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EAN : 9782809821260
295 pages
Éditeur : L'Archipel (11/01/2017)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 48 notes)
Résumé :
1783. Après avoir pris part à la Guerre d'Indépendance, le jeune et fougueux Ross Poldark quitte l'armée britannique et l'Amérique pour retrouver les siens. C'est un homme blessé qui rejoint ses falaises de Cornouailles. Là, il trouve le domaine familial en déshérence : son père vient de mourir et Elizabeth, sa fiancée, a rompu sa promesse pour en épouser un autre... Se repliant sur lui-même, il décide de relancer le domaine. Agriculture, élevage, prospection minièr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Lunartic
  26 mai 2019
Tout d'abord, je tiens à sincèrement remercier les éditions L'Archipel pour cet envoi, ainsi que d'avoir réédité cette saga d'anthologie en français (du moins, d'avoir commencé à le faire). Avec ces deux magnifiques couvertures qui plus est... Je fonds totalement. Mais bref, passons. Etant actuellement une grande fan de la seconde adaptation de la BBC de l'immense fresque familiale et historique qu'est Poldark (douze tomes, quand même !), il me tardait de découvrir la plume de celui qui a su poser toute son imagination historique et romanesque sur le papier, Winston Graham. Alors, qu'en est-il de cette épopée tumultueuse qui vient tout juste de commencer avec ce premier tome ? Mes attentes étaient très hautes au vu d'une histoire extraordinaire... que je connaissais au fond déjà, la renommée de l'auteur l'ayant précédé et ayant inspiré le monde télévisuel. Les vents soufflant sur les sauvages falaises de Cornouailles auront-ils réussi à me transporter une seconde fois ?
Eh bien, à vrai dire... Oui, mais pas tout à fait. Ce que j'ai adoré, c'est que la plume de Winston Graham est très immersive. Elle dépeint à merveille les paysages à la beauté brute et indomptable des Cornouailles, les physionomies des personnages, leur caractère bien affirmé à chacun, leurs états d'âme, leurs sentiments multiples et tourmentés... Tout cela prend vie dans nos esprits et stimule notre imagination bouillonnante. Bref, loin d'être ennuyée par cette incroyable aventure sociale, familiale et sentimentale que la série, exceptionnellement fidèle en tout point ou à peu de choses près, du moins, je ne peux en juger qu'au niveau d'une bonne partie de la saison un pour l'instant, j'ai eu la sensation de revivre le retour de mon cher Ross au bercail et tout ce qui s'en suit de fort mouvementé et palpitant comme si c'était la première fois. Ce qui aurait dû être le cas si j'avais lu le livre en premier. Mais je ne me tracasse plus pour ce genre de questions, donc... Qu'est-ce qui m'a manqué alors ? Je suis sûre que vous connaissez déjà la réponse à cette interrogation : le fameux "je-ne-sais-quoi", cette petite étincelle qui vous démange, ce souffle de magie pure qui vous permet de voir le roman prendre littéralement vie sous vos yeux ébahis. Malgré l'écriture superbe de Winston Graham, qui promet une grande saga enchanteresse qu'il me tarde de lire à mon rythme, c'est cependant la scénariste Debbie Horsfield et l'ensemble de l'équipe de Poldark - remarquable adaptation en mini série de la BBC, qui a réussi à déclencher le "truc" qui m'hypnotise à chaque fois et me met le coeur en émoi.
Ce n'est pas pour jeter des fleurs à la série (Oups. Trop tard. Déjà fait.), et je vais d'ailleurs m'en arrêter là pour cette fioriture d'éloges sur l'adaptation alors que c'est du livre dont je dois vous parler mais, si vous n'aviez QU'UN conseil à retenir de cette chronique, ce serait le suivant : vraiment, lisez les livres ET regardez la série. Ne vous privez pas de ce double plaisir car je peux vous assurer que les deux sont complémentaires et forment le mariage parfait. C'est tellement rare qu'une adaptation, ici télévisuelle, soit si fidèle et surtout sur la même longueur d'onde que les ouvrages d'origine que vous ne pourrez qu'être satisfaits de cette expérience "enrichie". Voilà, c'est tout pour moi. Maintenant, pour les néophytes de Poldark (Sérieusement, qu'est-ce que vous attendez pour vous immerger totalement dans ce chef d'oeuvre ?! Ah, je sais ! Que votre humble servante vous ouvre la marche à suivre, bien sûr.), laissez-moi vous présenter un homme vraiment pas comme les autres, qui ne manquera pas de chambouler votre existence, j'ai nommé le seul, l'unique : Ross Poldark. Il fait définitivement partie de mon panthéon des personnages romanesques qui m'ont marquée d'une pierre blanche. En effet, Ross n'est pas fait du même bois que les autres et a une conscience accrue du monde qui l'entoure : bien que faisant partie de la noble et vénérable famille des Poldark, Ross se sent bien plus proche des mineurs qu'il emploie et se considère comme l'ami de ces gens simples qui, eux au moins, ont une parole d'honneur tout comme lui et dont la dignité n'est pas à vendre comme cela peut être le cas au sein de la classe sociale des bourgeois/aristocrates de la trempe des Poldark, Warleggan, Penvenen et d'autres familles qui régissent la vie politique, juridique, économique, sociale ainsi que le monde du travail à cette époque-là. Autrement dit, ils se placent bien au-dessus du milieu ouvrier, qui trime comme il peut face à tant de privilèges qui ne leur sont pas accordés. Ross sait très bien qu'il faut brosser ces individus (ceux des familles implantées et de celles "nouveaux riches") dans le sens du poil afin d'obtenir un semblant de justice et de lucidité de leur part. La seule fois où il va faire preuve d'une honnêteté cassante mais nécessaire envers ses pairs qui ne jurent que par et qui n'entendent que l'hypocrisie, Ross va le regretter amèrement. J'admire profondément et sincèrement ce personnage qui, certes, va faire des erreurs, dont je n'approuve pas forcément tous les choix et les opinions, mais qui les assume jusqu'au bout et sait reconnaître ses faiblesses, ses manquements et qu'il peut avoir tort. Malgré le vilain tour que lui a joué le destin, en lui dérobant son père et sa bien-aimée fiancée, Ross ne va pas se laisser abattre, va garder courageusement sa rancune en lui et ne pas en blâmer sa famille (alors qu'il le pourrait) et va tout mettre en oeuvre pour que l'héritage de son père renaisse de ses cendres et pour assurer à ses braves ouvriers leur pitance et un toit sous lequel faire vivre leur famille. Ross est un homme au fort tempérament, qui apprécie la franchise plus que tout autre chose. C'est quelqu'un de profondément bon et généreux, malgré sa personnalité complexe et son impétuosité, rendues à merveille par la fougue d'un de mes acteurs favoris, le saisissant Aidan Turner. J'aime infiniment ce personnage à la balafre hypnotique qui descend le long de son visage, à la beauté singulière et magnifique, qui ne veut absolument pas, sous aucun prétexte, se laisser corrompre et manipuler, et qui se bat constamment pour rester fidèle à lui-même dans un monde de loups mangeurs d'agneaux, qui n'a pas de principes ni de compassion. Je l'aime du plus profond de mon petit coeur débordant de tendresse pour lui.
Concernant son pendant féminin, Demelza, si j'ai bien reconnu sa personnalité douce, apaisante, pacifique, qui sait cependant s'enflammer pour les causes qui lui tiennent à coeur, qui lui semblent justes, et la détermination inébranlable et impressionnante qui l'anime alors, là où je m'attendais à faire face à la beauté flamboyante et superbe d'Eleanor Tomlinson, si la silhouette de Demelza est toujours fluette et gracile, bien que celle-ci doute sérieusement de sa beauté et de son influence alors qu'elle ne le devrait pas, ses cheveux se sont révélés être en réalité une tignasse noire comme le corbeau et ses yeux assortis, tels deux puits sans fond envoûtants, à l'éclat néanmoins d'une pierre précieuse. Cette description physique m'a fortement troublée, pour une raison bête comme chou : elle correspondait en tout point à celle de ma mère. J'y ai vu un peu naïvement un hommage à ma maman adorée de la part de l'auteur. C'est stupide, je sais. A tel point que je commence à douter de si les yeux de Demelza n'avaient pas toujours été bleus finalement, et non noirs comme les beaux yeux de la mama. Mais pour ce qui est de la chevelure, je suis formelle. Et, après tout, ce n'est pas le seul point commun qu'elles partagent : toutes les deux sont promptes à agir, sans arrière-pensée aucune, afin de changer ce qui ne va pas dans ce monde de brutes et d'assurer le bonheur d'autrui. Grâce à son jeune âge et à sa capacité de s'émerveiller de tout, Demelza a le coeur empreint d'une innocence touchante, qui l'amène à avoir un raisonnement somme toute très simple mais tout aussi fort et authentique sur les choses fondamentales de la vie. Par exemple, si deux êtres s'aiment d'un amour