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ISBN : 2743639431
Éditeur : Payot et Rivages (12/04/2017)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 28 notes)
Résumé :
"A minuit moins sept, un dimanche d'hiver à Los Angeles, Jud Stuart regarda dans le miroir du bar et comprit que le type décharné à la veste écossaise avait été envoyé pour le tuer.
Pas trop tôt, songea Jud."
Ainsi commence le fleuve des ténèbres qui raconte la longue traque d'un agent vieillissant de la CIA, qui a participé à tant de complots, coups d'état, meurtres et trafics en tous genres - le tout occulté dans les dossiers officiels de la compagni... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
encoredunoir
15 septembre 2013
Ivrogne accoudé à un comptoir, Jud Stuart ne paie pas de mine. Pourtant, il est persuadé que l'homme assis derrière lui veut le tuer. Commence dès lors une fuite éperdue qui fait remonter les souvenirs d'un quart de siècle de mauvais coups et de missions au service de la CIA au Laos, au Chili ou en Iran. Et une question : qui veut la mort de Jud Stuart ? Entraînés eux-aussi dans cette ultime course, Nick Kelley journaliste et ami de Jud et Wesley Chandler, marine engagé par la CIA pour retrouver Jud, vont autant participer à cette traque qu'en faire les frais.
La figure du soldat perdu et de sa traque est un classique de la littérature et du cinéma d'espionnage ou de guerre. Avec le fleuve des ténèbres, tout comme avec Les six jours du Condor et la figure de l'innocent devenu la proie d'une machination qui le dépasse, Grady reprend donc un archétype. À cela près qu'entre les deux l'auteur a muri : seize ans, huit romans de plus, quelques mois à Washington auprès d'un sénateur démocrate et quelques années de journalisme pour des reportages touchant au crime, à la politique et à l'espionnage lui ont ôté une bonne part de candeur tant dans l'écriture que dans sa connaissance d'un sujet – la CIA – qu'il avait abordé au départ, comme jeune écrivain, par le biais d'une connaissance uniquement livresque.
C'est donc un roman plus mature et plus complexe qu'il livre avec ce Fleuve des ténèbres. Un monde où tout le monde manipule tout le monde : du Laos à Miami en passant par le coup d'État contre Allende, Jud Stuart est autant manipulateur que manipulé tandis que son ami Nick Kelley, double de l'auteur (journaliste devenu auteur à succès grâce à un roman d'espionnage), accepte de se laisser manipuler par Jud afin de trouver matière pour ses articles et romans. Quant à Wes, sans illusions, par sens du devoir et par goût de l'aventure, il accepte tacitement de devenir un pion quitte à suivre la pente glissante qui pourrait faire de lui aussi un de ces soldats perdus.
Cela donne au final un roman d'une relative complexité. Les allers-retours entre le présent des trois protagonistes et le passé de Jud lèvent peu à peu le voile sur la grande manipulation qui est à l'oeuvre. James Grady met ainsi l'accent sur 25 ans de coups tordus de la Compagnie : trafics de drogues et d'armes, organisation de coups d'État… l'auteur s'en donne à coeur joie et, fort de son expérience journalistique et de son talent d'écriture, donne une véritable chair aux événements et à ses personnages partagés entre leurs désirs d'héroïsme et la réalité à laquelle ils sont confrontés et qui les obligent à se salir. Faisant monter la tension crescendo jusqu'à un dénouement explosif, certes, mais lui-aussi confronté au fait que la réalité n'est pas toujours aussi belle qu'on l'aurait voulu, James Grady signe un roman d'espionnage ambitieux et passionnant qui le fait entrer dans la cour des grands du genre.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Eric75
29 janvier 2011
C'est la petite histoire d'un héros désabusé et nostalgique dans la grande Histoire (avec un grand H) des exactions étasuniennes, cocktail plutôt bien réussi, parsemé de flashback d'"espionologie" - désolé pour ce néologisme, mais là, James Grady étale bien sa science des hommes de l'ombre, voire des ténèbres, donc - avec pour théâtre des opérations occultes : le Vietnam, l'Iran, l'Amérique du Sud, le Watergate... autant de scènes du passé susceptibles d'éclairer le présent, avec du suspense et de l'action à revendre, dignes des meilleurs films hollywoodiens. le héros, Jud Stuart, comprend que quelqu'un cherche à l'éliminer, qu'il en sait trop désormais, mais sur quelle ancienne affaire ? La construction rigoureuse et classique de la narration ne nous épargne pas les coups de théâtre et les retournements de situation, une tension constante, une ambiance de paranoïa aigüe qui semble être le lot quotidien des espions made in USA. Les ex-barbouzes de la CIA conjurent leurs démons et lavent leur linge sale en famille. Un très bon moment de lecture à ne pas rater.
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patrick75
03 janvier 2012
Encore une fois j'ai été déçu par ce genre de livre.On se croirait dans un film hollywoodien à la gloire des espions "made in U.S.A ".
Genre James Bond ( même si celui-ci était plutôt Anglais).
L'histoire en elle même est plutôt intéressante mais les situations d'actions
ne sont pas crédibles.
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Holon
26 octobre 2016
Si vous avez aimé Les anonymes de R.J. Ellory alors le fleuve des ténèbres de James Grady qui a été écrit il y a vingtaine d'années nous montre que la série Homeland n'a rien inventé, un homme qui comme tant d'autres a été jeté aux ordures de l'histoire. J'ai toujours pensé que la démocratie est une illusion et que le vrai pouvoir n'a pas de visage ni de nom, simplement un ensemble de circonstances et de hasards qui fait la richesse des aventuriers de notre époque.
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
patrick75patrick7503 janvier 2012
En mars 1975, afin d'améliorer sa position au sein de l'organisation des pays producteurs de pétrole( L'OPEP), le shah coupa toute l'aide Américaine aux Kurdes.L'Irak écrasa la rébellion. Les demandes d'aide des Kurdes auprès de la C.I.A et de Kissinger demeurèrent sans réponse.Plusieurs centaines de leaders Kurdes furent exécutés.
Aucun Kurde ne reçut l'asile politique aux Etats-Unis.
Interrogé au sujet des Kurdes, Kissinger déclara devant le congrès :"Il ne faut pas confondre opération secrète et oeuvre humanitaire".
+ Lire la suite
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