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ISBN : 2714304443
Éditeur : José Corti (05/02/1992)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Inlassable marcheur autant que fin observateur de la vie secrète du monde, des paysages et de la littérature, Julien Gracq, dans ses Carnets du grand chemin, distille pour le plus grand bonheur de ses admirateurs des notes de voyages et de lectures empreintes de poésie, d'humour et surtout de nostalgie.
Celle d'un homme qui a connu plusieurs mondes, qui en a vu disparaître certains, et qui s'efforce, par la magie de la création littéraire, d'en prolonger l'e... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
HermantM
20 octobre 2014
Je me suis d'abord étonnée qu'il n'y ait pas plus de lecteurs Babelio pour ces Carnets du grand chemin, puis je me suis dit que c'était le genre d'ouvrages qui plaisent surtout à des personnes qui écrivent elles-mêmes. Des récits et des réflexions pour auteurs. D'ailleurs, c'est grâce à Marie Hélène Lafon que je m'y suis intéressée après qu'elle m'en ait fait lecture d'un passage sur notre Cantal commun, et un autre ami auteur, Christophe Masson, m'y incitait à son tour par un "lorsqu'on lit Julien Gracq, c'est tout de suite avec l'impression d'être en haut du panier..." En effet, il y a une fascination à suivre la maîtrise avec laquelle le grand homme retransmet ses ressentis de voyage, comme des notes superbes, avec ce qui faut de précisions et de sentiments pour que cela sonne juste, sans excès de style et même de poésie : simplement incroyablement bien écrit. Et il y a aussi toutes ses méditations sur l'acte d'écrire qui émaillent la dernière partie de l'ouvrage, entre des digressions sur l'histoire, l'art et les artistes qu'il a côtoyés. Assez passionnant, tout ça ! Enfin, j'espère que d'autres lecteurs me feront mentir et me diront qu'il existe aussi le plaisir désintéressé de parcourir la France en suivant avec bonheur la plume de Julien Gracq...
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lecteur84
11 novembre 2016
Un chemin parsemé d'impressions d'images poétiques de réflexions, le tout dans un style pur. On prend plaisir à voyager avec Gracq, à travers ses mots, ses phrases toujours ciselées avec ce qu'il faut de précision et d'élégance pour faire de ces récits et réflexions un moment savoureux de littérature.
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TableRonde
20 novembre 2014
Bien sûr que Julien Gracq reste immense lorsqu'il décrit ce qu'il ressent lors ses voyages : ses descriptions remarquable de la nature, ses réflexions au fil de l'eau ou de la route, ses connexions culturelles ou historiques. Bref, une magnifique boîte de "chocolats éternels" à (re)consommer, à sucer, à mâchouiller avec lenteur et bonheur. On peut le laisser au bord de la route, puis le reprendre, ce livre ne vous en voudra jamais : cela pétille dans le coeur et l'esprit !
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VACHARDTUAPIED
30 avril 2013
Julien Gracq voyageur, j'adore...............
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
johnfooljohnfool07 mars 2013
Un calcul, même très approximatif, du nombre d’heures dont nous avons disposé au cours de notre vie pour la lecture, nous prouve que nous avons en réalité lu sensiblement moins de livres que nous ne le croyons. Nous n’avons pas eu le temps matériel de lire tous les livres que nous pensons avoir lus.
Mais les livres que nous avons lus sont bien loin d’être les seuls éléments de notre culture livresque. Comptent aussi, parfois presque autant, ceux dont nous avons entendu parler, d’une manière qui nous a fait dresser l’oreille (l’oreille interne), ceux dont un passage cité ailleurs isolément a éveillé en nous des échos précis, ou dont la mitoyenneté avec des ouvrages déjà connus de nous a permis au moins l’étiquetage. Ceux dont nous ne connaissons guère que le titre et le sens général, mais qui, dessinés en creux par les frontières des livres connexes, figurent pourtant, dans notre répertoire livresque, comme références utilisables.
Cette culture accrue par enjambements, par recoupements et par contamination, est peut-être la vraie culture livresque. Le livre est contagieux. La masse des livres déjà connus confère une demi-réalité maniable aux livres non lus encore qu’elle cerne et fait pressentir. Ainsi, à partir d’un certain acquis, la culture livresque, alors que la lecture ne suit qu’une progression arithmétique, peut se développer de manière presque exponentielle par une méthode qui n’est pas sans analogie avec la solution d’un puzzle, et que les polyglottes expérimentent tous pratiquement pour l’acquisition de nouvelles langues. Pour s’enrichir pleinement par la lecture, il ne suffit pas de lire, il faut savoir s’introduire dans la société des livres, qui nous font alors profiter de toutes leurs relations, et nous présentent à elles de proche en proche à l’infini. Une preuve a contrario en est fournie par l’autodidacte de La Nausée.
