AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2867445957
Éditeur : P.O.L. (14/06/1999)

Note moyenne : 3.03/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Insouciants amis bacheliers ! Vous qui batifolez dans l'hydromel de votre vie bien huilée, laissez-moi vous conter ma descente aux Enfers, c'est comme du plomb qu'on m'aurait fait couler dans la gorge, et je vous avoue franchement : c'était bien fait pour moi. J'avais perdu mon Baccalauréat ! Ne prenez pas la vie pour un placebo, mes frères ! Soyez vigilants. Votre Baccalauréat peut disparaître comme le mien, il n'y a pas de raison que je sois le seul crucifié. Alor... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
AlexChab
  07 février 2015
Alors là ! Je ne reviens toujours pas des pages de ce non-livre que l'auteur présente comme un manuel de survie. Je me suis donc lancé dans l'aventure – oui, lire cette prose pitoyable relève de l'épopée homérique – dans cette optique. J'ai rapidement changé mon fusil d'épaule en tentant différents degrés d'une lecture qui se serait voulue humoristique. Mais au soixante-quinzième degré de l'humour le plus torturé, j'ai jeté les armes aux pieds De César et lui ai volontiers rendu ce qui lui appartient !
Certains auteurs (beaucoup ? mais non, mais non…) aiment expliquer avec quel plaisir ils utilisent leur névroses et autres troubles psycho-pathologiques comme mouture de base littéraire. Ce procédé nous a offert de délicieux moments d'une grâce littéraire sans limites et parfois nous amène à repousser toujours plus loin les limites de la nullité artistique et de la futilité de l'esprit humain. Ainsi cet auteur nous offre un journal. Oui un journal mais qui se veut un pamphlet. Celui d'un homme obsédé. Par quoi ? Sexe ? Drogue ? Alcool ? Lecteurs conformistes que vous êtes ! Que nenni : notre homme est obsédé par les formulaires administratifs ! Cela existe, certains à l'esprit plus tordu que les autres auraient pu s'en douter. de là à imaginer qu'un excentrique aurait l'idée d'en faire un livre ni drôle ni utile, ni profond ni superficiel, ni analytique ni véritablement descriptif, il n'y a qu'un pas, celui-là même qui sépare encore la Terre du dernier satellite de Pluton.
Le pas a été franchi avec ce livre, premier roman de l'auteur. Et ne riez pas : il en a écrit d'autres ! Il a même reçu un prix d'humour noir par la suite pour un opus pour lequel… non c'est décidé, je n'ai pas la force de m'y replonger !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
BVIALLET
  08 avril 2012
L'auteur , heureux fonctionnaire à l'Institut , vient d'obtenir une promotion quand une acariâtre secrétaire aux Relations Humaines lui réclame original ou copie de son baccalauréat . Malheureusement , il l'a perdu . S'ensuit une longue descente aux enfers pour notre héros . Il perd sa place , se retrouve couvert de dettes , sa femme le quitte . Il ne trouve plus aucun intérêt à la vie . Son aventure fait la une des journaux et finit par le rendre célèbre . Et voilà que son diplôme réapparait dans une vente aux enchères où sa côte atteint des sommets et suscite même l'apparition de faux . du coup l'auteur s'improvise expert es- baccalauréat et commence à remonter la pente . Cette intrigue est assez simplette , convenue tout en étant parfaitement invraisemblable . Il faut donc prendre ce livre comme une fable qui monte crescendo dans l'absurde jusqu'au retournement final qu'il ne faut surtout pas dévoiler , mais qui illustre parfaitement le dérisoire de toute l'entreprise .
Importance démesurée du diplôme , de la "peau d'âne" , jugement de la valeur des êtres sur ce qu'ils ont et non sur ce qu'ils sont , cruauté du monde moderne pour qui l'individu n'est pas grand chose , importance exagérée de l'Ecrit ... les sujets de réflexion induits par ce livre sont multiples et variés .
Dommage que le style ( du registré parlé) soit assez approximatif et plutôt lourd .
On n'arrive pas à s'attacher aux personnages qui ne sont que des esquisses ou des caricatures placées dans des situations convenues . de plus tout sert à l'auteur pour étaler son obsession sexuelle , même les situations les plus scabreuses : sa mère , la fille de sa compagne et même les personnes agées , tout le monde y passe . Désolé de ne pas avoir apprécié ce genre d'humour (?) . En fait , une fois le livre refermé , il ne reste pas grand chose , à part une sorte de déception sur ce qu'aurait pu faire un grand auteur avec un tel sujet .
On peut donc aisément faire un détour ...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
luocine
  09 janvier 2017
cet homme a perdu son diplôme du Bacca­lau­réat sa vie devient absurde et malheu­reu­se­ment son livre aussi. C'est un premier roman et depuis il m'a fait beau­coup rire avec « L'écologie en bas de chez moi » mais celui-​là est à peu près illi­si­ble ? C'est une fable bien sûr dans la quelle il est beau­coup ques­tion de sexe, on se demande bien pour­quoi. L'enchaînement est tota­le­ment absurde, en revan­che, il y a quel­ques remar­ques sur l'administration fran­çaise qui sentent le vécu. le moment où à l'Académie la secré­taire voit qu'il a brillam­ment réussi son bac mais ne peut pas appuyer sur la touche « impri­mer » pour en faire une copie est très proche de la réalité : « que voulez-​vous elle n'est pas là pour ça ! » Dans tout un fatras de situa­tions tota­le­ment absur­des, après plusieurs semaine de recher­ches infruc­tueu­ses, j'ai souri quand sa femme lui a avoué que, fina­le­ment, c'était elle qui l'avait ce fameux diplôme, dans ses affai­res. Situa­tions que j'ai rencon­trées plusieurs fois.
