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EAN : 9782714302625
74 pages
Éditeur : José Corti (01/01/1950)
3.76/5   85 notes
Résumé :
C'est sur cette adhésion donnée dans le secret du coeur que se fonde la prise d'un écrivain sur son public, la "société secrète" qu'il a peu ou prou créée, sur laquelle il n'a que de très vagues indices, et qu'il ne dénombrera jamais (heureusement).
C'est par elle seule qu'il est, s'il est quelque chose. C'est là toujours que reviennent s'agacer ses doutes, quand il s'interroge sur le plus ou moins fondé de l'idée singulière qui lui est venue d'écrire ; il in... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
3,76

sur 85 notes
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dourvach
  28 janvier 2018
Etrange petit livre. Inclassable et prophétique. Plein d'humour aussi... Julien Gracq a deviné en 1950 la prolifération à venir du "non-littéraire le plus agressif" et il mord. Il mord toujours. Fort. 74 pages qu'on relit en savourant chaque développement, argumentations fines après images savoureuses (la rosse efflanquée, le caniche, le fameux "Livre Annuel" de certains...).
La pénible coterie parisienne des "GensDeLettres" tentera d'ailleurs de le piéger l'année suivante en lui attribuant benoîtement – pour son merveilleux et minéral "Le Rivage des Syrtes" (1951) – certain "Grand Prix Littéraire" (Oui, ce hochet "Goncourt" qu'a pu "enfin" décrocher un certain M. Houellebecq il y a quelques années... ) : Gracq le refuse. Pas pour "faire style" – comme on dirait aujourd'hui – , mais pour "simplement" rester cohérent... (on ne disait pas encore : "authentique").
Crépitement des flashs. "Ils" n'imaginaient pas que l'homme pouvait être – en son "fond" – aussi humainement, éthiquement, artistiquement "intact"... (et solitaire, bien sûr !). Alors ? " Caramba, encore raté !! " jurèrent certains, dépités... Puis "ils" passèrent à autre chose, à d'autres poulains et pouliches du moment... Car "ils" n'ont jamais compris – ils n'étaient pas en mesure de comprendre – son geste... "Pas dans le même monde" ? Peut-être... L'ancien éditeur Eric Naulleau – du temps de "L'esprit des Péninsules" (donc avant son intégration définitive aux Jeux du Cirque... "Alimentaire, mon cher Watson !") – a rappelé un jour (en certain article sur la mode française des "Prix") que le regretté Julien GRACQ (1910-2007) fut bien le seul à décliner – poliment mais fermement – le plus Prestigieux de nos "susucres-à-caniches" nationaux...
Bref, 74 pages de bonheur. Vive GRACQ for ever !

Lien : http://fleuvlitterature.cana..
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ay_guadalquivir
  20 février 2012
Il faut bien l'admettre, l'exercice critique appliqué à ce livre serait une bien étrange entreprise, tant il point au terme de sa lecture que Gracq en appelle à la suspension du jugement d'actualité, pour laisser place au jugement à venir, celui de l'oeuvre à l'épreuve du temps. Partant d'un regard contemporain (1949) sur une nouvelle espèce de grands écrivains, il égrène les facteurs du temps qui ont tellement modifié cet inébranlable concept français. Car en 1949 - et a fortiori en 2012, on n'est plus grand écrivain comme dans le passé, de façon incontestable et définitive. On l'est, malgré tout agité des secousses qu'assène le public, lecteur ou non, la critique, politique plus que jamais, le passage du temps, faiseur et défaiseur d'idoles, les médias, qui cherchent pour le public de nouvelles icônes, et les auteurs eux-mêmes, qui ont transformé la matière même de la littérature. Une fois ce livre refermé, l'envie du silence devrait l'emporter, à méditer ce qui fut lu et oublié, faussement lu et encensé, pas encore lu et ignoré. le livre ne dit pas si la modestie de Gracq en fut sérieusement écornée...