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michfredmichfred09 juillet 2015
Je me promène le long de la plus haute crête de ce massif de dunes forestier. Du côté de l’ouest, la mer à l’horizon apparaît en festons isolés dans les échancrures du tapis grumeleux que mon œil surplombe ; le bleu lavé, évanescent, le vert pelucheux, argenté comme le duvet qui vêt la coque de l’amande, prennent sous le soleil de dix heures une immobilité, une fixité contemplative de lavis chinois qui ne semble pas appartenir à nos climats : je marche dans une forêt du pays du Matin Calme. De temps en temps, une pomme de pin, à quelques mètres devant moi, percute le tapis d’aiguilles avec un choc mat : peu de promeneurs y prêteraient attention, mais dix ans de familiarité avec la pinède me font dresser l’oreille : une pomme de pin en sève ne choit pas d’elle-même, une pomme de pin sèche n’a pas cet impact alourdi. Je ramasse la pomme, et je distingue à la base l’éraflure fraîche des incisives aiguës. Ni le bruit clair des griffes sur l’écorce, ni le geignement hargneux de la grimpée n’ont signalé de fuite : la bête est là encore, tapie de toute sa longueur derrière une branche. Il me faut parfois trois ou quatre minutes pour distinguer le bout de queue révélateur qui dépasse, ou le museau pointu avec l’œil rond qui guette de profil : vérification faite – avec la sagacité comblée et discrète de Derzou Ouzala dans sa taïga – je m’éloigne sans déranger plus longtemps l’animal menu dont le cœur doit battre si vite.
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HermantMHermantM30 octobre 2014
Le tabou jeté sur Rousseau par tout ce qui tient une plume peu ou prou fêtée, de Grimm à Diderot et à Voltaire, ne tient pas tellement à son orgueil plébéien, à sa défroque de paysan du Danube, à son batelage de vertu, à sa manie de faire la leçon : c'est avant tout le déchaînement contre un solitaire (qui d'ailleurs ne l'était pas tant) de gens de plume qui, se chamaillant, s'adorant, se piquant, se détestant, se trahissant, se calomniant, se raccommodant, quoi qu'ils disent et quoi qu'ils fassent se sentent solidaires en ceci qu'ils chassent, s'agitent, se mordent, donnent de la voix et vivent en meutes, et n'imaginent pas de vivre autrement que dans ce bain de frictions électrisantes.
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DravotDravot08 mai 2012
Un calcul, même très approximatif, du nombre d'heures dont nous avons disposé au cours de notre vie pour la lecture, nous prouve que nous avons en réalité lu sensiblement moins de livres que nous le croyons. Nous n'avons pas eu le temps matériel de lire tous les livres que nous pensons avoir lus.
Mais les livres que nous avons lus sont bien loin d'être les seuls éléments de notre culture livresque. Comptent aussi, parfois presque autant, ceux dont nous avons entendu parler, d'une manière qui nous a fait dresser l'oreille (l'oreille interne), ceux dont un passage cité ailleurs isolément a éveillé en nous des échos précis, ou dont la mitoyenneté avec des ouvrages déjà connus de nous a permis au moins l'étiquetage. Ceux dont nous ne connaissons guère que le titre et le sens général, mais qui, dessinés en creux par les frontières des livres connexes, figurent pourtant, dans notre répertoire livresque, comme références utilisables.
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michfredmichfred09 juillet 2015
Rarement je pense au Cézallier, à l’Aubrac, sans que s’ébauche en moi un mouvement très singulier qui donne corps à mon souvenir : sur ces hauts plateaux déployés où la pesanteur semble se réduire comme sur une mer de la lune, un vertige horizontal se déclenche en moi qui, comme l’autre à tomber, m’incite à y courir, à perte de vue, à perdre haleine.
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Videos de Julien Gracq (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julien Gracq
"Lautréamont raconté par Julien Gracq", émission "Communauté radiophonique des programmes de langue française", diffusée sur l'O.R.T.F. le 14 octobre 1968.
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