant bien que mal de la faire passer pour une personne sensible, humble, généreuse et courageuse, malheureusement ça ne l'a pas fait avec moi. Je ne dis pas que son personnage n'évolue pas au fil de l'histoire, elle gagne en maturité et parvient à se remettre en question, toutefois je crois que le mal était déjà fait. Impossible qu'elle remonte dans mon estime aussi près de la fin du livre.

Pour ce qui est des autres personnages, je les ai bien aimé, mais ils n'ont rien de bien exceptionnel non plus. Bastian aurait pu être le plus intéressant s'il n'avait pas été aussi cliché. Je pensais découvrir un pirate, mais il n'a absolument rien à voir avec un pirate ou alors c'est un pirate édulcoré. Il est tout de même attachant et sympathique, dommage que l'on n'ait pas eu droit à son point de vue. Quant à Ferrick, eh bien je me suis demandé à de nombreuses reprises ce qu'il venait faire ici. J'avais surtout la sensation qu'il faisait tapisserie et qu'il tenait davantage la chandelle plutôt que participer à l'histoire.

Pour finir, autre point noir du récit : la romance. Honnêtement, j'ai hésité en vous en parler car je ne sais même pas si elle mérite qu'on s'y attarde. Moi qui aime les romances qui prennent du temps à s'installer, les « slow burn » comme on les appelle, je dois dire que celle entre Amora et Bastian m'a laissé dans une totale indifférence. Outre que ça soit super-rapide, je ne l'ai pas trouvée crédible. le fait que Bastian vouvoie Amora et que celle-ci le tutoie, je ne sais pas pourquoi mais ça m'a bloquée. Alors oui, la scène du bisou était très intense, cela dit à part ça, je n'ai pas eu grand-chose à me mettre sous la dent…

En conclusion, le trône des sept îles n'est pas mauvais, mais pas franchement mémorable. Ce n'est pas une déception, je n'ai pas passé un mauvais moment en soi, maintenant c'est vrai que j'en attendais davantage. J'ai apprécié l'univers, la plume d'Adalyn Grace, cependant côté intrigue et personnages, ça manquait cruellement d'intérêt et de développement. On nous avait promis de l'action, de la magie, des pirates et des sirènes, malheureusement je n'ai pas vu grand-chose. À voir si la suite sera meilleure, mais pour l'instant je suis surtout mitigée… En attendant, je vous conseille de vous faire votre propre avis. Plusieurs personnes ont adoré et il se pourrait que ça soit également le cas pour vous !
Lien : https://lesjolieslecturesdep..
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J'avais vu des avis mitigés donc j'avais un peu peur de ne pas aimer mais au final j'ai passé un bon moment ! Alors oui ça ne transcende pas le genre, c'est assez classique mais ça se lit très bien, sans longueurs et le système de magie est assez original ! J'avoue que j'étais même un peu perdue parfois durant les affrontements, à ne plus savoir qui avait le dessus et pourquoi. La fin me donne bien envie de lire la suite, d'autant que les personnages sont assez intéressants . J'espère juste que c'est une duologie, je ne suis pas renseignée mais la suite arrive sous peu.
Challenge Mauvais genres 2022
Challenge auteure sfff 2022
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Je ressors de cette lecture avec un sentiment très mitigé. D'un côté, j'ai trouvé l'idée vraiment excellente. J'adore le concept, j'adore l'aventure, j'adore l'univers. le fait que les habitants de chaque île aient leur pouvoir, le fait que l'île du milieu détienne la couronne, la quête qui permet de découvrir de nouveaux paysages, l'idée-même de la quête, les péripéties… Vraiment, énormément de bons points, de bonnes idées. Cependant, ce n'est pas suffisant à mes yeux. le plus gros problème pour moi réside dans la construction des personnages. Personnellement je ne me suis attachée à aucun d'eux, je n'ai éprouvé d'empathie pour personne, peut-être ai-je ressenti un vague attachement à quelques moments ponctuels mais très rares. Ils ont un passé, une personnalité, mais j'ai l'impression qu'il manque quelque chose, comme s'ils n'avaient pas de profondeur. J'ai eu l'impression qu'ils n'existaient que dans le temps du récit – pas sûre que la formulation soit compréhensible mais c'est la seule qui me vienne à l'esprit. Même Bastian, que je pensais apprécier, est resté très fade à mes yeux… Même Vataea ! Pourtant, lorsqu'elle est apparue la première fois je me suis dit qu'elle avait du potentiel… et j'ai finalement été déçue. Les caractères sont plutôt construits et respectés, mais il manque quelque chose à mon goût, sans que je sois capable d'expliquer quoi. de même, la relation Bastian/Amora : pas d'alchimie. Je ne sais pas si je suis la seule à l'avoir ressenti ainsi, mais pour moi leur relation sort un peu de nulle part. Je m'explique : dans ce genre de roman on pourrait s'attendre à un amour au premier regard ou bien une relation conflictuelle qui évolue vers de l'amour ; mais ici on n'a ni l'un ni l'autre, on a effectivement la relation au départ conflictuelle mais aucune tension romantique ou érotique entre les personnages, pourtant vers le tiers du livre Amora balance soudain qu'elle trouve Bastian beau ou qu'elle est gênée qu'il la touche ou quelque chose dans ce goût-là. En tout cas, ça ne m'a pas du tout semblé naturel. Et même une fois son attirance actée, je n'ai distingué aucune alchimie entre les personnages. En revanche, j'ai vu une légère étincelle entre Ferrick et Vataea. Pour en revenir au personnage principal : j'ai trouvé la narration très plate, une écriture distante ai-je envie de dire, sans émotions poignantes, sans un ressenti flagrant. Je n'ai pas eu l'impression d'entrer dans la tête d'Amora ou dans ses sentiments, j'ai juste eu l'impression d'un mélange entre un récit à la troisième personne en focalisation externe et un récit à la première personne… autrement dit : un mélange incompatible. Un récit à la première personne qui semblait tellement éloigné du personnage, tellement décalé… Peut-être est-ce parce que je n'ai pas accroché avec Amora que j'ai eu ce sentiment, mais en tout cas j'ai vraiment eu du mal tout au long de ma lecture.