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Missbouquin
  16 septembre 2011
L'auteur
Julien Gracq (pseudonyme de Louis Poirier; 1910-2007), agrégé d'histoire, écrit son premier roman en 1937 avec Au château d'Argol. Après ce premier ouvrage, il construit petit à petit une oeuvre de romancier, de poète, de nouvelliste, de dramaturge et d'essayiste. Ainsi seront publiés, toujours chez le même éditeur, José Corti, dix-huit livres. En 1951, il reçoit le Prix Goncourt pour le rivage des Syrtes, prix qu'il refusera (et sera le premier à le faire dans l'histoire du prix). En 1989, il est l'un des rares écrivains publié de son vivant dans la Pléiade. Après 1992, il se retire dans son village de naissance, très éloigné des cercles littéraires et des parades mondaines.
Le livre
Ce pamphlet est publié en 1950 dans la revue Empédocle. Il s'agit d'une violente condamnation des moeurs mercantiles et mondaines de l'édition de l'époque. En réalité, on y retrouve nombre de traits qui sont encore valables aujourd'hui, en faisant un ouvrage encore d'actualité pour certains points.
Ce que j'en ai pensé
Il est difficile de rendre compte de ce petit ouvrage, extrêmement dense et très virulent. Je vais cependant tenter de faire ressortir quelques parties intéressantes :
- "L'époque, malgré le foisonnement évident des talents critiques [...] semble plus incapable qu'une autre de commencer à trier elle-même son propre apport. On ne sait s'il y a une crise de la littérature mais il crève les yeux qu'il y a une crise du jugement littéraire." N'en sommes-nous pas là aujourd'hui ? n'est-ce pas pour cela en partie que tous ces blogs littéraires sont créés ? justement parce que les critiques littéraires se font moins nombreux ou déçoivent les attentes du public ? Cela me fait penser à cet article que j'ai lu récemment qui interrogeait la manière dont les ouvrages étaient sélectionnés et sur quels critères... (il faut que je le retrouve ..)
- "Car l'écrivain français se donne à lui-même bien moins dans la mesure où on le lit que dans la mesure où "on en parle." "Un anxieux, un essouflé "Je suis là !... j'y suis - j'y suis toujours ! est parfois ce qui s'exprime de plus pathétique, pour l'oeil un peu prévenu, au travers des pages de tel romancier de renom."
- D'après lui, une fois qu'un écrivain français a été publié une fois, il sait qu'il a été "adopté" à vie, qu'il est entré dans le circuit, et qu'il trouvera toujours à se faire de nouveau éditer. "On dirait qu'en France on ne consent à lire (mais à lire vraiment) un auteur qu'une seule fois : la première; la seconde, il est déjà consacré, embaumé dans ce Manuel de littérature contemporaine que l'opinion et la critique s'ingénient à tenir à jour."
- Au début du siècle, le public avouait ne pas comprendre telle ou telle théorie littéraire. Désormais ces théories sont admises et quiconque émet une théorie obscur acquiert un prestige immédiat : la métaphysique a débarqué en littérature. Sur ce point-là, je ne suis que moyennement d'accord : depuis les 50 dernières années, je trouve que justement la métaphysique a déserté la littérature ...
- Pour Gracq, il ne s'agit plus d'une "lente pénétration" d'une oeuvre, d'une lente digestion, mais "de pourvoir sans délai à des vides parmi les têtes d'affiche". C'est-à-dire que l'on insiste davantage sur l'écrivain lui-même, qui paraît partout, à tout moment, que sur son oeuvre qui conquerrait tranquillement son public. "L'écrivain moderne est devenu une figure de l'actualité." affirme Gracq. J'ai trouvé ce passage intéressant car finalement il marque la naissance de notre système littéraire aujourd'hui où quelques auteurs paraissent partout, publient des livres une fois par an, reçoivent tous les prix, etc.