Sinon c'est du grand guignol et j'avoue après une centaine de pages, j'ai plutôt parcouru ce livre qui m'agaçait forte­ment. Ni les parties de jambes en l'air, ni la course après son diplôme n'arrivaient à rete­nir mon atten­tion, ni son voisin d'en face. Aucun person­nage n'a une quel­con­que consis­tance. Bref un premier roman dont j'aurais volon­tiers fait l'économie, heureu­se­ment que je n'ai pas commencé par celui-​là : j'aurais gardé une bien mauvaise impres­sion de cet auteur qui m'a tant amusée ensuite.
Lien : http://luocine.fr/?p=7315
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
neutrinou
  30 juin 2017
"Les romans récents souvent "font du style", et c'est pénible. Sans doute parce qu'ils n'arrivent plus à innover. Tout a été raconté. Sauf bien sûr, les histoires qui font intervenir les dialogues de SMS, les voyages touristiques au bout du monde, les énigmes informatiques qui n'existaient pas il y a cinquante ans : quelle pauvreté. le monde a changé, le monde de l'art aussi et les romanciers ne l'ont pas compris ? [...]
Je fais exception pour Iegor Gran. Cet auteur ne raconte pas une histoire personnelle, il pose un regard critique sur notre monde et nous le raconte, à rebours des idées reçues. C'est un lanceur d'alerte : castigat ridendo mores [...]
Avec "ipso facto" on a encore droit à la critique - très gaie - de certains travers paléontologiques du monde actuel. Les administrations et leur délire paperassier sont dans le collimateur. Tout est subtil, millimétré, parfaitement écrit, avec la simplicité des grands auteurs. Un conte parfaitement brutal. Là encore, Gran fait son Molière, mais aussi son Franz Kafka et son Marcel Aymé. Un régal..."
Extrait de mon analyse sur mon blog. Si tu veux, tu peux tout lire en cliquant ci-dessous !
Lien : http://brikbrakbrok.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
keira13
  24 février 2015
le sujet de ce livre m'a attiré me disant que cela pouvait être drôle.
mais là où l'auteur va, je ne le suis pas du tout, ça part dans du grand n'importe quoi.
le personnage part dans des dérives qui n'apportent rien au propos.
j'ai essayé de le lire jusqu'au bout mais je n'y suis pas arrivée.
Dommage!
Commenter  J’apprécie          00
Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   20 août 2014
L’ennui voyez-vous c’est que les paroles s’évaporent mais l’écriture reste dans le dur, le basalte n’est rien à côté d’une feuille de papier, l’écriture est un tatouage que vous porterez à jamais. Vous pourrez jouer à l’acrobate tant que vous voudrez, jamais vous ne gommerez ce qui a été publié, votre cuir sera fleurdelisé. Alors quand vous écrivez, la bride qui tient votre vie tant bien que mal se relâche peu à peu, vous glissez imperceptiblement vers l’inconnu, encore un pas et il sera trop tard. Les feuilles que vous produisez vous attendront au tournant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   20 août 2014
Sans Baccalauréat ma déconvenue était totale, je n’avais pas le droit d’occuper mes fonctions actuelles, là-dessus les textes étaient formels. Je cite : sans papier dûment visé par le Ministère, personne ne peut se prévaloir du titre de bachelier. Voilà qui était clair, je n’avais pas le papier, je n’étais donc pas bachelier, j’étais un usurpateur, mes diplômes ultérieurs dont j’étais si fier ne valaient pas un pet de cheval, ma candidature à l’institut d’il y a vingt ans était truquée, tout entier j’étais entaché de fautes de procédure, il fallait se débarrasser de moi en bouchées doubles, me lyncher avant que les collègues allemands, anglais, italiens ne viennent à apprendre quel genre de triste individu exerce dans la paléontologie française, j’étais une honte, je compromettais mon pays aux yeux de la communauté internationale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   20 août 2014
Dans la vie on a tous un joker. Certains ont une Robert & Sons, et ils ne sont pas à plaindre croyez-moi, d’autres ont du talent pour le rangement, moi j’avais Françoise que j’aimais sérieusement, par concupiscence. C’est que les formes de Françoise étaient un défi à la géométrie d’Euclide, c’étaient des proportions qui auraient rendu jaloux un nombre d’or, demandez à Marko si j’embellis. J’admets certes qu’elle a un peu vieilli, le cou notamment s’est ridé en crevasses, le mollet s’est durci et fait saillie ce qui n’est pas forcément esthétique, que voulez-vous le temps est l’ennemi des pin-up comme il est l’ennemi du rangement, les femmes et les papiers jaunissent au soleil, il y a rien à faire, la mémoire est notre seul moyen de faire face, dans ma mémoire elle restera pour la nuit des temps ma caille du premier jour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   20 août 2014
Même si ce n’est pas la mer à boire, je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment pour me taper des formalités. Un papier avec de l’écriture dessus c’est comme un pacte. Il faut l’archiver, c’est une micro-case de mon cerveau qui est occupée, et ma pauvre cervelle en devient saturée, elle n’a pas été prévue ma cervelle pour contenir davantage que quelques recettes de cuisine, quelques noms de famille, quelques dates de l’histoire de France.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   20 août 2014
C’est que le repentir n’annule pas la faute, hélas ! il peut juste colmater, quant à la fissure elle reste à jamais. La porcelaine s’est brisée.
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Iegor Gran (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Iegor Gran
Nicolas Fargues & Iegor Gran - Écrire à l'élastique
autres livres classés : romanVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
12984 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre