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Caroline Bouet (Traducteur)
EAN : 9782266313032
672 pages
Pocket (07/10/2021)
4.16/5   119 notes
Résumé :
Si Stella Fortuna veut dire "bonne étoile", alors la vie a un drôle de sens de l’humour. Car dans la famille Fortuna, tout le monde connaît l’histoire de la belle et insolente Stella, qui a refusé d’apprendre à cuisiner, a juré de ne jamais se marier, et a surtout échappé plus d’une fois à une mort certaine.
Depuis son enfance en Calabre, dans les années 1920, jusqu’à sa vie de femme en Amérique, son existence a été ponctuée de situations banales qui, mystéri... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
4,16

sur 119 notes

leslecturesdemoe
  03 décembre 2020
❤ C O U P. d'E. C O E U R. A B S O l'U. ❤️
▫️
Je lis vite en temps normal, passant en moyenne 3-4 jours sur un livre. Ici, c'était 2 semaines. Deux semaines à faire durer le plaisir. Je refusais de le finir trop vite car je savais qu'il allait me manquer... doux euphémisme ! L'année se termine bientôt, et je pense sincèrement que c'est ma lecture préférée de 2020. 🥰
▫️
Ce livre, c'est une extraordinaire saga familiale, dévoilant en détails la vie de Stella Fortuna, ponctuée par les sept (ou huit, selon le point de vue) fois où elle a failli mourir. On suit son histoire depuis sa naissance (et même un peu avant, avec sa maman Assunta), jusqu'à ses vieux jours. C'est qu'elle est coriace, notre Stella !
▫️
Stella, c'est une enfant pleine de vie, intrépide, qui n'a peur de rien. Mais déjà enfant, elle sait ce qu'elle ne veut pas : se marier.
Elle se battra, longtemps, pour échapper à son destin, pour ne pas rentrer dans le rang, pour ne pas être « juste » la femme d'un homme.
Parce qu'il faut le dire, dans ce livre, la condition de la femme est mise en avant, dévoilée. C'était il y a peu, et pourtant les changements sont énormes. Il y a 100 ans, l'homme pouvait disposer de sa femme comme bon lui semblait. Cette condition, aujourd'hui, est choquante. Stella est une femme qui souhaite s'émanciper, qui refuse qu'un homme la soumette et qu'elle ne soit réduite qu'à la fonction de reproduction. C'est une femme forte, belle, téméraire, et qui n'a pas la langue dans sa poche. C'est quelqu'un qui marque les esprits !
▫️
On parlera aussi d'Italie, d'immigration, de guerre, de liberté, de la violence conjugale, de la maternité, de l'enfance, du mariage, parmi tant d'autres sujets !
Parmi les drames, parce que Stella a quand même failli mourir sept ou huit fois, sont parsemées des doses d'humour, dont certains passages m'ont fait rire aux éclats ! Peu de livres ont ce pouvoir !
▫️
En bref, cette histoire est touchante, révoltante, addictive, extraordinaire. C'est un immense coup de coeur !❤️
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Trollibi
  20 décembre 2021
Non, Stella Fortuna n'est pas un chat, elle n'a pas neuf vies... Stella est juste née sous une bonne étoile et le destin lui aura octroyé la chance de survivre sept (ou huit) fois à une mort tragique. Pourtant, malgré son nom qui devrait doublement lui porter bonheur, la jeune fille n'a pas été épargnée par le destin... Dans le petit village calabrais de Ievoli, où elle est née en 1920, la vie est rude et les Fortuna vivent pauvrement. Son père a laissé sa mère se débrouiller seule pour aller tenter sa chance en Amérique ; absent la plus grande partie de l'enfance de Stella, il se comporte en véritable tyran quand il est là. Y compris le jour où il décide de déraciner sa famille pour les emmener dans le Connecticut. C'est une nouvelle vie qui s'offre à Stella et sa famille, une vie qui sent bon le rêve américain et la liberté. Vraiment ?