J'ai essayé de rendre compte des quelques réflexions de Gracq que je trouve encore pertinentes aujourd'hui sur le système éditorial français. Il questionne ainsi très subtilement, entre autres, les modes de publication, la figure de l'écrivain qui prend une place plus importante que ses écrits, la place de la lecture dans la société (il faisait déjà la réflexion sur les Français lisent de moins en moins ...), l'obscurité gardée autour de pratiques qui n'ont que peu de rapport avec la littérature, etc.
C'est donc un petit livre très intéressant, certes dépassé sur certains points, mais c'est ce qui rend d'autant plus frappant la prise de conscience que certaines choses n'ont pas changées depuis 50 ans ...
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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ay_guadalquivir
  16 décembre 2010
Il m'aura fallu tout ce temps depuis mon arrivée à Nantes pour me décider à aller vers Julien Gracq. Comme ces auteurs qui font un peu peur. Gracq marquait un refus catégorique que ses livres soient édités en poche. Ne devrait-on l'en remercier, au plaisir particulier de ces petits volumes édités par Corti. Une couleur, typographie à l'ancienne, et les feuillets pliés qu'il faut découper patiemment pour entrer dans le livre. Gracq m'évoque la Loire. Je sépare le haut des pages, l'une après l'autre, déjà le début d'une aventure.
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NMTB
  20 décembre 2014
Passablement énervé monsieur Gracq… À lire ce qu'il en écrit, la littérature française en 1949 était un vrai champ de ruines ! Ou plutôt une guerre froide. D'un côté la littérature traditionnelle, individualiste (Gide, Malraux, Camus), de l'autre « la littérature (disons pour simplifier la littérature communiste) entièrement et volontairement soumise aux impératifs de parti » autour du couple Aragon-Triolet. Et deux armées de critiques au service de l'un et l'autre parti. Même si Gracq considère « la production d'extrême gauche » comme une forme en marge n'appartenant plus tout à fait la littérature, ce qu'il regrette c'est surtout l'incommunication totale entre les deux groupes. Gracq, d'autre part, condamne aussi la petite bulle spéculative qui s'était formée autour de cet autre couple Beauvoir-Sartre et Les temps modernes, c'est-à-dire l'Existentialisme et son lot de romans métaphysiques. Tout ça, pour lui, n'a pas grand-chose à voir avec la littérature, mais est surtout le fait d'une critique qui dans son agitation à découvrir toujours de nouveaux écrivains égare un public de plus en plus perméable, abandonnant trop facilement ses propres jugements pour se soumettre aux avis des critiques. Ce que déplore Gracq, c'est la disparition de cette relation directe qui unissait l'auteur à une poignée de lecteurs prêts à se faire « tuer pour lui ». Entre eux, s'est insinuée la critique littéraire. Une critique fébrile, partant dans tous les sens par peur de rater le génie, le poète maudit. Il en résulte une sclérose totale, un brouillard complet, des critiques partisans, inconséquents et un public moutonnier qui ne lit plus vraiment et n'a plus de goût mais des opinions sur tout.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
dourvachdourvach   01 janvier 2015
Ainsi l'écart provocant entre l'impression qu'elle nous donne et le jugement qu'on en publie partout tourne-t-il en nous quoi que nous en ayons au plus grand prestige d'une œuvre qui nous reste extérieure : le caractère obsédant qu'elle arrive à prendre très vite tient avant tout aux efforts désordonnés des réfractaires, qui se sentent malgré eux dans leur tort, pour se mettre en règle avec elle. Si délibérément que nous cherchions à nous nettoyer les yeux en face de nos lectures, à ne tenir compte que de nos goûts authentiques, il y a un tribut payé aux noms connus et aux situations acquises dont nous ne nous débarrasserons jamais complètement [...].

Ce qui fait pour nous qu'une œuvre "compte", comme on dit, ayons le courage de nous avouer que c'est parfois - que c'est aussi - le nombre de voix qu'elle totalise, et dont nous augurons trop docilement sur l'intensité d'une campagne électorale toujours en cours. Conservateur d'instinct sur le plan social, en littérature non plus [le Français] n'aime pas remettre en question les situations acquises.