sincère, pourquoi cela gênerait-il les autres ? Par souci d'ego ? de fierté ? D'orgueil incapable de pardonner ou de demander pardon à l'offensé ? Ce sont tous ces sentiments néfastes qui étouffent les Poldark, là où Demelza, la petite nouvelle au sein de cette famille tourmentée et sacrément rancunière, n'est que gentillesse, écoute, compréhension et tolérance. Demelza ne veut aucun mal, simplement l'harmonie et la bonne entente entre tous, et je la respecte profondément pour cela. Ce qui a pu légèrement m'agacer par moments chez elle, c'est sa tendance à trop s'inquiéter du regard que les autres, autrement dit sa nouvelle famille et classe sociale, portent sur elle. Je trouvais qu'elle s'en souciait bien trop et tenait trop à leur plaire, alors qu'ils ne valent certainement pas mieux qu'elle, servante soustraite au petit peuple, bien au contraire. Mais cela peut aisément se comprendre après tout, cette envie d'être acceptée et approuvée par tous : Demelza n'est qu'une toute jeune femme, qui en a vu des vertes et des pas mûres, et a échappé à son enfance violentée grâce à toute la force de sa volonté et aussi grâce à un ange gardien impromptu prénommé Ross. Les gorges étranglées par leur jalousie et leur malveillance en ont vite fait de jaser et de juger la pauvre enfant sans la connaître. Dans un monde aussi hostile et fait de faux semblants, il devient alors aisé pour Demelza de se sentir déboussolée et de se déprécier. Heureusement que Ross est là pour lui rappeler qu'elle est bien au-dessus de tous ces mécréants et que ce petit bout de femme qu'elle est a lui aussi une sacrée force de caractère.
Pour ce qui est de la famille de Ross, les fameux, que dis-je, les légendaires Poldark, nous ne sommes pas non plus en reste ! Mon membre préféré de cette tumultueuse famille, en dehors de mon Ross chéri bien sûr, est incontestablement Verity, la colonne vertébrale de la famille. Cette jeune femme est juste extraordinaire. L'incarnation même de l'abnégation. Verity ne cesse de penser aux autres avant de penser à elle-même, elle fait toujours passer le bien-être de sa famille avant le sien et, sans elle, on sent bien que le somptueux domaine familial de Trenwith part à vau-l'eau, comme si son étincelle de vie et de joie l'avait quitté. En effet, alors que Verity va enfin vouloir poursuivre son rêve d'amour et décider de sa vie de femme indépendante, libre et heureuse auprès de l'homme qu'elle aime, de son côté, sa famille est totalement déboussolée et presque prête à lui mettre des bâtons dans les roues au départ ! Il faut dire qu'elle avait bien l'habitude de se reposer sur la petite Verity pour s'occuper de tout ce qui n'allait pas ! Heureusement que cette dernière peut compter sur son cher cousin et sur sa nouvelle cousine, enfin, plus une soeur à ses yeux et pour son coeur, Demelza. J'ai été très touchée par la grande complicité qu'elle partage avec l'un et par la profonde et sincère affection qu'elle éprouve pour l'autre. Verity est vraiment un personnage formidable, qui mérite d'avoir ce qu'il veut dans la vie. Pour ce qui est du reste de la maisonnée, je n'ai jamais trop apprécié le personnage du patriarche, Charles Poldark, qui ne m'est que peu sympathique. Mais je dois reconnaître que sa mort a un impact considérable sur la vie des habitants de Trenwith, comme si cela sonnait le glas d'une existence passée en ses murs et le début d'une nouvelle ère. Et quelle nouvelle ère ce sera... Bref, la mort de Charles ne peut que nous ébranler, qu'on le veuille ou non, qu'on aime ce dernier ou non. Cependant, s'il y a bien un personnage plus borné que son imposant père, c'est sans conteste celui de Francis. le frère de Verity et cousin de Ross est celui qui incarne le mieux la rancune pugnace des Poldark. Drapé dans sa ridicule fierté de mâle Poldark, Francis est loin d'avoir le pardon facile. Et pour ce qui est d'admettre ses torts, n'en parlons même pas ! Je pense que, ce qui lui permet de canaliser sa colère injustifiée, c'est la sérénité que lui procure sa splendide femme, Elizabeth. Au début, celle-ci était une véritable énigme pour moi : comment peut-on préférer Francis à Ross ? Sérieusement ? Cela me paraissait impensable, un choix pareil. Et puis, je la voyais un peu comme la sorcière qui avait réussi à diviser deux cousins qui se considéraient comme des frères depuis l'enfance...alors qu'elle n'est en réalité coupable de rien ! Si ce n'est d'avoir trouvé en son coeur de la place pour deux êtres à la fois si proches et si différents. Honnêtement, alors que je ne supporte pas les triangles amoureux d'habitude, je le peux concevoir, et je viens de faire un grand pas en avant ! Elizabeth est à mes yeux juste une jeune femme courageuse qui essaye d'être une bonne épouse et une bonne mère et d'étouffer les sentiments qu'elle a pu éprouver pour son premier amour, qui appartient désormais à une autre, afin d'assurer la bonne entente entre les différents membres de sa famille par alliance. Tout comme Demelza et Verity, Elizabeth est une pacificatrice, et j'adore ce trio de femmes belles à l'intérieur comme à l'extérieur et si fortes. Enfin, j'aurais voulu en voir plus de la géniale tante Agatha. J'adore cette vieille dame très touchante, qui a vu des générations de Poldark grandir et se succéder au sein de la demeure de Trenwith, et son franc-parler juste excellent. Tante Agatha, c'est un peu l'âme de Trenwith en somme ! C'est simple, il me faut plus d'Agatha dans le prochain tome, je l'exige !