Derrière l'histoire de l'enfant intelligente et de la femme incroyable, belle et déterminée qu'est Stella se cache une fresque familiale qui traverse tout le 20e siècle. de la Calabre aux traditions ancestrales bien ancrées à l'immigration vers le rêve américain, on suit les traces de Stella, de sa soeur Tina et de sa mère Assunta. C'est le quotidien de ces femmes qui se déroule sous nos yeux, une vie tout à la fois remplie de petits bonheurs et de grandes tristesses, une vie simple mais pas toujours facile. L'auteure nous dépeint avec beaucoup de délicatesse et de réalisme des portraits de femmes que la vie n'a pas épargnée, soumises à l'autorité patriarcale mais qui savent se débrouiller, rêvent de vivre libres et même refusent de se laisser dicter leur conduite. Il fallait vraiment que ces femmes ait du courage et de la détermination pour suivre leur mari et père vers un pays qui n'étaient pas le leur, pour découvrir d'autres traditions, apprendre une autre langue. Car, au travers de l'histoire des Fortuna, Juliet Grames rend surtout un vibrant hommage à tous ces Italiens, hommes, femmes, enfants qui ont quitté leur terre natale pour aller chercher ailleurs une vie meilleure. 
En parcourant aux côtés de Stella chacune des étapes de sa vie, j'ai ri (car le texte n'est pas dépourvu d'humour et de situations cocasses), j'ai pleuré (parce que réellement il y a des passages tragiques), je me suis révoltée (franchement, j'aurais bien étranglé le tyran paternel) et j'ai refermé "Les sept ou huit morts de Stella Fortuna" avec un petit pincement au coeur car cette histoire a bien entendu fait écho à mes racines maternelles. Certaines situations ont fait remonter à la surface des souvenirs évoqués par ma nonna, née elle aussi en janvier 1920 comme Stella et comme elle déracinée de son Italie natale pour suivre son mari en Belgique (allez savoir si c'est moins fun que l'Amérique...).
Incontestablement, le roman de Juliet Grames sera mon ultime et plus grand coup de coeur de cette année de lecture ! 
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leratquilit
  10 novembre 2020
La plume de Juliet Grames est très réaliste et nous emporte dans cette fresque familiale ébouriffante. C'est fort, poignant, émouvant et drôle à la fois. le combo parfait, n'est-ce pas ?
Il y a tant de choses que j'ai aimé mais pour commencer, il faut absolument que je vous présente Stella. Je me suis attachée à elle, et pour cause.Stella, que l'on suit depuis le berceau (et plus tôt encore en se focalisant dans un premier temps sur la vie de sa mère, Assunta) jusqu'à ses vieux jours, où elle aura échappé à la mort, comme le titre l'indique, sept ou huit fois. Malgré toutes les péripéties, c'est une battante, elle a un sens de la résilience énorme. Stella, c'est une vraie casse-cou, un grand coeur et une grande gueule à la fois. Elle est fascinante, indépendante, drôle, mais sans oublier qu'à travers son personnage et également celui des hommes de ce bouquin, on parle aussi des conditions de la femme.  Et puis aussi, ce titre m'intriguait beaucoup. Tout au long de l'histoire et au fur et à mesure que les péripéties s'abattent sur Stella, on s'en vient à se demander la cause. Est-ce que ce sont des coïncidences, l'oeuvre d'un fantôme ivre de vengeance (peut-être la première Stella, morte prématurément ?) ou encore, des manifestations du mauvais oeil ? C'est pas faute pourtant d'avoir usé et abusé de la sauge et de la menthe à maintes occasions ! Ce livre, c'est aussi beaucoup de secrets enfouis, des secrets de famille. En parlant de famille, il y a Tina aussi, sa soeur. Elle la suit depuis son plus jeune âge, prend sa soeur pour modèle. Si Stella rit, Tina rit. Si elle pleure, elles pleurent toutes les deux. Un lien fascinant les lient, le lien du sang, et leur histoire durera tout le livre, jusqu'aux fameuses dernières pages.
