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EAN : 9782714303073
257 pages
Éditeur : José Corti (01/08/1989)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Un beau ténébreux est un roman des astres et de la catastrophe, c'est-à-dire du destin sur fond de vacances et de dérive du temps ; vacuité des personnages en attente, dans un théâtre vide.

L'arrivée d'Allan va déclencher un maelström où tous les personnages vont perdre la tête. Allan est venu sceller le destin. Tout dorénavant se déplacera par rapport à lui. (Revue 303)
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
pleasantf
  01 janvier 2015
Ce roman est une construction littéraire subtile et élaborée reposant sur une trame narrative simple : l'histoire d'un homme venu rejoindre un groupe de jeunes gens en villégiature dans un hôtel en bord de mer, se finissant par son suicide probable. Il me semble que le vrai sujet de ce roman est la littérature. A partir d'une intrigue ténue et par la magie de son écriture et de ses multiples références, Gracq nous montre comment peu à peu un roman prend forme. Pour cela, il s'attache à rendre singulier ce qui pour le commun des mortels n'est que banalité voire même indiscernable. Les éléments fournis par l'auteur au lecteur sont souvent peu aisément déchiffrables et ouvrent grand la porte des suppositions romanesques. Tout semble enveloppé ou isolé dans la brume. Et le lecteur est plongé dans l'incertitude. La construction du roman renforce ce sentiment : aux trois-quarts du livre, le journal écrit à la première personne par le premier narrateur Gérard fait place à un récit reconstitué par un nouveau narrateur indéterminé. Gracq joue avec le temps (le rythme du journal intime et la durée prolongée de ces vacances d'été) et avec l'espace. Dans les deux cas, la notion de vacance est importante. Souvent les personnages se retrouvent face au vide des grands espaces (typiquement face à la mer). Cette situation est selon moi une façon pour Gracq de montrer comment des personnages se retrouvent en situation d'échapper à la toile d'araignée de la vie non romanesque, comment ces personnages sont placés face à la tentation de l'évènement , face à l'exaltation d'une autre vie. Ce roman peut paraître parfois étrange et vide. Il est en tout cas soutenu par la langue magnifique de Julien Gracq.
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lalahat
  01 décembre 2020
La phrase est un peu longue, mais tellement bien rythmée! le choix des mots révèle l'amour que porte Julien Gracq à la langue. On se laisse d'emblée happer par le charme un peu désuet de sa poésie. Dans une ville balnéaire à l'automne, le fantomatique narrateur traîne sa mélancolie. Les premières lignes offrent une sorte de travelling aux couleurs pastel qui part de la plage pour emprunter les avenues qui s'enfoncent dans les pins. L'écriture est très cinématographique, mais sans "chabadabada". L'atmosphère devient vite angoissante.
Julien Gracq situe son roman à Kérantec, toponyme imaginaire, mais évidemment en Bretagne. C'est le journal de Gérard qu'il nous livre, après le magnifique prologue, du 29 juin au 24 août. Gérard a un double féminin : Christel. A l'hôtel des Vagues, ils observent un groupe de jeunes gens turbulents, ils contemplent la plage du haut de la fenêtre de sa chambre pour l'un, et de son balcon pour l'autre, tel Palomar d'Italo Calvino qui de sa terrasse assiste au spectacle du monde. Leur attention va se trouver focalisée sur un homme extraordinaire, Allan. L'imminence d'une catastrophe est très vite annoncée. Comme dans les tragédies grecques, la course vers la mort ne peut être empêchée.
L'écriture de Julien Gracq dévoile un être au tempérament de feu sous une apparente retenue, elle est très sensuelle et s'attache par exemple souvent à décrire les parfums ambiants. Elle est aussi très sensible et pleine d'une poésie mélancolique. Au prétexte de souvenirs évoqués par son personnage, il confie, comme un secret, l'attachement qu'il a conçu pour un site des bords de Loire qu'il contemple du train, à son passage entre Angers et Nantes. On devine une grande part de projection de l'auteur et de son vécu intime dans ces pages de fiction. Il s'agit de son deuxième roman seulement, publié en 1945. le beau ténébreux, c'est bien évidemment Julien Gracq lui-même.
Le roman semble porter l'héritage des auteurs fin de siècle et baigne dans une atmosphère très sombre, souvent onirique. Les personnages, sans qu'on sache pourquoi, sont sur le fil du rasoir, au bord d'un gouffre. Quel profond désenchantement a pu dicter ces lignes d'où émane pareille désillusion? Sont-ce les effets de la guerre encore récente?