[Un extrait percutant de "La littérature à l'estomac", pamphlet de Julien GRACQ (1950), reproduit sur son blog par Pierre Jourde, auteur de l'essai "La littérature sans estomac" (2002)]
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milgoulmilgoul   23 juillet 2010
Quand nous nous sommes une fois "fait une idée" d'un écrivain (et tout l'effort de notre critique écrite et parlée vise à ce qu'une telle sclérose intervienne très vite) nous devenons paresseux à en changer - nous marchons en terrain sûr et nous lisons de confiance, d'un oeil dressé d'avance à ramener les hauts et les bas, les accidents singuliers de ce qui s'imprime, à la moyenne d'une "production" sur laquelle nous savons à quoi nous en tenir. Lorsque nous laissons tomber négligemment (nous le faisons dix fois par jour) d'un ton complaisant de prévision comblée : "C'est bien du X..." ou "du Y...", une tendance instinctive se satisfait par là à peine consciemment, qui est de faire reparaître l'essence permanente sous l'apparence accidentelle, d'en appeler de la singularité concrète et parfois déroutante d'une oeuvre à une sorte de noumène de l'écrivain sur lequel nous nous vantons de posséder des repères qui ne trompent pas. De là l'impression de malaise, et la malveillance à peine déguisée qui se font jour dès qu'un écrivain s'avise de changer de genre : il "était" romancier - que se mêle-t-il d'écrire des pièces de théâtre ? Il était une rivière bien endiguée, comme on les aime en France - de petits jardinets y puisaient l'eau et prospéraient modestement sur ses berges (car, comme la Seine, à Paris l'oeuvre d'un écrivain aussi coule entre des livres : les livres qu'on écrit sur lui) le voilà maintenant un de ces fleuves de la Chine, qui s'amusent irrévérencieusement à changer de lit.
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milgoulmilgoul   23 juillet 2010
De ce que l'écrivain dispose aujourd'hui de mille manières de se manifester qui portent souvent infiniment plus loin que ses livres, il se trouve que sa mise en place gagne infiniment en rapidité à emprunter d'autres voies que la lente pénétration, la lente digestion d'une oeuvre écrite par un public que la faim ne dévore pas toujours. Mille impressions sensibles -dans notre civilisation amoureuse de graphiques, d'images parlantes-inscrivent aujourd'hui pour l'oeil plus que pour l'intelligence et le goût un ordre de préséances obsédant qui n'est pas celui de la lecture, et qui va jusqu'à déclencher une espèce d'automatisme de répétition : grosseur des caractères dans les journaux, fréquence des photographies, manchettes des revues, "présidiums" de congrès d'écrivains, comme une salle de distribution des prix, "ventes" littéraires publiques, dont on diffuse les chiffres, apposition de noms au bas de manifestes, grandes orgues radiophoniques, séances de signatures où le talent de l'écrivain, de manière obscure, triomphe aux yeux dans l'étendue de sa performance, comme un champion d'échecs qui donne des simultanées. Le grand public, par un entraînement inconscient, exige de nos jours comme une preuve cette transmutation bizarre du qualitatif en quantitatif, qui fait que l'écrivain aujourd'hui se doit de représenter, comme on dit, une surface, avant même parfois d'avoir un talent.