En quelques mots, la force de ce livre, ce sont des histoires fortes. L'histoire d'italiens, dans leur petit village de Calabre, que l'on suit pendant plus d'un siècle, à travers deux continents. L'histoire d'immigrés Italiens en Amérique, l'acclimatation, les péripéties encore et toujours. Stella et sa famille font indéniablement partie des personnages de fictions qui m'auront le plus touchée, et j'ai très souvent fait des parallèles avec "Le Gang des Rêves" de Luca di Fulvio, tant par l'histoire que par les personnages. Ils ont tous quelque chose, on voit leur bons, leur mauvais côtés, et on apprend à les connaître et les aimer.   
J'ai été émue par l'histoire de cette famille mais surtout, j'ai passé un bon moment, de rires et d'émotions. C'est réaliste, poignant, et drôle à la fois, le mélange idéal pour un très bon moment de lecture ! En somme, j'ai eu un gros coup de coeur,  ce que nous recherchons dans un bon roman n'est-ce pas ? Et vous, aimez-vous les sagas familiales , Est-ce que celle-ci vous tente ? :)
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stokely
  08 février 2021
Nous suivons ici le personnage de Stella Fortuna de sa naissance à sa mort et l'originalité de ce récit et que les chapitres correspondent à un moment ou notre héroïne à failli perdre la vie, en effet sa vie n'a pas du tout été un long fleuve tranquille de son enfance en Italie à son décès aux Etats-Unis.
Au début de sa vie sa vie rude à la ferme avec ses parents a donné lieu à plusieurs accidents "domestiques" et par la suite nous la suivons durant sa vie d'adulte dans un autre pays ou il est plutôt difficile de s'intégrer avec sa famille. Stella est également une femme qui ne souhaite pas se marier mais qui à cette époque va être mal vu car elle va éconduire un jeune homme. Elle va par la suite se marier et avoir des enfants avec cet homme mais cela ne va pas être facile tous les jours.
Elle à également un père dont le personnage est vraiment à vomir tout au long du récit. On s'attache forcément à Stella avec tout ce que l'auteur lui fait vivre en se disant que pour son prénom Stella n'a pourtant pas vraiment l'air d'avoir une bonne étoile qui veille sur elle.
Une belle saga familiale avec secrets de famille et beaucoup d'autres sujets abordés, l'époque est également bien transcrite et le thème de l'immigration est très intéressant à suivre.

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Livresque78
  09 mars 2021
Roman qui m'a été offert à Noël par mon fils, Les sept ou huit morts de Stella Fortuna est une véritable saga familiale qui sent bon l'Italie mais c'est aussi un trompe-l'oeil, derrière un titre et des premières pages qui prêtent à sourire, se déroule un roman où le drame tient une grande part.
Un roman absolument passionnant que j'ai vécu de l'intérieur, entre Italie et Etats-unis, entre pauvreté et rêve américain, la famille Fortuna m'a faite vibré de la première à la dernière page. Je termine ce roman avec une affection particulière pour Stella, bien entendu, mais aussi et pour sa soeur Tina et surtout pour leur mère Assunta, une femme incroyable qui force le respect. Attention la famille Fortuna est bien plus conséquente que les membres féminins que je viens de vous citer, le chef de famille Antonio est également au centre de cette histoire car il est le déclencheur, l'instigateur du devenir de Stella. Assunta a également mis des fils au monde, des enfants en « veux tu en voilà » tant que le corps féminin le permet.
Une fresque haute en couleurs car Italienne du siècle précédent, des femmes qui ont vécu au coeur d'une époque et d'une société où la femme n'était que l'ombre de son mari après avoir été celle de son père, où elle ne pouvait choisir son destin, où son avenir était tracé par un père, chaperonné par des frères, puis décidé par un époux. Stella se voulait différente, elle souhaitait vivre ce que chacune d'entre nous est libre de choisir aujourd'hui, la liberté d'être celle que l'on souhaite. Juliet Grames crée un personnage que les lecteurs ne peuvent qu'aimer, même si quelquefois l'incompréhension et l'envie de secouer Stella nous effleurent, mais c'est d'une autre époque dont il s'agit, une période où la femme n'avait aucun avenir seule, elle finissait donc par suivre le mouvement imposé et le lecteur finit par le comprendre...