Au niveau des petites différences que j'ai pu repérer par rapport à ce qui m'était déjà familier, j'ai été tout d'abord surprise d'entrée de jeu par le prologue, où l'on fait la connaissance de Joshua Poldark, le père de Ross. Si j'étais déjà habituée au fait qu'il soit fréquemment mentionné au cours de l'histoire, je ne m'attendais cependant pas à le rencontrer en chair et en os. Ou plutôt, fait d'encre et de papier... En tout cas, on voit bien de qui le fils tient. je suis très heureuse d'avoir pu passer un moment avec Joshua Poldark, même si ce fût malheureusement bien trop court à mon goût. Ce qui me rend le plus triste, c'est que j'ai bien l'impression que Joshua s'est fait rouler dans la farine par son propre frère, Charles. Voilà un mystère à élucider par la suite, même si on en saisit immédiatement les tenants et aboutissants, à bien y réfléchir. Quoique, il serait fort probable que Charles ait commis quelques magouilles dans le dos de son frère. Affaire à suivre... En tout cas, j'espère que Winston Graham nous proposera quelques flashbacks concernant ce bon Joshua et sa femme Grace, qui m'avait l'air d'être une personne remarquable. Parce que, à part quelques réminiscences de Ross, on a fort peu à se mettre sous la dent. Et puis, je trouve qu'il est important d'en apprendre sur le passé afin de mieux éclaircir le présent. Je regrette également que le personnage du docteur Enys soit si effacé dans les livres, du moins pour le moment. Nouvel arrivant en cette partie des Cornouailles, le charmant petit village de Sawle, Dennis Enys (je ne m'y fais pas à cette rime, je préfère largement le prénom Dwight choisi dans la série) est un très bon médecin, passionné et impliqué dans tout ce qu'il fait, plaçant son métier et la santé de ses patients avant toute chose. Je place ainsi ce personnage haut dans mon estime, même si j'aurais aimé qu'il soit plus présent et "vivant". Comment l'expliquer... ? Surtout, ce qui m'a manquée, c'est que, dans la mini-série, ils ont fait en sorte que Ross et Enys se connaissent déjà lorsqu'ils se retrouvent en Cornouailles. En effet, ces deux personnages ont vécu leur expérience de la guerre d'Indépendance ensemble, en Amérique, et cela rend leur amitié encore plus forte et indestructible. Malgré cette absence de lien déjà noué dans les livres, on sent déjà que cette amitié naissante entre les deux hommes est telle une évidence et ne peut que grandir et se renforcer au fil des tomes. Je ne m'inquiète pas là-dessus.
Enfin, c'est le personnage de George Warleggan qui m'a réservé ma dernière surprise. Antagoniste notoire de cette histoire, ennemi juré de Ross (enfin, c'est lui-même qui s'est implanté ça tout seul dans le ciboulot...), j'ai été agréablement surprise par... son absence. de méchanceté. Dans ce premier tome, on prendrait presque George en sympathie : c'est un gentleman raffiné, courtois, qui ne cherche pas à faire de vagues, simplement à assurer la pérennité des affaires de sa famille nouvellement anoblie, si on compare à l'ancienneté et au prestige de celle des Poldark... Mais ne vous y trompez pas : Winston Graham nous introduit intelligemment George Warleggan comme étant le loup dans la bergerie. Disons plutôt que, pour l'instant, George se tapit encore avec son ressentiment et toute sa haine dans sa tanière. Cependant, on sait tous ce qu'il en est. Quel dommage... J'ai été étonnée aussi que Jud et Prudie, les vieux serviteurs de Joshua puis de Ross, n'aient pas fait plus de grabuge que ça. Je les aime bien ces deux-là, malgré leur fainéantise, leur comportement de drama queen et toutes les inquiétudes qu'ils peuvent causer à Ross et à Demelza. Nampara, ce n'est pas pareil sans eux. Et puis, j'ai eu droit à mon "It ain't fair, it ain't right, it ain't proper !", héhé ! J'ai un amour incommensurable pour cette phrase culte. Ne cherchez pas à comprendre pourquoi !