Pourtant, je le redis, l'histoire s'annonçait très prometteuse avec des idées excellentes. Il est vrai que je n'ai jamais été surprise dans ce roman, tout me paraissait effroyablement évident mais c'est certainement parce que je lis beaucoup, ce qui fait que je connais les schémas des histoires donc il n'a pas été difficile dès les premiers chapitres de connaître exactement l'identité de Bastian, le secret du mensonge, l'origine des lois… Chaque « révélation » était simplement une confirmation de ce que je savais déjà. Malheureusement, si dans certains livres j'aime voir mes hypothèses se concrétiser, ici j'ai été ennuyée. Je lisais en me disant « oui, évidemment que c'était ça… » et je tournais la page avec une forte envie d'arriver rapidement au bout pour que ce soit terminé. Je m'interroge par conséquent concernant le deuxième tome : ai-je le courage de le lire ? D'un autre côté, il faut avouer que ce n'est qu'une duologie et que je n'aime pas trop laisser un récit en plan… Donc je pense lire la fin, en croisant les doigts pour éprouver un autre sentiment que l'ennuie et en espérant éprouver au moins de la sympathie pour les personnages. À défaut, les idées me feront sûrement sourire, puisque si je déplore l'écriture de l'autrice, je ne peux que m'émerveiller devant son imagination.
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Le résumé du roman est particulièrement alléchant. Ici, on s'attend à de l'aventure, de la magie et des pirates. Tout ça y est : Amora, héritière du trône des sept îles et enfant unique de la famille Montara s'apprête à assurer sa légitimité sur le trône devant le peuple en démontrant sa maîtrise de la magie des âmes. Bien que préparée depuis sa plus tendre enfance, elle échoue au rite de passage et fuit en compagnie d'un pirate, Bastian, qui lui dévoile une situation dans les sept îles vraiment préoccupante. Déterminée à reprendre la couronne et à sauver les sept îles, la jeune femme se lance alors dans une quête périlleuse.

L'édition reliée est absolument sublime, comme la plupart des éditions reliées présentées par De Saxus. J'ai donc craqué assez facilement, entre le résumé et le livre. Mais la lecture s'est avérée particulièrement décevante.

Si on découvre un univers très coloré et enchanteur, j'ai trouvé qu'il manquait de profondeur. Dans ce monde, les habitants ne peuvent exercer qu'un seul type de magie, sous peine de voir la Bête revenir. Chacune des îles se caractérise donc par un type de magie. La gardienne de cet équilibre est la famille royale des Montara, seule héritière de la magie des âmes qui garde la créature maléfique scellée. Dès leur plus jeune âge, les Montara doivent donc apprendre à maîtriser la Bête qui est en eux et ne pas la laisser prendre le dessus.

La Princesse Amora, préparée depuis sa plus tendre enfance à ce qui l'attend, en est persuadée : elle n'échouera pas lors du rite de passage. L'échec ne lui est pas permis, trop de vies sont en jeu et elle est faite pour être reine. Pourtant, elle va échouer et réaliser que l'amour du peuple ne lui est aucunement acquis. Ce peuple qu'elle a idéalisé ne la voit que comme un monstre. Comment gagner sa confiance ? Une chose est sûre, elle ne pourra le faire de sa cellule. Car tout héritier qui ne réussit pas le rite de passage n'a que deux options : retenter l'épreuve ou être exécuté pour s'être laissé dominer par la Bête. Mais ce n'est pas à lui de décider. Et c'est là pour moi que nous avons une incohérence :
Sauf que cette réflexion ne lui effleure même pas l'esprit. Et lorsqu'elle y pense, ce n'est que pour l'écarter aussi tôt. Pourquoi choisir direct la fuite ? L'auteur m'a donné l'impression de ne pas maîtriser son récit et de n'avoir pas su comment lancer le périple.

Bastian apparaît alors et n'a de pirate que le nom. Au fur et à mesure que nous avançons dans le récit, nous en apprenons plus sur son passé et non, il n'a absolument rien d'un pirate. Écumer les mers et vivre de larcins ne fait pas d'une personne un pirate. J'ai donc trouvé cet aspect vraiment décevant car j'adore l'univers pirate et j'espérais qu'il soit vraiment exploité, ce qui n'a pas été le cas.