Aucun suspense ne soutient le récit puisque la fin est clairement énoncée au travers de rêves et de prémonitions des personnages. Si l'ouverture du roman est superbe, la troisième partie en revanche est plutôt pesante et grandiloquente. Elle est certainement moins appréciée du lecteur moderne.
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Woland
  27 août 2008
Peut-être vais-je me faire huer mais tant pis : il faut avoir le courage de ses opinions et on ne peut pas tout aimer. Peut-être aussi ai-je trop de goût pour les morceaux de bravoure et les fresques en tous genres pour être à même de savourer comme il se doit ce genre d'intrigues plus que ténues.
Car je suis désolée : l'intrigue d'"Un Beau Ténébreux" est si ténue qu'on peine à l'apercevoir. Ca se passe en Bretagne, dans un très beau coin qui s'appelle "La Torche", dans le Finistère - et que je vous recommande chaudement d'aller visiter si vous en avez l'occasion. le premier narrateur, Gérard, y est descendu à l'Hôtel des Vagues. Comme c'est l'été, il y a là beaucoup de vacanciers, des jeunes essentiellement, la bande "straight".
Gérard noue connaissance avec Christel - une Romantique revue à la sauce moderne car nous sommes dans l'immédiate après-guerre. Celle-ci se veut un personnage à l'Emily Brontë, entière, pleine de mépris pour qui ne l'est pas, etc, etc ... Ils vont se promener au clair de lune et c'est là d'ailleurs que Gracq commence à comparer les plages bretonnes aux blancheurs sahariennes ! (Au début, ça m'a estomaquée. Mais comme il continue tout au long du roman, ça a vraiment fini par m'énerver ! ...)
Puis arrive un couple, Allan Murchison et sa maîtresse, Dolorès. Déjà, quand ils pénètrent pour la première fois dans le restaurant, le ton est donné : les gens s'arrêtent de bavarder tant ils sont beaux. Avec ça, Allan a déposé un million de francs - en liquide - dans le coffre de l'hôtel : c'est vous dire le statut et que ce soit le dernier million d'Allan ne change rien à l'affaire.
Non seulement Allan est beau mais en plus, il est Romantique - avec la majuscule, c'est-à-dire que déjà, enfant, il n'y avait qu'une seule chose qui l'attirait : la Mort. A lire les descriptions de son séjour en pension, on évoque le Steerforth de Dickens - mais "Un beau ténébreux" n'est pas "David Copperfield", hélas !
Donc, on comprend très, très vite que - pour des raisons que je n'ai pas saisies car enfin, se compliquer autant l'existence que le fait cet Allan, franchement, on ne peut le faire que si on n'a pas d'autres soucis - le "Beau Ténébreux" a choisi l'Hôtel des Vagues pour marquer son mépris absolu de tous et de tout en se suicidant. (Il choisit, pour se trucider, un mode assez peu viril à mon sens mais très Romantique : il s'empoisonne.)
Il y a de superbes descriptions de paysages (hormis les visions sahariennes, je n'ai rien contre) et beaucoup d'intériorisation avec des passages sur le christianisme et Jésus. le style est remarquable même si Gracq donne parfois l'impression - un peu comme Huysmans - de trop rechercher l'adjectif non pas rare mais inattendu pour obtenir un effet de décalage forcé avec le substantif.
Seulement, le problème, avec un style pareil, c'est qu'il faut lui donner des personnages et une histoire à sa mesure, toute en recherche de la perfection classique. Or, tel n'est pas le cas dans "Un Beau Ténébreux" dont les personnages et la trame s'oublient aussitôt qu'on a refermé les pages de l'ouvrage.
Ce roman m'a évoqué l'univers de Delly, celui de Sagan et, également, celui de Mauriac ou de Julien Green. Avec cette différence, pour moi flagrante, que tous ces auteurs, chacun dans un genre différent, parviennent à des dialogues naturels. A l'opposé, les personnages de Gracq souffrent d'un manque total de naturel et cela n'est jamais aussi apparent que dans les dialogues. A haute voix, c'est encore pire : on dirait que le romancier s'écoute écrire !
Vraiment, je suis déçue par ce roman qui m'a paru superficiel et rien que cela, mais je le suis tout autant par ma propre réaction. Difficile à comprendre mais c'est ainsi ... ;o)
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CritiqueOuest
  02 décembre 2020
Un beau ténébreux, Julien Gracq, Editions Corti, publication originale 1945
***
La vie, selon Gracq, est une fête… sans lendemain.
Formellement, le texte se présente comme un portrait psychologique rétrospectif. L'histoire, elle, en soi assez convenue, tient dans l'archétype du beau ténébreux dans la littérature européenne. Elle se présente, sans surprise ni coup de théâtre, pour ce qu'elle est. Dans la poétique romanesque gracquienne, l'économie dramatique, la temporalité et le rythme sont comme abolis, relégués derrière l'imagerie romantique de la noirceur désirable et derrière la force d'aimantation d'un seul être.