Pour conclure, je ne peux que vous encourager à vous lancer dans cette aventure littéraire qui promet d'être aussi passionnante que périlleuse, non au niveau de l'écriture, qui est très fluide et qui nous embarque immédiatement dans les étendues éternelles des Cornouailles, mais au niveau de tout ce que nos personnages vont devoir affronter. Et je tiens à vous prévenir : vous n'êtes pas prêts pour ce qui va suivre. Cependant, vous devez vous y plonger la tête la première si vous ne voulez pas passer à côté d'une histoire terriblement romanesque et grandiose. Regardez également la mini-série de la BBC, cela vous fera vivre une expérience d'autant plus enrichie et captivante. Je n'ai pas vu le premier feuilleton télévisé produit par la BBC dans les années soixante-dix, du vivant de l'auteur donc, mais, si je tombe dessus un jour, je ne manquerai pas de le visionner et de vous en parler comme il se doit ! Vous pouvez compter sur moi. En attendant, si vous aimez les romances historiques qui vous saisissent le coeur et vous bouleversent l'âme, si vous aimez les coeurs en émoi, en proie à de vives émotions contradictoires et les âmes tourmentées, si vous tremblez de bonheur à l'idée de suivre sur des générations une histoire familiale mouvementée et assombrie de moments noirs mais aussi bénie d'instants à marquer d'une pierre blanche ; enfin, si rien ne vous fait plus plaisir que d'assister à l'émergence d'une rivalité légendaire, extrêmement sombre et fascinante, alors la saga des Poldark ne pourra que vous exalter et vous combler de palpitant. Pour ma part, je ne suis pas prête d'oublier ce ténébreux cavalier à la balafre au visage qui s'imprime sur votre rétine et dans votre mémoire sur son destrier dévalant la falaise qui surplombe les eaux troubles des Cornwall et de son coeur. Moi, en tout cas, je le reconnaîtrais entre mille, mon fringant et sublime capitaine, ainsi que cette silhouette maligne qui se cache dans les tréfonds de cette forêt verdoyante et amoureuse également de la nuit et qui n'attend qu'une chose : faire sombrer son ennemi...
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FlowerPanda
  06 mai 2017
Accro des livres comme des séries, il est parfois difficile de concilier les deux passions faute de temps disponible. Que faire lorsque certaines séries sont en fait des adaptations de romans ? L'accro des livres que je suis ne peut résister en pareilles occasions. C'est exactement ce qu'il s'est passé avec Poldark, que j'ai eu l'occasion de découvrir sur Netflix, avant d'apprendre qu'il s'agissait à la base d'un roman. Impossible de résister !
Ross Poldark revient dans son pays natal après avoir participé à la Guerre d'Indépendance des États-Unis. Marqué, l'adolescent qu'il était a complètement disparu pour faire place à un homme plus mature et plus fort, n'aspirant qu'à retrouver sa promise. Or, le jeune anglais doit faire face à de terribles nouvelles à son retour. La mort de son père n'était pas suffisante, le voilà également confronté à la trahison d'Elizabeth, qui a rompu sa promesse de fiançailles pour épouser un autre homme : le propre cousin de Ross !
Amené à relancer le domaine paternel, laissé à l'abandon pendant de longues années, Ross va alors se réfugier dans ces dures tâches quotidiennes afin d'oublier sa peine. Jusqu'au jour où, croisant sur un marché une adolescente de treize ans malmenée par un groupe de garnements, il décide de la recueillir et de l'engager à son service en tant que domestique. Ross était loin de se douter que la petite allait changer définitivement le cours de sa vie.