Lien : http://livresque78.com/2021/..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
leratquilitleratquilit   10 novembre 2020
Son corps était un bazar en ruine, recouvert de cicatrices : les brulures sur un bras, la cicatrice de son opération sur l'autre, le croissant à la naissance de ses cheveux désormais argentés, les sutures sur l'abdoment à cause des cochons qui l'avaient piétinée, ses seins lourds à cause de l'allaitement, sa taille épaissie par onze grossesses menées à terme, les vergetures sur le haut de ses bras, qu'elle n'expliquit même pas (pourquoi cette peau-là s'étirait-elle ?), des oignons tellement extremes que son gros orteil état tourné vers les quatre autres comme s'il s'adressait à un jury au tribunal.
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ChristlbouquineChristlbouquine   31 décembre 2020
Ils quittèrent leurs familles dans l’espoir de les retrouver sous de meilleurs auspices. Ils emportèrent avec eux leur amour pour la nourriture et les jardins ordonnés, leur langue et leurs préjugés, leur mystérieuse trinité divine et leur myriade de saints, leurs rites, leurs chansons et leurs fêtes. Ils emportèrent avec eux leur culte de la mère ; ils emmenèrent leurs mères. Très souvent, ils avaient l’intention de rentrer au pays, ce qui fait de nos ancêtres italiens des exceptions parmi les immigrés qui aspiraient à devenir américains, mais dans bien des cas ils ne rentrèrent jamais au pays, ce qui fait que nous sommes exactement comme les autres.
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SofiertSofiert   21 avril 2021
Allait-elle juste laisser les choses se produire ? Laisser sa vie entière se résumer aux choix que d'autres faisaient à sa place ? Mais elle n'avait jamais fait de choix pour elle-même _ cela avait été son erreur. Elle n'avait jamais su ce qu'elle voulait de la vie, seulement ce qu'elle ne voulait pas. Les gens ne peuvent pas comprendre les convictions negatives.
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SofiertSofiert   21 avril 2021
Il était son père après tout. Son père abominable et dégueulasse. Un animal qui n'était même pas digne d'une étable, qui lui avait volé, au fur et à mesure, sa maison, son pays, sa dignité, ses dents, sa mère, sa liberté, qui avait fait d'elle cette pauvre loque de femme entre deux âges.
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LounimaLounima   19 février 2022
— Tina, lui demanda un jour Stella. Tu crois qu’il y a un dieu ?
— Stella ! Bien sûr qu’il y a un dieu ! Qu’est-ce que tu racontes ? murmura sa cadette, comme si cela pouvait empêcher sa déité omnipotente de l’entendre.
— Mais pourquoi le crois-tu ? demanda Stella. Juste parce que le prêtre le dit ? Comment le sais-tu avec certitude, Tina ?
— Évidemment que je le sais, répondit Tina.
— Mais comment ?
[...]
— Je sais qu’il y a un dieu parce que, sinon, à quoi serviraient toutes les mauvaises choses ? Elles n’auraient aucun sens, alors il doit y avoir un dieu.
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Videos de Juliet Grames (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Juliet Grames
COFFRET DÉTENTE POCHE • Les sept ou huit morts de Stella Fortuna de Juliet Grames et Caroline Bouet aux éditions Pocket Les Trois Filles du Capitán de Maria Duenas et Eduardo Jimenez aux éditions Points La brodeuse de Winchester de Tracy Chevalier et Anouk Neuhoff aux éditions Folio Je te suivrai en Sibérie de Irène Frain aux éditions J'ai Lu https://www.lagriffenoire.com/100776-coffrets-coffret-detente-poche.html • • • Chinez & découvrez nos livres coups d'coeur dans notre librairie en ligne lagriffenoire.com • Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv • Notre Newsletter https://www.lagriffenoire.com/?fond=newsletter • Vos libraires passionnés, Gérard Collard & Jean-Edgar Casel • • • #lagriffenoire #bookish #bookgeek #bookhoarder #igbooks #bookstagram #instabook #booklover #novel #lire #livres #conseillecture #editionspocket #editionspoints #editionsfolio #editionsjailu
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