Une bande d'estivants fortunés brûle la vie par les deux bouts dans une station balnéaire quelque part en Bretagne, multipliant les plaisirs faciles de la haute société, sans pour autant chasser l'ennui. le casino, les soirées mondaines, la baignade et le golf n'y changeant rien, ce qui sort vraiment de l'oisiveté la « bande straight » c'est la séduction trouble exercée par l'arrivée d'Allan Murchison indifféremment sur les deux sexes. Si bien que ce paradis élitiste de happy few intronise ce dandy néo-arrivant chef de file, l'échine courbée à renforts de génuflexions devant les poncifs de la supériorité et du magnétisme inégalables. Et, ces singulières vacances sans fin se prolongent au-delà du raisonnable dans les écumes froides de septembre, personne ne parvenant à se défaire de son charme spongieux.
Ce qui tient du prodigieux en revanche, c'est la scénographie qui ordonne les bruissements de la géographie et des corps, laquelle semble devoir suppléer une trame cousue de fil blanc dans les Ténèbres : un style somptueux étourdissant de lyrisme qui porte jusque sur la rive droite du Tibre dans le château de Saint-Ange offrant son triste final à la Tosca, des descriptions qui tiennent de la révélation de mystères sacrés ou de l'éloge de la Mer, l'espace clos de l'Hôtel des Vagues haut lieu de la vacuité propice à la disponibilité des personnages à vivre le drame annoncé !
Une fois ce decorum posé, la surprésence du symbolisme romantique (rêveries lasses et désenchantées des personnages, décompte des heures usées sans but, contemplation du fracas des vagues, vision du bûcher du poète Shelley, inconstance de la lune The inconstant moon qui alarme Roméo chez Shakespeare…) conduit inéluctablement à l'exaltation du désordre et des grandes passions. S'ennuager dans le monotone ou rêver d'en extraire l'extraordinaire ? Sans avoir cure du lendemain, l'incandescence et l'enivrement font salle comble une saison entière.
Les portes de l'imagination et de l'intertextualité sont laissées ouvertes et ballantes au lecteur, qui de description n'aura que celle du paysage. Il est libre de se représenter le personnage éponyme… d'y voir un successeur digne dans le mystérieux visiteur du Théorème (Teorema) de Pier Paolo #Pasolini qui bouleverse un à un les membres d'une famille bourgeoise italienne et les condamne par son départ à un dérèglement de tous les sens … ou d'y trouver un illustre prédécesseur dans le personnage de Julien Sorel jouissant par avance de son exécution. Bénédiction accordée par Stendhal.
Gracq donne ainsi à lire une conception tragique de l'existence humaine frappée de désenchantement, menée par une poétique de l'abjection et de la déviance «Le diable c'est toujours l'oblique ».
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Joualvert
  24 mai 2017
Beau ? Je ne saurais dire car l'auteur ne s'étend pas sur le physique d'Allan. Ténébreux ? Alors là oui ! Cet aspect de l'énigmatique Allan est développé à profusion, de la perception qu'en ont les autres personnages jusque dans ses mémorables discours. Doté d'une personnalité sombre mais magnétique, il arrive comme un cheveu sur la soupe et viens chambouler les habitudes d'un groupe de jeunes gens ayant développé une complicité lors de leur séjour dans un lieu de villégiature au bord de la mer. Le roman m'a semblé avant tout psychologique, explorant la dynamique du groupe de personnages. Ces camarades s'échangent des propos d'une profondeur inouïe. Il y a peu d'action, mais c'est très intense. La lecture est un peu ardue ; l'écriture de Julien Gracq, que je découvre avec ce livre, est cérébrale, d'un niveau relevé et hautement poétique. L'histoire m'a plu et je ressors admiratif de cette lecture.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
lalahatlalahat   01 décembre 2020
J'ai toujours vu dans le pin un arbre tragique. La torsion dure et violente des branches, la toison dure, ces aigrettes de sabres minuscules en guise de feuilles qu'on voit si miraculeusement reproduites sur les estampes chinoises, aucune concession à la mollesse végétale, mais le goût du terrain sec, caillouteux, de la pierre à fusil, de la vie brûlante, quelque chose de calciné, comme l'incarnation d'une idée sauvage de l'amour : aride, harassant, sans repos.
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lexotelexote   05 juin 2010
Nous avons souvent parlé de littérature et vous vous rappelez, je pense la rencontre de Juliette et de Roméo :