Publié pour la première fois en 1945, je comprends pourquoi le roman est aujourd'hui réédité. Il serait en effet dommage de passer à côté de ce récit pour les fans de romans historiques. Winston Graham nous fait découvrir une fresque familiale des plus intéressantes, dans une Angleterre de la fin du XVIIIème siècle. Si la romance a une part indéniable dans l'histoire, elle n'en est pas pour autant centrale. Certes, la lectrice que je suis avait très envie de voir certaines relations évoluer davantage et plus rapidement mais Poldark, ce n'est pas que ça. C'est aussi et surtout une saga où l'on vit avec les personnages leurs pires moments comme les meilleurs. Et une chose est sûre : Ross Poldark n'est en rien épargné. Les aléas des mines, qui du jour au lendemain peuvent fermer, peuvent enrichir considérablement comme elles peuvent engloutir des fortunes familiales. Les Poldark vont en faire la terrible expérience. Famille fière et obstinée, ses membres ne se laissent pas abattre pour autant. Et Ross en est le meilleur exemple de combativité. Bien entendu, tout cela ne serait pas possible sans le soutien indéfectible de ses proches. Que faire lorsque des querelles familiales viennent faire vaciller ses piliers ?
Dans l'ensemble, j'ai bien apprécié ce roman, autant pour ses personnages travaillés tout en nuance que pour son ambiance générale. Cependant, il me manque un petit quelque chose, le scénario ayant tendance à devenir parfois assez plat, pour ne pas dire carrément morne, avant de repartir de plus belle. Ces hauts et ces bas ont fait qu'à plusieurs reprises j'ai décroché, tout en ayant malgré tout envie de reprendre le roman en mains pour découvrir la suite des évènements. Si les rebondissements ne sont pas extraordinaires et ne créent pas un sentiment de surprise exaltée, ils viennent cependant s'inscrire parfaitement dans le récit en amenant un peu de cette dynamique manquante. Ainsi, je pouvais avaler des pages et des pages en quelques instants sans reposer une seule seconde le livre, pour ensuite, le laisser de côté pendant quelques jours avant de retrouver l'envie et la motivation nécessaires. Peut-être cela vient aussi du fait que le personnage que j'ai le plus apprécié ne prend de réelle importance que vers le milieu du roman et devient quasiment central.

Pour conclure, ce premier tome de Poldark est une découverte fort sympathique que les amoureux du genre ne pourront qu'apprécier. Pour ma part, je suis assez curieuse de la suite des évènements pour me lancer dans le deuxième tome : Demelza.
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xst
  14 janvier 2014
Ce qui est dommage quand on vieillit c'est qu'en ayant lu de plus en plus de livres, on a de plus en plus la sensation de déjà vu, ou plutôt déjà lu devrais-je dire.
C'est ce qui s'est passé avec ce livre dont l'histoire banale n'apporte rien qui a de quoi titiller les neurones blasés du lecteur averti.
En résumé: l'histoire se passe au 18ième siècle en Cornouailles. Ross Poldark, jeune tête brûlée, revient des Amériques où il a fait la guerre pour retrouver, son domaine en perdition et sa fiancée sur le point de se marier avec son cousin.
On aurait aimé un roman moins romanesque et plus social puisque la fortune des notables du coin (dont Ross) se construit sur l'exploitation des mines d'étain. Mais hélas non, ce qui se passe au fond de la mine intéresse moins l'auteur que de ce qui se passe dans les salons de cette petite ville de Cornouailles.
Autre irritant: l'effort d'écriture pour transcrire l'accent des "manants". J'ai horreur de cela. Lire des ee, yer, sur etc. alors que les "gentillhommes" usent du he, your, sir m'énerve au plus haut point.
À emprunter à la bibliothèque dans un moment de grande disette.
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Sami33
  17 avril 2019
1783, Ross Poldark est de retour sur ses terres, sur les falaises de Cornouailles où il apprendra le décès de son père. le pauvre homme, en revenant de la guerre d'indépendance, il ne pensait pas que sa vie sur les falaises avaient tant changé ! En effet, son père est mort, il pense retrouver sa bien aimée mais en réalité, elle est sur le point d'épouser son cousin... Bref, rien ne va plus pour Ross ! Il aime Elizabeth du plus profond de son coeur et cette dernière a rompu sa promesse pour en épouser un autre ! Naturellement, il va se renfermer sur lui-même et va prendre la décision de relancer le domaine qui était à l'abandon.

Agriculture, élevage, prospection minière, il est sur tous les fronts ne le laissant pas le temps de réfléchir une seule seconde à sa vie. Il va se lier d'amitié avec les personnes qui travailleront pour lui, les fermiers, les ouvriers... Ce qui ne sera pas au goût de ses proches et de l'aristocratie avec lesquels il va se fâcher car ils ne voient pas tout ça d'un très bon oeil.