A tout cela s'ajoute un style d'écriture auquel je n'ai pas du tout adhéré. Celui-ci n'a rien de difficile, bien au contraire et j'espérais que cela rendrait la lecture plus aisée. Mais au final, il a renforcé le sentiment de superficialité.

Bon... Désolée et peut-être que ça ne tient qu'à moi mais le prénom de l'héroïne, Amora, m'a vraiment posé problème. Certains ont peut-être pensé à leurs cours de latin, d'autres au dieu égyptien Amon Râ, moi j'ai pensé à la célèbre marque. Mayonnaise ou moutarde ? du coup, ça ne m'a pas aidé à la prendre au sérieux. Je sais, c'est futile mais les prénoms des personnages ne sont pas des choix anodins. Et quand ça ne marche pas... Eh bien tant pis !

Conclusion
Une édition sublime pour une histoire décevante, le Trône des Sept Îles est un roman qui n'a pas tenu ses promesses. Si l'univers se veut enchanteur, Adalyn Grace n'a, à mon sens, pas su exploiter le côté aventureux et merveilleux du récit qu'elle nous proposait. Dans le même genre, j'ai largement préféré le premier tome de L'Empire d'Écume : La Fille aux Éclats d'os d'Andrea Stewart.
Lien : https://flowerpanda04.wixsit..
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critiques presse (1)
LaProvence
21 septembre 2021
De nombreux combats rythment l’aventure d’Amora et Bastian, et l'auteure ne censure rien : les coups sont échangés et le sang coule à flots. Adalyn Grace évoque également des sujets sensibles, comme la torture, le harcèlement et les violences sexuelles, sans toutefois être trop crue, et sait faire passer des messages tout en faisant avancer l’histoire. Toutefois, certaines lourdeurs ponctuent le roman, qui croule sous les métaphores et comparaisons hasardeuses.
Lire la critique sur le site : LaProvence
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
𝑼𝒏 𝒋𝒐𝒖𝒓, 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒐𝒏𝒕 𝒎𝒐𝒏 𝒂̂𝒎𝒆 𝒐𝒖 𝒒𝒖𝒆 𝒍'𝒊̂𝒍𝒆 𝒏𝒆 𝒎𝒆 𝒋𝒖𝒈𝒆𝒓𝒂𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒂𝒑𝒕𝒆 𝒂̀ 𝒓𝒆́𝒈𝒏𝒆𝒓, 𝒄'𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂̀ 𝒒𝒖𝒆 𝒕𝒖 𝒔𝒊𝒆́𝒈𝒆𝒓𝒂𝒔. 𝑻𝒖 𝒅𝒊𝒓𝒊𝒈𝒆𝒓𝒂𝒔 𝒄𝒆 𝒓𝒐𝒚𝒂𝒖𝒎𝒆 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒕'𝒐𝒏𝒕 𝒄𝒓𝒆́𝒆́𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆.
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C'est une belle journée pour naviguer.
Le sel de l'océan recouvre ma langue et j'en savoure le grain. La chaleur de la fin de l'été a eu raison de la mer : elle oscille à peine alors que je me tiens appuyée contre le bastingage à tribord.
L'eau turquoise s'étend à perte de vue, peuplée de chirurgiens bleus et de bancs de vivaneaux à queue jaune qui s'éloignent de notre bateau et se cachent sous de fines couches d'écume.
Derrière la brume matinale s'élève le contour des montagnes, dissimulées sous les nuages, qui façonnent l'île la plus septentrionale du royaume, Mornute. C'est l'une de celles que je n'ai pas encore visitées, mais que je gouvernerai un jour.
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« - Très bien, garde tes secrets. Mais souviens-toi que si tu tentes quoi que ce soit, je te poignarderai sans hésiter.

- Tenteriez-vous de me séduire ? C’est difficile à dire, vous êtes tellement terrifiante.

- Tu es insupportable. Une fois que nous aurons trouvé Kaven, sache que je projette de te jeter à la mer et de m’approprier ce bateau.

- Eh bien, on ne peut pas dire que vous manquiez de franchise.

À défaut de le voir rire, je l’entends en entrant dans ma cabine.

- Reposez-vous bien, Princesse. »
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« Tout le monde va bien ? » m’enquiers-je.
Bastian répond par un rire voilé. « Tout va pour le mieux. J’ai une belle vue d’ici. »
Il ne peut pas le remarquer, mais mes yeux me sortent presque de la tête tant mes joues sont brûlantes. S’il y avait un peu plus de place, je me serais retournée pour lui mettre une tape sur l’épaule.
« Profites-en pendant que tu peux, pirate. »
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« Détendez-vous. » Ses paroles se réduisent à un murmure, elles bourdonnent agréablement contre ma nuque, et le vent rabat des boucles légères sur mes yeux. « Nous sommes en train d’escalader le hauban, la température est clémente, et vous avez un pirate beau et expérimenté pour veiller sur vous. Vous pouvez y arriver. »
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