What lady's that,which doth enrich the hand

Of Yonder Knight

C'est, n'est-ce pas, l'exemple classique, exceptionnel, du coup de foudre. Mais il y a toujours un coup de foudre. Mais je pense que sur un plan qui n'est pas forcément tragique, qui souvent est bien loin d'être tragique, le premier coup d'oeil qu'échangent deux êtres, certaine inflexion de voix qui s'impose à eux, aussi insidieuse, aussi fatale qu'une inspiration de poète, les engage pour jamais, pour le meilleur et pour le pire – ou pour l'indifférence complète.

Les journaux sportifs parlent quelque fois du "signe indien", celui qui dès la première rencontre entre deux athlètes établit pour toujours entre eux une hiérarchie secrète, une fascination de la défaite inévitable, une défaillance subite de l'espoir. "A quoi bon?" c'est joué d'avance – ce sera ainsi – ce sera toujours ainsi. Celui-ci sera un jouet pour que je m'en amuse, – sur celui-ci je serai roi, à cette connaissance de hasard je devrai rendre compte de mes actes comme l'intendant à son maître et les plus assurées de mes actions, je les sentirai creuses si elles ne reçoivent le sceau de son regard, d'un certain coup d'oeil qui me met le coeur à l'aise. – Celui-ci est un puissant de la terre, mais je n'en parlerai jamais sans une pointe de dérision qui lui percerait le coeur, s'il savait. Ce potentat dans mon code secret, se déchiffre bouffon, ce tâcheron prince. Celui-ci est un invisible – à jamais mon regard le traversera comme une vitre – il parle, mais il est à cent lieues, – un certain froncement de sourcil à son approche l'a rayé de mon univers.

- Et le jugement serait sans appel?

- Il n'a jamais d'appel. Personne ne songe à en faire. Quelle question pourrait jamais formuler l'inexprimable? D'ailleurs, ce serait à faire périr de honte, l'humilité ne descend pas jusque là. Chacun connaît d'instinct ce jeu de massacre et chacun le respecte, et, c'est assez remarquable, s'en sent même obscurément ennobli. Chacun jonche sa route de cadavres et de dieux, et personne ne ressuscite, et la Bible même veut que l'archange ne puisse tomber qu'en gardant son imprescriptible couronne.
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lecteur84lecteur84   27 septembre 2016
Ce matin tout à coup, en me levant, j'ai senti au plein coeur de l'été, comme au coeur d'un fruit la piqûre du ver dont il mourra, la présence miraculeuse de l'automne. c'étaitsur cette journée, douce, chaude encore, à la merveilleuse lumière voilée ( mais je ne sais quoi d'un peu atténué, d'un peu lointain: cet affinement vaporeux d'un beau visage aux approches de la consomption) un grand flux d'airrais, régulier, salutaire...
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lecteur84lecteur84   28 septembre 2016
La fenêtre s'ouvre sur une nuit de lune trop belle, une nuit insomnieuse, alarmée de souffles inhabituels, une turbulence silencieuse, de corolles blêmes, une nuit pleine de présages, où les fleurs bougent.
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dourvachdourvach   16 juin 2015
La traversée d'une forêt, je n'ai jamais pu m'imaginer autrement l'approche d'un pays de légende. Il me semble qu'après elle la vision se décape, devient autre, que les champs découverts étincellent plus tendrement, plus doucement, dans la lueur levée derrière ce crépuscule des branches.

[Juilen GRACQ, "Un beau Ténébreux", 1945, librairie José Corti, page 73 -- extrait cité dans l'article "La mythologie de la forêt dans l'oeuvre de Juliuen Gracq" de Marc Eigeldinger, pages 236-245, "Cahier de L'Herne numéro 20 : Julien Gracq", L'Herne/Fayard, 1972, 1997, 406 pages]
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Videos de Julien Gracq (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julien Gracq
POÉSIE MÉDIÉVALE – Julien GRACQ à propos de La Quête du GRAAL (1968) Un extrait de l’entretien de Julien Gracq avec Julien Paget, enregistré en 1968, diffusé en 1969 sur France Culture.
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