Lors d'une foire aux bestiaux, il va prendre la défense d'une adolescente de treize ans, Demelza, qu'il va ramener chez lui, en la faisant devenir une domestique. D'une certaine façon, il a pris cette jeune fille sous son aile. Demelza est heureuse de sa nouvelle condition. Plus les années passent, plus elle grandit, plus elle s'épanouit ce qui en choquera plus d'un mais Ross écoutera toujours son coeur...

Dans ce premier tome, on va découvrir toute une palette de personnages dont Ross. Malheureusement, la réputation de son père va lui coller à la peau même si il ne partage pas les mêmes moeurs que ce dernier mais les années passent, Demelza grandit, elle est devenue une magnifique jeune fille qui use de ses charmes pour attirer le regard de Ross sur elle. Cela aura payé car ils vont se marier, elle sera une épouse aimante, qui saura apporter la joie et le bonheur aux autres mettant son couple sur la sellette. D'autant plus, qu'au départ, elle ne sera pas acceptée par la famille de son époux qui ne se gênera pas pour lui faire sentir la différence de rang qu'il y a entre eux, ajoutez à cela Elizabeth, la femme que son époux a aimé de tout son être, la tourmente énormément, elle a de quoi se faire des frayeurs car Ross n'a pas oublié celle qui a mis son coeur en miette malgré l'amour qu'il porte à son épouse...

Ross aime son épouse, il n'en a que faire de ce que pense la société. La vie ne l'a pas épargné. Il est comme son épouse, il a le coeur sa la main, il fait tout ce qu'il peut pour aider les autres, pour qu'ils aient de quoi vivre, de façon descente. Il est un homme respecté et respectable, apprécié de son entourage. Ce qui est beau avec ce personnage, c'est qu'il met tout le monde sur le même piédestal sans se soucier de qui est riche, de qui est pauvre. Un homme est un homme, une femme est une femme.

Il y aura aussi la cousine de Ross qui est dans la fleur de l'âge, elle se verra avec le coeur brisé. Demelza va tout faire pour lui apporter le soutien dont elle aura besoin, malheureusement, ce ne sera pas sans conséquence pour la jeune femme qui a le coeur sur la main. Et d'autres personnages encore qui vont apporter leur pierre à l'édifice que l'auteur prend plaisir à nous faire suivre.

J'ai beaucoup aimé la lecture de ce premier tome, particulièrement les personnages de Ross et de Demelza où j'ai développé de l'empathie pour eux. le récit est riche en émotions, intenses, j'ai même été jusqu'à verser une petite larme.

J'ai beaucoup aimé le tempo influé par l'auteur, on avance rapidement dans le temps pour nous offrir l'histoire que l'on attend de pied ferme, celle de Demelza et Ross. La plume de l'auteur est belle, fluide, descriptive, très agréable à lire.

Tout ça pour vous dire que ce premier opus donne clairement envie de se plonger dans le tome deux ! Je reviens très vite vous parler de la suite avec "Au-delà de la tempête" qui me laisse penser que je vais avoir besoin d'une boîte de mouchoirs cette fois-ci...
Lien : https://leslecturesdeladiabl..
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PandoLivresavie
  15 mars 2017
Quand j'ai vu que cette série passée sur Netflix, j'ai eu très envie de la voir mais pas avant d'avoir pu lire les livres. J'ai donc sauté sur l'occasion quand celle-ci s'est présentée et je dois dire que je ne suis vraiment pas déçue.
Dans ce tome, nous allons découvrir plusieurs personnages, mais plus particulièrement Ross Poldark, qui de retour de la guerre après la mort de son père va revenir sur ses terres. Nous le découvrons attristé par le fait que son cousin est sur le point d'épouser la femme qu'il aime, Elizabeth. Plein de projets en tête il va rouvrir les mines qui lui appartiennent désormais et se refaire une réputation, son père étant un coureur de jupons, les gens ont vite fait de le cataloguer.
Il fera la connaissance de Demelza lors d'une de ses sorties, il sortira la jeune fille d'une bagarre et décidera de la prendre sous son aile, ce qui fera encore une fois jaser. La jeune fille s'habituera rapidement à sa nouvelle vie, s'occuper de la propriété l'enchante, elle se sent bien loin d'un père violent et alcoolique.
Les années passant, elle devient une très belle jeune femme, elle fera en sorte d'attirer l'attention de son patron et bientôt ils se retrouveront mariés malgré leur caste différent. Elle sera une épouse aimante, mais a toujours vouloir le bonheur des autres elle mettra son couple en péril. Bien que confiante près de Ross, elle ne cesse de se sous-estimer face à la famille de celui-ci qui au départ lui feront très nettement sentir leur différence. de plus elle sait l'amour qu'a porté Ross pour Elizabeth et la côtoyer est une véritable torture pour elle. Elle ne peut s'empêcher de se comparer à elle et cela la tourmente, surtout que son époux n'est pas totalement guéri de son amour de jeunesse malgré l'amour qu'il porte à sa femme.