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dourvachdourvach   13 mai 2014
" Quand je dis que " la littérature est depuis quelques années victime d'une formidable manoeuvre d'intimidation de la part du non-littéraire, et du non-littéraire le plus agressif ", je désire rappeler seulement qu'un engagement irrévocable de la pensée dans la forme prête souffle de jour en jour à la littérature : dans le domaine du sensible, cet engagement est la condition même de la poésie (...) "

(Julien GRACQ, "La littérature à l'estomac, éd. José Corti, 1950, "NOTE" p. 74)
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Charybde2Charybde2   16 mars 2016
La France, qui s’est si longtemps méfiée du billet de banque, est en littérature le pays d’élection des valeurs fiduciaires. Le Français, qui se figure malaisément ses leaders politiques sous un autre aspect que la rangée de têtes d’un jeu de massacre, croit les yeux fermés, sur parole, à ses grands écrivains. Il les a peu lus. Mais on lui a dit qu’ils étaient tels, on le lui a enseigné à l’école : il a décidé une fois pour toutes d’aller satisfaire ailleurs ses malignes curiosités. Lisant peu, il sait pourtant que son pays, de fondation, est grand par les ouvrages de l’esprit. Il sait qu’il a toujours eu de grands écrivains, et qu’il en aura toujours, comme il savait jusqu’à 1940 que l’armée française est invincible. Mais, de même qu’il savait en même temps de connaissance obscure qu’une armée ne gagne pas à sortir trop souvent de ses casernes, il commence à se douter que la récolte annuelle de « grands écrivains » sur laquelle il compte est une de ces opérations magiques qui s’exécutent quelque part dans des conditions mal connues, et pour lesquelles la vérification gagne à s’espacer tant qu’on n’en est pas aux cartes de rationnement. Nous connaissons tous ce léger voile de gaze qui commence à embrumer comme par hasard aux lisières proches les horizons par où nous soupçonnons lointainement que pourrait bien nous venir « du vilain ». Les nouvelles s’en raréfient : pas de nouvelles, bonnes nouvelles – et le mieux comme on sait pour n’avoir pas de nouvelles est encore de n’en point prendre. La France, qui ne s’est jamais attribué tant de « grands écrivains » vivants, commence à se dispenser résolument, en 1949, d’en prendre des nouvelles, je veux dire qu’elle n’a jamais acheté si peu de livres. Tout se passe comme si le lecteur moyen avait pris son parti maintenant de ce que la réputation des écrivains se fondât autrement que comme bon lui semble, dans une région qu’il localise mal et à laquelle il n’a pas accès, et d’où pourtant lui parviennent des porte-parole mandatés qu’il ne songe guère à récuser en des réputations toutes faites. Comme le commettant à ses élus, il a délégué à ces puissances obscures ses pouvoirs de décision – mais, comme vis-à-vis d’eux, il conserve le souci prudent de garer de leurs décisions son portefeuille. Sans contester les renommées, il préfère le plus souvent s’acquitter vis-à-vis d’elles par un pieux tribut des lèvres : « he pays lip-service », comme disent les Anglais. Les libraires s’en plaignent. Ainsi fleurissent, en 1949, de proche en proche, les réputations sur les lèvres des hommes, pendant que les éditeurs déposent leur bilan.
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Lecture de Lettrines de Julien Gracq par Constance Dollé et Emmanuel Noblet
Pour la cinquième année consécutive, la BnF invite à écouter les mille et une voix de la Bibliothèque. Lectures, performances et spectacles habitent les espaces du site François-Mitterrand, inspirés cette année par l'exposition phare de la saison, Henri Cartier-Bresson. le Grand Jeu.André Breton a été une figure essentielle pour Henri Cartier-Bresson et Julien Gracq qui ont tous deux participé aux réunions des surréalistes dans les cafés de la place Blanche. « C'est au surréalisme que je dois allégeance, car il m'a appris à laisser l'objectif photographique fouiller dans les gravats de l'inconscient et du hasard », dit le photographe. On aime l'idée qu'un même hasard, guidé par le flux des idées journalières, ait accompagné Julien Gracq dans la rédaction de ses Lettrines, « un ensemble très libre, une mosaïque de notes de lecture, de réflexions, de souvenirs ». Les comédiens Constance Dollé et Emmanuel Noblet prêtent leurs voix à quelques-uns de ces fragments dans un échange libre et inspiré, au plus proche du ton du texte.
Lecture enregistrée le 5 juin 2021 à la BnF I François-Mitterrand dans le cadre de la Bibliothèque parlante, Festival de la BnF
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