Entre eux, les sentiments sont forts : Ross aime son épouse et la chérie, sa beauté ainsi que son côté fougueuse et ouverte à tout lui plaisent, ils partageront des moments de bonheur malgré les qu'en-dira-t-on et les médisances des autres.
Nous découvrons aussi d'autres personnages : la cousine de Rosse, une jeune femme pleine de vie qui va avoir le coeur brisé, Demelza tentera de réparer celui-ci en lui offrant la possibilité de retrouvé son amant, mais cela ne se fera pas sans conséquence pour elle. Mais aussi Francis, Jim, Jinny. Jinny, cette femme est d'un grand courage, elle va vivre des épreuves difficiles, qui m'ont parfois angoissé, j'ai eu peur pour elle à plus d'une reprise. Tous ont une vie bien différentes les uns des autres, certains pauvres se démènent pour offrir de quoi manger à leur famille au risque de tout perdre. Alors que certains vivent dans la richesse sans peur du lendemain, ils vont vivre des moments intenses, partagés entre tristesse et bienveillance. Chacun d'eux apportent à l'histoire une importance, elles rejoignent toujours la vie de Ross, qui cherchera le bonheur de tous. C'est unis qu'ils se tiendront les mains dans les moments les plus violents de leur vie. Ross est un homme écorché par la vie, il se bat chaque jour pour aider les autres, leur apporter de quoi vivre, ce qui fera de cette homme un modèle, il sera très respecté et apprécié de son entourage, ne faisant aucune différence du niveaux social de ses amis.
Une lecture qui m'aura vraiment plu, j'ai aimé les personnages, même ceux les moins présents. On entre entièrement dans leur univers, on souffre pour eux, car très franchement ils ont la vie dure, c'est une époque où il faut se battre pour survivre. Certaines scènes m'ont mis la larme à l'oeil, c'est un récit très émouvant, on s'attache à tous ceux qui vont croiser les Poldark.
Le petit point négatif de cette histoire est que certains passages arrivent trop vite, j'aurais aimé plus de détails, ce qui m'a un peu perturbé. Il se passe tellement de choses dans ce premier tome qu'il est difficile d'en parler facilement, on avance dans le temps de façon très rapide, ce qui n'est pas simple à retranscrire sans oublier le moindre détail. Mais malgré ça on se laisse rapidement emporter par la plume de l'auteure qui arrive sans mal à nous plonger dans cette série pleine de rebondissements. J'ai hâte de pouvoir continuer à partager le ressenti de ces personnages, de voir comment ils vont gérer ce qui leur arrive. Je sens que le second tome sera poignant car vu les actions qui se déroulent à la fin de ce tome, celui-ci risque d‘être perturbant et encore plus poignant. le tome deux se trouvant déjà dans ma PAL l'attente ne sera pas trop longue.
Lien : http://www.livresavie.com/po..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   25 mars 2017
Au bout de quelques , ils virèrent dans la crique de Nampara .
Le bateau fendit les ondulations de la mer et s 'échoua sur le sable. Ross sauta à terre et , comme Demelza s' apprêtait à le suivre , il la prit dans ses bras et la porta sur la plage . Avant de la déposer , il l'embrassa.
Après avoir tiré le bateau dans son abri dissimulé les avirons afin de ne pas tenté un éventuel vagabond , il la rejoignit .Ils contemplèrent ensemble la lune qui se couchait .
Sans un mot, main dans la main , ils traversèrent la plage et les galets , le ruisseau en sautant d'une roche à l' autre , et marchèrent vers la maison.
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LunarticLunartic   26 mai 2019
Il se dit : "Si seulement nous pouvions arrêter la vie pour un moment, je choisirais celui-ci. Là, au sommet de la colline, avec la poussière qui tourbillonne aux confins du domaine et Demelza qui marche et respire à mes côtés."
Toute l'existence était un cycle de difficultés à résoudre et d'obstacles à surmonter. Mais en ce soir de Noël 1787, seul le présent intéressait Ross. Il pensa : "Je n'ai ni faim, ni soif, ni désir. Je n'éprouve ni inquiétude ni remords. Devant nous, dans le futur immédiat, nous attendent une porte ouverte, une maison chaude et des fauteuils confortables, la sérénité et la tendresse. C'est cela que je souhaite."
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